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Message par Charles Ier le Mer 14 Déc 2011 - 13:43

Charles Ier d'Autriche ou Charles François Joseph de Habsbourg-Lorraine (Karl Franz Josef von Habsburg-Lothringen) né a Persenbeug, 17 août 1887 mort a Madère, 1er avril 1922 a été sous le nom de Charles Ier, le dernier empereur d'Autriche, le dernier roi apostolique de Hongrie sous le nom de Charles IV (IV. Károly) et le dernier roi de Bohême, sous le nom de Charles III, du 22 novembre 1916 au 12 novembre 1918.
Il est le fils de l'archiduc Otto de Habsbourg-Lorraine (1865-1906) et de Marie-Josèphe de Saxe (1867-1944).
L'Église catholique l'a déclaré Bienheureux en 2004. Le procès de béatification de son épouse Zita est en cours.
L'empereur et sa femme ont eu huit enfants :

Otto (1912-2011), archiduc d'Autriche, épouse en 1951 la princesse Régina de Saxe-Meiningen (1925-2010), dont postérité.
Adélaïde (1914-1971),
Robert (1915-1996), épouse la princesse Marguerite de Savoie-Aoste (1930-), dont postérité.
Félix (1916-2011), épouse en 1952 la princesse Anne-Eugénie d'Arenberg (1925-1997), dont postérité.
Karl-Ludwig (1918-2007), épouse en 1950 la princesse Yolande de Ligne (1923-), dont postérité.
Rodolphe (1919-2010), épouse la comtesse Xénia Czernichev-Bézobrazoff (1929-1968), dont postérité. En 1971, il se remarie à la princesse Anne Gabrielle de Wrede (1940-), dont postérité.
Charlotte (1921-1989), épouse Georges duc de Mecklembourg (1899-1962), sans postérité.
Élisabeth, née posthume (21 mai 1922-1993), épouse le prince Heinrich de Liechtenstein (1916-1991), dont postérité.

Parmi les nombreux petits-enfants de Charles et Zita se trouve l'archiduc Carl-Christian, qui a épousé en 1982 la princesse Marie-Astrid de Luxembourg fille du couple grand-ducal et l'archiduc Lorenz, qui a épousé en 1984 la princesse Astrid de Belgique et a été titré en 1995 prince de Belgique par son beau-père le roi Albert II (ses cinq enfants font partie de l'ordre de succession au trône belge).

Petit-neveu de l'empereur François-Joseph, il est à sa naissance cinquième dans l'ordre de succession au trône et a donc peu de chance de ceindre un jour la couronne. Les morts de l' archiduc héritier Rodolphe en janvier 1889 sans descendance mâle puis de son grand-père l'archiduc Charles-Louis, frère cadet de l'empereur, en 1896 le rapprochent du trône mais surtout en 1900, le mariage morganatique de son oncle l' archiduc héritier François-Ferdinand (dont les enfants seront non dynastes), puis la mort prématurée de son père l'archiduc Othon en 1906 fait de lui, à l'âge de 19 ans, l'héritier à terme de la double-monarchie.
Il devient selon la tradition familiale officier dans l'armée austro-hongroise.
Le 21 octobre 1911, il épouse la princesse Zita de Bourbon-Parme (1892-1989) fille de Robert Ier, duc de Parme.
Le procès de béatification de la « Servante de Dieu » Zita a été ouvert le 10 décembre 2009.
Sa conduite irréprochable sans être forcément soumise lui assure l'affection sincère du vieil empereur François-Joseph accablé par les deuils et les scandales mais aussi de ses soldats. Il est également très proche de sa mère et de la troisième épouse de son grand-père l'archiduchesse Marie-Thérèse de Bragance. Conscient de ses devoirs, il entretient de bonnes relations tant avec son grand-oncle et son oncle (dont les relations sont souvent tendues).
Selon toutes probabilités il devait accéder au trône vers 1940. Menant une vie calme et retirée, il devient brutalement l'héritier du trône le 28 juin 1914 après l'assassinat de son oncle l'archiduc François-Ferdinand à Sarajevo. Il prend la succession de son grand-oncle à la mort de celui-ci le 22 novembre 1916. Son couronnement comme roi de Hongrie a lieu à Budapest dès le 30 décembre 1916. Il n'a jamais été couronné empereur d'Autriche, ni roi de Bohème.
Dès son avènement le 22 novembre 1916, il restreint le train de vie de la cour et, sous l'influence de l'impératrice, engage des réformes sociales ce qui lui vaut la haine et les calomnies des nantis (création du premier "Ministère des affaires Sociales" au monde).
Mais son principal objectif est de trouver les voies de la paix avec les Alliés et notamment la France. Il entame alors une négociation secrète, par l'intermédiaire de ses beaux-frères, les princes Sixte et Xavier de Bourbon-Parme, avec le gouvernement français, sous les auspices de Jules Cambon, secrétaire général du Ministère des Affaires étrangères, d'Aristide Briand, président du Conseil et du président de la République Raymond Poincaré.
Le 24 janvier 1917, les deux princes sont à Paris où ils ne rencontrent que Jules Cambon, secrétaire général du Ministère des Affaires étrangères. À l'issue de cette entrevue, les deux frères rédigent ce qu'ils estimaient avoir ressenti comme étant le seuil en deçà duquel le gouvernement français n'entamerait aucune négociation.
Durant la guerre, l'empereur va tout faire pour épargner des vies et quelques-uns de ses officiers seront en désaccord avec cette politique. Ainsi, Charles ordonne de ne pas affecter aux postes dangereux les personnes dont la famille compte déjà deux morts ou les hommes qui sont pères de familles de plus de six enfants. L'Empereur fera tout son possible pour éviter les opérations coûteuses en vie et non nécessaires. Il interdira également de bombarder des villes non stratégiques.
Sur la base de cette note rédigée par les princes Sixte et Xavier de Bourbon-Parme, l'Empereur Charles fait une proposition, par une apostille manuscrite, ajoutée à une note officielle franchement négative du gouvernement austro-hongrois. Selon cette apostille manuscrite, l'empereur Charles, émet les propositions suivantes :
il s'appliquera à faire admettre par son allié, l'Empire allemand, que les droits légitimes de la France sur l'Alsace-Lorraine soient rétablis dans leur totalité.
il s'appliquera auprès de son allié, l'Empire Allemand, à ce que la Belgique soit rétablie dans sa souveraineté intégrale, y compris dans ses colonies.
la monarchie austro-hongroise doit être maintenue dans le respect du statu quo de ses frontières.
la discussion avec la Russie sur le problème de Constantinople n'est pas d'actualité, en raison de la révolution qui vient d'éclater à Petrograd.
On ne peut dire que ces propositions répondent aux attentes du gouvernement français car elles ne correspondent en fait qu'à une vue du prince Sixte de Bourbon-Parme. Ces propositions sont en particulier nettement en retrait par rapport à la note formulée quelques jours auparavant par le gouvernement français (10 janvier 1917) à l'intention du Président des États-Unis Wilson.
Les négociations commencées sous les auspices d'Aristide Briand, continuent avec Alexandre Ribot, nouveau président du Conseil, à la suite du renversement du Cabinet Briand.
Ribot ne croit pas à la sincérité des propositions de l'Empereur et pense que des engagements qui ne prennent que la forme d'apostilles manuscrites ne peuvent être pris au sérieux. En outre, désireux de respecter les propositions françaises de paix telles qu'elles avaient été formulées le 10 janvier 1917 en particulier les engagements des Alliés envers l'Italie, que le point trois de la contre-proposition ne pouvait pas satisfaire il fait en définitive répondre qu'il est hostile à la poursuite des entretiens hors d'une concertation préalable avec l'Italie.
Les dirigeants britanniques, sollicités également par les princes de Bourbon-Parme, répondent qu'ils comprennent l'attitude française ainsi que l'intransigeance italienne. Le comte Czernin contribue à faire échouer la négociation.
Cette négociation se termine par un scandale énorme au printemps 1918, suite aux rodomontades du comte Ottokar Czernin, ministre des affaires étrangères de l'Autriche-Hongrie, devant le conseil municipal de Vienne le comte Czernin affirme devant cette assemblée que le président du conseil français Georges Clemenceau, s'est résigné à faire à l'Autriche-Hongrie des offres de négociations suite aux succès des offensives allemandes.
Face à cette déclaration, le sang du Tigre ne fait qu'un tour : « Le Comte Czernin a menti », tonne-t-il, et, à l'appui de cette colère, il fait publier copie de la lettre autographe secrète du 24 mars 1917 où l'Empereur annonçait que « si l'Allemagne refusait d'entrer dans la voie de la raison, il se verrait contraint d'abandonner son alliance pour faire une paix séparée avec l'Entente ».
Cette déclaration met l'Empereur Charles dans une position intenable face à son allié allemand qui l'accuse de trahison, alors que Charles avait pris la précaution d'informer l'empereur Guillaume II qu'il avait engagé des pourparlers de paix, sans toutefois en révéler le contenu exact. L'état-major allemand met en place un plan d'invasion de l'Autriche et d'internement de son souverain. Il ne peut toutefois le mettre à exécution. Ayant à faire face au problème des nationalités et en réponse aux propositions du président Américain Wilson, notamment au quatorzième point sur le « Droit des Peuples à disposer d'eux-mêmes », Charles propose, en octobre 1918, la fédéralisation de l'Empire.
La résistance du gouvernement hongrois, présidé par le comte Istvan Tisza à toute modification constitutionnelle du compromis imposée par la fédéralisation ne permet pas de réaliser ce programme en temps utile. Dans la proclamation « À mes peuples » en octobre 1918, Charles l'impose, la Hongrie proclame ipso facto la fin de l'Autriche-Hongrie, en faisant sécession.
Le 12 novembre 1918, la République est proclamée en Autriche après que Charles a accepté de soumettre au vote du Parlement autrichien la forme de l'État, sous la pression et l’assurance des Chrétiens-sociaux qu'ils voteraient en faveur de la Monarchie. Ils votèrent contre, de sorte que c'est bien une majorité des représentants du peuple autrichien qui ce jour là, permit l'instauration de la République.
Les royaumes et principautés slaves ont proclamé dès la fin Octobre leur indépendance.
L'Empereur Charles refuse d'abdiquer. Il se contente de signer un retrait momentané des affaires publiques le 12 novembre 1918, trois jours après l'empereur Allemand Guillaume II qui a trouvé refuge aux Pays-Bas.
Retiré tout d'abord, dès le 12 novembre 1918, au château d'Eckartsau, en Basse-Autriche, l'empereur Charles, suite aux pressions effectuées par le nouveau chancelier, Karl Renner, qui veut obtenir son abdication en due forme, est contraint de quitter son pays et de demander asile à la Suisse où demeure la mère de l'impératrice, la duchesse douairière de Parme Antonia de Bragance.
Le long exil de la famille impériale commence par la Suisse tandis que les républiques qui ont succédé à la double-monarchie confisquent les biens de l'ex-famille impériale.
La Hongrie connait une révolution socialiste dirigée par le bolchevik Béla Kun (21 mars-1er août 1919).
Pendant ce temps, le démembrement de l'Autriche-Hongrie est officialisé par le Traité de Saint-Germain le 10 septembre 1919 et le Traité de Trianon le 4 juin 1920.
Sur la demande du pape Benoît XV qui redoute l'expansion du bolchevisme soviétique, l'ex-empereur et roi tente de remonter sur le trône de Hongrie en mars et en octobre 1921.
Malgré des débuts prometteurs, le Régent Horthy, ancien officier de marine et proche du défunt empereur François-Joseph, refuse de lui remettre le pouvoir, prétextant que le retour d'un Habsbourg-Lorraine sur un trône ne serait jamais accepté par les Alliés et la Petite Entente qui avait menacé d'envahir la Hongrie.
Ne désirant pas être à l'origine d'une nouvelle guerre civile, Charles forcé de se rendre se constitue prisonnier. Remis à l'Angleterre, Charles et Zita, sur décision de la Conférence des Ambassadeurs, sont exilés sur l'île de Madère où le Portugal accepte de les accueillir.
L'empereur et roi meurt le 1er avril 1922 d'une pneumonie, veillé par l'impératrice enceinte de son huitième enfant à l'âge de 34 ans et 7 mois quelques semaines après le pape Benoît XV.
Charles est enterré dans l'église Nossa Senhora do Monte sur les hauteurs de Funchal. Son cercueil est déposé dans une alcôve en dessous d'un grand crucifix. Son fils aîné, Othon (Otto), âgé de dix ans, devient alors le chef de la maison de Habsbourg-Lorraine.
Charles Ier a été béatifié à Rome, le 3 octobre 2004, par le pape Jean-Paul II. Les raisons de cette béatification tiennent à la fois aux tentatives que Charles fit pour trouver les voies de la paix en 1917, tant par la médiation de ses beaux-frères les princes Sixte et Xavier de Bourbon-Parme, que par son soutien apporté à la médiation du pape Benoît XV, et à ses vertus chrétiennes.
Il avait en effet placé sa vie sous le signe de l'Eucharistie et s'était engagé à suivre les enseignements du Christ dans sa vie privée et publique. Il sut également suivre l'enseignement social de l'Église et les premières mesures prises par lui, en tant que souverain, furent de supprimer le train de vie de la cour d'Autriche afin de pouvoir aider les pauvres sur ces économies, et d'adopter les réformes sociales nécessaires. Il créa, sous l'influence de l'Impératrice Zita, le premier ministère des affaires sociales au monde. Il fut en son temps appelé par l'Arbeiter Zeitung (Le Journal des Travailleurs), « l'Empereur du peuple », ce qui entraîna les moqueries de l'aristocratie.
Le processus de la béatification de l'Empereur Charles a été entrepris dès 1923 (un an après sa mort) et le procès de béatification a été officiellement ouvert en 1949. Les pièces, documents et témoignages représentent plusieurs dizaines de milliers de pages. Le miracle reconnu lors du procès de béatification serait survenu en Amérique du Sud à Curitiba, dans l’État brésilien du Paranà (guérison soudaine d'un ulcère variqueux douloureux entraînant une incapacité de marcher d'une religieuse missionnaire, des Filles de la Charité de saint Vincent de Paul, originaire de Pologne). À l’unanimité, tant de la part des médecins que de celle des théologiens qui ont examiné son cas à Rome, cette guérison a été déclarée scientifiquement inexplicable.

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Message par Patrice de Mac Mahon le Lun 26 Déc 2011 - 12:57

Patrice de Mac Mahon, (Nom de naissance Marie Edme Patrice Maurice de Mac Mahon) comte de Mac Mahon, duc de Magenta, né le 13 juillet 1808 au château de Sully (Saône-et-Loire) près d'Autun, mort le 17 octobre 1893 au château de la Forêt, à Montcresson (Loiret) a été maréchal de France et le 3e président de la République française, fonction qu'il a occupée du 24 mai 1873 au 30 janvier 1879.
Il épouse à Paris le 13 mars 1854 Élisabeth Charlotte Sophie de La Croix de Castries, née le 13 février 1834 à Paris où elle est morte le 20 février 1900.
De cette union naissent quatre enfants :
Patrice (1855-1927), 2e duc de Magenta.
Eugène (1857-1907)
Emmanuel (1859-1930)
Marie (1863-1954)
Les Mac Mahon sont une famille d'origine irlandaise, réfugiée en France avec Jacques II Stuart, lors de la Glorieuse Révolution de 1689, et se réclamant de la descendance des anciens rois d'Irlande.
Ils revendiquent une descendance des seigneurs de Munster. Après l'installation définitive de la famille en France, leur noblesse est reconnue par lettre patente du roi Louis XV.
Famille essentiellement militaire (quatorze Mac Mahon ont intégré l'armée), elle s'est établie en Bourgogne (Autun), au château de Sully, qui verra naître le 13 juillet 1808 Patrice de Mac Mahon, seizième et avant-dernier enfant de Maurice-François de Mac Mahon (1754-1831), comte de Mac Mahon et de Pélagie de Riquet de Caraman (1769-1819), elle-même descendante de Pierre-Paul Riquet, constructeur du canal du MidiEn 1820, il entre au Petit Séminaire des Marbres à Autun. Il achève ses études au collège Saint-Louis à Paris, il entre à l’école spéciale militaire le 23 octobre 1825, il rejoint pour deux ans l’école d’application d’état-major, le 1er octobre 1827.
Sorti de l'École militaire de Saint-Cyr, il entre dans l'armée en 1827, et sert d'abord lors de l'expédition d'Alger, où il se fait remarquer par sa capacité et sa bravoure. Rappelé en France, il attire de nouveau l'attention lors de l'expédition d'Anvers en 1832.
Il devient capitaine en 1833, et cette année-là revient en Algérie. Il mène des raids de cavalerie audacieux à travers les plaines occupées par les bédouins et se distingue au siège de Constantine en 1837. Depuis cette date jusqu’à 1855, il est presque constamment en Algérie et accède au grade de général de division.
Pendant la guerre de Crimée, on lui donne le commandement de la 1re division d'infanterie du 2e corps de l'armée d'Orient et, en septembre 1855, il mène avec succès, pendant le siège de Sébastopol, l’attaque sur les ouvrages fortifiés de Malakoff, où il prononce son célèbre « J’y suis, j’y reste ! », ce qui aboutit à la chute de Sébastopol.
Après son retour en France, il est comblé d'honneurs et fait sénateur. Désirant pourtant une vie plus active, il refuse le commandement suprême des troupes françaises et est une fois encore envoyé, sur sa demande, en Algérie, où il bat complètement les Kabyles. De retour en France, il vote comme sénateur contre la loi inconstitutionnelle sur la sécurité générale, proposée après l'attentat manqué d'Orsini contre la vie de l'empereur. Il se distingue particulièrement lors de la campagne d'Italie de 1859, par flair, il pousse ses troupes en avant sans avoir reçu d'ordres à un moment critique lors de la bataille de Magenta, ce qui assure la victoire française.
Pour ces brillants services, il reçoit de Napoléon III le bâton de maréchal, et est titré duc de Magenta.
En 1861, il représente la France au couronnement de Guillaume Ier de Prusse. En 1864, il est nommé gouverneur général d'Algérie.
Son action dans ce poste représente l'épisode le moins réussi de sa carrière. Bien qu'ayant effectivement mis en œuvre quelques réformes dans les colonies, les plaintes sont si nombreuses que deux fois dans la première moitié de 1870 il présente sa démission à Napoléon III.
Quand le cabinet Ollivier qui finit si mal est formé, l'empereur abandonne ses projets algériens et Mac Mahon est rappelé.
Il participe à la guerre franco-prussienne de 1870, essuie plusieurs défaites en Alsace, et lors de la bataille de Sedan, où il est blessé dès le début des combats.
Il est fait prisonnier lors de la capitulation de Sedan. En 1871, il est nommé à la tête de l'armée dite « versaillaise » qui réprime sévèrement la Commune de Paris en tuant 30 000 personnes, emprisonnant 38 000 et déportant au bagne 7 000 autres.
Porté par sa popularité, il est élu président de la République après la chute d'Adolphe Thiers le 24 mai 1873. Après avoir limogé le président du Conseil Jules Dufaure, il le remplace par le duc Albert de Broglie un monarchiste, projetant ainsi une restauration de la monarchie. Mais l'échec de cette restauration le conduit à voter le septennat présidentiel.
Avec le duc de Broglie comme président du Conseil, il prend une série de mesures d'« ordre moral ». L'assemblée ayant, le 9 novembre 1873, fixé son mandat à sept ans, il déclare, le 4 février 1874, qu'il saurait pendant sept ans faire respecter l'ordre légalement établi. Préférant rester « au-dessus des partis », il assiste plutôt qu'il n'y prend part aux procédures qui, en janvier et février 1875, aboutissent aux lois fondamentales qui établissent finalement la République comme le gouvernement légal de la France (voir l'amendement du député Wallon du 30 janvier 1875). Le 26 septembre 1875, il séjourne à Vernon dans l'Eure pendant plusieurs jours, afin de préparer les grandes manœuvres de la troisième armée. Avec réticence, il consent en 1876 à la formation des cabinets Dufaure et Jules Simon, dominés par les républicains. Quand les mandements épiscopaux des évêques de Poitiers, Nîmes et Nevers, recommandant à la sympathie du gouvernement français le cas du pape captif Pie IX, sont suivis d'une résolution de la Chambre proposée par la gauche et demandant au Gouvernement de « réprimer les manifestations ultramontaines » (4 mai 1877), Mac Mahon, douze jours plus tard, demande à Jules Simon de démissionner et constitue un ministère conservateur sous la direction du duc de Broglie, il convainc le Sénat de dissoudre la Chambre, et fait un voyage à travers le pays pour assurer le succès des Conservateurs aux élections, tout en protestant qu'il ne désire pas renverser la République. C'est ce qu'on a appelé « le coup du 16 mai ». Cependant, les élections suivantes du 14 octobre donnent à la gauche une majorité de 120 sièges, et le ministère de Broglie démissionne le 19 novembre. Mac Mahon tente d'abord de former un gouvernement de fonctionnaires dirigé par le général de Rochebouët, mais la Chambre ayant refusé d'entrer en contact avec lui, Rochebouët démissionne dès le lendemain, et le président se voit contraint de rappeler Dufaure à la tête d'un ministère de gauche.
Les élections sénatoriales du 5 janvier 1879 ayant livré cette assemblée à la gauche, Mac Mahon, qui ne dispose plus d'aucun soutien parlementaire, préfère démissionner le 30 janvier 1879.
Le républicain Jules Grévy lui succède huit heures plus tard.
Patrice de Mac Mahon meurt le 17 octobre 1893 au château de la Forêt, à Montcresson, près de Montargis, après avoir entrepris la rédaction de ses mémoires et est inhumé le 22 octobre aux Invalides, après des obsèques nationales et une messe à l'église de la Madeleine. Les cinq cordons du char funèbre furent tenus par le général Février, grand-chancelier de la Légion d'honneur, l'amiral Henri Rieunier, ministre de la marine, le général Loizillon, ministre de la Guerre, Monsieur Merlin, du Sénat et Monsieur Malvy, de la Chambre.
Décorations :
Légion d'Honneur : Chevalier: 1830, Officier: 1837, Commandeur: 1849, Grand Officier: 1853.
Grand croix de la Légion d'honneur en 1855 à titre militaire, seul président de la République à être Grand croix avant d'être élu, grand maître de l'ordre es qualité, il est également chevalier de la Toison d’Or et grand croix de l’ordre du Bain britannique et de l’Aigle Noir prussien.
Il totalise quatre blessures en 1837 à la prise de Constantine, une balle perce son uniforme et égratigne les chairs, en 1840 une balle lui enfonce la poignée de son sabre dans les côtes, en 1857 à Ischeriden et enfin, grièvement le 1er septembre 1870 devant Sedan.

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Message par Robert Surcouf le Jeu 29 Déc 2011 - 18:43

Robert Surcouf ou Robert Charles Surcouf, Surnom Surcouf, né le 12 décembre 1773 à Saint-Malo † 8 juillet 1827 à Saint-Servan est un corsaire français. Marin intrépide, il harcela les marines marchandes et militaires britanniques, non seulement dans les mers de l'Europe, mais aussi dans celles de l'Inde. Il acquit de ce fait une réputation et fit fortune en faisant la course et des opérations de spéculations commerciales. Il est fait membre de la Légion d'honneur le 26 prairial an XII (14 juin 1804) et Baron de l'Empire en 1810.
Surcouf est né le 12 décembre 1773, à Saint-Malo, rue du Pélicot pour certains ou rue de la Bertaudière pour d'autres. Descendant d'une famille « ancienne, riche et justement considérée dans ce pays ». Fils de Charles-Ange Surcouf, sieur de Boisgris, et de Rose-Julienne Truchot de la Chesnais, il est notamment cousin de Duguay-Trouin par sa mère et de Porcon de La Barbinais, dit le Régulus malouin.
En 1787 à 13 ans et demi, il accompli son premier voyage, comme apprenti-navigant (aspirant) sur Le Héron qui part au cabotage. Ses parents, commerçants, le destinaient à la prêtrise.
En 1790 il s'engage dans la marine marchande comme volontaire sur L'Aurore en partance vers les Indes alors qu'il n'a pas encore 16 ans.
À vingt ans, il est déjà capitaine au long-cours de La Créole, un navire faisant du transport d'esclaves.
En 1794, il est enseigne de vaisseau, faisant fonction de second sur la frégate La Cybelle dans l'océan Indien. Il connaît son baptême du feu lors du combat de la Rivière Noire à l'île de France: La Cybelle, la frégate Prudente et la corvette Jean Bart, parviennent à chasser deux petits vaisseaux britanniques de 50 et 44 canons qui assuraient le blocus de l'île. Ce sera le seul combat de Surcouf dans la marine de l'État, refusant toujours par la suite le commandement de frégates, il va rapidement devenir corsaire et n'aura jamais dépassé le grade d'enseigne dans la marine militaire.
Nommé capitaine à l'âge de vingt ans, il commanda successivement les corsaires La Clarisse, La Confiance et Le Revenant.
Quelques jeunes gens de l'île de France armèrent un petit corsaire pour lui, qui fit voile vers les côtes de l'Inde, avec un équipage de Lascars (marins indiens). A l'embouchure du Bengale où il se dirigea d'abord, il rencontra un petit convoi escorté par un bateau-pilote, armé en guerre il aborda le bateau-pilote et le prit, il s'empara ensuite des bâtiments marchands britanniques, se débarrassa de ses prises, de son propre navire, et passa sur le schooner avec dix-neuf hommes seulement. Il entre dans la légende à vingt-trois ans, en 1796, quand, avec un équipage de 190 hommes, il prend à l'abordage un grand vaisseau britannique, trois fois plus important et plus armé que le sien. Ces premiers succès enhardissent Surcouf, qui va tenir la mer, courant après tous les bâtiments qu'il apercevra en corsaire non autorisé, car il est parti de l'île de France sans ces lettres-patentes (lettres de marque) qui donnaient au vol sur mer sa légalité.
Peu après, avec son bateau, n'ayant que deux canons, Robert Surcouf met le cap sur un gros trois-mâts, c'était un vaisseau de la compagnie des Indes, monté par 150 Européens et armé de 26 canons de 12, nommé le Triton. Il dut son succès à un stratagème faisant cacher tout son équipage pour se faire passer pour un des pilotes du Gange. Surcouf se rendit maître du vaisseau, n'ayant eu que deux blessés et un mort parmi les siens. Il fait signer un cartel d'échange à ses prisonniers, les envoie à Madras sur son petit schooner qu'il dépouille de toutes ses armes et mène son importante capture à l'île de France.
Il repart à la mer le plus tôt qu'il peut, pour profiter de la chance qui paraît lui sourire, et cette fois c'est avec un corsaire un peu plus grand. Chassé par trois vaisseaux de la Compagnie, il parvient au moyen d'une manœuvre habile à les isoler, puis les attaquant séparément, il en enlève deux et contraint le troisième à prendre la fuite.
Après plusieurs courses aventureuses, Robert Surcouf fut sur le point d'être dépouillé du fruit de ses dangers parce qu'il avait écumé la mer sans lettres de marque. Il avait armé en course sans autorisation à sa première croisière aussi quand il avait atterri avec le Triton, on avait confisqué sa prise. Cependant les autorités de l'ile de France consultèrent le Directoire qui voulant récompenser la bravoure du jeune corsaire, proposa au Corps législatif de lui décerner, à titre de don national, la valeur de ses prises qu'on avait vendues au profit de la colonie, il reçut 700 000 francs (la somme de départ était de 1.700.000 francs, mais il ne voulut pas ruiner son pays.
En 1801, il revint alors en à Saint-Malo et M. Blaise de Maisonneuve, armateur, le trouvant assez riche, il épousa celle pour l'amour de laquelle il avait pris une carrière aussi aventureuse. Il pouvait vivre heureux à Saint-Malo, mais un marin ne renonce pas si aisément à la mer. Surcouf, armateur et capitaine, fit de nouvelles campagnes, heureuses comme les précédentes. Riche et considéré, il ne resta pas longtemps oisif. La terre lui semblait fade et monotone. Ses tempêtes, ses courses, ses combats, lui manquaient il partit de nouveau. D'autres corsaires prendront alors la mer sous son service. Son frère, Nicolas Surcouf, intrépide marin comme lui fut son second pendant près de 15 ans et contribua à ses succès maritimes et commerciaux .
Robert Surcouf est célèbre pour le fait d'armes que constitua la prise du Kent (le 7 ou le 31 août ou encore le 7 octobre 1800 selon les sources) dans le Golfe du Bengale, capture à la suite de laquelle on le surnomme le « Roi des Corsaires ». Il est également célèbre pour sa conception de la guerre sur mer contre la Grande-Bretagne, plus orientée vers la guerre d'usure que l'affrontement d'escadres. Pour lui, il est plus efficace de saper l'économie de l'adversaire que de détruire ses navires armés. Il finança lui-même l'armement de nombreux navires de guerre légers : l'Auguste, la Dorade, la Biscayenne, l'Edouard, l'Espadon, le Ville-de-Caen, l'Adolphe et le Renard.
Après la paix avec la Grande-Bretagne et alors qu'il participait à un dîner en présence de ses anciens ennemis britanniques, l'un d'eux lui dit : « Enfin, Monsieur, avouez que vous, Français, vous vous battiez pour l'argent tandis que nous, Anglais, nous nous battions pour l'honneur… » Surcouf lui répondit d'un ton calme : « Certes, Monsieur, mais chacun se bat pour acquérir ce qu'il n'a pas. » Cette répartie (et d'autres) furent célébrées par ses admirateurs et contribuèrent à l'écriture de sa légende.
Napoléon se déplacera en personne en 1803 pour le convaincre d'accepter une commission de capitaine (de vaisseau) et le commandement d'une escadre, que Surcouf refusera, on doit reconnaître qu'il n'avait pas tellement le sens de la discipline. Plaidant pour l'attaque des lignes de communication, peut-être a-t-il a contrario su convaincre son interlocuteur, puisque deux ans plus tard Napoléon instaurera un blocus économique contre la Grande-Bretagne, mais après Trafalgar il n'avait guère d'autre choix. A cette époque, Surcouf était tellement riche qu'il avait fait recouvrir le sol de sa maison par des napoléons en or. L'empereur lors de sa visite lui fit remarquer qu'il trouvait indécent qu'on lui marche ainsi sur la figure. "Qu'à cela ne tienne, Sire", lui rétorqua Surcouf, "je les ferai poser sur la tranche".
Le nom de l'intrépide corsaire était devenu la terreur du commerce britannique dans les parages de l'Inde, et le gouvernement britannique avait cru devoir renforcer de plusieurs frégates sa station dans ces mers. En 1813, Surcouf fut chargé de conduire en France le Charles, vieille frégate, qu'il avait achetée au gouvernement et armée en flûte. Elle portait un très riche chargement. Il échappa par son sang-froid et l'habileté de ses manœuvres aux croisières britanniques et manqua de se perdre en entrant à Saint-Malo, mais son frère sauva le navire. L'Empire abattu, Surcouf accomplit un dernier exploit. Saint-Malo étant occupé par les Prussiens, il se prit de querelle avec eux et défia en duel tous les officiers du régiment concerné. Les Prussiens, se considérant comme experts au sabre, relevèrent l'offre très imprudemment : Surcouf tua ou blessa les 12 premiers à la suite, mais laissa aller le dernier (qui était le plus jeune et devait probablement être quelque peu démoralisé par le spectacle auquel il avait assisté) pour qu'il puisse témoigner que tout s'était passé dans les règles. Après avoir disparu quelque temps, Surcouf revint tranquillement chez lui passer entre les siens le reste de sa vie.
Surcouf consacra la dernière partie de sa vie à des spéculations commerciales, qui furent pour lui une nouvelle source de richesses. On croit que sa fortune s'élevait à la fin de sa vie à plus de 3 millions de francs. Il mourut d'un cancer le 8 juillet 1827 dans une maison de campagne qu'il possédait près de Saint-Servan, et fut inhumé à Saint-Malo.
Surcouf est considéré comme l'un des meilleurs marins que la France ait jamais eus. Redoutable, intenable sur tous les bords, c'est grâce à lui que de nombreux vaisseaux britanniques furent détournés en faveur de la Monarchie, de la République, du Directoire, du Consulat et de l'Empire. Il réussit en seulement cinq années à attaquer une cinquantaine de navires britanniques et portugais alors alliés, essentiellement des navires marchands, n'hésitant pas à jeter ses canons à la mer lorsqu'il croise une frégate, afin d'assurer sa fuite.
Il est également considéré comme l'inventeur d'une ruse de nuit que l'on peut retrouver dans nombre d'aventures de marins, de Barbe-Rouge en bande dessinée au film Master and Commander, qui consiste à faire un petit radeau où l'on accroche des lanternes de manière à faire croire à ses poursuivants que le navire se situe à un autre endroit.

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Robert Surcouf
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Re: Liste des membres actifs

Message par Edouard Auguste de Kent le Ven 30 Déc 2011 - 11:26

Édouard Auguste de Kent, duc de Kent et de Strathearn (Edward Augustus, 2 Novembre 1767 à 1723 Janvier 1820) était un membre de la famille royale britannique, Maison de Hanovre. Le quatrième fils de roi George III et le père de la reine Victoria. Il a été créé duc de Kent et de Strathearn et Comte de Dublin le 23 avril 1799, la même année, il est devenu commandant en chef en Amérique du Nord.
Prince-Édouard est né le 2 Novembre 1767. Son père était le monarque britannique régnant, George III, fils aîné du Prince Frederick, prince de Galles et d'Augusta de Saxe-Gotha. Sa mère était la Reine-Charlotte (née duchesse Charlotte de Mecklembourg-Strelitz), la fille du duc Charles-Frédéric-Louis de Mecklembourg-Strelitz. En tant que fils du monarque britannique, il a été créé Son Altesse Royale le prince Edward, a la naissance, et a terminé quatrième dans la ligne de succession au trône. Il a été nommé d'après son oncle paternel du duc d'York et Albany, qui était mort quelques semaines plus tôt et fut enterré à l'abbaye de Westminster le jour avant sa naissance.
Prince-Édouard a été baptisée le 30 Novembre 1767, ses parrains étaient le prince héréditaire de Brunswick-Lunebourg (son oncle paternel par le mariage, pour lesquels le comte de Hertford, Lord Chamberlain était mandataire), le duc Charles de Mecklembourg-Strelitz (son oncle maternel, pour lesquels le comte de Huntingdon, la princesse héréditaire de Brunswick-Wolfenbüttel (sa tante paternelle, qui était représenté par un mandataire) et le landgrave de Hesse-Cassel (son double-arrière-grand-père tante, pour qui la duchesse d'Argyll, dame d'atour de la reine, se tenait par procuration).
En 1785, le prince Edward a commencé sa formation militaire en Allemagne. le roi George III destiné à l'envoyer à l'université de Göttingen, mais a décidé contre elle sur le conseil du duc d'York. Au lieu de cela, le prince Edward est allé à Lüneburg et plus tard à Hanovre, accompagné par son tuteur, le baron Wangenheim. Au cours de 1788 à 1789 il a complété sa formation à Genève.
En 1789, il a été nommé colonel du 7e Royal Fusiliers. En 1790, il rentra chez lui sans permission et en disgrâce, a été envoyé à Gibraltar, en tant qu'officier ordinaire.
Au Canada en 1791. Le prince a reçu une promotion au rang de major-général en Octobre 1793 et lieutenant-général en Janvier 1796. Le 24 avril 1799, il a été créé Duc de Kent et de Strathearn et Comte de Dublin et plus tard, en mai, promu au grade de général et nommé Commandant en chef, de l'Amérique du Nord. Pour la plupart de cette période, il vivait a Halifax, Nouvelle-Écosse et a contribué à façonner les défenses militaires de ce port pour la protection de l'importance de la Royal Navy de base, ainsi que influençant la ville et les institutions socio-politiques et économiques.
Le 24 mai 1802, le duc a commencé comme gouverneur de Gibraltar, avec l'ordre exprès du gouvernement de rétablir la discipline parmi les troupes. Cependant, une discipline sévère du duc a précipité une mutinerie de soldats dans les Royal Fusiliers et du 25e régiment la veille de Noël 1802. Le duc d'York, commandant en chef des forces a été rappelé en mai 1803 après avoir reçu des rapports de la mutinerie. Le duc refusa de retourner en Angleterre, malgré les ordres, jusqu'à ce que son successeur soit arrivé. Le duc de Kent a formellement tenu le poste de gouverneur de Gibraltar, jusqu'à sa mort, bien que le duc d'York lui interdit de revenir. En guise de consolation pour la fin de sa carrière de militaire actif, il a été promu au rang de maréchal de camp et a été nommé Ranger de Hampton Court Park le 5 Septembre 1805. Le duc de Kent a continué à servir en tant que colonel honoraire du 1er Régiment de fantassins (Royal Scots) jusqu'à sa mort.
Prince-Édouard est devenu Chevalier de l'Ordre de Saint Patrick, le 5 Février 1783 et Chevalier de l'Ordre de la Jarretière, le 2 mai 1786. George III fait de lui un membre du Conseil privé le 5 Septembre 1799. Son frère aîné, le prince régent (futur roi George IV), créé duc de Kent Chevalier Grand Croix de l' Ordre du Bain de la division militaire le 2 Janvier 1815 et Chevalier Grand-Croix de l'Ordre royal de guelfes (division militaire) le 12 août 1815.
Le duc de Kent a eu un certain nombre de maîtresses, notamment Adelaide Dubus, (avec qui il peut avoir eu une fille illégitime Adelaide Victoria Augusta Dubus 1789-1790) et plus tard de Julie St-Laurent. Cependant, il est resté seul jusqu'en 1818.
Le duc de Kent se fiance avec la princesse Victoire de Saxe-Cobourg-Saalfeld (17 août 1786-1716 Mars 1861), la fille du duc Franz Friedrich de Saxe-Cobourg-Saalfeld et la veuve de Carl Emich, 2ème prince de Leiningen. Elle était aussi la soeur du prince Léopold de Saxe-Cobourg-Saalfeld, le veuf de la princesse Charlotte Augusta. Le couple s'est marié le 29 mai 1818 à Schloss Ehrenbourg Cobourg, et à nouveau le 11 Juillet 1818 à Kew Palace, Kew, Surrey. Ils ont un enfant, la princesse Alexandrina Victoria de Kent (24 mai 1819 à 1822 Janvier 1901), qui est devenu la reine Victoria en 1837.
Le duc et la duchesse cherchait à trouver un endroit où ils pourraient vivre à peu de frais, compte tenu des dettes considérables du duc (qui n'ont pas été payées jusqu'à ce que sa fille a pris le trône et les a payées au cours du temps de son revenu). Après la côte de Devon a été recommandé à eux, ils ont pris un bail sur Cottage Woolbrook de Sidmouth.
Le duc était très fier de sa fille, amenant l'enfant à une revue militaire à l'indignation du prince régent, qui a exigé de savoir quelle place y avait l'enfant.
Le duc de Kent est mort le 23 Janvier 1820 à Woodbrook Cottage, Sidmouth, Devon, d'une pneumonie. Il fut enterré à Saint-Chapelle de George, le château de Windsor. Il est mort six jours seulement avant son père, George III, et moins d'un an après la naissance de sa fille.
Le duc de Kent précédé son père et ses trois frères aînés, mais, puisque aucun de ses frères aînés avaient tout enfant survivant légitime, sa fille, Victoria , succéda au trône à la mort du roi William IV en 1837.
Titulature :
2 Novembre 1767 au 24 avril 1799 : Son Altesse Royale le prince Edward.
24 avril 1799 au 23 Janvier 1820 : Son Altesse Royale le duc de Kent et de Strathearn.

Honneurs :
Grand Maître de l'antique Grande Loge d'Angleterre, 1813.
Armes :
En tant que fils du souverain, le duc de Kent avait l'utilisation des armes du royaume, différenciées par un Argent étiquette de trois points, le point central portant un croix de gueules, les points extérieurs portant chacun un bleu azur fleur de lys.
L'Île du Prince-Édouard, au Canada, a reçu le nom de ce prince en 1798 et une ville de Nouvelle-Écosse, Kentville, a été nommée ainsi en son honneur.

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L'Île du Prince-Édouard au Canada a reçu le nom de ce prince en 1798 et une ville de Nouvelle-Écosse, Kentville a été nommée ainsi en son honneur.

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Message par Henri Ier l'Oiseleur le Lun 9 Jan 2012 - 12:39

Henri Ier l'Oiseleur ou Henri Ier de Saxe ou Henri Ier de Germanie en allemand : Heinrich der Finkler or Heinrich der Vogler, en latin : Henricius Auceps, dit Henri Ier l'Oiseleur, parce que passionné de chasse au faucon, est né en 876 et mort le 2 juillet 936 à Memleben (Thuringe). Henri Ier est duc de Saxe depuis 912, roi de Francie orientale (Germanie) de 919 à sa mort en 936. Il se trouve donc être à l'origine des deux dynasties qui vont régner sur l'Allemagne et la France au cours d'une grande partie du IIe millénaire, puisqu'il est le père d'Otton Ier († 913), premier empereur germanique, mais aussi le grand-père d'Hugues Capet, fondateur de la dynastie capétienne, et l'arrière-grand-père de Louis V également roi de France.
Henri est le fils du duc de saxe Otton Ier (v. 851 - 13 novembre 912) et de la duchesse Hedwige (v. 856 - 24 décembre 903), fille du marquis Henri (Popponien) et d'Ingeltrude, elle-même peut-être arrière-petite-fille de Charlemagne. Sa grand-mère paternelle est peut-être une descendante de Charlemagne, mais aussi du roi Widukind de Saxe. Ce dernier est peut-être également le trisaïeule de son père, grand-père de Ludolf de Saxe et le réel fondateur de la dynastie des Ottoniens. Mais certains généalogistes et historiens pensent que le père du duc Ludolf de Saxe, grand-père d'Henri Ier de Germanie est un certain Brun, dont on ne connaît pas les origines.
Héritant du duché de Saxe, son père succède à son frère Bruno mort au cours d'une bataille le 2 février 880. Il est même choisi pour succéder à Louis l'Enfant mais il décline cette offre et demande d'élire Conrad Ier de Germanie. Ce dernier le reconnaît en tant que duc de Saxe dont l'autorité s'étend à la Thuringe en 908.
Le 6 mai 919, la diète d'empire de Fritzlar consacre Henri l'Oiseleur comme roi des Romains sous le nom de Henri Ier de Germanie. Ce fut Heriger archévêque de Mayence qui en fit la cérémonie. Le roi Conrad Ier, qui est mort en décembre 918 sans descendance masculine, a chargé son frère, le margrave (devenu duc à la mort de Conrad) Eberhard de Franconie de remettre le sceptre à Henri, car de son point de vue, seul Henri était en position d'apaiser les dissensions entre les Francs et les Saxons. Il le sentait capable de rattacher la Bavière ducale à la Souabe méridionales, ainsi que l'Alsace à la Francie orientale, et ainsi de préserver l'unité du royaume. Eberhard et à sa suite, le duc Bouchard Ier de Souabe, appuient l'élection de Henri, mais le duc Arnulf Ier de Bavière s'y oppose dans un premier temps, parce que Henri a mené en 921 une armée en Bavière. Henri est ainsi le premier Saxon à succéder aux Carolingiens sur le trône de Francie orientale. Son élection met un terme à la longue et amère rivalité qui oppose Francs et Saxons, et marque la naissance du Saint-Empire médiéval, qui ne sera dissout qu’en 1806 par Napoléon Ier. Après la mort de Louis IV l'Enfant († 840), et l'éviction des Carolingiens, le titre royal passe d'abord à Conrad en 911, puis à Henri l'Oiseleur en 919.
La Germanie rassemble à ce moment une partie des territoires jadis rassemblés par Charlemagne, la Francia orientalis. La plus grande anarchie y règne. Dans le duché de Saxe, à la mort de son père en 912, Henri l’Oiseleur doit se battre contre ses voisins du sud de la Franconie. Il est ainsi le principal opposant au roi Conrad Ier de Franconie, lequel trouve la mort le 23 décembre 918 . Néanmoins, Henri, qui s'est réconcilié avec Conrad peu avant la mort du roi de Germanie, est élu le 6 mai 919 par une assemblée réunie à Fritzlar, qui ressemblait aux trois états établis longtemps après en France. La tradition dit qu'on le nomme « l'Oiseleur » parce que les députés qui lui annoncent son élection le trouvent un faucon sur le poing. Étant à la chasse au gibier à plumes, il est courroucé de leur intrusion qui fait s'envoler tout le gibier qu'il convoitait. Mais comme les princes s'agenouillent pour lui apprendre la nouvelle, il estime que malgré tout la chasse n'avait pas été aussi mauvaise. Successeur du roi Conrad Ier de Franconie, Henri Ier de Saxe fonde la dynastie des Ottoniens et reprend à son compte la politique des Carolingiens, bien qu'il ne soit pas issu directement de cette dynastie, mais de la maison de Saxe. Henri tranche avec ses prédécesseurs dans la mesure où il refuse d'être sacré roi par l'archevêque de Mayence. Il s'en déclare indigne, mais souhaite en réalité marquer ainsi son indépendance vis-à-vis des autorités religieuses.
Henri Ier de Germanie est soucieux au contraire d'obtenir le soutien des autres ducs, quitte à faire des concessions : une courte guerre avec le duc de Bavière Arnulf se termine ainsi par la cession à ce dernier du pouvoir de nommer les évêques dans sa province. Cette politique conciliante ne l'empêche pas, par des alliances, de remplacer les vassaux rebelles par des membres de sa famille. Il rétablit ainsi l’autorité royale en Souabe.
Il est reconnu roi de Lorraine en 925 : ce territoire en balance depuis longtemps entre Francie de l'ouest et Francie de l'est passe définitivement du côté de la Germanie. En 928, il fait Gislebert, un grand de la région, duc de Lorraine et lui donne sa fille. Son deuxième fils Henri Ier devient le duc de Bavière.
Les vassaux, les arrière-vassaux, se soumettent à fournir des milices, et des grains pour les faire subsister. Il change les villes, les bourgs dépeuplés que les Huns, les Bohêmes, les Moraves, les Vikings, avaient dévastés. Il bâtit Brandebourg-sur-la-Havel, Meissen, Sleswick, Gotha, Herford, Goslar, Quedlinbourg. Il dote l'Allemagne de ses premières chartes municipales.
Il rétablit les abbayes d’Herford et de Corvey ruinées, mais, peu religieux, il écarte des fonctions publiques les ecclésiastiques.
Henri Ier de Germanie arrête pour un temps les invasions venues de l’est. Les Wendes, les slaves Abodrites, les Vélètes, leurs voisins, sont même repoussés des bords de l’Elbe et d’autres territoires.
Son prédécesseur, Conrad Ier de Franconie s’était résolu à payer un tribut aux Hongrois, et Henri l’Oiseleur le payait encore au début de son règne. En 933, des députés des Hongrois viennent demander leur tribut au roi de la Francie orientale, Henri leur donne un chien galeux. C’était une punition des chevaliers allemands, quand ils avaient commis des crimes, de porter un chien l’espace d’une lieue. Les Hongrois en représaille pénètrent en Allemagne avec deux redoutables armées, dont l'une s'établit sur la Sala à Merseburg, tandis que l'autre ravage la Thuringe. La victoire remportée sur cette dernière par Henri à Riade lui confère un prestige considérable. Sa position se renforce également grâce aux victoires remportées sur les Slaves, puis les Danois annexion du Schleswig en 934. Henri porte les frontières de son royaume au-delà de l'Elbe.
Henri Ier de Germanie s'occupe aussi de restaurer l'autorité monarchique sur l'ensemble des ducs de Germanie et il intervient aussi en Bohême. Il fait fortifier des villes pour tenir en bride les ennemis de la Germanie. Il crée les margraviats de Schleswig, de Brandebourg, de Misnie, d'Autriche, de Styrie. Il y établit des marquis pour garder les marches de l’Allemagne. Henri lève des troupes dans quelques provinces, et les met en garnison dans ces villes. Il exerce la noblesse par des joutes et des tournois. Il réorganise totalement l'armée.
Ayant pourvu à la défense de son royaume, Henri Ier de Germanie veut enfin passer en Italie, à l’exemple de ses prédécesseurs, pour disposer de la couronne impériale. Henri l’Oiseleur, comptant sur ses forces, croit pouvoir profiter des troubles qui agitent Rome, mais il meurt en chemin dans la Thuringe en 936. Henri Ier de Germanie a préparé l’élection de son fils aîné Otton, roi de Germanie, pour éviter le partage de son royaume après sa mort. Ce dernier, lors de son couronnement à Aix la Chapelle par l'archevêque de Mayence bénéficie du prestige de son père lors du banquet le 7 août 936, il est servi à table par les ducs de Lorraine, de Souabe, de Franconie et de Bavière. Grâce à Henri, inhumé et béatifié dans l’abbaye de Quedlinbourg, la fonction royale a retrouvé en Germanie tout son prestige.
Mariage et descendance :
Henri Ier de Germanie épouse en 906 Hateburge de Alstadt, fille du comte Erwin de Saxe, qui lui donne un fils, Thankmar, lequel est tué le 28 juillet 938 à la bataille d'Eresburg. Il se sépare de sa première épouse en 909.

Henri se remarie la même année au château de Wallhausen, près de Sangerhausen avec Mathilde de Ringelheim (Sainte Mathilde de Reingelheim) (890 - 14 mars 968), qui lui donne cinq enfants :

Gerberge, 913 - 5 mai 969 selon certaines sources, ou 984 selon d'autres, mariée à Gislebert de Lotharingie, puis à Louis IV d'Outremer, roi de France.
Otton II de Saxe, (23 novembre 912 - 7 mai 973), qui devient empereur sous le nom d'Otton Ier du Saint-Empire surnommé Othon le Grand.

Hedwige de Saxe, (920 - 10 mai 965), épouse d'Hugues le Grand a pour fils Hugues Capet, futur roi de France, Otton de Bourgogne et Henri Ier de Bourgogne, qui deviendront ducs de Bourgogne.

Henri Ier de Bavière, (v. 920 - 1er novembre 956), duc de Bavière et de Lotharingie.

Brunon, (v. 928 - 965), archevêque de Cologne et duc de Lotharingie.

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Blason du duché de Saxe avant 1180. Henri Ier est duc de Saxe depuis 912, roi de Francie orientale ou Germanie de 919 à sa mort en 936.

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Message par Frédéric I de Wurtemberg le Dim 15 Jan 2012 - 10:26

Frédéric I de Wurtemberg, titre complet = Frédéric Ier de Wurtemberg ou Frédéric Guillaume Ier de Wurtemberg ou Frédéric III de Wurtemberg. Né à Treptow le 6 novembre 1754, décédé le 30 octobre 1816 à Stuttgart.
Surnommé « le gros Frédéric » en raison de son obésité et taille de 211 cm, il fut duc de Wurtemberg de 1797 à 1803, électeur en 1803 puis roi de Wurtemberg en 1805.
Fils de Frédéric-Eugène de Wurtemberg et de Frédérique Dorothée de Brandebourg, il épousa en 1780 Augusta de Brunswick-Wolfenbuttel de la Maison de Brunswick.
Quatre enfants sont nés de cette union :

Guillaume Ier de Wurtemberg, second roi de Wurtemberg de 1816 à 1864. (successeur de son père Frédéric Ier de Wurtemberg)

Catherine de Wurtemberg (1783-1835), en 1807 elle épousa le plus jeune frère de Napoléon Jérôme Bonaparte de la Maison Bonaparte, roi de Westphalie.

Sophie de Wurtemberg (1783-1784).

Paul-Charles de Wurtemberg, (1785-1852), duc de Wurtemberg.

Veuf, Frédéric Ier de Wurtemberg épousa en 1797 Charlotte du Royaume-Uni (1766+1828) fille de Georges III du Royaume-Uni.
A son avènement en 1797, la France était alors un pays en pleine révolution, régicide et guerrière. Frédéric III de Wurtemberg était francophobe. Il en fit montre en épousant la sœur du roi d'Angleterre, Charlotte née en 1766 alors que sa propre sœur Sophie-Dorothée était tsarine de toutes les Russies. Le « gros Frédéric » voulait que sa femme soit « en grande tenue » dès son lever.
En 1800, lors de l'invasion du Wurtemberg par la France, il se réfugia à Vienne. En 1801 par le traité de Lunéville, il céda le comté de Montbéliard à la France. En échange, il reçut Ellwangen. Par le recez (procès-verbal de convention entre États) voulu par Napoléon Ier, l'empereur François II le nomma électeur du Saint-Empire romain germanique le 22 février 1803.
Napoléon souhaitait faire des États d'Allemagne du Sud des États tampons entre la France et l'Autriche.
En 1805, Frédéric se rallia à la France qui lui promettait d'élever son électorat au rang de royaume et combattit aux côtés de Napoléon Ier la coalition austro-russo-anglaise. Il promit de fournir à l'empereur des Français un contingent. En échange Napoléon Ier lui conféra le titre de roi de Wurtemberg le 26 décembre 1805. Son couronnement eut lieu dès le 1er janvier 1806 à Stuttgart. Il prit le nom de Frédéric Ier.
Dès lors le Wurtemberg rejoignit la Confédération du Rhin. Ses possessions doublèrent de taille par rapport à celles de 1803, des terres de l’Église catholique entre autres, y furent rattachées. Le pays fut réorganisé sous une administration rigoureuse. Frédéric Ier maria sa fille Catherine à Jérôme Bonaparte, frère de Napoléon et nommé par celui-ci roi de Westphalie.
En revanche, pour ne pas mettre une « napoléonide » sur le trône de Wurtemberg, il maria précipitamment son fils en 1808 avec une princesse catholique, Caroline-Auguste de Bavière.
Pendant la campagne de Russie, le Wurtemberg dut fournir 12 000 soldats dont seulement quelques centaines revinrent au pays.
Cependant, lorsque le trône de Napoléon Ier vacilla, Frédéric Ier de Wurtemberg opta pour la coalition en 1813 et se rallia au camp des alliés. Son titre de roi fut reconnu lors du Congrès de Vienne.
Il mourut en 1816 à 62 ans, son fils Guillaume (Wilhelm) lui succéda.
Frédéric Ier de Wurtemberg appartenait à la première branche dite branche aînée de la Maison de Wurtemberg.
Amateur de poire, il demanda à Jean-Baptiste Van Mons de donner son nom à une nouvelle variété qu'il appréciait particulièrement. La poire Frédéric de Wurtemberg naquit ainsi vers 1813.

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Re: Liste des membres actifs

Message par Alphonse le Magnanime le Mer 1 Fév 2012 - 22:33

Alphonse le Magnanime ou le Grand, né vers 1394 à Medina del Campo en Espagne et mort le 27 juin 1458 à Naples en Italie, fut roi d'Aragon sous le nom d'Alphonse V, de Valence sous le nom d'Alphonse III, de Sardaigne sous le nom d'Alphonse II, de Majorque, de Sicile puis des Deux-Siciles sous le nom d'Alphonse Ier, et comte de Barcelone sous le nom d'Alphonse IV, de Roussillon et de Cerdagne sous le nom d'Alphonse Ier. Il est membre fondateur de l'Ordre du Dragon.

Second souverain de la dynastie de Trastamare dans la couronne d'Aragon, Alphonse le Magnanime hérite de cette dernière en 1416, à la mort de son père le roi Ferdinand Ier d'Aragon. Il descendait par les femmes de l’ancienne maison comtale de Barcelone. Alphonse V était appelé « Adfunch-Ibn-Barbariya », c'est-à-dire Alphonse fils de la femme berbère, ce qui est plutôt étonnant car sa mère était la comtesse d'Albuquerque, issue d'une ligne cadette de la maison royale de Castille. Parfaite illustration du souverain de la première Renaissance, Alphonse le Magnanime est connu pour son implication dans les affaires italiennes. Roi héréditaire de Sicile, il est fasciné par la civilisation de la Péninsule, il dispute la Sardaigne aux Gênois, puis se lance à la conquête du royaume de Naples. Il est le père de Ferdinand Ier (1423 à 1494), roi de Naples, qu'il eut avec une maîtresse espagnole ou mauresque de Valence en Espagne. Il épouse Anne de Savoie fille de Yolande de France, elle-même fille du roi Charles VII de France.

En 1435, il tombe aux mains du duc de Milan, Philippe Marie Visconti, mais le persuade qu’il n’est pas dans ses intérêts d’empêcher la victoire de l’Aragon à Naples. En 1442 il triomphe de René d'Anjou.

Il passe le reste de sa vie en Italie, notamment à Tivoli, laissant la direction de la couronne d'Aragon à son frère l'infant Jean. Prince de la Renaissance, il favorise les arts et les lettres. Il fait notamment construire à Naples le Castel Nuovo par l'architecte majorquin Guillem Sagrera.

Il entretient des relations diplomatiques avec l’Éthiopie, Yeshaq Ier d'Éthiopie (roi d'Éthiopie) lui propose une alliance contre les musulmans, qu’il voulait sceller par un double mariage, mais les difficultés de voyage empêchèrent les projets d’aboutir.

Il avait épousé Marie de Castille (1401-1458) sœur de Jean II de Castille à Valence en 1415. Ils n'eurent pas d'enfants. Alfonso était épris d’une noble femme, Giraldona Carlino, qui était la reine de la cour de Naples autant que la muse du roi.

À sa mort, ses possessions furent partagées, la couronne d'Aragon et le royaume de Sicile passèrent à son frère Jean (Jean II d'Aragon), mais le royaume de Naples passa, selon sa volonté, à son fils bâtard Ferdinand (Ferdinand Ier de Naples).

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Alphonse le Magnanime
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Message par Mansa Moussa le Sam 11 Fév 2012 - 16:28

Mansa Moussa ou Kanga Moussa signifie Moussa, fils de Kankou en référence à sa mère, d'autres variantes de ce nom sont Kankou Moussa et Kankan Moussa. Il est la plupart du temps désigné sous le nom de Mansa Moussa dans les textes historiques européens et dans la littérature. D'autres variantes de son nom telles que Mali-koy Kankan Moussa, Gonga Moussa et le « lion du Mali » existent. Il est le dixième « mansa » (roi des rois) de l'empire du Mali de 1312 à 1332 ou 1337. Lors de son ascension sur le trône, l'empire du Mali est constitué de territoires ayant appartenu à l'empire du Ghana et à Melle (Mali) ainsi que les zones environnantes. Moussa porte de nombreux titres, émir de Melle, seigneur des mines de Wangara, ou conquérant de Ghanata, Fouta-Djalon et, d'au moins une douzaine d'autres régions. Il porte l’Empire du Mali à son apogée, du Fouta-Djalon à Agadez et sur les anciens empires du Ghana et des Songhaï. Il établit des relations diplomatiques suivies avec le Portugal, le Maroc, la Tunisie et l’Égypte. Kanga Moussa est considéré comme l'un des souverains les plus riches de son époque et son règne correspond à l'âge d'or de l'empire malien.
Les éléments historiques dont nous disposons sur l'empire du Mali proviennent des écrits des savants arabes ayant voyagé et séjourné dans le Sahel, Al-Umari, Abu-sa'id Uthman ad-Dukkali, Ibn Khaldoun et Ibn Battuta. Selon l'histoire des dynasties maliennes que trace Ibn-Khaldoun, le grand-père de Kanga Moussa est Abou-Bakr (soit probablement Bakari ou Bogari au Mali) un frère de Soundiata Keïta, le fondateur de l'empire du Mali selon les traditions orales. Abou-Bakr ne montera pas sur le trône, et son fils, le père de Kanga Moussa n'a aucune espèce d'importance dans l'histoire du Mali.
Kanga Moussa parvient au pouvoir grâce à la pratique voulant que le roi nomme un représentant lors de son pèlerinage à la Mecque puis en fasse son dauphin. Ainsi Moussa est choisi en tant que représentant, puis prend le pouvoir. Son fils, Mansa Magha deviendra aussi roi du Mali grâce à cette tradition.
Kanga Moussa est également réputé pour l'étrange étiquette de sa cour. Ainsi il était d'usage au moment de se présenter devant le roi de s'agenouiller et de se recouvrir la tête et les épaules de terre en signe de soumission. Il était également interdit d'éternuer devant Moussa, sous peine de bastonnade.
Le pèlerinage à la Mecque de Kanga Moussa le rendit célèbre en Afrique du Nord et dans le Proche-Orient. Il part pour l'Arabie en 1324, sa suite comprend 60 000 hommes, 12 000 esclaves, des hérauts vêtus de soie et porteurs de bâtons d'or s'occupent des chevaux et des sacs. Moussa fournit tout ce dont a besoin la procession, fournissant nourriture aux hommes et aux animaux. Au sein de la caravanes se trouvent aussi, selon certains récits 80 dromadaires portant entre 50 et 300 livres d'or en poudre chacun. Dans chaque ville qu'il traverse, Moussa offre ses richesses. Il est aussi indiqué qu'il construit une nouvelle mosquée chaque vendredi, quelle que soit la localité où il s'arrête ce jour-là.
Plusieurs témoins directs rendent compte de son voyage. Ils sont tous impressionnés par la richesse du souverain et par l'importance de sa suite, dont le souvenir est rapporté dans de multiples sources. Sa rencontre avec le sultan mamelouk An-Nâsir Muhammad ben Qalâ'ûn en Égypte en juillet 1324 est documentée.
Cependant, la générosité de Moussa provoque des effets secondaires dévastateurs, ruinant l'économie des régions qu'il traverse. Au Caire, à Médine et à La Mecque, l'afflux soudain d'or provoque une dévaluation de ce métal qui durera pendant dix ans. Le prix des biens de consommation connaît une forte inflation, le marché tentant de s'adapter à l'afflux de richesses accompagnant la venue du roi malien. Afin de rectifier le cours de l'or, Moussa emprunte à haut intérêt tout l'or qu'il peut emporter aux prêteurs du Caire. C'est la seule fois dans l'histoire qu'un homme contrôle directement le prix de l'or du bassin méditerranéen.
Lors de son long voyage de retour depuis la Mecque en 1325, Moussa apprend que son armée avec à sa tête le général Sagamandia a repris Gao, en pays Songhaï. Cette ville avait fait partie de l'empire avant même le règne de Sakoura et constitue à cette époque un important centre commercial bien que ses tendances rebelles soient notoires. Moussa fait un détour par la ville où il reçoit en otages les deux fils du dia songhaï Yasibo, Ali Kolen et Souleyman Nar. Il revient ensuite à Niani avec les deux garçons et les fait éduquer à sa cour.
Moussa fait construire de nombreuses mosquées et madrasas à Tombouctou et à Gao, son œuvre la plus connue restant la médersa de Sankoré. A Niani, il fait construire une salle d'audience, un bâtiment communiquant par une porte intérieure avec le palais royal. L'édifice construit en pierre de taille est surmonté d'un dôme décoré d'arabesques colorées. Les fenêtres de l'étage supérieur sont ornées d'argent, celles de l'étage inférieur d'or.
Durant le règne de Kanga Moussa, les centres urbains connaissent un développement important au Mali. Sergio Dominian, architecte et historien de l'art italien indique à ce sujet « Ainsi fût initié la fondation d'une civilisation urbaine. A l'apogée de sa puissance, le Mali ne comptait pas moins de 400 villes importantes et le delta intérieur du Niger avait une population très dense. »
Le souverain malien passe par Tombouctou à son retour de la Mecque et y installe des architectes qu'il a fait venir d'Al-Andalus (dont Abou Ishaq es-Sahéli) et du Caire afin d'édifier son palais et la mosquée Djingareyber toujours existante.
Tombouctou est située sur un site favorable à proximité du fleuve Niger, l'axe de transport principal de la région. La ville devient un carrefour religieux, culturel et commercial, ses marchés attirent les commerçants de l'Afrique occidentale comme d'Égypte, une médersa est fondée dans la ville (ainsi qu'à Djenné et Ségou) ce qui contribue à la diffusion de l'islam, Tombouctou devient une ville renommée pour son enseignement islamique. Les informations concernant la prospérité nouvelle de la ville parviennent jusqu'en Europe, les commerçants de Venise, Gênes et Grenade rajoutent la cité à leurs circuits commerciaux, ils y échangent des produits manufacturés contre de l'or.
En 1330, la ville est conquise par le royaume Mossi, après en avoir rapidement repris le contrôle, Moussa y fait construire des remparts, un fort et y cantonne une armée de manière à protéger Tombouctou de futures attaques.
La date de la mort de Kanga Moussa fait l'objet de débats, si on prend en compte le règne de son successeur, son fils Maghan (1332-1336) ainsi que le fait qu'il aurait régné 25 ans, la date de sa mort serait 1332. Cependant des sources historiques indiquent que Moussa aurait prévu d'abdiquer en faveur de son fils mais serait mort peu après son retour de la Mecque en 1325. Cependant, d'après les écrits d' Ibn-Khaldoun, il aurait été vivant à la date de la prise de Tlemcen (1337) en Afrique du nord, occasion lors de laquelle il aurait envoyé un représentant en Algérie afin de féliciter les conquérants pour leur victoire. A la fin de son règne, l’empire du Mali s’étend de l’Atlantique à la rive orientale de la boucle du Niger et de la forêt à Teghazza au milieu du désert.

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Représentation de Mansa (ou Kanga) Moussa dans l'Atlas catalan (vers 1375)

Mansa Moussa
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Message par Philippe Hurault Cheverny le Mer 15 Fév 2012 - 11:33

Philippe Hurault de Cheverny ou Philippe Hurault, comte de Cheverny (1528 à Cheverny 1599) est un magistrat français du XVIe siècle. Il fut garde des sceaux de France à partir de 1578 puis chancelier de France de 1583 à 1588 et de 1590 à 1599.

Il fut considéré à l'avènement d'Henri III comme une sorte de chef du gouvernement. Sous le règne suivant, malgré ses liens politiques avec la Ligue, il se rallia à Henri IV qui le maintint dans sa fonction de chancelier.
Il fut conseiller au parlement de Paris, maître des requêtes (1562), et assista aux batailles de Jarnac et de Moncontour. Henri III le nomma garde des sceaux en 1578, lieutenant général de l'Orléanais et du pays Chartrain en 1582.

Après la journée des Barricades, il fut disgracié, à cause de ses liaisons avec les Ligueurs, et s'éloigna de la cour. Henri IV le rappela en août 1590 et lui rendit les sceaux qu'il conserva jusqu'à sa mort.

Il était le fils de Raoul Hurault, contrôleur des finances du roi François 1er. Il fut marié à Anne de Thou mais on lui prête une relation avec Isabeau Babou de la Bourdaisière, dame de Sourdis, l'influente tante de Gabrielle d'Estrées, maîtresse du roi Henri IV.

La famille Hurault était propriétaire du château de Cheverny depuis plusieurs générations mais, après la saisie du lieu par le roi, Philippe Hurault dut le racheter à Diane de Poitiers et fit ériger le domaine en Vicomté puis en Comté (en 1582). Il possèda aussi une demeure à l'est de Paris, au domaine de la Roquette. On a de lui des Mémoires de 1567 à 1599.

Le château de Cheverny a servi de modèle à Hergé, qui en a toutefois amputé les ailes latérales, pour créer Moulinsart, le château du Capitaine Haddock. Mais Hergé ne s'est pas seulement inspiré de l'architecture extérieure du château, il a également été influencé par le décor et le mobilier pour y retranscrire les pièces du château de Moulinsart.
Le château de Moulinsart fait sa première apparition dans Le Secret de La Licorne et est racheté par le professeur Tournesol enrichi par la vente du brevet de son fameux sous-marin requin construit pour le capitaine Haddock et utilisé dans Le Trésor de Rackham le Rouge. Depuis, le château de Moulinsart est devenu le port d'attache de Tintin et de ses compagnons de route.
Un bâtiment, jouxtant le chenil, abrite une exposition permanente sur l'œuvre de Hergé en relation avec le château de Moulinsart. Il s'agit essentiellement de décors reconstitués de l'intérieur du monument avec des animations sonores et des maquettes.
Outre celui de Moulinsart, le château de Cheverny a directement inspiré un autre château de fiction : celui de la famille Volban dans la série d'animation japonaise Glass Fleet.
Montage du château de Cheverny et du château de Moulinsart
Spoiler:


Dernière édition par Philippe Hurault Cheverny le Mar 20 Mar 2012 - 10:41, édité 1 fois

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Message par Henri Gatien Bertrand le Mar 21 Fév 2012 - 19:55

Henri Gatien comte Bertrand était un général du Premier empire, compagnon de Napoléon à Sainte-Hélène, né à Châteauroux (Indre) le 28 mars 1773 et mort dans la même ville le 15 janvier 1844.
Issu d'une famille bourgeoise, Henri Gatien Bertrand naît au château Raoul à Châteauroux, logement de fonctions de son père, Henry Bertrand, maître particulier des eaux et forêts, subdélégué de l'intendance de Bourges au département de Châteauroux. La mère de Bertrand, Henriette Boucher, était la fille d'un inspecteur général des Ponts et Chaussées.

Il est élève chez les oratoriens du Collège royal de La Flèche, où Descartes l'a précédé. Le 11 septembre 1793, il entre comme sous-lieutenant à l'École royale du génie de Mézières en 1793. Il est le major de sa promotion. Il en sort lieutenant, est promu capitaine le 21 mars 1795 et à vingt-deux ans, il remplace pendant près d'un an (juin 1795-avril 1796) l'illustre Monge à la chaire de stéréotomie et de géométrie descriptive de l'École polytechnique, ce qui témoigne de sérieuses capacités en mathématiques.
Il servit d'abord dans la garde nationale de Paris. Le 10 août son bataillon se porta aux Tuileries pour défendre la royauté constitutionnelle.
Sous-lieutenant dans la guerre des Pyrénées en 1795 et 1796, l'année suivante il fit partie de l'ambassade envoyée à Constantinople. Il est alors attaché à la mission du général Aubert du Bayet, ambassadeur extraordinaire auprès de la Porte, afin d'aider les Turcs à organiser la défense des Dardanelles.
Après bien des péripéties, la mission parvient à Constantinople où elle se heurte à une fin de non-recevoir des Turcs.
Bertrand prend alors le chemin de l'armée d'Italie, qu'il atteint en 1797. C'est là qu'il rencontre Bonaparte, qu'il suit en Égypte où il se distingue aux Pyramides et reçoit alors le grade de chef de bataillon (commandant).
Il est nommé sous-directeur des fortifications. Légèrement blessé à la tête à Aboukir (25 juillet 1799), son cheval tué sous lui, le général en chef l'appelle pour remplacer son chef de brigade et Bertrand, la tête enveloppée d'un bandage, s'élance à l'attaque du fort d'Aboukir, prend un drapeau et reçoit une blessure à la cuisse. En récompense, il est promu chef de brigade (colonel). Le 16 septembre 1800, il est général de brigade et le 21 mars 1801, directeur des fortifications d'Alexandrie.
L'Empereur en fait son aide de camp le 7 mars 1805. À la suite de l'Empereur, il participe à toutes les grandes batailles de l'Empire, il est à Austerlitz, à Iéna, obtient la capitulation de Spandau le 25 octobre 1806, est à Eylau et au siège de Dantzig. Il est nommé général de division le 30 mai 1807, comte de l'Empire en mars 1808.
Le 16 septembre 1808, le général comte Bertrand épouse à la mairie du Ier arrondissement, Élisabeth Françoise Dillon, dite Frances ou Fanny, fille du général Arthur Dillon et d'une créole de la Martinique, Laure Girardin de Montgérald, petite cousine de l'impératrice Joséphine. Le mariage religieux eut lieu le lendemain à Saint-Leu chez Hortense de Beauharnais.
Henri Bertrand est envoyé en Espagne, puis construit les ponts de l'île Lobau sur le Danube qui permettent à la Grande Armée de traverser ce fleuve et de remporter la bataille de Wagram. Son aide de camp est alors Auguste du Moulin de La Fontenelle.

Il est fait grand aigle de la Légion d'honneur le 14 août 1809.

Le 9 avril 1811, il succède à Marmont comme gouverneur général des provinces illyriennes. C'est un demi-échec, Bertrand, peu à l'aise dans ce rôle nouveau pour lui, semblant hésiter à prendre des décisions. À la fin de 1812, Napoléon doit lui retirer ses fonctions, mais il lui donne le commandement du IVe corps de la Grande Armée. Bertrand n'y fait pas merveille, notamment lorsque ses troupes sont battues par Blücher et Yorck devant Wartenburg, le 3 octobre 1813. Le 18 novembre 1813, il est nommé Grand Maréchal du Palais et s'installe aux Tuileries le 20.
C'est tout naturellement qu'il suit l'Empereur à l'île d'Elbe où il exerce les fonctions de ministre de l'Intérieur et gouverneur des affaires civiles. Pendant les Cent-Jours, il se réinstalle aux Tuileries. Il devient grand Maréchal du Palais et le conseiller militaire de Napoléon pendant cette période. C'est également tout naturellement qu'après Waterloo, il suit l'Empereur à la Malmaison, puis dans le reste de son périple jusqu'à Sainte-Hélène.
Le 7 mai 1816, Bertrand fut condamné à mort par contumace pour trahison envers le Roi Louis XVIII, à cause d'une lettre secrète qu'il avait écrite au duc de Fitz-James dans laquelle il déclarait: "Je reste sujet du Roi et je serai son sujet fidèle", et promettait de quitter Napoléon en échange d'un retour chez sa famille en France. Bertrand revient à Paris en octobre 1821. Amnistié de sa condamnation à mort par contumace le 24 octobre 1821, triomphalement accueilli à Calais, il se partagea entre ses terres de Laleuf, près de Châteauroux, et son petit hôtel parisien de la rue de la Victoire.
La monarchie de Juillet le nomma commandant de l'École polytechnique en novembre 1830. Élu député de l'Indre, il siégea à gauche et battu en 1834, se retira de la vie publique.
Sa femme Fanny Dillon mourut d'un cancer du sein le 10 mars 1836.
Sa unique fille, Hortense-Eugénie (18 novembre 1810 - Palais des Tuileries, Paris † 1889) avait épousé Amédée Thayer, sénateur du Second Empire. Il eut trois fils, Napoléon, Henri et Arthur (1817-1871), né à Ste-Hélène, dont sa mère annonça ainsi la naissance à l'Empereur : " Sire, j'ai l'honneur de vous présenter le premier français qui soit entré à Longwood sans la permission du gouverneur."
Ses deux fils aînés lui causèrent bien des soucis, à tel point qu'il s'éloigna d'eux pendant trois ans à la Martinique avec le titre de gouverneur, sous le prétexte d'exploiter les plantations de canne à sucre léguées par sa belle-mère.
Revenu en France, en 1840, il remit à Louis-Philippe l'épée de l'Empereur. Cet acte ne fut pas sans soulever l'indignation de la famille Bonaparte qui réclamait ce legs que leur illustre parent leur avait laissé par testament.
Avec son dernier fils Arthur, Bertrand embarqua sur la Belle Poule le 7 juillet 1840 et participa à l'expédition organisée pour ramener les cendres de l'Empereur Napoléon restées à Sainte-Hélène depuis mai 1821.
Arthur a d'ailleurs raconté ce retour des cendres dans un ouvrage intitulé "Lettres sur l'expédition de Sainte-Hélène en 1840".
Il partit ensuite pour un long voyage aux Caraïbes et aux États-Unis, revint enfin mourir à Châteauroux le 15 janvier 1844 à l'âge de soixante-dix ans. Son enterrement, suivi seulement par son fils Arthur, fit contraste avec son ultime destinée, le 5 mai 1847 sur la proposition du colonel et député Bricqueville, on ramena sa dépouille à Paris pour l'enterrer aux Invalides, vis-à-vis de Duroc.
Depuis le transfert des cendres de Napoléon dans la crypte conçue par Louis Visconti, il veille à l'entrée du tombeau de ce maître qu'il continue de servir dans la mort.

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Message par Louis VII le Dim 26 Fév 2012 - 14:02

Louis VII de France dit Louis le Jeune ou Louis le Pieux, né en 1120, mort en 1180 à Paris, roi des Francs de 1137 à 1180. Il est le fils de Louis VI, dit Louis le Gros, roi des Francs, et d’Adèle de Savoie. Sixième souverain de la dynastie des Capétiens directs. Il épouse successivement Aliénor d'Aquitaine, Constance de Castille, et Adèle de Champagne. Son fils Philippe Auguste (Philippe II de France) lui succède. Il est sacré roi et couronné, à Reims, dès le 25 octobre 1131, par le pape Innocent II, après la mort accidentelle de son frère aîné Philippe de France (1116-1131) (à ne pas confondre avec Philippe, son frère cadet du même prénom), suite à une chute de cheval provoquée par un cochon errant, le 13 octobre 1131.
Après le décès de son père Louis VI le Gros, d'une dysenterie probablement consécutive à un excès de bonne chère, il est à nouveau couronné à Bourges, le 25 décembre 1137.
Avant de mourir, son père avait organisé son mariage avec Aliénor d'Aquitaine (1122-1204), fille de Guillaume X de Poitiers, duc d’Aquitaine et d’Aénor de Châtellerault. Le mariage eut lieu à Bordeaux, le 25 juillet 1137. Il est lui-même couronné duc d'Aquitaine, à Poitiers le 8 août 1137. Ce mariage fabuleux permit au domaine royal de presque tripler, car la jeune mariée apporte dans sa dot la Guyenne, la Gascogne, le Poitou, le Limousin, l’Angoumois, la Saintonge et le Périgord, c’est-à-dire une partie du Midi et de l’Ouest de la France, l’équivalent de 19 départements actuels. Le caractère du roi, dévot, ascétique (il aurait voulu être moine), naïf et maladroit, mou dans ses décisions, s’accorde mal avec le caractère d'Aliénor, fort et sensuel. Cependant les dix premières années semblent se passer sans réelle mésentente.
Louis VII écarte sa mère de la cour, mais garde les conseillers de son père dont l’abbé de Saint-Denis, Suger. Il poursuit également la politique de son père et continue de mettre en valeur le domaine royal ainsi que la rénovation la transformation de la basilique Saint-Denis. Il fait de multiples concessions aux communautés rurales, encourage les défrichements et favorise l’émancipation des serfs. Il prend appui sur les villes en accordant des chartes de bourgeoisie (Étampes, Bourges) et en les encourageant hors de son domaine (Reims, Sens, Compiègne, Auxerre). Il soutient enfin l’élection d’évêques dévoués au pouvoir royal.
En 1138, Louis VII s’oppose au comte Thibaud II de Champagne et au pape Innocent II au sujet de l’investiture pour l’évêché de Langres, pour lequel il avait imposé Guillaume de Sabran, un moine de Cluny au lieu d'un candidat de Bernard de Clairvaux. Il s’oppose à nouveau au pape en tentant d’imposer son candidat au siège de Bourges en 1141 contre Pierre de la Châtre, soutenu par le pape Innocent II. Celui-ci finit par excommunier Louis VII et Pierre de La Châtre trouve refuge en Champagne. En décembre 1142, le roi envahit le comté et lors de son avancée incendie en janvier 1143 Vitry-en-Perthois et son église dans laquelle s’étaient réfugiés les habitants du village, qui y trouvèrent une mort affreuse. En vue d'apaisement, il signe le traité de Vitry avec le comte Thibaud II à l’automne 1143, acceptant l’élection de Pierre de La Châtre pour faire lever l'interdit qui pèse sur le royaume. Le 22 avril 1144, il participe à la conférence de Saint-Denis pour régler définitivement le conflit entre le Saint-Siège et lui.
Pour sceller le règlement du conflit, il accepte de prendre part à la deuxième croisade prêchée par saint Bernard, et aux environs de Noël 1145, Louis VII annonce sa décision de partir pour porter secours aux États chrétiens de Palestine, menacés par les Turcs qui viennent d’envahir le comté d'Édesse où de nombreux chrétiens sont massacrés. Vers Pâques 1146, le roi prend la croix en même temps que de nombreux barons lors de l’assemblée de Vézelay.
Le 11 juin 1147, le roi Louis VII et Aliénor partent pour la deuxième croisade, à la tête de 300 chevaliers et d’une nombreuse armée, suivie peu à peu par des dizaines de milliers de pèlerins. Se mettant en marche à partir de Metz, ville impériale, ils passent par la vallée du Danube, où ils sont rejoints par l’armée de l’empereur Conrad III et prévoient de passer en Asie Mineure par Constantinople, où ils arrivent le 4 octobre 1147.
L’expédition est marquée par la discorde entre les clans français et allemand, l’inexpérience de Louis VII qui se montre velléitaire, et le soutien douteux des Byzantins qui nuisent plus aux chrétiens qu’ils ne les aident. Trompé par ceux-ci, Louis VII est battu par les Turcs en Asie Mineure et connaît plusieurs revers en Syrie. Il rejoint à grand peine Antioche en mars 1148, alors aux mains de Raymond de Poitiers, oncle d’Aliénor, qui reçoit les Croisés avec beaucoup d’égards.
Raymond espère que Louis VII va l’aider à combattre l’ennemi qui l’avait dépouillé de certains de ses territoires, mais le roi ne pense qu’à aller à Jérusalem. Aliénor tente en vain de convaincre son mari d’aider son oncle Raymond de Poitiers. Le roi préfère prendre conseil auprès du Templier eunuque Thierry de Galeran. Après coup, les chroniqueurs de l’époque se déchaînent et accusent la reine d’adultère, Guillaume de Tyr l’accuse même d’un inceste avec son propre oncle.
Forçant Aliénor à le suivre, Louis VII quitte Antioche et gagne Jérusalem où il accomplit le pèlerinage qu’il s’était imposé. En juin 1148, il tente de prendre Damas, devant laquelle son armée est repoussée. Le couple royal séjourne encore une année en Terre sainte avant de revenir séparément vers la France, par mer. Le roi fait d'abord escale en Calabre où il débarque le 29 juillet 1149. Il séjourne dans le royaume de Sicile où il attend trois semaines l'arrivée de la reine venant de Palerme. À Potenza et durant trois jours, Louis VII fut l'hôte du roi normand Roger II de Sicile. Sur le chemin du retour, il eut à Tivoli une entrevue avec le pape Eugène III (9-10 octobre 1149).
En définitive la participation de Louis VII à cette deuxième croisade fut lourdement préjudiciable à l’avenir du royaume, car l’expédition se solda par un très lourd échec sur tous les plans :
Financier, car cette expédition appauvrit considérablement le trésor royal.
Politique, car le roi ne s’est pas occupé directement du royaume pendant ses deux années d’absence, et par conséquence, a relâché son emprise sur les grands féodaux.
Militaire car la croisade est une succession d’échecs militaires de plus une partie de sa chevalerie et une grande armée ont été sacrifiées.
Dynastique et patrimonial, car cette croisade provoque la rupture du roi avec Aliénor.
Territorial, car lors de la séparation, Aliénor récupère les fiefs qu’elle avait apportés dans sa dot.
Stratégique, car Aliénor en épousant le futur roi d’Angleterre apporte d’immenses territoires à la couronne d’Angleterre, permettant ainsi la présence sur le continent d’un redoutable concurrent au roi de France. Par ce mariage, le roi Henri II d'Angleterre règne sur un territoire qui s’étend de l’Écosse aux Pyrénées, comprenant l’Angleterre, l’Anjou, le Maine, la Normandie, l’Aquitaine et la Bretagne.
La guerre de Cent Ans en sera la suite tragique.
Dès le voyage de retour en France, en novembre 1149, Louis VII pense à se séparer d’Aliénor. Mais le pape Eugène III, lors d’un arrêt au Mont-Cassin, puis l’abbé Suger réussissent à les réconcilier et en 1151 Alix de France (1150-1195) seconde fille du couple royal vient au monde. Cependant, après le décès de Suger, en 1151, le roi désirant toujours la séparation, le concile de Beaugency trouve finalement une faille, au motif que l’arrière-grand-mère d’Aliénor, Audéarde de Bourgogne, était la petite-fille de Robert le Pieux, arrière-grand-père de Louis VI (cousinage au 9e degré civil, mais au 5e degré canonique), et de ce fait prononce l’annulation du mariage le 18 mars 1152. Aliénor reprend sa dot, et le 18 mai 1152, elle épouse en secondes noces le comte d’Anjou Henri II Plantagenêt, qui devient roi d’Angleterre en 1154. Il a 19 ans et elle 30 ans.
Cette faute politique s'ajoute en tant qu'élément déclencheur dans la rivalité entre les rois de France et les rois d’Angleterre, qui a débuté sous le règne de Henri Ier de France, pour se terminer au milieu du XIIIe siècle. Louis VII soutient les révoltes de Bretagne et du Poitou contre l’Angleterre, et celle des fils d’Henri II contre leur père. Il est aidé en cela, par les manœuvres d’Henri II Plantagenêt qui pousse à la révolte ses grands vassaux, par le soutien du clergé au roi de France, en raison de la piété de Louis VII et des liens historiques étroits entre l’épiscopat et la royauté capétienne et par la révolte des fils d’Henri II qui exigent des apanages et trouvent refuge et protection auprès de Louis VII, et qui sont appuyés par leur mère, Aliénor d'Aquitaine.
Bilan du règne :
Bien qu’éduqué pour être clerc ou moine plutôt que roi, Louis VII a joué un rôle important dans l’histoire de France :
Il consolide le pouvoir royal dans les provinces qui étaient sous son influence et combat le pouvoir féodal.
Il s’entoure de conseillers de grande qualité et promulgue des ordonnances importantes pour la gestion du royaume.
Le royaume de France s’enrichit sous son règne, l’agriculture se transforme et gagne en productivité, la population augmente et le commerce et l’industrie se développent et une véritable renaissance intellectuelle apparaît, le territoire se couvre de châteaux forts construits en pierre.
Cependant, la deuxième croisade fut calamiteuse, et la séparation d’avec Aliénor d’Aquitaine est une erreur lourde, qui fournit à un vassal mineur le moyen de s’imposer, en plaçant le roi de France en infériorité territoriale pendant près d’un demi-siècle. Il fallut l’action de trois grands rois, Philippe Auguste, Louis VIII le Lion et Louis IX, pour redresser la situation et arriver à réduire les conséquences de cette lourde décision. La monarchie, jusque-là itinérante, s’est fixée à Paris car la présence du roi dans tout son domaine n’est plus nécessaire. Un embryon d’administration centrale et locale s’est formé. Autour de lui, des familiers lui ont donné des conseils politiques, et vont former le Conseil du roi, les services centraux de la monarchie regroupent les chefs des services domestiques du palais. En province, des prévôts ont été chargés par le roi de collecter les revenus, de lever des contingents militaires et de rendre la justice. Comme son père, le roi va soutenir le mouvement d’émancipation des communes, va accorder des privilèges aux communautés rurales et émanciper des serfs.

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Louis VII de France, dit « Louis le Jeune » ou « Louis le Pieux ».

Louis VII
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Message par Charles d'Orléans le Mar 6 Mar 2012 - 13:32

Charles d'Orléans ou Charles Ier d'Orléans, né à Paris le 24 novembre 1394 et mort à Amboise le 5 janvier 1465, duc d'Orléans, est un prince français, connu surtout pour son œuvre poétique réalisée lors de sa longue captivité anglaise. Il est le fils de Louis Ier, duc d'Orléans, frère du roi de France Charles VI, et de Valentine Visconti fille du duc de Milan. Il est né à l'hôtel de Saint-Paul, à Paris.
Son enfance est marquée par les rivalités qui opposent son père à Jean sans Peur, duc de Bourgogne, rivalités à l'origine de la guerre civile entre Armagnacs et Bourguignons. Son père est tué sur l'ordre du duc de Bourgogne le 23 novembre 1407. En sa qualité d'aîné, il recueille la plus grande part de l'héritage dont le duché d'Orléans, les comtés de Valois et de Blois, et les seigneuries de Coucy et de Chauny.

Il épouse en 1406 sa cousine germaine Isabelle de Valois (17 ans), fille de Charles VI, et veuve de Richard II d'Angleterre. Celle-ci meurt à vingt ans en donnant le jour à une fille. Charles se remarie en 1410 avec Bonne d'Armagnac, fille du comte Bernard VII d'Armagnac, grand féodal du Sud-Ouest, transférant le conflit familial à la maison d'Armagnac.
A la mort de sa mère, le 4 décembre 1408, il hérite du comté d'Asti et de quelques terres lombardes.
En 1415, survient la reprise de la guerre, Charles d'Orléans fait partie de l'armée française poursuivant Henri V retraitant dans le nord de la France. A la débâcle d'Azincourt, le 25 octobre 1415, Charles d'Orléans est fait prisonnier et emmené en Angleterre. Sa libération est conditionnée par le paiement d'une rançon. Il reste vingt-cinq ans en Angleterre, années pendant lesquelles il développe son œuvre.
En effet, il ne se trouve personne pour payer sa rançon. Sa seconde épouse est morte à la fin de 1415, son beau-père, le comte Bernard VII d'Armagnac, a été massacré par les partisans de Jean Sans Peur en 1418 et en 1420, disparaît son frère cadet, Philippe, comte de Vertus. Son duché d'Orléans est laissé sans défense et les Anglais assiègent Orléans sans même songer à demander au duc, leur prisonnier, de leur ouvrir les portes, siège auquel mit fin Jeanne d'Arc.

Il est enfin libéré le 5 novembre 1440, contre une rançon de 220 000 écus, représentant partiellement la dot de sa nouvelle épouse, car le 26 novembre 1440, à 46 ans, il épouse Marie de Clèves, âgée de 14 ans, nièce du duc de Bourgogne, Philippe le Bon, et petite-fille du meurtrier de son père Jean sans Peur. En 1447, il récupère son comté d'Asti et rentre en France l'année suivante pour finir sa vie retiré à Blois. En 1457, le 19 décembre, alors qu'il a 63 ans, son épouse accouche d'une fille, Marie d'Orléans, et, le 27 juin 1462, alors qu'il a 68 ans, Marie de Clèves accouche cette fois d'un fils, Louis, le futur roi Louis XII. En 1464, elle est de nouveau enceinte, pour la troisième fois, et donne naissance à une fille, Anne d'Orléans, quelques mois avant la mort de son mari.
Charles d'Orléans meurt à Amboise le 5 janvier 1465, sur le chemin du retour, alors qu'il venait d'assister à Poitiers à une assemblée des princes du Sang et des grands féodaux. Il est inhumé en l'église du Saint-Sauveur à Blois.

Œuvre :
Charles d'Orléans est l'auteur d'une œuvre considérable : 131 chansons, 102 ballades, sept complaintes et pas moins de 400 rondeaux. Il est aussi l'auteur de pièces poétiques en langue anglaise.

Illustration d'un recueil de poèmes du duc d'Orléans commémorant son emprisonnement dans la Tour de Londres

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Message par Pharamond le Jeu 15 Mar 2012 - 16:08

Pharamond ou Faramond est le nom qui fut donné durant le moyen-âge et l'ancien régime au premier roi des Francs et ancêtre des Mérovingiens.
Ses qualités de roi des Francs et d'ancêtre mérovingien sont depuis rejetés par la critique historique et son historicité est également mise en doute.
Comme ancêtre des Mérovingiens et premier roi des Francs, il est donc maintenant considéré, comme un personnage essentiellement mythique.
Le nom Faramond, qui renvoie aux racines franciques "fara" et "mund", signifiant respectivement "tribu" et "protection", peut signifier "protecteur de la tribu" voir "protecteur du pays". Selon l'historienne Anne Lombard-Jourdan, ce nom ou ce surnom pourrait coïncider avec la fonction symbolique d'ancêtre mythique et de figure tutélaire assignée au premier roi des Francs. Compte tenu de l'origine germanique du prénom, l'orthographe Faramond est préférable.
Présenté pour la première fois comme le premier roi des Francs dans une généalogie anonyme du début du VIIe siècle, cette affirmation est reprise à nouveau en 727 dans le Liber Historiae Francorum (Livre de l'histoire des Francs). Il y est dit qu'il est le fils de Marcomir et le père de Clodion le Chevelu. Il fut donc par la suite, longtemps considéré comme le premier roi Mérovingien. Les historiens le faisaient régner au début du Ve siècle, aux alentours de 420.
Présenté comme le fils de Marcomir, Faramond, fut élu roi car, affirment les Grandes Chroniques de France : "les Français voulaient avoir un roi comme les autres nations".
Le Liber Historiæ Francorum composée vers 660 présente Faramond comme un législateur et comme l'initiateur de la loi salique. Les Gesta Regum Francorum au VIIIe attribuent de nouveau un rôle de législateur à Faramond. Au XIIe siècle, Sigebert de Gembloux consacre dans sa Chronographia un long paragraphe à la loi salique, c'est sous le règne de Faramond que fut rédigée la loi salique par quatre conseillers du roi : Wisogast, Arogast, Salegast et Widogast.
Son existence répond au besoin qu'eurent les Francs puis les Français de conforter leur conscience nationale par celle d'un premier roi. Il était donc logique que les manuels d'histoire de France commence avec Faramond ou que les actes publics l'évoquent, ce dont témoignent de nombreux faits, par exemple :
Dans la Grand-Salle du Palais de la Cité bâtie à la fin du règne de Philippe IV le Bel, tous les rois des Francs puis de France étaient représentés sous forme de statues, le premier roi représenté étant Faramond.
En août 1789, Charles-François Bouche, avocat au Parlement, data un projet de déclaration de l'an 1789 après J.-C. 1371 ans après Pharamond premier roi de France.
Peu avant la Révolution, on donnait Louis XVI soixante-sixième roi de France en commençant par Faramond.

Les Faramond historiques :

L'histoire a retenu plusieurs personnes historiques prénommés Faramond :

Le prêtre Faramond de Paris, il serait né vers 550 près de Paris. C'était un prêtre parisien, frère de l'évêque Ragnemond de Paris (évêque de 576 à 591). L'évêque Ragnemond avait désigné son frère Faramond pour lui succéder. Mais en 591, à la mort de l'évêque, Faramond se fait ravir le siège épiscopal par un riche marchand syrien nommé Eusèbe. Faramond meurt sans doute vers 600-610.

L'évêque Faramond de Maastricht, il serait né vers 625. En 675, après la mort de Childéric II, l'évêque Lambert de Maastricht est chassé de son siège par les partisans du maire du palais Ebroïn. Ceux-ci le remplace par Faramond. Vers 681/682, c'est Faramond qui est banni à son tour et Lambert reprend possession de son église. Faramond meurt sans doute vers 690-700.

L'évêque Faramond de Cologne, il serait né vers 650. Il est évêque de Cologne de vers 716 à vers 723, date probable de sa mort.

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Spoiler:
Vision d'artiste de Pharamond

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Message par Barberousse le Mar 20 Mar 2012 - 20:51

Khayr ad-Din Barberousse, nom de naissance Khizir Khayr ad-Dîn dit Barberousse, Grand Amiral de l'Empire ottoman, frère cadet d'Arudj Reïs, né en 1478 dans l'île de Lesbos (Mytilène), mort le 4 juillet 1546. Il a été Beylerbey qui signifie « émir des émirs » (gouverneur-général de province dans l'Empire ottoman) de la régence d'Alger. Il fut un grand marin.
Yacoub Reïs, potier de Mytilène, et son épouse Katalina, eurent quatre fils : Arudj (Oruç), Eliah, Isaak et Khizir. Eliah mourut précocement, les deux derniers étaient potiers comme leur père, et Arudj marin, corsaire sur des navires turcs. Les origines de la famille sont pour le père albanaises et la mère, ancienne veuve d'un prêtre grec, était d'origine catalane. À sa mort, ses fils Khizir et Isaak vont rejoindre leur frère Arudj en piraterie sous la bannière du croissant. Ils se feront désormais appeler Khayr ad-Din et Ishaq. Sous le commandement de leur aîné, ils vont convoyer des musulmans et des sépharades fuyant la pression de l'inquisition espagnole et les conversions de force décrétées par Isabelle la Catholique en 1492, de l'Andalousie vers l'Empire ottoman (fin de la Reconquista) où le sultan Bayezid II leur a donné refuge. Cela leur confèrera un grand prestige auprès des juifs et des musulmans, et ce fut à cette période qu'ils acquirent le surnom de « Barberousse ». Les trois frères vont sillonner la Méditerranée s'adonnant à la « Course » contre les navires chrétiens avec pour ports d'attache Tunis, Djerba, Jijel et Alger, où Arudj, usant de ruse et de cruauté, se fit bey de la cité.

Berlerbey (pacha) d'Alger :
Khayr ad-Din s'était vu confier l'autorité sur Alger durant la période où Arudj allait à la conquête de l'Ouest algérien. À la mort de son frère, il fut proclamé bey d'Alger par les corsaires et les soldats. Craignant une attaque des Espagnols, il fit allégeance à l'Empire ottoman, dont le sultan Sélim Ier lui envoya une troupe de 2 000 janissaires munie d'artillerie et 4 000 fantassins turcs.
Entre temps il dut juguler une révolte des Algériens et faire face à un nouvel assaut espagnol. Le 17 août 1518, Hugo de Moncade, Chevalier de Malte, mandaté par Charles Quint, se présenta devant Alger avec trente vaisseaux, huit galères et quelques brigantins, soit plus de 5 000 hommes. Moncade subit un orage terrible, fut défait sévèrement et ne dut son salut qu'à la fuite avec quelques rescapés.
Barberousse sera néanmoins vaincu, mais par une armée de Hafsides alliée à Ben-el-Kadi, l'émir de Kouko. Il cédera Alger à son ennemi kabyle et se repliera sur Jijel, plaque tournante de la piraterie barbaresque en Méditerranée. Il revint à sa carrière de moudjahid pour reconstituer ses finances (1520-1525).
Il reprit ses conquêtes dès qu'il le put. Il s'empara de Collo en 1520, de Qacentina (Constantine) en 1521) puis d'Annaba (Bône) en 1522, tout en s'adonnant à la « Course » une à deux fois par an, accroissant sa flotte et ses richesses. Enfin il reprit Alger, où les Kabyles qui l'en avaient chassé s'étaient rendus impopulaires (1525). Il réprima brutalement toute tentative de soulèvement mais la forteresse espagnole du Peñon menaçait toujours la ville.
En 1529, Barberousse entreprit le siège du Peñon. Après deux semaines d'intensifs bombardements d'artillerie, les Ottomans prirent le fort d'assaut par mer et de nuit. Le commandant Martin de Vargas se rendit. 90 soldats espagnols, 25 femmes et enfants furent faits esclaves. Barberousse fit raser la forteresse et employa les pierres pour la construction d'un môle, de 200 m de long et 25 m de large, reliant les îlots à la cité, créant ainsi le port d'Alger. Acte de fondation de la Régence d'Alger. La flotte barbaresque en fit son refuge habituel dans cette partie de la Méditerranée.
En 1531 l'Amiral gênois Andréa Doria, au service de l'Espagne, se fit fort de le vaincre à Cherchell. Il subit une défaite historique. 400 Espagnols furent tués. Barberousse poursuivit la flotte espagnole en déroute et ravagea au passage les côtes italiennes et la Provence.
En 1533, Barberousse, convoqué à Constantinople par Soliman, fut nommé Grand Amiral de la Flotte Ottomane par le Sultan qui l'investit des titres de Pacha et de Beylerbey. Alger, maintenant pachalık ottoman, restera sous la garde de son eunuque Hassan Ağa.
C'est investi du titre de beylerbey qu'il préparera la campagne contre Tunis, Khayr ad-Din cherchant à punir le sultan hafside et à annexer des territoires pour le compte de la Sublime Porte. Il attaqua la Tunisie et profita des dissensions des Hafsides pour entrer dans Tunis (août 1534). Il proclama la déchéance des Hafsides et installa une garnison à Kairouan.
Les Espagnols, aidés par les Tunisiens inquiets de ces succès, furent appelés au secours par le sultan hafside détrôné, Abû `Abd Allâh Muhammad al-Hasan. Charles Quint prit lui-même la tête d'une expédition de 412 bâtiments et 27 000 hommes. Il reprit Halq al-Wadi (Halk el-Oued ou La Goulette), port de Tunis (14 juillet 1535), puis Tunis même avec l'aide des habitants que Barberousse n'avait pas éliminés. Les Espagnols vont massacrer le tiers de la population de la ville pendant trois jours, avec l'accord du roi hafside. Barberousse combattit jusqu'à la dernière minute les troupes espagnoles et se replia à Annaba (Bône) où il trouva un soutien. Revenant à son activité de corsaire, il prit Mahon (capitale de l'île de Minorque, dans l'archipel des Baléares), où il fit 6 000 prisonniers et un énorme butin (1536).
Après ce raid, il mouillera une dernière fois à Alger qu'il quittera définitivement pour poursuivre, pour la gloire de l'Empire ottoman, sa carrière en Méditerranée.

Pacha à Constantinople :
À Constantinople, Barberousse va réorganiser la flotte ottomane, les mémorialistes turcs le considèrent comme le père de la Marine ottomane. Kheyr ad-Din devait faire des descendants des nomades asiatiques une des premières puissances navales et placer le prestige maritime de l'empire sur un piédestal où nul ne l'attendrait au cours du règne de Soliman écrivit l'historien Jean-Louis Belachemi.
Amiral de la flotte ottomane, Kheyr ad-Din dirigea plusieurs campagnes contre les Occidentaux.
En 1534, il effectua plusieurs raids le long de la côte italienne. Un des épisodes les plus rocambolesques de cette campagne est certainement la tentative de rapt sur la personne de Giulia Gonzaga (1513-1566), une jeune noble dont la réputation d'être « la plus belle femme d'Italie » avait dépassé les frontières de son pays. Veuve très jeune du comte Vespasiano Colonna, Giulia avait refusé de se remarier et fait de son château de Fondi un lieu de culture prisé de ses contemporains. Le rapt de Giulia Gonzaga fut commandé à Kheyr ad-Din par le grand vizir Ibrahim qui voyait en elle le moyen d'évincer du cœur de Soliman sa favorite Roxelane, dont l'habileté politique en faisait une rivale exécrée. La ville de Fondi n'étant pas située sur la côte, Kheyr ad-Din débarqua de nuit plusieurs milliers de janissaires chargés de capturer la belle. Celle-ci échappa de justesse à ses ravisseurs, fuyant à cheval en pleine nuit avec l'aide de son écuyer. De dépit, Kheyr ad-Din fit massacrer la population de Fondi.
En 1537, il razzia à nouveau la côte italienne, les îles Ioniennes et sera mis en échec en assiégeant Corfou.
L'année suivante, la guerre fut déclarée entre le Sultan et les Vénitiens alliés au pape Paul III et à Charles Quint. Les Alliés de la Sainte Ligue réunirent une armada sous le commandement d'Andréa Doria qui se porta au-devant de Barberousse à la bataille de Prévéza. Ce fut la plus grande victoire navale remportée par la Flotte ottomane.
En 1539, il s'empara de Castelnuovo en Dalmatie, tuant 400 mercenaires espagnols en garnison. Cette expédition força les Vénitiens à demander la paix et l'amiral rentra à Constantinople se reposer.
La dernière campagne eut lieu en 1543. François Ier créa la première ambassade européenne à Istanbul, demanda au Grand Seigneur (le sultan ottoman) d'envoyer sa flotte contre l'empereur Charles Quint. Barberousse sortit pour la quatrième fois avec cent galères, pillant et saccageant la Calabre. François Ier s'allia par la suite avec Barberousse à plusieurs reprises. Puis le corsaire turc assiégea Nice qui préféra se rendre aux Français. De retour vers Constantinople il attaqua l'île d'Elbe.
Il laissa son fils adoptif Hassan Agha diriger Alger avec le reste de la garnison ottomane, lui-même partant faire campagne en Tunisie. C'est d'ailleurs Hassan Agha qui combattra contre Charles-Quint au Siège d'Alger (1541). Plus tard Hassan Agha sera destitué et Hassan Pacha son demi-frère prendra sa place pour la régence d'Alger.
Au crépuscule de sa vie il fit bâtir une mosquée à Istanbul à côté de laquelle il édifia un mausolée funéraire qui existe toujours dans le quartier de Beşiktaş. Il décéda le 4 juillet 1546 à la veille de ses 80 ans.

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Message par Thibaut Ier de Navarre le Mar 27 Mar 2012 - 9:47

Thibaut Ier, roi de Navarre de 1234 à 1253 sous le nom de Thibaud Ier de Navarre, Thibaud de Champagne, né le 30 mai 1201 à Troyes, mort le 14 juillet 1253 à Pampelune, fut comte de Champagne de 1201 à 1253 sous le nom de Thibaud IV. Il porta les surnoms de Thibaud le Posthume puis de Thibaud le Chansonnier.

Comte de Champagne :
Il était fils de Thibauld III, comte de Champagne, et de Blanche de Navarre (1177-1229). Son parrain fut Philippe Auguste, roi de France qui l'éduqua à la cour. Il y fut confié aux bons soins de Blanche de Castille, épouse du prince héritier, le futur Louis VIII, cousine de son père par Aliénor d'Aquitaine et petite-cousine de sa mère par les couples García V de Navarre - Marguerite de l'Aigle et Alphonse VII de Castille - Bérengère de Barcelone.
Après que la succession lui eut été contestée par un cousin (Guerre de succession de Champagne, 1216-1221), Thibaut prit en main l'administration de ses États.
Vers 1220, il épousa Gertrude de Dabo (°1204-† v.1225), fille d'Albert II de Dabo-Moha, comte de Dabo, de Moha et de Metz, et veuve de Thiébaud Ier, duc de Lorraine, en espérant s'approprier le comté de Metz. Après l'échec de cette tentative, il répudia Gertrude.
En 1223, il épousa en secondes noces Agnès de Beaujeu, cousine du futur Saint-Louis qui fut sa compagne de jeux à la cour de France et mourut en 1231. Elle était fille de Guichard IV, sire de Beaujeu et de Sibylle de Hainaut. Ils eurent :
Blanche (1226 † 1283), mariée en 1236 avec Jean Ier le Roux († 1286), duc de Bretagne.
En 1224, il participa aux campagnes de Louis VIII contre les Anglais, et notamment au siège de La Rochelle, puis contre les Cathares, mais quitta la croisade une fois effectué les quarante jours de service requis, au grand mécontentement du roi.
En 1228, il servit de négociateur, avec l'accord du comte de Toulouse, dans l'élaboration du projet de traité de Paris, qui mettra fin à la croisade des Albigeois.
En 1232, il épousa en troisième noces Marguerite de Bourbon (1211-1256), fille d'Archambaud VIII, seigneur de Bourbon et d'Alix de Forez qui lui donnera :
Eléonore (1233 † jeune)
Thibaut II (1238 † 1270), comte de Champagne et roi de Navarre. (successeur de Thibaut Ier en 1253)
Béatrice (1242 † 1295), mariée en 1258 à Hugues IV (1212 † 1272), duc de Bourgogne.
Pierre, mort en 1265.
Marguerite († 1306), mariée en 1255 à Ferry III († 1302) duc de Lorraine.
Henri Ier le Gros (1244 † 1274), comte de Champagne et roi de Navarre. (successeur de Thibaut II en 1270)
En 1234, Thibaud reçut la couronne de Navarre, après la mort de Sanche VII le Fort, son oncle, frère de sa mère Blanche de Navarre.
Pendant la minorité de Louis IX, Thibaut rassembla autour de lui quelques *Barons* formant une ligue des grands vassaux qui voulaient s'opposer au sacre du jeune roi, mais les trahissant, il se rendit rapidement auprès du roi et se soumit. Ses alliés, indignés de cette défection, se jetèrent aussitôt sur son comté qu'ils ravagèrent et ils en auraient pris la capitale Troyes, si l'armée royale n'était venue la secourir. Les rebelles, poursuivis jusqu'à Langres y furent dispersés.
En 1239, à la suite de l'appel du pape Grégoire IX, il conduisit une croisade en Terre Sainte.
En 1240, il rapporta de Damas "dans son heaume", le rosier dit de "Provins", de son nom latin rosa gallica officinalis, il rapporta également un morceau de la vraie croix et la tradition veut qu'il en ait rapporté le cépage Chardonnay qui entre dans la composition du champagne.
Sa passion amoureuse pour la reine de France, Blanche de Castille qui en profita pour la manipuler en politique, lui inspira chansons et poésies qu'il faisait peindre sur les murs de ses palais de Troyes et de Provins. Ceci lui valut le qualificatif de chansonnier. Il est l'auteur de 71 compositions lyriques variées (dont 37 chansons d'amour) dans lesquelles il fait montre d'une grande virtuosité technique et verbale (il apprécie jeux de mots, pointes, métaphores filées et allégories) ainsi que d'une certaine désinvolture ironique envers la matière courtoise. Thibaut de Champagne est le trouvère le plus célébré de son temps. Il sera au siècle suivant salué par Dante comme un précurseur.
Il mourut en Navarre à Pampelune, le 14 juillet 1253 à l'âge de 52 ans.

Roi de Navarre :
Comme il était le fils de Blanche de Navarre, sœur du roi Sanche VII le Fort, à la mort de ce dernier les Navarrais ne tinrent aucun compte de la volonté du roi, qui avait désigné Jacques Ier d'Aragon comme son successeur, ils appelèrent Thibaut de Champagne qui un mois après la mort de son oncle, se présenta à Pampelune, où il jura fidélité aux Fueros du Royaume, fournissant ainsi à la couronne de Navarre une dynastie bien installée de puissants vassaux dans le nord du royaume de France.
C'est ainsi que fut établie la « Maison de Champagne. »
Des traités furent conclus avec la Castille, l'Aragon et l'Angleterre, permettant au nouveau souverain de consolider sa couronne. Il gouverna avec l'aide de nobles venus de Champagne qui reçurent des charges importantes. Il réduisit l'importance des fiefs non héréditaires, les tenencias, comme divisions territoriales et créa quatre grands districts confiés à des merinos, à qui il attribua des fonctions fiscales et relevant de l'ordre public. Il établit ses lois par écrit, élaborant un Cartulario Magno où elles figuraient toutes et il commença la compilation des traditions juridiques de la monarchie navarraise connue sous le nom de « Fuero General ».
Pour obtenir l'appui de la Castille, il négocia le mariage de sa fille Blanche avec Alphonse, le futur Alphonse X le Sage. Par ce traité Ferdinand III le Saint offrait à Thibaut les terres de Guipuscoa à titre viager, mais pas celles d'Álava comme Thibaut l'aurait voulu. Ainsi le royaume de Navarre aurait eu un accès naturel à la mer Cantabrique (sud du golfe de Gascogne). Ce traité, qui ne fut pas appliqué, aurait entraîné l'incorporation de la Navarre à la Castille. Il semble que l'année suivante Thibauld ait promis sa fille Blanche au comte de Bretagne.
En 1238 il dirigea une expédition de croisés en Terre sainte. Malgré sa défaite, les querelles entre les musulmans lui permirent de signer la paix et d'obtenir pour les chrétiens Jérusalem, Bethléem et Ashkelon. Il revint de la croisade à la fin de 1240 et passa une grande partie de son règne à des voyages continuels entre Navarre et Champagne.
Il eut d'important différends avec l'évêque de Pampelune, Pedro Jimenez de Gazólaz et refusa de répondre devant les tribunaux pontificaux. Un concile provincial tenu en 1250 alla jusqu'à l'excommunier, mais le pape lui accorda un privilège spécial selon lequel, sans mandat du Saint-Siège, personne ne pouvait excommunier le roi.
Thibaut est connu par le surnom de « Troubadour » en raison de la réputation de poète que de son temps il possédait déjà et que l'histoire a confirmée.
Il mourut à Pampelune au retour d'un de ses voyages en Champagne, et fut enterré dans la cathédrale de Pampelune.
Thibaut est connu comme troubadour non seulement parce qu'il aimait écrire, mais parce que ses poèmes étaient d'un mérite exceptionnel, et avant même la fin de la croisade de 1238-1240 il écrivait encore. Il fut le premier à mettre par écrit les droits et les libertés du royaume dans ce qu'on a appelé le fuero antiguo, et au cours de son règne il les compila tous, les traditionnels comme les nouveaux.



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Message par Pierre Ier de Chypre le Mer 4 Avr 2012 - 10:38

Pierre Ier de Chypre ou Pierre Ier de Lusignan, né le 9 octobre 1328, assassiné le 17 janvier 1369, roi de Chypre (1358-1369), fils de Hugues IV de Chypre et d'Alice d'Ibelin.
Jeune, il reçut le titre de comte de Tripoli, titre totalement dénué de substance car Tripoli était conquis par les Mamelouks depuis près d'un demi siècle. En 1342, il épousa Echive de Montfort, fille et héritière d'Onfroy de Montfort, connétable de Chypre et seigneur titulaire de Tyr et de Toron. Echive mourut avant 1350 quand Pierre était encore adolescent le mariage fut sans enfant. En 1353, il épousa Eléonore d'Aragon, fille de l'infant Pierre d'Aragon, comte de Ribagorce et de Jeanne de Foix et sœur d'Alphonse d'Aragon duc de Gandie et prétendant au trône d'Aragon. Jeanne l'Aleman fut longtemps sa maîtresse.
Son père réfréna son désir de mener une nouvelle croisade et de reprendre Jérusalem, mais dès la mort de ce dernier, Pierre mit en place ses projets. L’appel à se croiser lancé conjointement par Urbain V et le roi de France avait motivé quelques monarques de la chrétienté. Le premier à répondre fut Valdemar IV Atterdag, roi du Danemark. Le second fut Pierre Ier de Lusignan, roi de Chypre. A la mi-mars 1363, il quitta Gênes et se dirigea vers Avignon en passant par la route du front de mer. Il arriva dans la cité des papes le 29 mars 1363. Pierre Ier arriva à Avignon, le mercredi des Cendres. Il était tout auréolé de la gloire d’avoir, quelques mois plus tôt enlevé aux Turcs la place forte de Satalie, en Asie Mineure. Comte de Tripoli, il avait été couronné roi de Chypre du vivant de son père Hugues IV, le 24 novembre 1358. Ce dernier l’avait préféré à son aîné Gui, prince de Galilée. Le roi Hugues s’était ensuite éteint le 10 octobre 1359.
Jean II ayant appris par Urbain V « que messire Pierre de Lusignan, roi de Chypre et de Jérusalem, devait venir en Avignon et avait passé mer, si dit le roi de France qu’il attendroit sa venue, car moult grand désir avoit de lui voir, pour les biens qu’il en avoit ouï recorder et la guerre qu’il avoit faite aux Sarrasins, car voirement avoit le roi de Chypre pris nouvellement la forte cité de Satalie », l’attendit à Avignon avec le Maréchal Jean Ier le Meingre, dit "Boucicaut", pour prendre la croix.
Deux jours après, le vendredi saint, Urbain V renouvelait son solennel appel à tous les rois et princes chrétiens. Il désignait Jean le Bon comme Capitaine général de la croiserie et le cardinal de Périgord comme son légat.
Lors d’un banquet, Urbain V plaça le roi Jean à son côté. Comme celui-ci priait le roi de Chypre de s’asseoir près de lui, Pierre de Lusignan lui dit : « Très cher Sire, il ne m’appartient pas de seoir jouxte vous, qui estes le plus noble roy des crestiens, car, au regart de vous, je ne suis qu’ung vostre chevalier ».
Le 31 mai, Pierre Ier de Lusignan quitta Avignon et remonta vers l’Europe du Nord pour convaincre d’autres princes chrétiens de Flandre et du Brabant de se joindre à eux. Il fut de retour à Avignon le 22 juillet, accompagné de Jean le Bon. Les deux rois s’installèrent dans la « noble maison de Saint-Ouen ». Le roi de Chypre avait peu à peu convaincu le roi de France de changer l’objectif de leur « croiserie ».
Le port d’Alexandrie fut dès lors préféré à Andrinople et le Souverain Pontife lui-même donna son aval à la défense des saintes affaires du roi Pierre.
A l’approche de l’hiver, on parlait toujours du « saint voyage » quand Jean II apprit que son fils Louis, prisonnier sur parole des Anglais à Calais, avait fui. Il dut quitter de toute urgence l’Hôtel du Dauphin à Villeneuve-lès-Avignon. Le 14 novembre, le roi de France fit étape dans la ville du Saint-Esprit et regagna les pays de langue d’Oïl.
Le 1er décembre 1363 une vague de froid s’abattit sur tout le pays. Jean le Bon fut surpris par ce froid glacial à Amiens où il avait réuni les États Généraux de langue d’Oïl. À leur clôture, le roi annonça qu’il allait retourner en Angleterre se constituer prisonnier en lieu et place de son fils Louis.
La défection du roi de France n’empêcha point cette « croiserie » d’avoir lieu. Elle ne fut que retardée jusqu’en 1365. Cette année-là, le 30 juin, d’Avignon, Urbain V écrivit au roi de Chypre, pour hâter son départ de Venise vers l’Égypte. Il venait d’embarquer avec ses troupes vers Rhodes et Alexandrie. Aux côtés du roi se trouvaient, entre autres, Jean de la Rivière, chancelier du roi de France, Philippe de Mézières, chancelier du roi de Chypre, le vicomte de Turenne, Guillaume III Roger de Beaufort, et Gantonnet d'Abzac, neveu du patriarche de Nicosie. Avec eux, près de huit mille croisés étaient prêts à aller combattre les Infidèles à Alexandrie.
Une flotte de quelque cent soixante-cinq navires arriva à Alexandrie le 7 octobre 1365 et le 9, l'offensive terrestre était lancée. Le port égyptien fut pris le 10 octobre. Les installations portuaires furent consciencieusement pillées durant une semaine. Ce que ne savait pas Urbain V qui, le 15 octobre, écrit à Marco Cornaro, le doge de la Sérénissime. Dans sa lettre, il se plaignit des difficultés qu’éprouvaient les croisés pour se rendre de Venise à Chypre ou Rhodes.
Pierre Ier avait fondé en 1347 l'Ordre du Cygne, un ordre de chevalerie chargé de reconquérir Jérusalem.
Tandis qu'à Rome, il a reçu un appel des barons de l'Arménie, le nommant comme Roi et le suppliant de délivrer leur patrie. Il revint dans un royaume de Chypre pour répondre à leur demande d'aide. Son royaume, en son absence, a été secoué par les intrigues et les complots dus en partie à l'infidélité de la reine Aliénor durant ses longues absences en Europe. Sa réaction lui met à dos sa noblesse. Il fut assassiné au Palais de La Cava, à Nicosie, par une faction de nobles le 17 novembre 1369, probablement sur ordre de ses propres frères Jean de Lusignan, prince d'Antioche, et Jacques de Lusignan.
Il fut été enterré dans l'église de Saint-Dominique de Nicosie, le lieu de sépulture traditionnelle des rois de Chypre.
Son successeur fut son fils Pierre II le Gros de Lusignan.

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Armoiries Chypre Jérusalem

Pierre Ier de Chypre
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Pays/dates : né le 9 octobre 1328, assassiné le 17 janvier 1369.
Titres : roi
Fonctions : Pierre Ier de Chypre ou Pierre Ier de Lusignan, Roi de Chypre, comte de Tripoli. Dynastie Maison de Lusignan.
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Message par Ferdinand II le Mer 11 Avr 2012 - 13:06

Ferdinand II ou Ferdinand II de Portugal, nom de naissance Prince Ferdinand Augustus Francis Anthony de Saxe-Coburg-Gotha-Koháry, (Dynastie de Bragance branche directe) est né en 1816 et mort en 1885. Après son mariage, il fut roi consort de Portugal et des Algarves de 1837 à 1853. Il créa le palais de Pena d'architecture éclectique ainsi que son parc ombragé.
Au Portugal, il est connu comme le Roi Artiste.

Titre complet :
Roi de Portugal et des Algarves, de chaque côté de la mer en Afrique, duc de Guinée et de la conquête, de la navigation et du commerce d'Éthiopie, d'Arabie, de Perse et d'Inde par la grâce de dieu.

Fils de Ferdinand de Saxe-Cobourg et d'Antonia de Kohary Csabrag, il est le neveu du roi Léopold Ier de Belgique et le cousin germain de la reine Victoria Ière du Royaume-Uni.

En 1836, il épousa la reine Marie II de Portugal, veuve en premières noces d'Auguste de Leuchtenberg, et devient roi de Portugal jure uxoris, selon la loi portugaise, après la naissance de son fils aîné, en 1837.

De cette union naîtront :
Pierre (devenu Pierre V de Portugal 1837-1861), succéda à sa mère, épousa en 1858 Stephanie de Hohenzollern-Sigmaringen. (1837-1858)
Louis (devenu Louis Ier de Portugal 1838-1889) succéda à son frère, épousa en 1862 Marie-Pie d'Italie. (1847-1911) (postérité)
Jean de Bragance (1842-1861), duc de Beja.
Marie-Anne de Portugal (1843-1884), en 1859 elle épousa le roi Georges Ier de Saxe. (postérité)
Antoinette de Portugal (1845-1913), en 1861 elle épousa Léopold, Prince de Hohenzollern. (postérité)
Fernand de Portugal (1846-1861)
Auguste de Portugal (1847-1889), duc de Coimbra.
Léopold de Portugal (1849)
Maria da Gloria de Portugal (1853)

Devenu veuf, il régna jusqu'à la majorité de son fils Pierre V de Portugal. Il fut présenté d'autorité par l'Angleterre comme candidat au trône de Grèce, ce qu'il dut refuser avec énergie préférant se consacre à l'art et à sa vie privée.

En effet, Ferdinand II épousa morganatiquement une cantatrice suisse, Elisa Hensler, laquelle fut titrée comtesse d'Edla par son cousin le duc Ernest II de Saxe-Cobourg-Gotha. Ils vécurent ensemble au palais de la Pena.
Palais de Pena, la construction commencée au milieu du XIXe siècle, ne s'achève qu’en 1885.

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Ferdinand II
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Pays/dates : né en 1816 mort en 1885
Titres : roi
Fonctions : roi consort de Portugal de 1837 à 1853. Il créa le palais de Pena d'architecture éclectique. Dynastie de Bragance.
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Message par Philippe Marie Visconti le Mer 2 Mai 2012 - 20:27

Philippe Marie Visconti, en italien Filippo Maria Visconti était un noble italien de la dynastie Visconti, né en Italie le 23 septembre 1392 et mort le 13 août 1447 à Milan. Il fut le 3e duc de Milan en 1412.
Dès l'enfance, l'existence de Philippe Marie fut marquée par de nombreux problèmes physiques. Bien avant que son frère aîné Jean Marie ne soit conçu, Catherine, leur mère, subit plusieurs fausses couches qui doivent être probablement attribuées au rapport endogame du couple ducal, Jean Galéas et Catherine étaient en effet cousins au premier degré. Craignant de ne pouvoir avoir de descendance, cas problématique pour des raisons aussi bien d'opportunité que de prestige politique, le couple fit vœu d'offrir à la Madone ses futurs fils. Catherine devint enceinte de l'aîné Jean en 1388 et en 1392, ce fut le cadet Philippe. Aux deux, on imposa le second prénom de Marie pour remercier la Vierge de la grâce reçue. Bien qu'ils fussent déclarés sains et robustes, probablement pour satisfaire les parents, le petit Philippe Marie souffrit dès ses premières années de rachitisme ce qui l'empêcha même adulte de se promener ou de se tenir debout longtemps. En 1402 Jean Galéas mourut (sept ans auparavant en 1395 il avait obtenu l'élévation au rang de duc de Milan). Le titre et la seigneurie des vastes possessions viscontiennes passa à l'aîné Jean Marie, ayant à peine treize ans la tutelle fut confiée à la mère Catherine, nommée régente. Le petit Philippe Marie par contre, fut envoyé à Pavie dont le territoire lui avait été assigné comme comté par le testament du père.
Le gouvernement de Jean Marie fut lourdement marqué par les conflits entre les factions politiques adverses qui recherchaient alors la prédominance dans l'ex-duché de Jean Galéas. Au cours de la lutte, la suprématie revint au condottiere Facino Cane qui réussit à fomenter une rivalité entre le jeune duc et la régente. Déterminé à atteindre son but, il vit son action se concrétiser en 1404 lorsque Jean Marie fit arrêter et enfermer sa mère dans le château de Monza. Ironie du sort ce château était celui que lui avait offert, le jour de ses noces, son mari Jean Galéas vingt-quatre ans plus tôt. Après environ deux mois de captivité Catherine mourut, dans l'indifférence des grands tumultes politiques. Seul, Philippe Marie s'était préoccupé d'elle, retranché derrière les murs du château de Pavie, il assistait impuissant à l'effritement de l'état créé par son père et ses ancêtres, pendant que son frère aîné se brouillait toujours plus avec l'aristocratie et le peuple milanais. Contrairement à sa mère, Jean Marie ne réserva pas à son jeune frère le même traitement, âgé de douze ans le cadet était un adversaire du moins pour l'instant de peu de poids en raison de sa santé fragile et du peu de moyens avec lesquels il passait son existence pavesane. Existence qui, à partir de 1410, fut mise encore plus en suspens, puisque cet année-là, Facino Cane réussit à occuper la ville.
Pour Philippe Marie, le grand changement arriva en 1412, lorsque, en l'espace de quelques jours, Facino Cane et Jean Marie moururent. Des deux, Philippe Marie reçut d'importants héritages du condottiere Facino Cane, son épouse Béatrice Lascaris de Tende âgée de quarante-deux ans que Facino avait confiée à Philippe Marie en même temps qu'une considérable dot, en échange de la promesse de l'amener à l'autel et d'en faire sa conjointe, du frère Jean Marie, par contre, le titre ducal et la seigneurie des territoires assujettis à Milan. Héritage assurément plus difficile à gérer, pour Philippe Marie que le premier, puisque l'état viscontien se trouvait dans une situation de profonde crise politique et économique.
Philippe Marie, personnage paranoïaque, superstitieux mais cependant sans préjugés et cynique, fit montre d'une considérable adresse politique. Il épousa Béatrice, mariage soutenu par l'archevêque de Milan Bartolomeo Capra et avec les ressources économiques et militaires apportées en dot par sa femme, il réussit à redresser partiellement l'État. Lorsque sa femme se montra trop intéressée aux événements politiques, il la fit décapiter en 1418 près du château de Binasco en même temps qu'un homme avec lequel elle était prétendûment accusée d'adultère. Philippe Marie fut soupçonné de comportement luxurieux, alors qu'à sa cour il s'était entouré de pages qui le suivaient partout, il entretenait par ailleurs un rapport stable avec Agnès du Maine, fille du comte palatin Ambrogio et probablement dame de compagnie de sa femme. En 1425, de cette relation naquit Blanche Marie, unique fille naturelle de Philippe Marie.
En 1423 à la mort de Georgio Ordelaffi, seigneur de Forlì, alors que son fils Tebaldo Ordelaffi était encore petit, Philippe Marie, en tant que tuteur de Tebaldo nommé par Georgio, saisit l'occasion de tenter la conquête de la Romagne. Une guerre éclata alors avec Florence fermement décidée à contrarier ses ambitions.
Venise, après quelques retournements des florentins et convaincue par le comte de Carmagnola, se décida à intervenir en 1425 en leur faveur. La guerre se déplaça en Lombardie et, en mars 1426, Carmagnola fomenta la révolte de Brescia qu'il avait lui-même conquis pour les Visconti cinq ans auparavant. Après un long siège et la destruction de la flotte ducale qui apportait des vivres à la ville assiégée, Venise conquit Brescia et le rivage oriental du lac de Garde. Philippe Marie demanda inutilement de l'aide à l'empereur Sigismond et, en 1426, fut contraint d'accepter la paix aux conditions proposées par le pape Martin V, la cession de Brescia et la restitution à Carmagnola de tous ses avoirs restés à Milan. La paix fut mal acceptée et par la population milanaise et par l'empereur et les réprimandes de ce dernier donnèrent à Philippe Marie un prétexte pour recommencer les hostilités qui amenèrent cependant à la défaite de Maclodio (12 octobre 1427). Cette défaite fut suivie d'une nouvelle paix conclue à Ferrare avec la médiation de Nicolas III d'Este qui comporta pour le duché de Milan la perte définitive de Bergame et de Brescia.
En 1431, fut élu le nouveau pape, Eugène IV, vénitien et de ce fait, hostile aux Visconti.
Philippe Marie Visconti céda aussi au pape Forlì et Imola, lorsque se liguèrent contre lui Ferrare, Mantoue, le Montferrat et la Savoie.
En 1428, se trouvant dans un impasse politique, il fit tout pour s'allier avec le duc de Savoie et épousa sa fille Marie de Savoie, dans l'urgence des évènements, il se désintéressa de la dot et plus tard, il reversa sur la jeune femme la hargne pour la situation dans laquelle il en était venu à se trouver.
Vers la fin du printemps 1446, en raison de l'aggravation de ses conditions de santé, Philippe Marie se préoccupa du salut de son âme en chargeant un groupe de théologiens de trancher du débat de savoir si un seigneur temporel pouvait être sauvé après Dieu. Rassuré du verdict du collège des spécialistes qui l'invitaient, pour la tranquillité de l'état à penser à la succession, il tenta un rapprochement entre François Sforza et sa fille Blanche Marie. Les tenants de Sforza à la cour de Philippe voyaient en Blanche Marie, et donc en son mari, le successeur naturel et surtout celui qui il les aurait défendus de l'avidité vénitienne.
François, à qui les sautes d'humeur du beau-père étaient désormais notifiées, hésita et repoussa son retour à Milan, en demandant des garanties en échange des promesses du beau-père. Les négociations se prolongèrent et subirent un arrêt en raison de l'excessif enthousiasme avec lequel Sforza était attendu à Milan. Le 5 mai 1447 le porte-parole sforzien à Milan écrivit : « le duc est entré en grande jalousie et son esprit n'est pas sincère ».
L'agonie de Philippe Marie déchaîna la course à la succession. Le testament de Jean Galéas Visconti disposait qu'en cas de manque de descendance masculine, la ligne de succession devait être celle de sa fille Valentine. Les Français, forts de ce fait, revendiquèrent le duché pour Charles d'Orléans. D'un autre côté, les Espagnols soutenaient que le testament de Philippe Marie était en faveur d'Alphonse V d'Aragon. Parmi les Italiens, outre Sforza, Louis Ier de Savoie, frère de la duchesse, revendiquait le titre, contrairement à d'habiles juristes, parmi lesquels Piccolomini, qui soutenaient que le titre devait être rendu à l'Empereur.
Le seul qui aurait pu faire la lumière était Philippe Marie lui-même qui, cependant, avait perdu tout intérêt pour le gouvernement du duché et, aux questions inquiètes concernant la succession, répondait que « après lui, tout irait à la ruine », anticipant le plus célèbre « Après moi le déluge » de Louis XV.
Le 6 août, il renonça aux soins et le 11 son état empira. Dans la nuit du 12 au 13 août, il demanda à être tourné dans son lit avec le visage face au mur et, peu après, il mourut, isolé et indigné comme il avait vécu. Un groupe de nobles et de juristes de l'université de Pavie instaura, à sa mort, un gouvernement républicain qui fut nommé République ambrosienne.
En Philippe Marie Visconti, la veine de folie qui a traversé les générations de la dynastie Visconti ne se manifesta pas au travers des attitudes perversement cruelles et sanguinaires qui avaient caractérisé son frère Jean Marie et quelques prédécesseurs mais plutôt avec une misanthropie paranoïaque qui l'amena à vivre complètement isolé dans la forteresse de la Porte Giovia et à tisser ses trames, entouré d'un petit groupe de très fidèles.
Hypocondriaque et maniaquement soupçonneux même vis-à-vis des familiers qui étaient constamment surveillés par un réseau d'espions qui s'étendait jusqu'aux confesseurs de sa femme et de son amant lui rapportant chaque mot.
Philippe Marie était de plus extrêmement superstitieux, il s'entourait d'astrologues chargés de lui indiquer le lieu et l'instant les plus propices pour chaque action. Malgré cela, il eut une grande adresse politique et la capacité de choisir et mener d'excellents condottières qui lui permirent de rendre au duché de Milan le prestige dont il jouissait du temps de Jean Galéas Visconti.

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Message par Robert Baden-Powell le Mar 22 Mai 2012 - 12:49

Robert Baden-Powell. Le Britannique Lord Robert Stephenson Smyth Baden-Powell of Gilwell né le 22 février 1857 a Londres, mort le 8 janvier 1941 a 83 ans au Kenya, 1er baron Baden-Powell, fut le fondateur du scoutisme.
Lord Robert Stephenson Smyth Baden-Powell of Gilwell, dit « BP » est né le 22 février 1857 dans le quartier de Paddington à Londres. Il est le 12ème des 14 enfants (dont 3 morts en bas âge) du Révérend Baden Powell, professeur de mathématiques à l'université d'Oxford, et d'Henriette Grace Powell. Il est prénommé Robert Stephenson Smyth, du nom de son parrain Robert Stephenson (fils de George Stephenson), et de ses grands-parents maternels (dont l'amiral William Henri Smyth, qui est aussi géographe et astronome). Son père meurt alors qu'il n'a que 3 ans.
Baden-Powell fait ses études à Charterhouse, collège réputé pour sa discipline. Baden-Powell est un adepte de l’école buissonnière et se cache régulièrement dans le bois derrière l’établissement scolaire. Il y développe son sens de l’observation. Ses frères l’emmènent régulièrement explorer la campagne, camper et naviguer.
Il n'a jamais été un très bon élève et rate ses examens d’entrée à l'université. Il se présente alors à l’école militaire et obtient la seconde place au concours d’entrée, à 19 ans (1876).
Il intègre le 13e Hussards, un régiment de cavalerie, et est dispensé de suivre les stages de l'école d'officiers. En 1877, il est envoyé comme sous-lieutenant en Inde, alors colonie britannique. C'est pendant ses loisirs qu'il s'intéresse plus particulièrement au travail des éclaireurs et qu'il se rend compte de leur importance dans les opérations militaires.
A l'âge de 26 ans, il est promu capitaine. Son régiment est déplacé en Afrique du Sud, où il a l'occasion d'entrer en contact avec des éclaireurs, indigènes pour lesquels il a beaucoup d'admiration. Il se perfectionne ainsi dans l'art de l'approche et de l'exploration. C'est en Afrique qu'il a pour la première fois la possibilité de former des éclaireurs militaires selon ses méthodes, il les forme en petites unités ou patrouilles, chacune sous les ordres d'un chef, et attribue aux plus méritants un insigne dont le dessin s'inspire du point Nord de la boussole, très similaire à ce qui deviendra le badge du scoutisme mondial.
Il a une brillante carrière militaire, respecté et obéi parce qu’il est un chef qui donne l'exemple. Il passe par les Indes où il devient, entre autres instructeur, l’Afghanistan, les Balkans, Malte, la Russie comme agent de renseignement et surtout l'Afrique du Sud.
L'événement qui le rend célèbre dans tout l'empire britannique est le sauvetage de la petite ville de Mafeking en 1899, durant la seconde Guerre des Boers (des colons d'origine hollandaise établis en Afrique du Sud sous le nom d'afrikaners).
Avec beaucoup d'astuce et de courage communicatif, il réussit à sauver la ville qui est assiégée pendant 217 jours par des troupes ennemies quatre fois plus nombreuses. Il utilise les jeunes de la ville comme estafettes pour transmettre des messages à pied et à vélo comme observateurs, sentinelles ou éclaireurs. A la libération de la ville, le 16 mai 1900, il est acclamé comme un héros et nommé major-général, équivalent du grade français de général de division. Il prouva que des jeunes étaient tout à fait capables de réussir une mission, pourvu qu'on leur fasse confiance. Il publie ses observations sous le nom de Scouting (L’art des éclaireurs) dans un petit fascicule destiné aux militaires appelé : Aids to scouting. Promu au rang de Lieutenant General en 1907, c'est-à-dire général de corps d'armée, il prend le commandement d'une unité de l'armée territoriale britannique, alors en cours de formation. En 1910, il fait valoir ses droits à la retraite afin de mieux se consacrer au scoutisme.
A son retour au Royaume-Uni, il est accueilli triomphalement. Il constate que Aids to scouting a un immense succès auprès des garçons britanniques et est utilisé par des éducateurs. Il reçoit même beaucoup de courriers de garçons lui demandant des conseils. Marqué par la jeunesse britannique des quartiers désœuvrés, souvent en mauvaise santé et délinquante, il décide de mettre en pratique tous les principes qu’il a observés à la guerre au service de jeunes garçons et dans une optique de paix. En 1896, Frederick Russell Burnham avait enseigné des techniques de survie à Robert Baden-Powell, devenant ainsi l'une des sources d'inspiration de la création du scoutisme.
« A la fin de ma carrière militaire, dit Baden-Powell, je me mis à l'œuvre pour transformer ce qui était un art d'apprendre aux hommes à faire la guerre, en un art d'apprendre aux jeunes à faire la paix, le scoutisme n'a rien de commun avec les principes militaires. »
En 1907, alors âgé de 50 ans, il organise un camp de quinze jours avec une vingtaine de garçons de différentes classes sociales sur l'île de Brownsea. Il y teste ses idées d'éducation par le jeu, d'indépendance et de confiance. Il inaugure ce camp le premier août à huit heures en soufflant dans sa corne de koudou.
A la suite de ce camp, Sir William Smith (fondateur des boy’s brigade) lui demande d’écrire un ouvrage sur la manière dont le scouting pouvait être adapté à la jeunesse qu’il appelle : Scouting for boys (Éclaireurs).
En 1918, il publie une revue intitulée Girl guiding edition. Il appelle le mouvement féminin les Guides plutôt que scoutes ou éclaireuses car il estime que leur rôle n’est pas d’éclairer mais de guider. « Une femme qui est capable de se tirer d’affaire toute seule est respectée aussi bien par les hommes que par les femmes. Ils sont toujours prêts à suivre ses conseils et son exemple, elle est leur guide. »
En 1910, sur les conseils du roi du Royaume-Uni Édouard VII, il démissionne de l’armée pour prendre la direction du mouvement qu’il vient de lancer. En 1912, il se marie avec Olave Saint Claire Soames, qui devient Chef-guide mondiale.
Le mouvement prend vite beaucoup d'importance, et se développe dans de nombreux pays du monde. Le Jamboree de 1920 réunit pour la première fois des scouts de 21 pays. Baden-Powell y fut nommé World Chief (chef scout mondial).
En 1927, il est anobli par le roi George V. Il prend le nom de Lord Baden-Powell of Gilwell, du nom d'une propriété qu'il a reçue de la famille McLaren pour en faire un centre de formation des chefs.
Aujourd'hui, il y a plus de 28 millions de scouts dans plus de 216 pays du monde entier.
Il meurt le 8 janvier 1941 au Kenya où il est enterré. Sur sa tombe est gravé un signe de piste (symbole), le signe « fin de piste, retour au camp » et qui peut être interprété par « Je suis rentré chez moi ». Retourner.
Lady Baden-Powell continua son rôle de lien entre les éclaireuses du monde entier. Elle est décédée le 25 juin 1977 en Angleterre.

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Message par Jules Hardouin-Mansart le Sam 26 Mai 2012 - 9:47

Jules Hardouin-Mansart, comte de Sagonne en 1699, né le 16 avril 1646 à Paris et mort le 11 mai 1708 à Marly-le-Roi, est un architecte français. Il fut premier architecte du roi Louis XIV et surintendant général des bâtiments du roi.

Biographie :
Il est le petit-neveu de l'architecte François Mansart.
Il est formé par Libéral Bruant. Il construit le petit chateau de Val en 1674 et gagne l'estime du roi Louis XIV après avoir dessiné les plans du château de Clagny, destiné à la maîtresse favorite du roi, Madame de Montespan. Il devient architecte ordinaire en 1675 et entre à l'Académie royale d'architecture. Premier architecte du roi en 1681, il est nommé intendant général des bâtiments du roi en 1685, inspecteur général des bâtiments du roi en 1691, et surintendant des bâtiments du roi en 1699. Il fut anobli par Louis XIV en 1682, mais il n'a pour tout titre que celui d'écuyer, car il n'a pas de terre titrée. Il devra attendre 1699 et l'acquisition du comté de Sagonne en Bourbonnais pour 130 000 livres, pour faire valoir son titre de comte.
Jules Hardouin-Mansart épousa le 3 février 1668 Anne Bodin (1646-1738) dont il eut cinq enfants :
Catherine-Henriette (1673-1748), qui épousa en 1693 Claude Lebas de Montargis (1659 - 1741), marquis du Boucher-Valgrand, riche trésorier de l'extraordinaire des guerres.
Louis. (1674-1681)
Julie- Andrée- Anne. (1676-1677)
Catherine (167?-1702), qui épousa en 1699 Vincent Maynon. (1668- 1736)
Jacques (1677-1762), comte de Sagonne, qui épousa Madeleine Bernard (1684-1716), fille du financier Samuel Bernard. Il se remaria en 1726 avec Guillemette dite Madeleine d'Hugueny, avec qui il eut cinq enfants doublement adultérins, elle était elle-même mariée, dont les deux architectes Jean Mansart de Jouy (1705-1783) et Jacques Hardouin-Mansart de Sagonne (1711-1778).

Iconographie : Une médaille à l'effigie de Jules Hardouin-Mansart a été exécutée par le graveur Jérôme Roussel en 1702.
Un exemplaire en est conservé au musée Carnavalet.
Une médaille posthume a été réalisée par le graveur Masson en 1817. Un exemplaire en est également conservé au musée Carnavalet.

Principales réalisations :
1674-1677 : Le château de Val
1675-1683 : Le château de Clagny, à Versailles
1676 : L'hôtel de ville d'Arles
1676-1680 : Le Pavillon de Manse, à Chantilly
1677-1699 : La place des Conquêtes à Paris, (actuelle place Vendôme)
1676-1706 : Achèvement de l'hôtel des Invalides à Paris, en particulier l'église Saint-Louis-des-Invalides
1679-1684 : Le château de Marly, à Marly-le-Roi
Au château de Versailles :
1679-1689 : La façade côté parc, les ailes de retrait du nord et du midi
1684-1686 : La Petite et la Grande Écurie, la nouvelle orangerie
1687 : Le Grand Trianon
1698-1710 : La chapelle royale et l'église Notre-Dame de Versailles
1680 : Le château de Saint-Germain-en-Laye
1682-1684 : Le château de Dampierre, à Dampierre-en-Yvelines
1684 : Achèvement de la chapelle du château de Chambord
1685 : Le château de Boury, à Boury-en-Vexin
1685 : La restauration du palais des ducs de Bourgogne, à Dijon
1686 : La place des Victoires, à Paris
1686 : L'orangerie du château de Sceaux
1686 : La Maison Royale de Saint-Louis, à Saint-Cyr-l'École
1687-1692 : Les plans de l'église Notre-Dame de l'Assomption, à Chantilly
1695-1708 : Reconstruction en style gothique, à Poissy, de l'église Saint-Louis, frappée par la foudre
1698-1704 : Embellissement du château de Meudon pour le Grand Dauphin
1698 : Le château de Vanves, actuel pavillon administratif du lycée Michelet
1701-1703 : Reconstruction de l'hôtel de ville de Lyon, détruit par un incendie
1701-1722 : L'église Saint-Roch, à Paris
Et aussi :
Le parc du château d'Écouen
Le château de Boufflers
La chapelle du château de Serrant, à Saint-Georges-sur-Loire
Le château de l'Étang, à Audigny

_________________
médaille de 1702 de Jules Hardouin-Mansart, comte de Sagonne.
Spoiler:
Château de Sagonne.

Jules Hardouin-Mansart
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Pays/dates : né le 16 avril 1646 à Paris et mort le 11 mai 1708 à Marly-le-Roi
Titres : comte
Fonctions : Jules Hardouin-Mansart, comte de Sagonne, premier architecte du roi Louis XIV et surintendant général des bâtiments du roi.
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Message par Charles XIII le Mar 29 Mai 2012 - 18:37

Charles XIII (Karl XIII) ou Charles XIII de Suède né le 7 octobre 1748 mort le 5 février 1818, roi de Suède de 1809 et roi de Norvège sous le nom de Charles II de 1814 jusqu'à sa mort. Fils d'Adolphe Frédéric de Suède et de Louise Ulrique de Prusse.

En 1774, Charles XIII de Suède épousa Hedwige Élisabeth Charlotte de Schleswig-Holstein-Gottorp (1759-1818), fille de Frédéric-Auguste de Schleswig-Holstein-Gottorp, duc d'Oldenbourg et de Frédérique de Hesse-Cassel, mais cette union fut stérile, le prince et futur roi préférant multiplier les liaisons. De sa relation avec la comtesse Löwenhielm, est issu le futur diplomate Carl Löwenhielm. Il eut aussi des liaisons avec des actrices ou cantatrices comme Charlotte Eckerman, Charlotte Slottsberg ou Lolotte Forssberg.

Biographie :
Nommé régent après l'assassinat de Gustave III, son frère en 1792, il s'était retiré, à la majorité de son neveu Gustave IV en 1796, et vivait en simple particulier, lorsqu'en 1809, par suite de la révolution qui renversa le nouveau roi lors d'un putsch organisé par les officiers et les fonctionnaires, il fut placé lui-même sur le trône. Jusqu'alors duc de Sudermanie, il fut proclamé roi de Suède le 6 juin 1809, sous le nom de Charles XIII. Le lendemain, tous les fonctionnaires civils et militaires lui prêtèrent foi et hommage. A son avènement il fit la paix avec la France, la Russie et le Danemark. Une nouvelle constitution, plus libérale fut promulguée.

Cependant, quelques années après, il eut à soutenir une guerre avec le Danemark au sujet de la Norvège, il conquit cette province et l'annexa définitivement à ses États, elle lui fut assurée après les événements de 1814. N'ayant pas d'enfants, il avait adopté pour successeur le prince danois, Christian-Auguste d'Augustenbourg, ce jeune prince étant mort en 1810 déclenchant une nouvelle crise politique au cours de laquelle le comte Axel de Fersen fut assassiné, le général français et maréchal d'Empire Jean-Baptiste Bernadotte fut choisi pour le remplacer, et devint prince héritier.

Généalogie :
Charles XIII appartient à la première branche de la Maison d'Holstein-Gottorp, issue de la première branche de la Maison d'Oldenbourg. Cette branche aînée de la Maison d'Holstein-Gottorp s'éteignit en 1837 au décès de Gustave IV Adolphe de Suède.


_________________
Roi de Suède en 1809 et roi de Norvège en 1814 jusqu'à sa mort en 1818

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Message par Kubilai Khan le Jeu 31 Mai 2012 - 11:19

Kubilai Khan ou Kūbilaï Khān, né le 23 septembre 1215 mort le 18 février 1294, khan mongol puis empereur de Chine est le fondateur de la dynastie Yuan.
Petit-fils de Gengis Khan (v. 1160-1227), il naît l'année de la prise de Pékin par celui-ci. En 1260, il succède à son frère Möngke comme grand khan des Mongols.
Il est particulièrement connu en Occident parce que c'est à sa cour que réside plusieurs années le Vénitien Marco Polo, dont le célèbre récit Le Devisement du monde décrit sous de nombreux aspects la Chine à l'époque de Kubilai.
A la mort de Gengis Khan en 1227, l'empire inclut, outre la Mongolie, une partie du nord de la Chine (royaume des Jin) et une partie de la Transoxiane et de la Bactriane (les steppes à l'est de la mer Caspienne).
Entre 1231 et 1238, les Mongols conquièrent le royaume de Goryeo, dans la péninsule de Corée, mais le pays reste dans l'ensemble insoumis jusqu'en 1258, la famille royale s'étant réfugiée sur l'île de Kanghwa, pourtant très proche de la côte. Le roi finit par renoncer à la résistance en 1258, mais n'est pas suivi par tous ses sujets.
A l'ouest, deux vastes régions sont conquises :
Les steppes du sud de la Russie, conquises en 1236-1240 par Batu, petit-fils de Gengis Khan, fils de Djötchi, qui y a créé le khanat de la Horde d'Or. La Perse et l'Irak, conquis par Houlagou, frère de Kubilai, en 1255-1259.
La mort de Möngke, survenant alors qu'Houlagou s'apprête à attaquer les Mamelouks en Égypte, remet en cause la campagne, Houlagou ramenant une bonne partie de son armée vers l'Est, le gouverneur de Syrie, Kerbogha, subit une contre-offensive des Mamelouks qui le vainquent à Aïn Djalout en Galilée le 3 septembre 1260 et récupèrent la Syrie. Mais Bagdad reste aux mains des Mongols.
En Chine, les Mongols, après avoir établi leur domination totale sur le royaume des Jin et avoir conquis le royaume des Xia occidentaux, sont engagés dans une guerre pour conquérir le royaume des Song dans le sud.
Il est le fils de Tolui, quatrième fils de Gengis Khan et de Börte. Tolui meurt en 1232, avant son frère Ögödei, khan des Mongols de 1227 à 1241. A Ögödei, succède son fils Güyük de 1241 à 1251.
En 1251 la veuve de Tolui, Sorgaqtani réussit à faire choisir son fils Möngke comme quatrième khan avant l'avènement de Kubilai en 1260.
Il est alors khan de la province de Kaiping dans l'actuelle Mongolie intérieure. Il a alors un conseiller chinois, Liu Bingzhong.
Entre 1252 et 1256, il fait construire le bâtiment de l'administration provinciale. Après son accession à l'empire, la ville servira de résidence impériale d'été et en 1271 sera renommée Shangdu, plus connue, grâce au poète anglais Coleridge, sous le nom de Xanadu.
En 1258, Möngke part avec Kubilaï dans une nouvelle campagne contre le royaume Song. Il confie la régence du Grand Khanat à leur plus jeune frère Ariq Boqa à Karakoroum.
La mort de Möngke, durant le siège de Chongqing, provoque une lutte pour la succession entre Ariq Boqa et Kubilai.
Ariq Boqa reçoit le soutien de la veuve, des enfants et des principaux ministres de Möngke, ainsi que des Torguts qui forment la garde impériale, de Qaïdu, petit-fils d'Ögödei, khan en Transoxiane, d'Alghu, petit-fils de Djaghataï, placé en 1261 à la tête du Khanat de Djaghataï, et de la Horde Blanche, branche occidentale de la Horde d'or. Kubilai a pour lui la cavalerie mongole, ainsi que des contingents alains, turcs, chinois et coréens.
Attaqué par Kadan, fils d’Ögödei, fils de Gengis Khan, Ariq Boqa perd deux fois Karakoroum. Kubilai entreprend un blocus à partir du nord de la Chine. Il bénéficie aussi du ralliement d'Alghu en 1262, Ariq Boqa ayant exigé de lui de trop gros tributs.
Ariq Boqa se rend à Kubilai en 1264. Il est épargné, mais tenu prisonnier, et meurt au bout de deux ans.
La victoire de Kubilai marque la défaite des partisans de la tradition mongole, alors que Kubilai incline vers une sinisation de son pouvoir. Après la mort d'Ariq Boqa, le khan Qaïdu continue de jouer un rôle important, en opposition à Kubilai, ainsi qu'aux Houlagides de Perse.
En 1271, Kubilaï s'installe à Zhongdu (l'actuelle Pékin), anciennement capitale des Jin, pillée par Gengis Khan en 1215.
La ville est renommée Dadu « grande capitale » et est aussi désignée comme Khanbalik « ville du khan ») d'où vient le nom que lui donne Marco Polo, Cambaluc.
En même temps, il fonde la dynastie Yuan incluant rétrospectivement tous les Grand Khans et se donne le nom chinois d'empereur Shizu.
Ce n'est qu'en 1279 qu'il achève la conquête de la Chine en renversant la dynastie Song. C'est donc sous le règne de Kubilaï que « Pékin » devient pour la première fois la capitale de l’ensemble de la Chine.
Il se comporte en souverain éclairé. Il rénove et étend le réseau de routes, fait rebâtir les édifices publics et creuser le Grand canal, introduit la monnaie de papier. Il protège les arts.
Sur le plan religieux, il fait preuve de méfiance à l'égard du taoïsme, mais se montre tolérant à l'égard des différentes religions, accueillant des prêtres chrétiens nestoriens et des Lamas tibétains. En 1253, le 2e Karmapa, Karma Pakshi (1206-1283) fait un voyage qui lui prend trois ans pour se rendre en Chine en réponse à une invitation de Kubilai Khan qui lui demande de résider en Chine de manière permanente, mais il décline l'offre, ne souhaitant pas être la cause de conflits avec l'école des Sakyapas, dont l'influence était forte auprès des empereurs mongols à cette époque. Möngke Khan, le frère de Kubilai, est reconnu par le Karmapa comme un ancien disciple. Après la mort de Möngke Khan, Kubilaï devient le Khan. Il avait toutefois un grief à l'encontre du Karmapa qui avait refusé son invitation des années auparavant et qui avait été si proche de son frère.
Kubilaï Khan ordonne l'arrestation et l'exil de Karma Pakshi qui retourne au Tibet vers la fin de sa vie.
Malgré la soumission du roi en 1258, quelques dignitaires militaires refusent la reddition et forment la rébellion Sambyeolcho, qui lutte dans les îles du détroit de Corée, entre le sud de la péninsule et le Japon.
La cour coréenne ne peut revenir à Gaegyong qu'en 1270, moyennant de dures conditions :
Le nord de la Corée est distribuée en colonies.
Jeju-do devient un haras mongol.
Le représentant mongol fait et défait la loi, selon les volontés du gouvernement de Kubilai.
Des humiliations protocolaires et vestimentaires sont imposées.
La Corée sert de base d'invasion du Japon. (1274 et 1281). En 1263, les Mongols envoient des émissaires au Japon, le menaçant d'une invasion si les Japonais ne reconnaissent pas la souveraineté mongole.
En 1268, un deuxième envoi d'émissaires a lieu. Les ambassadeurs rencontrent Chinzei Bugyo, le commissaire de la défense pour l'ouest, qui remet le message au Shogun à Kamakura et à l'empereur à Kyōto. Le shogunat de Kamakura opte pour une politique de résistance et ordonne à tous ceux qui possèdent des fiefs à Kyushu, l'endroit le plus proche de la Corée et donc le plus susceptible d'être attaqué, de retourner sur leurs terres. Des services de prières sont organisés et la plupart des affaires gouvernementales sont reportées pour faire face à cette crise. Face à ce refus de négocier, Kubilai Khan se rend compte qu'il n'a pas les ressources pour lui procurer une armée et une flotte suffisantes.
Ce n'est qu'après plusieurs années de préparatifs qu'une première tentative a lieu en 1274, elles échoue assez rapidement.
La seconde a lieu en 1281, après la conquête de la Chine du Sud. C'est une opération de grande envergure, qui dure du printemps à l'été. Elle se termine par la destruction de la flotte mongole par un typhon nommé par les Japonais Kamikaze (« vent divin »).
Ces tentatives d'invasion sont des évènements très importants car elles mettent un frein à l'expansion mongole.
En 1287, Témur, petit-fils de Kubilaï alors stationné au Yunnan, abat le Royaume de Pagan en Birmanie.
En 1292, Kubilaï, que les ambitions du royaume javanais de Singosari inquiètent, lance une expédition qui sera repoussée par le gendre du roi Kertanegara, après la mort de celui-ci lors d'une révolte.
Après la défaite d'Ariq Boqa, Qaïdu se détourne des affaires chinoises et se tourne contre ses voisins de l'ouest en 1267-1269, allié à Mengü Temür de la Horde d'Or, il fait la guerre à Baraq, khan de Djaghataï. Il s'empare de Kachgar, puis en 1269 Baraq reconnaît sa suzeraineté. Il entre ensuite en guerre contre Abaqa, khan houlagide. Ce n'est que dans les années 1270 que reprend le conflit avec Kubilai. En 1275, Kubilai envoie contre Qaïdu son quatrième fils, Nomoukan. Deux princes de la famille impériale, mécontents se rallient à Qaïdu, qui profite de la situation et marche sur Karakorum, en Mongolie (1277). Kubilai lui envoie alors son meilleur général, Bayan, qui réussit à battre la coalition des princes mongols révoltés avec une armée nombreuse, incluant des troupes auxiliaires chinoises et coréennes. Qaïdu se retire dans la région de l’Irtych.
En 1287, Qaïdu forme à nouveau une coalition de princes mongols contre Kubilai. Il réunit le nestorien Nayan, descendant de Témugué-otchigin, Chinkour, petit-fils de Kassar et Kadaun, descendant de Katchioun, un autre frère de Gengis Khan. Les princes gengiskhanides menacent la Mongolie orientale et la Mandchourie tandis que Qaïdu, parti du Turkestan, marche sur Karakorum.
Kubilai envoie de nouveau Bayan, qui occupe Karakorum en attendant l'arrivée de Qaïdu. Yisutemur, petit-fils de Boortchou noïon part en Mandchourie avec une puissante armée, ravitaillée par une flotte chinoise par l’embouchure du fleuve Liao. La coalition de Mandchourie est difficilement vaincue. Nayan, fait prisonnier est exécuté en 1288. Qaïdu doit renoncer à ses ambitions de restaurer le pouvoir de la branche d’Ögödei, mais réussit à garder sa position dans l’oulous de Djaghataï.
A sa cour, Marco Polo est un fonctionnaire important. Le récit que Marco Polo fit de sa découverte de la Chine et des territoires asiatiques gouvernés par Kubilai dans Le Devisement du monde, paru en 1298, apporte de nombreuses et véridiques informations sur l'organisation et la richesse de cet Empire. Kūbilaï Khān est le sujet, le centre et l'unité du livre.
On y trouve par exemple :
Une évaluation des recettes fiscales de la province de Hangzhou, ch. 152 (23 tonnes or annuellement pour le seul sel, chiffre exactement vérifié par les annales).
L'histoire de l'assassinat du premier ministre en 1282, un des évènements les plus graves du règne de Kūbilaï.
Plusieurs chapitres décrivant l'économie, intervention sur le marché des grains (ch. 102) et fonds sociaux (ch. 98 et 103) appareil de production proche de l'industrie à Hangzhou (ch. 151) introduction du papier-monnaie, rendu obligatoire sous peine de mort (ch. 95) bateaux et commerce naval (ch. 156, 157, 177).
La description des relais de chevaux, des routes et de la rapidité des transports (ch. 97 et 99).
Souhaitant s'initier au bouddhisme, Kubilai Khan demanda au prince mongol Godan de lui confier Drogön Chögyal Phagpa, un jeune lama tibétain âgé de 23 ans appartenant à l'école sakyapa du bouddhisme tibétain. En 1260, l'année où il devint le Khan des Mongols, Kubilai Khan nomme Chögyal Phagpa son Régent Impérial. Selon les Mongols actuels, Phagpa fut le premier à « inaugurer la théologie politique de la relation entre l'État et la religion dans le monde bouddhiste tibéto-mongol ».
Avec le soutien de Kubilai Khan, Chögyal Phagpa s'est établi ainsi que son école en tant que pouvoir politique prééminent au Tibet. Kubilaï avait besoin d'une nouvelle écriture pour unifier l'écriture multilingue de l’Empire mongol. Il confia cette tache à Drogön Chögyal Phagpa. En réponse, Chögyal Phagpa a modifié l'écriture tibétaine traditionnelle et a créé une nouvelle série de caractères appelé l'écriture Phagspa qui a été finalisée en 1268. Kubilai Khan décida d'utiliser l’écriture Phagspa comme écriture officielle de l'empire y compris lorsqu'il est devenu empereur de Chine en 1271, à la place des idéogrammes chinois. L’écriture Phagspa fut utilisée pendant 110 ans et l’on pense qu’elle a influencé le développement de l'écriture coréenne moderne. L'écriture Phagspa est tombée en désuétude après l'effondrement de la dynastie Yuan en 1368.

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Empire de Kubilai Khan a sa mort en 1294

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Message par Jean-Baptiste de Vimeur le Ven 15 Juin 2012 - 10:16

Jean-Baptiste de Vimeur, nom complet Jean-Baptiste Donatien de Vimeur de Rochambeau comte de Rochambeau né le 1er juillet 1725 à Vendôme mort le 10 mai 1807 à Thoré-la-Rochette est un militaire français des XVIIIe et XIXe siècles. Il s'illustre à la tête du corps expéditionnaire français lors de la guerre d'indépendance des États-Unis (1775-1782). Il termine sa carrière militaire avec la dignité de maréchal de France.
Fils de Joseph Charles de Vimeur de Rochambeau et de Marie-Claire Thérèse Bégon, il était à l'origine destiné à l’Église et fut élevé au collège des Oratoriens de Vendôme puis par les jésuites à l'université de Blois. Mais, après la mort de son frère plus âgé, il fut présenté en 1742 au régiment de cavalerie et il servit en Bohême, en Bavière et sur le Rhin.
Il devint aide de camp de Louis-Philippe d'Orléans, et fut bientôt cité dans l'armée pour sa bravoure et son habileté dans les manœuvres.
Nommé colonel en 1747, il se distingua au siège de Maastricht en 1748, et devint le gouverneur de Vendôme en 1749. Après s'être distingué en 1756 lors de l’expédition de Minorque, en particulier lors du siège de Mahón, il fut nommé général de brigade dans l'infanterie et colonel du régiment d'Auvergne (renommé 17e régiment d'infanterie de ligne. En 1758 il combattit en Allemagne, notamment à Krefeld, et reçut plusieurs blessures à la bataille de Clostercamp (1760), pour le succès de laquelle son action fut décisive. Il fut nommé maréchal de camp en 1761 et inspecteur de la cavalerie. Il fut alors fréquemment consulté par les ministres pour des points techniques.
En 1780 il fut envoyé, avec le rang de lieutenant général, à la tête de 6 000 hommes des troupes françaises pour aider les colons américains dirigés par George Washington contre les troupes britanniques.
Il débarqua à Newport, Rhode Island, le 10 juillet, mais resta inactif pendant une année à cause de son hésitation à s'éloigner de la flotte française, bloquée par les Britanniques à Narragansett.
Enfin, en juillet 1781, ses troupes purent quitter le Rhode Island et, en marchant à travers le Connecticut, rejoindre Washington dans le Hudson. Il suivit alors la marche célèbre des forces alliées à victoire de Yorktown, où le 22 septembre, il effectua la jonction avec les troupes de La Fayette, forçant Charles Cornwallis à se rendre le 19 octobre.
Lors de cette campagne, Rochambeau montra un excellent esprit, se plaçant entièrement sous le commandement de Washington et dirigeant ses troupes en tant qu'élément de l'armée américaine. Pour témoigner de sa gratitude, le Congrès le remercia, lui et ses troupes. Lors de son retour en France, il fut honoré par Louis XVI, qui lui décerna le cordon bleu et le fit gouverneur de Picardie et de l'Artois.
En 1789, il adopta les principes nouveaux, mais avec modération. Une loi du 28 décembre 1791 lui conféra le bâton de maréchal, quelques jours après sa nomination comme général en chef de l'armée du Nord. Il en dirigea les premières opérations, mais, contrarié dans ses plans par le ministre de la Guerre, qui était alors le général Dumouriez, il en démissionna le 15 mai 1792, et se retira dans sa ville natale. Arrêté pendant la Terreur, il échappa de peu à la guillotine, il fut libéré après la chute de Maximilien de Robespierre.
Il fut pensionné par Bonaparte, et mourut à Thoré-la-Rochette (Loir-et-Cher) en 1807.

Hommages :

Un monument dédié à Rochambeau, réalisé par Ferdinand Hamar, et présenté comme cadeau de la France aux États-Unis, fut inauguré place Lafayette à Washington par le président Theodore Roosevelt le 24 mai 1902. La cérémonie fut tenue à l'occasion d'une grande démonstration d'amitié entre les deux nations. La France était représentée par son ambassadeur, Jules Cambon, l'amiral Fournier et le général Brugère, un détachement des marins et des soldats de marine du vaisseau de guerre Gaulois étant présent. Des représentants des familles de Lafayette et de Rochambeau étaient présents également. Parmi les nombreux discours, le plus étonnant, peut-être, fut celui du sénateur Henry C. Lodge, qui, assez curieusement dans ces circonstances, préfaça son appréciation éloquente des services fournis à la cause américaine par la France par un croquis brillant de la manière par laquelle les Français avaient été conduits en Amérique du Nord par l'Angleterre et ses colons.
Statue érigée sur la place Rochambeau. (Paris 16e).
Entre sa construction en 1943 et 2012, l'aéroport international Félix Éboué de Cayenne a été nommé aéroport international de Rochambeau en son honneur.
En 1931, à bord du Duquesne, le maréchal Pétain s'est rendu en Amérique pour assister aux fêtes d'anniversaire de la capitulation de Yorktown. Le gouvernement français avait remis trois médailles commémoratives (or, argent et bronze), du graveur P. Turi, sur lesquelles se trouvent les profils de Washington, de Grasse et de Rochambeau. Le revers montre le plan de la prise de la ville (illustration no 231 du 17 octobre 1931).
L'USS Rochambeau (AP-63) était un navire de transport de la Marine américaine (US Navy) durant la Seconde Guerre mondiale.
Le lycée français de Bethesda en banlieue de Washington a été baptisé Rochambeau.

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Message par Conrad Ier de Mazovie le Mar 19 Juin 2012 - 15:41

Conrad Ier de Mazovie en polonais Konrad I Mazowiecki né en 1187 ou 1188, mort † le 31 août 1247, de la dynastie Piast, fils de Casimir II le Juste et d'Hélène de Znojmo, duc de Mazovie et de Cujavie en 1202 et duc de Cracovie de 1229 à 1232, puis de 1241 à 1243.
En 1202, à la mort de Mieszko III le Vieux, Lech le Blanc lui succède sur le trône de Cracovie alors que Conrad, qui sera le meilleur allié de son aîné, devient duc de Mazovie jusqu’en 1247 et de Cujavie jusqu’en 1231.

Lorsque Roman le Grand, prince de la Principauté de Galicie-Volhynie, lance une offensive contre la Pologne en 1205 il est est arrêté par les armées des deux frères.

Le 9 juin 1210, à l’occasion d’un synode tenu à Borzykowa, l’archevêque de Gniezno Henri Kietlicz fait confirmer par Conrad et les autres ducs polonais les nombreux privilèges obtenus par l’Église à Łęczyca en 1180. Il obtient le privilège d’immunité pour l’Église, elle pourra avoir ses propres tribunaux.

En 1216, il fonde l’Ordre de Dobrzyń, qui sera reconnu par le pape Grégoire IX en 1228, dont la mission est de protéger la Mazovie des incursions des tribus prussiennes. Pour les remercier, Conrad leur cèdera une partie de la région de Dobrzyń. En 1222, il offrira des propriétés à l’évêque missionnaire Christian de Oliva qui organise les croisades baltes contre les Vieux-Prussiens.

En 1226, dans le but de préserver ses terres d’une invasion des Prussiens, le duc Conrad Ier de Mazovie invite l’Ordre des Chevaliers Teutoniques à venir s’installer sur la frontière de la Pologne. Ceux-ci s’installent autour de Chełmno, sur la basse Vistule. La même année, l'empereur accorde aux Teutoniques des droits souverains et seigneuriaux sur leurs futures conquêtes.

Dès 1231, Conrad encourage les Chevaliers Teutoniques à pénétrer sur les territoires prussiens. C’est le début de l’extermination des Prussiens et de la création d’un Etat teutonique. En 1234, le Grand-Maître des Chevaliers Teutoniques présente un document falsifié au pape Grégoire IX faisant état de la donation d’un territoire par Conrad de Mazovie. Celui-ci réalise très vite qu’après avoir invité les Teutoniques sur son territoire, il en a perdu le contrôle.

A partir de 1227, suite à l’assassinat de son frère, il commence à se battre pour monter sur le trône de Cracovie. En 1229, après avoir fait le siège de Kalisz sans succès, il envahit les régions de Sieradz, Łęczyca et Sandomierz, avant de s’emparer de Cracovie qu’il sera obligé d’abandonner en 1232.

Il s’empare de nouveau du trône en 1241, après la mort d'Henri II le Pieux à Legnica. Il sera chassé définitivement deux ans plus tard par son neveu Boleslas V le Pudique, aidé par la noblesse de Petite-Pologne.

Conrad Ier de Mazovie restera dans l’histoire comme étant responsable de la création d’un véritable État teutonique (future Prusse), qui sera une menace permanente pour la Pologne et la cause de nombreuses guerres avec l’Allemagne.

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Re: Liste des membres actifs

Message par Charles de L'Aubespine le Ven 13 Juil 2012 - 9:42

Charles de L'Aubespine, Garde des sceaux de France, gouverneur de Touraine, marquis de Châteauneuf, né le 22 février 1580 à La Celle-Condé et mort le 26 septembre 1653 au château de Leuville, est un homme politique français, ambassadeur de France, connu par ses contemporains sous le nom de Châteauneuf ou de garde des sceaux de Châteauneuf.

Biographie :
Issu d'une vieille famille berrichonne de conseillers et de secrétaires d'État, il est le petit-fils de Claude de L'Aubespine, baron de Châteauneuf.

Il devient abbé de Préaux, puis de Massay et de Noir-lac à Bruère-Allichamps.

Il est appelé en 1611 à la direction des finances, avec Pierre Jeannin et Jacques-Auguste de Thou. Il remplit diverses missions en tant qu'ambassadeur de France en Hollande en 1609, à Valtellina en 1626 et en Angleterre en 1629.

Fait garde des sceaux par Richelieu en 1630 après la journée des Dupes, en remplacement de Michel de Marillac, il préside les commissions extraordinaires de justice qui condamnent à mort le maréchal Louis de Marillac et le duc Henri II de Montmorency. Il est nommé également gouverneur de Touraine.

Il est actif et travailleur, et semble le docile instrument du cardinal. Néanmoins, il ne tarde pas à trahir Richelieu pour les beaux yeux de Mme de Chevreuse, il lui révéle les projets de Louis XIII sur la forteresse lorraine de Moyenvic, et la duchesse en informe aussitôt Charles IV en 1633. Le cardinal lui ôte alors les sceaux pour les donner à Séguier, et le fait jeter dans une prison du château d'Angoulême où il y reste dix ans, tandis que Mme de Chevreuse est exilée en Touraine.

Libéré à la mort de Louis XIII en 1643, il participe à la cabale des Importants menée par la duchesse de Chevreuse contre Mazarin. Il est de nouveau éloigné en 1645.

Cependant, grâce au crédit de Mme de Chevreuse, Anne d'Autriche lui rend les sceaux en mars 1650, mais les lui retire en avril 1651 et l'exile, à l'occasion du rapprochement provisoire entre Mazarin et de la Vieille Fronde. Il réussit cependant à entrer au conseil après la majorité du jeune Louis XIV, mais il s'y trouve sans crédit à cause de ses intrigues passées et préfére se retirer au début de 1652, peu de temps avant de mourir à Leuville-sur-Orge en 1653.

Il ne parvint pas plus que Chavigny à s'imposer comme principal ministre.

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Charles de L'Aubespine
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Nombre de messages : 225
Pays/dates : né le 22 février 1580 à La Celle-Condé et mort le 26 septembre 1653 au château de Leuville
Titres : marquis
Fonctions : Garde des sceaux de France, ambassadeur de France, gouverneur de Touraine, marquis de Châteauneuf.
RDG : 1844
Date d'inscription : 28/06/2012

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