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Message par François II le Mar 31 Juil 2012 - 20:10

François II né à Fontainebleau le 19 janvier 1544, mort à Orléans le 5 décembre 1560, fut roi de France du 10 juillet 1559 à sa mort.
Fils aîné d'Henri II et de Catherine de Médicis, il monte sur le trône de France à l'âge de quinze ans après la mort accidentelle de son père le 10 juillet 1559. Son règne n’a duré qu'un an et cinq mois mais constitue un prélude majeur au déclenchement des guerres de religion.
Son règne est en effet marqué par une importante crise religieuse. A son avènement, il confie les rênes du gouvernement aux Guise, les oncles de son épouse Marie Stuart, reine d'Écosse, partisans d’une politique de répression à l'égard des protestants. Après la conjuration d’Amboise, il entame la mise en place d'une conciliation à l'égard des réformés mais se montre implacable face aux émeutiers qui mettent à mal son autorité dans les provinces. Son règne est également marqué par l'abandon de l'Ecosse, du Brésil et sous l’effet du Traité du Cateau-Cambrésis de la Corse de la Toscane de la Savoie et de la quasi-totalité du Piémont. Il marque au profit de l’Espagne le point de départ de l’affaiblissement de l’influence française en Europe.
François a reçu le prénom de son grand-père, le roi François Ier. Il naît onze ans après le mariage de ses parents. Cette période de stérilité de sa mère, Catherine de Médicis, aurait pu être cause de la répudiation de cette dernière. Baptisé le 10 février 1544 à la chapelle des Trinitaires à Fontainebleau, François est d'abord élevé au château de Saint-Germain-en-Laye. Ses parrains et marraines sont le pape Paul III, François Ier, la République de Venise et sa grande-tante Marguerite d'Angoulême. Fait chevalier par son grand-père lors de son baptême, il reçoit le gouvernement du Languedoc en 1546. Il devient dauphin de France à la mort de son grand-père François Ier en 1547.
Au sortir de la petite enfance, François reçoit pour gouverneur Jean d'Humières et pour précepteur Pierre Danès, helléniste d'origine napolitaine. La danse lui est enseignée par Virgilio Bracesco et l'escrime par Hector de Mantoue. Par l'accord signé à Châtillon le 27 janvier 1548, il est fiancé dès l'âge de cinq ans à Marie Stuart, reine d'Écosse et petite-fille de Claude de Lorraine, premier duc de Guise. Il l'épouse le 24 avril 1558 et devient roi consort d'Écosse. Elle n'a que deux ans de plus que lui.
Le 10 juillet 1559, François succède à son père Henri II, mort accidentellement. C’est un adolescent de quinze ans. Selon la loi, il est majeur et n'a théoriquement pas besoin de s'entourer d’un conseil de régence, mais, jeune, inexpérimenté et de santé fragile, il délègue son pouvoir aux oncles maternels de son épouse, les Guise. Cette transmission du pouvoir se fait avec l'accord de la reine Catherine de Médicis. Le premier jour de son règne, François II avait commandé à ses quatre ministres de s'adresser à sa mère, mais celle-ci, accablée par la mort de son époux, les recommanda plutôt aux Guise.
Les deux frères aînés de cette grande famille nobiliaire avaient déjà tenu un rôle majeur pendant le règne d’Henri II : le duc François de Guise était l’un des chefs militaires les plus réputés de l'armée royale et le cardinal Charles de Lorraine a été associé aux plus importantes négociations et affaires du royaume. À l’avènement du jeune roi, les deux frères se répartissent les charges du pouvoir ; le duc de Guise prend en main la direction de l'armée royale et le cardinal de Lorraine celle des finances, de la justice et de la diplomatie.
Cet avènement des Guise se réalise au détriment de leur ancien rival, le connétable Anne de Montmorency. Le « tout-puissant » favori du règne précédent doit s'effacer. Sur la recommandation du nouveau roi, il quitte la cour et rejoint ses riches domaines pour prendre du repos. L’ancienne favorite Diane de Poitiers est également priée de ne plus paraître à la cour ; son protégé Jean Bertrand doit rendre les sceaux au chancelier François Olivier que Diane avait fait démettre quelques années plus tôt. Il s’agit d’une véritable révolution de palais. Les Guise s'imposent comme les nouveaux maîtres de la cour. Les faveurs et privilèges que leur accorde le roi sont nombreux. L'un des plus significatifs est l'attribution au duc de Guise de la charge de grand-maître qui appartenait alors au fils du connétable, François de Montmorency. Le 21 septembre 1559, François II est sacré à Reims par le cardinal de Lorraine. Puis la cour rejoint la vallée de la Loire. Le château de Blois et les forêts de la région sont les lieux de prédilection du nouveau roi.
Le règne de François II est dominé par une importante crise religieuse. L'impopularité de sa politique répressive à l'égard du protestantisme, amène des gentilshommes protestants à monter un coup d’État contre ses principaux conseillers, les Guise ; c’est le choc de la conjuration d’Amboise. Face au mécontentement grandissant, le gouvernement décide alors de tenter la conciliation. Sous l’influence de la reine Catherine de Médicis, il inaugure la mise en place d'un dialogue avec les tenants de la nouvelle religion mais demeure implacable face aux agitateurs. Jusqu’à la fin de son règne, le royaume de François II est paralysé par une vague de révoltes locales, prémisses des guerres de religion. De plus en plus autoritaire, le jeune roi entend faire la guerre aux rebelles pour faire respecter son autorité bafouée.
A peine placés à la tête de l’Etat, les Guise font l’objet dans tout le royaume de profonds mécontentements. Un mouvement d’opposition mené par les deux principaux princes du sang conteste leur mainmise du pouvoir et les mesures qu’ils prennent dans l’exercice de leur fonction. Les Guise pâtissent d’un manque de légitimité. Pour leurs adversaires, ce ne sont que d’ambitieux étrangers qui ne sont au pouvoir que parce qu’ils ont la faveur du roi. On leur reproche de profiter de la jeunesse du prince pour imposer leur pouvoir arbitraire. Un mouvement d’opposition conteste leur monopole du pouvoir et leur oppose les princes du sang comme Antoine de Bourbon, roi de Navarre. Des théoriciens comme François Hotman, estiment que la position de principal conseiller lui revient de droit en tant que descendant de saint Louis et héritier du trône de France en cas de disparition de la branche régnante des Valois-Angoulême. Mais, faible de caractère, Antoine ne parvient pas à s’imposer aux Guise quand il se rend à la cour.
L’action politique du gouvernement est également contestée. Les Guise doivent faire face à une situation financière désastreuse. Après plusieurs décennies de guerres contre les Habsbourg, la dette publique se monte à 48 millions de livres. Avec seulement 12 millions de recettes annuelles, les Guise sont contraints, pour renflouer les caisses de l'état de mener une politique d'austérité draconienne qui contribue à leur impopularité. Ils reportent ainsi le paiement des gages des militaires et des officiers du roi et le paiement des factures des fournisseurs de la cour. Les effectifs de l'armée sont réduits. De nombreux soldats se retrouvent sans emploi. Les frustrations naissent également au sein des gentilshommes de la cour car les restrictions d’effectifs ne se font pas au détriment des régiments commandés par les Guise. Dans le domaine religieux, les Guise durcissent la politique répressive à l'égard des protestants, initiée par le roi Henri II. Sous l'effet de leur action politique l'automne 1559 est marqué par une grande vague de perquisitions, d'arrestations et de confiscations de biens. Le 23 décembre 1559 le conseiller-clerc Anne du Bourg, magistrat au parlement de Paris qui avait créé la polémique en contestant la répression, est publiquement exécuté à Paris en place de grève. Résolu de mettre un terme à la persécution et de faire reconnaître le droit du culte réformé, un groupe de gentilshommes montent le projet de renverser le gouvernement des Guise et de confier le pouvoir aux princes du sang, gagnés à la nouvelle religion. C'est la conjuration d'Amboise.
Les conjurés ont le projet d’investir le palais avec la complicité des membres de la garde royale, de s’assurer de la personne du roi et d’éliminer les Guise en cas de résistance de leur part. Une importante troupe armée doit depuis l’extérieur assurer la sécurité de l’opération. Les conjurés ont aussi vraisemblablement l’appui secret du prince Louis de Condé, le jeune frère ambitieux du roi Antoine de Navarre.
Pendant le mois de février, la cour reçoit plusieurs avertissements sur l'existence du complot. Face au danger grandissant, le conseil royal décide, sous l'influence de la reine Catherine de Médicis de faire des concessions. Le 8 mars 1560, le roi signe un édit qui offre une amnistie générale aux protestants. Mais il est trop tard, le complot est déjà en marche. De toutes les provinces du royaume, des troupes d'hommes se dirigent vers le château d’Amboise où siège la cour. Dans les villes de Tours et d’Orléans, les conjurés leurs distribuent de l’argent et des armes. Mal organisée, la conjuration va se terminer en bain de sang. Son sort se joue dès le 15 mars quand le duc de Nemours parvient à arrêter plusieurs des principaux conjurés. Les jours suivants, désorientées, les troupes rebelles, composées de gens de pauvres conditions, sont, une à une, faites prisonnières dans la forêt d’Amboise et ses environs. D'abord enclin à la clémence, le roi les fait relâcher en leur ordonnant de retourner chez eux. Mais le 17 mars, 200 hommes tentent de prendre d’assaut une porte de la ville au pied du château. Rapidement dispersés par le duc de Guise, les rebelles sont impitoyablement pourchassés. Plus d'une centaine d'entre eux sont exécutés, dont certains pendus au grand balcon du château. La répression durera plusieurs semaines et fera près de 1 200 victimes.
L’attitude des Guise à l'égard du prince de Condé est plus indécise. Le prince était arrivé entretemps à la cour et avait participé à la défense du château aux côtés de ses ennemis. L’interrogatoire des prisonniers le désignait clairement comme le bénéficiaire de la conjuration. Mais la parole de simples gens ne compte pas contre celle d'un prince de sang. Il fallait une preuve écrite irrécusable pour le mettre en accusation. Laissé libre à la cour, Condé s'échappa et rejoignit son frère Antoine dans le Sud-Ouest. Le déchainement de violence de la conjuration d’Amboise confirme l’opinion de la cour que la persécution des protestants ne fait qu’aggraver la crise religieuse. Sous l’influence de la reine Catherine de Médicis et des conseillers « moyenneurs », le gouvernement tente d'apaiser les tensions en mettant en place une politique de concorde. Plusieurs mesures de clémence sont tout d'abord prises en faveur des protestants. Tout en interdisant les assemblées publiques, le gouvernement ordonne la libération de toutes les personnes emprisonnées pour fait de religion. Il s'agit d'un premier cran d'arrêt historique donné à la persécution menée depuis le règne d’Henri II. L'édit de Romorantin signé en mai 1560 porte en germe le droit à la liberté de conscience. En avril 1560, la reine fait nommer Michel de l'Hospital, chancelier de France. Le gouvernement est désormais dominé par les « moyenneurs », des humanistes qui croîent possible la réconciliation des chrétiens, moyennant des concessions réciproques. Le cardinal de Lorraine lui-même est loin d’être insensible à la réforme de l’Eglise. L’idée d’un concile national de l'Eglise de France est officiellement lancée. À défaut d'obtenir le consentement du pape Pie IV, le cardinal et la reine-mère lui réclament l’ouverture d’un concile général où les chrétiens de toutes les opinions et de toute l'Europe seraient réunis pour réformer la religion. Mais le pape ne veut pas en entendre parler. Bien qu'ils ne souhaitent pas une rupture avec Rome, l'opposition papale les amène à brandir la menace d'un concile national, s'il ne cède pas.
Pour contrer les critiques d'illégitimité face au jeune âge du roi, le gouvernement tente enfin d’obtenir l’appui de ses sujets en l'associant à ses décisions. Il est question de réunir les États généraux, mais craignant à cause de leur impopularité d’être évincés, les Guise y sont farouchement opposés. Sous la pression de la reine-mère, ils consentent à la consultation de la noblesse. C’est ce qui aboutit à l’assemblée des notables qui se réunit à Fontainebleau du 21 au 26 août. Les princes du sang et le connétable sont appelés à s'y rendre et à reprendre leur place au conseil du roi. C’est au cours de cette assemblée que l’amiral de Coligny, futur chef des protestants, fait lire devant la cour ébahie les pétitions des protestants de Normandie réclamant la liberté du culte. A son terme, l'assemblée des notables décide de convoquer les États généraux. Très critique à l'égard du pape, l'assemblée des notables convient aussi de réunir les évêques de France pour qu'ils donnent leur consentement à la tenue d'un concile national. Effrayé de voir l'Eglise gallicane lui échapper, le pape finira par accorder l'ouverture d'un concile général, mais rejettera la participation des protestants exigée par le gouvernement français. Cette décision aboutira à la réouverture du concile de Trente.
La politique de conciliation menée par le gouvernement avait pour but d'apaiser les troubles. Elle provoqua l'effet contraire. Encouragés par les mesures de clémence, les protestants continuent de s’assembler lors des prêches et mettent à mal l'autorité royale en multipliant les émeutes et les coups de main armés. La vague d'agitation surgie de manière sporadique lors de la conjuration d'Amboise, parcourt pendant l'été une grande partie du royaume. Les principales régions touchées forment un territoire en forme de croissant qui va de l'Anjou, au Dauphiné, en passant par le Poitou, la Guyenne, le Périgord, le Languedoc et la Provence.
Les émeutiers bénéficient d'un appui important au sein de la noblesse locale. Animés par une propagande acharnée contre les Guise et d'un désir de vengance depuis la répression des évènements d'Amboise, les plus audacieux n'ont pas peur de s’attaquer aux châteaux, de forcer les prisons et de saccager les églises. Au printemps 1560, le royaume connaît même en Provence la première vague massive d'iconoclasme. À partir de l'été, le mouvement de désobéissance civile s'intensifie ; plusieurs villes du Midi sont en état d’insurrection.
Avec l'appui secret des deux premiers princes de sang, Condé et Navarre, une organisation politico-militaire se met progressivement en place. Les protestants élisent localement des chefs, récoltent de l'argent, achètent des armes et font lever des troupes. Des bandes armées circulent depuis le Languedoc vers la Provence et le Dauphiné que tentent de soulever respectivement Paul de Mouvans et Charles de Montbrun. Le point d'orgue de cet embrasement militaire a lieu dans la nuit du 4 au 5 septembre, quand les troupes protestantes tentent de s’emparer par la force de la ville de Lyon. La réaction du roi est vive et déterminée : convocation du ban et de l'arrière-ban, rédistribution de l'armée dans les provinces agitées et ordre aux gouverneurs de regagner leur poste. Pendant l'automne, l'ordre semble revenir peu à peu ; les chefs rebelles qui n'ont pu être arrêtés sont en fuite. Convaincu de la responsabilité du prince de Condé dans l'embrasement de la province, le roi le fait venir à la cour et le 31 octobre 1560, le fait arrêter. Sur le plan extérieur, la politique du gouvernement de François II s'inscrit dans la continuité des efforts de paix menés par Henri II depuis la signature du traité du Cateau-Cambrésis (avril 1559). Au détriment de son influence et de son rayonnement en Europe, la France poursuit la restitution des terres conquises par elle depuis quarante ans. A cet égard, le règne de François II marque, au profit de l’Espagne, le point de départ de l’affaiblissement de la prépondérance française en Europe.
Face au soulèvement d’une congrégation de nobles écossais, François II s'efforce également d’apporter son soutien militaire à la régente Marie de Guise. Mais son intervention pour la rétablir dans son pouvoir se solde par un échec. Le traité d'Édimbourg (juillet 1560) met un terme définitif à la mainmise française sur le royaume d’Ecosse.
A la mort de François II, les Français ont évacué l'Ecosse, le Brésil, la Corse, la Toscane, la Savoie et la quasi-totalité du Piémont.
La politique étrangère de la France à l’avènement de François II est dominée par le traité du Cateau-Cambrésis qui mettait un terme à quarante années de guerre quasi ininterrompue entre la France et l’empire des Habsbourg. A la stupeur de tous les contemporains, la France abandonnait au profit de l’Espagne et de ses alliés, la quasi-totalité de ses conquêtes italiennes.
Lorsque le roi Henri II meurt, la restitution des places fortes était déjà bien avancée du côté français. Le gouvernement de François II, conscient des faiblesses du royaume, s’efforçait de rassurer les Espagnols sur sa volonté de respecter les engagements pris au Cateau-Cambrésis. Le maréchal de Brissac qui mettait de la mauvaise volonté à évacuer les places du Piémont fut prié de cesser de faire des difficultés et d’accélérer les restitutions. A l’automne 1559, les Français avaient définitivement quitté la Savoie, le Piémont (hormis les cinq places prévues par le traité), la Toscane et la Corse. Du côté espagnol, le roi Philippe II mettait de la mauvaise volonté à restituer à la France, comme le prévoyait le traité, quatre places situées au nord-est du royaume. Des querelles de frontières ranimaient les tensions entre les deux grandes nations, mais après plusieurs mois de protestations, François II obtint enfin gain de cause.
Parallèlement aux restitutions territoriales, le gouvernement de François II avait encore à négocier, verser ou réclamer les compensations des personnes dont les biens avaient été pris ou détruits pendant la guerre. Il devait aussi s’accorder avec les autorités espagnoles pour déterminer le sort des prisonniers de guerre détenus de part et d’autre. De nombreux gentilshommes restaient en prison faute de pouvoir payer leurs rançons. Quant aux simples soldats de pied, ils étaient condamnés à être utilisés comme rameurs sur les galères royales. Si un compromis de libération réciproque fut signé entre les deux pays, l’Espagne se montrait peu humaine, sinon peu empressée de se séparer de ses prisonniers. Depuis le mariage de François II et de Marie Stuart, le sort de l’Ecosse était lié à celui de la France. Une clause secrète signée par la reine prévoyait le rattachement pur et simple de l’Ecosse à la France dans le cas où le couple n’aurait pas d’enfant.
Face à la mainmise de la France sur leur pays, une congrégation de nobles écossais s’était soulevée et avait chassé d'Edimbourg, la capitale, la régente et son entourage de conseillers français (mai 1559). Réfugiée dans la forteresse de Dunbar, Marie de Guise réclamait l’aide de la France. François II et Marie Stuart envoyèrent aussitôt des troupes. Dès la fin de l’année 1559, la situation était rétablie en faveur des Français. Rien ne semblait pouvoir empêcher la mainmise française sur l'Ecosse, si l’Angleterre ne s'était pas décidée à intervenir en faveur des révoltés. La reine Elisabeth d’Angleterre demeurait offensée que François II et Marie Stuart avaient fait mettre sur leur blason, les armes d’Angleterre, affirmant ainsi les prétentions de Marie sur la couronne d’Angleterre. En janvier 1560, la flotte anglaise vint bloquer le port de Leith que les troupes françaises avaient transformé en base militaire. Elle fut appuyée par l'arrivée en avril d'une armée de 6000 hommes et de 3000 cavaliers qui assiégèrent aussitôt la place.
Si les troupes anglaises ne se montrèrent guère brillantes, la situation des Français n’était pas meilleure. La ruine du trésor royal et les troubles en France ne permettaient plus l'envoi de renforts militaires. Lorsque l'évêque de Valence et Charles de La Rochefoucault, sieur de Randan, envoyés par le roi pour traiter avec les rebelles, débarquent en Ecosse, ils sont quasiment traités comme des prisonniers. Tandis que Marie de Guise se mourrait dans la forteresse d’Edimbourg où elle était enfermée, les deux hommes furent contraints de négocier une paix désavantageuse pour la France. Ils signèrent le 6 juillet 1560, le traité d'Édimbourg qui marquait la fin de l’occupation française. François II et Marie Stuart devaient faire évacuer leurs troupes et cesser de porter les armes d’Angleterre.
Quelques semaines plus tard, le parlement écossais prenait différentes mesures qui établissaient le protestantisme comme religion d'Etat. Quand ils eurent le traité d'Édimbourg sous leurs yeux, François II et Marie Stuart, outrés, refusèrent de le ratifier, tout comme ils contestèrent la légitimité des actes du parlement.
L'état de santé du roi s'aggrave dès novembre 1560. Le 16 novembre, il a une syncope. Après seulement dix-sept mois de règne, François II meurt le 5 décembre 1560 de maux insupportables à l'oreille. Il s'agissait peut-être d'une mastoïdite, d'une méningite, ou encore d'une otite devenue un abcès. La trépanation fut envisagée par Ambroise Paré. Certains soupçonneront les protestants de l'avoir empoisonné, rumeurs dénuées de fondement.
François II meurt sans descendance, son frère cadet Charles, âgé de dix ans, lui succède. Le 21 décembre, le Conseil privé nomme Catherine de Médicis « gouvernante de France ». Les Guise se retirent de la cour. Marie Stuart, veuve de François II, retourne en Écosse. Louis de Condé, qui attendait son exécution dans sa cellule, est libéré après négociations avec Catherine de Médicis.
Le 23 décembre 1560, le corps de François II est conduit à Saint-Denis par le prince de La Roche-sur-Yon.
François II eut un règne bref, montant sur le trône en pleine adolescence et donc sans expérience, alors que son époque était en proie aux troubles religieux. Les historiens s'accordent sur le fait que François II était fragile tant physiquement que psychologiquement et que sa frêle constitution eut raison de sa santé. Il subsiste aussi une controverse pour savoir si son mariage avait été consommé ou non.

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François II
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Message par Philippe V le Brave le Mar 11 Sep 2012 - 17:53

Philippe V d'Espagne, Philippe V, dit el Animoso en espagnol, c'est-à-dire « le Brave », (Versailles, 19 septembre 1683 – Madrid, 9 juillet 1746), roi des Espagnes et des Indes (1700–1746) à la mort de Charles II d'Espagne. Deuxième fils de Louis de France, dit « le Grand Dauphin », et petit-fils du roi Louis XIV, Philippe de France est titré duc d'Anjou. Il succède à son grand-oncle Charles II, dernier roi d'Espagne de la dynastie des Habsbourg, et il devient lui-même roi d'Espagne, premier de la dynastie des Bourbon : il prend alors le nom de Felipe de Borbón. Son règne, de 45 ans et 21 jours, est le plus long de la monarchie espagnole. Il nait dans le château de son grand-père, Louis XIV, à Versailles. Il est baptisé en 1687 et reçoit en 1689 le duc de Saint-Aignan comme gouverneur. En 1690, il perd sa mère, la dauphine, Marie Anne Christine de Bavière. A la fin des années 1690 se pose le problème de la succession d'Espagne, Charles II d'Espagne, surnommé el Hechizado (« l'ensorcelé »), est malingre et contrefait, de santé très délicate et sans postérité. Avant même sa mort, les grandes puissances européennes tentent de s'entendre pour partager son royaume, ne pouvant se satisfaire que soit conservée l'intégrité de l'héritage espagnol. Quoique arrière-petit-fils d'Anne d'Autriche et petit-fils de Marie-Thérèse, infantes d'Espagne, le problème de sa participation à la succession espagnole ne se pose tout d'abord pas, car Marie-Thérèse avait renoncé à ses droits sur la couronne espagnole en épousant Louis XIV. D'ailleurs, ce dernier et les autres monarques européens s'étaient accordés pour déclarer que l'héritier du trône d'Espagne serait, dans le cas de la mort sans héritier de Charles II, Joseph-Ferdinand de Bavière. Ce premier traité de Partition, confirmé à La Haye en 1698, accordait à Joseph-Ferdinand les royaumes de la péninsule espagnole (sauf le Guipuscoa), la Sardaigne, les Pays-Bas espagnols et les territoires américains, à la France revenait le Guipuscoa, Naples et la Sicile ; à l'Autriche, le Milanais. A la mort de Joseph-Ferdinand, en 1699, fut conclu un nouveau traité de Partition, à Londres, en 1700, sans l'accord de l'Espagne. La France, la Hollande et l'Angleterre reconnaissaient comme roi l'archiduc Charles d'Autriche, à qui étaient dévolus les royaumes de la péninsule, les Pays-Bas et les Indes occidentales ; Léopold, duc de Lorraine, recevait le Milanais à condition de céder la Lorraine et le Barrois au Dauphin, qui recevait par ailleurs Naples, la Sicile et la Toscane. Mais l'archiduc Charles protesta, réclamant la totalité de l'héritage espagnol. Cependant, pressé par son principal conseiller le cardinal Portocarrero et après avoir demandé l'avis du pape Innocent XII, Charles II choisit la solution française. Le 2 octobre 1700, il fait du jeune duc d'Anjou, 17 ans, le second petit-fils de Louis XIV, son légataire universel. L'espoir de Charles II était que Louis XIV saurait éviter l'éclatement de l'empire espagnol pour son propre petit-fils. Il meurt peu de temps après, le 1er novembre 1700. La nouvelle de la mort de Charles II parvient le 9 novembre à Versailles. Le 16 novembre 1700, Louis XIV annonce à la cour qu'il accepte le testament de son « cousin, beau-frère et neveu ». Il présente alors son petit-fils, âgé de dix-sept ans, à la cour, par ces mots : « Messieurs, voici le roi d'Espagne ». Puis il déclare à son petit-fils : « Soyez bon Espagnol, c'est présentement votre premier devoir ; mais souvenez-vous que vous êtes né Français pour entretenir l'union entre nos deux nations c'est le moyen de les rendre heureuses et de conserver la paix de l'Europe. ». Le marquis de Castel dos Rios, ambassadeur d'Espagne, aurait ajouté qu'« il n'y a plus de Pyrénées ».
À la suite de l'événement, toutes les monarchies européennes, sauf l'Empire, reconnaissent le nouveau roi. Celui-ci quitte Versailles le 4 décembre, pourvu d'Instructions en 33 articles, écrites par Louis XIV et résumant sa conception du pouvoir. Il arrive à Madrid le 22 janvier 1701. Mais au bout de quelques mois, les erreurs politiques s'accumulent :
le 1er février 1701, le Parlement de Paris conserve par lettres patentes les droits de Philippe V à la couronne de France, toujours en février, Louis XIV, à la demande du conseil de régence espagnol, envoie des troupes occuper des garnisons hollandaises sur la frontière des Pays-Bas espagnols, garnisons installées en vertu d'un traité bilatéral signé en 1698, des Français s'installent aux postes importants à Madrid et orientent de façon nouvelle la politique espagnole.
Dernière maladresse, Louis XIV pousse Philippe V à épouser en 1701 Marie-Louise Gabrielle de Savoie, son frère le duc de Bourgogne ayant déjà épousé la sœur de Marie-Louise. Les deux sœurs ayant épousé les deux frères, cela devait dans l'esprit des politiques lier non seulement les deux familles, mais aussi les deux États et leur faire mener conjointement une politique anti-impériale. Louis XIV donne également pour camarera mayor au nouveau couple une amie de madame de Maintenon, la princesse des Ursins.
Dès lors, même si le risque de réunion des couronnes française et espagnole semble minime, les monarchies européennes craignent de voir l'Espagne devenir un protectorat français. L'Angleterre et la Hollande (tous deux sous domination de Guillaume d'Orange), l'Autriche, puis le Portugal déclarent la guerre à la France et à l'Espagne.
La guerre de Succession est non seulement un conflit international entre puissances européennes mais également une grave guerre civile, d'un côté, les couronnes de Castille et de Navarre restent fidèles au candidat Bourbon, de l'autre, la majeure partie de la couronne d'Aragon donne son appui au candidat autrichien.
Les combats sont finalement, en Espagne, favorables au troupes « philippistes », parfois au prix de massacres et de destructions, comme à Xàtiva, incendiée en 1707. Philippe V sauve son trône grâce aux victoires d'Almansa par le maréchal de Berwick en 1707 et de Villaviciosa et Brihuega par le maréchal de Vendôme en 1710.
En 1713, les puissances européennes sont épuisées par la guerre et, alors que l'archiduc Charles vient d'être nommé empereur, craignent que les Habsbourg obtiennent un pouvoir trop important, retirent leurs troupes et font la paix à Utrecht. Philippe V est confirmé dans ses droits à la couronne de France, tout en étant contraint à y renoncer solennellement, pour lui et ses descendants. La couronne d'Espagne lui reste et il est reconnu comme roi légitime par tous les pays. Mais cette reconnaissance se fait au prix de pertes territoriales, notamment Gibraltar, Minorque et des territoires en Italie. L'Espagne reste sous influence française, par l'intermédiaire de Jean Orry, chargé des finances, qui mène une politique de centralisation administrative à la française.
La politique extérieure espagnole est, jusqu'en 1736, principalement le retour de son influence dans la péninsule italienne. Sous l'influence de sa nouvelle épouse Élisabeth Farnèse et de son premier ministre Giulio Alberoni, Philippe V développe une ambitieuse politique, qui se concrétise par l'invasion de la Sardaigne autrichienne en 1717, puis de la Sicile des Savoie en 1718. En réaction, la Quadruple-Alliance, à laquelle se joint le duché de Savoie, rentre en guerre contre l'Espagne. Cette dernière est vaincue, par le traité de La Haye de 1720, Philippe V doit éloigner Alberoni, mais il obtient cependant la reconnaissance des droits dynastiques sur les duchés italiens pour son second fils, l'infant Charles. L'Espagne se rapproche alors de la France par une politique de triple mariages, conclus par un traité de fiançailles signé à Paris le 22 novembre 1722, le roi de France Louis XV, onze ans, est promis à l'infante Marie-Anne-Victoire, sa cousine de trois ans, l'héritier du trône espagnol Louis et l'héritier des duchés italiens Charles sont promis à deux filles du régent Philippe d'Orléans, respectivement Louise Élisabeth et Philippine Élisabeth. Le prince Louis épouse effectivement Louise-Élisabeth en 1722, et deux ans après Philippe V abdique en sa faveur, mais le nouveau roi d'Espagne meurt de la variole, après seulement sept mois de règne, contraignant son père à reprendre la couronne.
Le 9 mars 1725, les Français rompent les fiançailles de Louis XV avec l'infante Marie-Anne-Victoire, et en représailles la reine Louise-Élisabeth, veuve de Louis Ier d'Espagne, et Philippine Élisabeth, la fiancée de Charles, sont renvoyées en France. Élisabeth Farnèse décide alors de traiter avec l'Autriche qui est le principal obstacle à l'expansion espagnole dans la péninsule. Elle propose de fiancer ses fils aux filles de l'empereur Charles VI, l'infant Charles avec l'archiduchesse Marie-Thérèse et Philippe, son second fils, avec l'archiduchesse Marie-Anne. L'alliance entre les deux puissances est confirmée par le traité de Vienne du 30 avril 1725, qui prévoit la renonciation définitive de Charles VI au trône d'Espagne au profit de Philippe V et son soutien à une tentative pour libérer Gibraltar de l'occupation britannique. Mais la guerre anglo-espagnole (1727-1729) se conclut par le maintien de la souveraineté britannique sur le rocher et, au cours des négociations de paix, Charles VI abandonne le principe du mariage de ses filles avec les infants espagnols.
Par conséquent, Philippe V rompt l'alliance avec l'Autriche et conclut avec la Grande-Bretagne et la France, le 9 novembre 1729, le traité de Séville qui garantit à son fils Charles le droit d'occuper Parme, Plaisance et la Toscane, au besoin par la force. Justement, le duc Antoine Farnèse meurt le 20 janvier 1731, mais il a nommé comme successeur le « ventre enceint » de son épouse Enrichetta d'Este, ce qui écarte Élisabeth Farnèse de la succession. La duchesse est examinée par un groupe de médecins et de sages-femmes qui la déclarent enceinte de six mois, mais la reine d'Espagne fait constater qu'il s'agit d'une mise en scène. En adhérant, le 22 juillet, au deuxième traité de Vienne, elle obtient de l'empereur, qui a fait occuper le duché par le comte Carlo Stampa, son lieutenant en Italie, la cession de Parme et Plaisance au jeune infant. Le 29 décembre, le gouvernement du duché est confié à Dorothée Sophie de Neubourg, grand-mère maternelle et tutrice de l'infant Charles. Le règne de Philippe V est également marqué par la rivalité maritime avec la Grande-Bretagne. L'Espagne se bat contre les avantages acquis par les Anglais au traité d'Utrecht, et le règne de Philippe V est émaillé d'incidents maritimes, comme en 1739-1748, lors de la guerre de l'oreille de Jenkins. Au cours du règne, l'Espagne redevient une grande puissance maritime. La marine tient la Méditerranée occidentale, bien que les Anglais occupent toujours Gibraltar et Minorque.
La France et l'Espagne passent plusieurs accords d'alliance, appelés communément « Pactes de famille », dont le but principalement l'opposition à l'Autriche ou à la Grande-Bretagne, le premier Pacte de famille est signé le 7 novembre 1733, durant la guerre de Succession de Pologne, le second Pacte de famille est conclu le 25 octobre 1743 par le traité de l'Escorial, durant la guerre de Succession d'Autriche.
La politique du règne de Philippe V est marquée par le modèle louis-quatorzien de l'État absolutiste et centralisateur. Les réformes engagées représentèrent un changement radical par rapport au système précédemment mis en place par la Maison d'Autriche. Ils marquent une étape fondamentale dans l'élaboration d'un esprit national, notamment par l'imposition du castillan comme langue exclusive dans l'administration et le gouvernement, et la modernisation de l'appareil d'État espagnol.
Mais il faut remarquer que, si Philippe V tenta de se comporter en monarque absolu, il ne le fut jamais véritablement. Il était sujet, depuis l'adolescence, à des crises de dépression, de neurasthénie et de mélancolie que sa femme Élisabeth Farnèse prétendit soigner en faisant venir le chanteur castrat Farinelli. Philippe V ne put, à plusieurs reprises, assumer personnellement la charge du pouvoir, et il fut à plusieurs reprises le jouet de ses ministres ou de courtisans, comme la princesse des Ursins). Le 24 décembre 1714 à Guadalajara, il épouse grâce à l'entremise de l'abbé Giulio Alberoni la nièce du duc de Parme, Élisabeth Farnèse, qui fait renvoyer prestement la princesse des Ursins. Philippe V passe alors sous la coupe de son épouse et de d'Alberoni, nommé ministre.
Le gouvernement fut recomposé de secrétaires d'Etat, dont les charges étaient occupées par des fonctionnaires nommés par le roi. Mais l'exemple le plus éclatant de réforme centralisatrice et autoritaire sont les décrets de Nueva Planta, pris entre 1707 et 1716 (décret de 1707 pour l'Aragon et Valence, de 1715 pour Majorque et de 1716 pour la Catalogne), qui sont une série d'ordonnances royales (reales cédulas) établissant la « nouvelle base » (« nueva planta ») des audiences royales contrôlant les territoires des deux couronnes. Les décrets furent précédés de l'abolition des institutions propres à chaque région : abolition des fors des royaumes de la couronne d'Aragon qui avaient pris parti contre lui lors de la guerre, dissolution de l'organisation territoriale des royaumes de la couronne de Castille et annulation des privilèges en vigueur dans ses municipalités. Ces décrets imposaient ensuite un modèle juridique, politique et administratif communs à toutes les provinces d'Espagne. L’état fut organisé en provinces, gouvernées par un Capitaine général (Capitán General) et une Cour de justice, chargés de l'administration et devant répondre directement au gouvernement de Madrid. Pour l'administration économique et financière furent établies, sur le modèle français, les Intendances provinciales (Intendencias provinciales). Les Conseils des territoires disparus ou perdus par la Couronne, c'est-à-dire d'Aragon, de Flandre et d'Italie, furent abolis, et concentrés dans le seul Conseil de Castille, seuls restèrent les Conseils de Navarre et des Indes. Progressivement, les Cortes de Castille intégrèrent les représentants des anciens territoires aragonais ; le pouvoir des Cortes en tant que tel, vu comme un frein au pouvoir royal, diminua.
Philippe V fut confronté à la situation économique et financière d'un État ruiné. Il lutta contre la corruption. Dans le domaine fiscal, il s'efforça de ne pas établir de nouveaux impôts afin de rendre plus équitable la charge fiscale.
Dans le domaine économique, il opta pour des positions mercantilistes, il favorisa l'agriculture, et interdit l'exportation des grains, il interdit l'importation de produits textiles et créa des manufactures royales, il s'efforça de réorganiser le commerce colonial par la création de compagnies de commerce dotées de privilèges, sur les modèles anglais et néerlandais.
Comme conséquence des nécessités de la guerre et suivant le modèle français, Philippe V réalisa une profonde réorganisation de l'armée. Il substitua aux anciens tercios un nouvelle organisation militaire en brigades, régiments, bataillons, compagnies et escadrons. On introduit plusieurs nouveautés, comme les uniformes ou les fusils à baïonnette.
Philippe V s'attaqua également à la reconstruction de la marine espagnole. Il fit construire de nouveaux navires modernes et mieux équipés. Il regroupa également les différentes flottes dans l'Armada Española en 1717. Dans cette œuvre, il s'appuya particulièrement sur l'action de son intendant général de la Marine, José Patiño Rosales.
Suivant l'exemple de Louis XIV, qui considérait la culture et les arts comme un moyen de montrer la grandeur royale, Philippe V s'efforça de développer les arts. Il ordonna ainsi la construction du Palais royal de la Granja de San Ildefonso, inspiré par le style classique français. Pour décorer la Granja, Philippe V fit l'acquisition de la collection de sculptures de Christine de Suède. Il s'occupa aussi de la reconstruction du Palais royal de Madrid, après l'incendie de l'Alcazar, et du palais d'Aranjuez. L'influence italienne fut cependant prépondérante à la cour espagnole, sous l'influence d'Élisabeth Farnèse. Le règne de Philippe V correspond également à l'introduction du style rococo. Philippe V s'occupa enfin de la fondation d'institutions culturelles chargées d'établir un contrôle sur l'évolution des sciences et des arts, comme l'Académie royale espagnole, approuvée en 1714, dont la tâche consiste à normaliser la langue espagnole, dans l'intention de « fixer les sons et les mots de la langue castillane dans leur plus grande propriété, élégance et pureté », ou encore l'Académie royale d'histoire, chargée d’étudier l’histoire « antique et moderne, politique, civile, ecclésiastique, militaire, de la science, des lettres et des arts, c’est-à-dire, des diverses branches de la vie, de la civilisation et de la culture du peuple espagnol », fondée en 1735. Il faut remarquer que ces fondations se font sur le modèle français. Le 10 janvier 1724, Philippe V confirma par décret qu'il abdiquait en faveur de son fils Louis Ier. Le prince reçut les documents le 15 et les fit publier le lendemain. Les motifs de cette abdication ne sont pas véritablement éclaircis. Certains historiens ont pu avancer qu'il désirait monter sur le trône de France, profitant de la mort attendue de Louis XV, d'autres qu'il était conscient de son incapacité à gouverner à cause de sa maladie. Mais Louis Ier étant trop jeune et insouciant, ce sont ses parents qui continuèrent à s'occuper du gouvernement. Louis Ier ne régna que sept mois. A sa mort, Philippe V redevint roi, malgré les droits de son deuxième fils, Ferdinand, qui était alors prince des Asturies. Philippe V meurt le 9 juillet 1746. Son fils Ferdinand VI d'Espagne lui succède.
Il est notable qu'en 1713, Philippe V avait instauré, par la Pragmatique Sanction, la loi salique en Espagne, contrairement à la tradition espagnole qui permettait qu'une fille de roi devienne reine comme le fut d'ailleurs Isabelle la Catholique, reine de Castille et León de 1474 à 1504. Ce décret fut, bien plus tard au XIXe siècle, responsable des trois guerres civiles carlistes entre les partisans d'Isabelle II et les carlistes, partisans de Don Carlos de 1833 à 1840, 1846 à 1849 et 1872 à 1876.


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Philippe V le Brave
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Message par Alessandro Volta le Mer 12 Sep 2012 - 10:49

Alessandro Volta, le comte et sénateur du Royaume d'Italie (1805-1814) Alessandro Giuseppe Antonio Anastasio Volta, né à Côme le 18 février 1745 et mort à Côme le 5 mars 1827, est un physicien italien. Il est connu pour ses travaux sur l'électricité et pour l'invention de la première pile électrique, appelée pile voltaïque.
Alessandro Volta fait ses études à Rome, et devient professeur de physique à l'école royale de Côme en 1774, il y met au point l'électrophore, première machine électrique à influence. Il étudie par ailleurs la composition du gaz des marais et isole, en 1778, le méthane. De 1780 à 1783, il visite la France, l'Allemagne, les Pays-Bas et l'Angleterre et collabore avec Antoine Lavoisier et Pierre-Simon de Laplace à une étude de l'électricité atmosphérique.
La découverte de l'électricité animale (par Luigi Galvani) amène Volta à étudier dès 1792 les conditions d'excitation des muscles d'une grenouille. Il peut alors rejeter la théorie de Galvani qui privilégiait la présence de tissu animal et mettre l'accent sur la nécessité d'un circuit électrique fermé constitué de métaux. Au début de l'année 1800, Volta publie dans une lettre en français datée du 20 mars au président de la Royal Society l'invention de la pile voltaïque qu'il a mise au point le 17 mars 1800, c'est un empilement de couples de disques zinc-cuivre en contact direct, chaque couple étant séparé du suivant par un morceau de tissu imbibé de saumure (H20+NaCl). Il y souligne le fait que, lorsqu'on les sépare, la lame de cuivre prend une charge négative, et celle de zinc une charge positive. Le 2 mai 1800, deux chimistes britanniques, William Nicholson (1753 - 1815) et Sir Anthony Carlisle (1768-1840) réalisent la première électrolyse (électrolyse de l'eau) en utilisant la pile de Volta comme générateur. Le 7 novembre 1801, Volta présente sa pile devant l'Institut de France et y énonce la loi des tensions, ainsi que la valeur des tensions de contact des métaux classés par ordre d'électropositivité décroissante, du zinc à l'argent.
Napoléon Bonaparte, qui assiste à cette séance, lui fait décerner une médaille d'or, lui accorde une pension et le nomme comte et sénateur du Royaume d'Italie (1805-1814).
Volta étudia également la dilatation des gaz et inventa l'eudiomètre, instrument servant à l'analyse volumétrique des mélanges gazeux, avec lequel il réalisa la première synthèse de l'eau (H2O).
En 1819, Volta se retire dans sa ville natale de Côme où il meurt le 5 mars 1827.
L'étude de l'électricité fut toujours sa passion et, encore jeune étudiant, il écrivit un poème directement en latin, De vi attractiva ignis electrici ac phaenomenis inde pendentibus, sur ce phénomène fascinant et nouveau. C'est son premier écrit scientifique.
Alessandro Volta est devenu membre de la Royal Society le 5 mai 1791. Celle-ci lui décerna la médaille Copley en 1794.
Napoléon Bonaparte lui décerna le titre de comte du Royaume en 1810.
En 1815, l'empereur d'Autriche le nomma professeur de philosophie à Padoue.
Volta est enterré dans la ville de Côme, en Italie, le temple Volta, près du lac de Côme est consacré à son travail, ses instruments et papiers originaux y sont présentés. Le bâtiment est apparu, ainsi que son portrait sur la devise italienne, avant la mise en place de l'euro.
En 1881, l'unité de tension électrique, le volt, est ainsi nommée en son honneur.
Plusieurs chercheurs ont étudié le phénomène de la pile de Volta et ont essayé de l'améliorer. Certains ont découvert l'illumination à arc qui démontre que l'électricité provoque une sorte d'éclair. Ils ont démontré le phénomène en reliant les deux bornes de la pile à un morceau de charbon. Mais la découverte la plus importante fut la première électrolyse de l'eau qui permit d'identifier les deux composants de l'eau, soit l'oxygène et l'hydrogène. Cette importante découverte fut l'œuvre de Anthony Carlisle et de William Nicholson. L'électrolyse de l'eau avait été réalisée auparavant mais elle ne donnait pas le même résultat qu'avec la pile de Volta. En effet, les autres tentatives ont été réalisées avec une source de courant non continu, le résultat de l'électrolyse était toujours un mélange et non de l'oxygène et de l'hydrogène purs. Avec cette découverte, on ouvrit la porte à toutes sortes d'électrolyses dont celle de l'aluminium et du cuivre.
Ensuite, les premières batteries firent leur apparition. Elles étaient composées de plusieurs piles voltaïques réunies. Ces batteries furent les premières à être mises sur le marché. De nos jours, les piles sont de meilleure qualité et sont composées de métal plus performant. Un des principaux défauts de la pile de Volta était son manque d'étanchéité, la saumure dans laquelle étaient plongés les morceaux de carton coulait de la pile. Ce problème est maintenant résolu car on remplace la saumure par un gel plus consistant. En 1820, Hans Christian Orsted découvrit que les phénomènes électriques étaient de près reliés aux phénomènes magnétiques. Il remarqua que l'aiguille de sa boussole changeait de direction lorsqu'il la déplaçait autour d'un fil relié à la pile de Volta, tout dépendant de sa position, la boussole n'indiquait pas la même direction.
En 1836, Daniell mit au point la première pile impolarisable.

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Message par Christophe Colomb le Sam 22 Sep 2012 - 9:28

Christophe Colomb (en italien, Cristoforo Colombo) né entre le 25 août et le 31 octobre 1451 à Gênes, dans la République de Gênes et mort le 20 mai 1506 à Valladolid en Espagne, est un amiral de la mer océanique, Vice-roi et gouverneur des Indes, navigateur italien de la fin du XVe et du début du XVIe siècle au service des rois catholiques espagnols Isabelle de Castille et Ferdinand d'Aragon.
Christophe Colomb est la première personne de l'histoire moderne à traverser l'océan Atlantique et, en cherchant une nouvelle route vers les Indes, il découvre une route aller-retour entre le continent américain et l'Europe.
Il effectue en tout quatre voyages en tant que navigateur pour le compte des souverains espagnols, qui le nomment avant son premier départ amiral, vice-roi des Indes et gouverneur général des territoires qu'il découvrirait. La découverte de l'espace caraïbe marque le début de la colonisation de l'Amérique par les Européens et fait de Colomb un acteur majeur des grandes découvertes des XVe siècle et XVIe siècle. Son premier voyage est considéré comme la rupture majeure entre le Moyen Âge et les temps modernes dans l'historiographie de la civilisation occidentale. Même si des fouilles archéologiques conduites en 1960 dans la province actuelle de Terre-Neuve-et-Labrador, au lieu-dit de L'Anse aux Meadows, ont établi que les Vikings avaient brièvement installé une colonie en Amérique du Nord, à la pointe septentrionale de l'île de Terre-Neuve vers l'an mil, Colomb est aujourd'hui universellement reconnu comme le premier Européen qui a « découvert l'Amérique », où il accoste pour la première fois dans la nuit du 11 au 12 octobre 1492. Il meurt en relative disgrâce, ses prérogatives sur les terres découvertes étant contestées, toujours persuadé d'avoir atteint les Indes, le but originel de son expédition.
Les historiens dressent le portrait d'un marin hors pair, « un des meilleurs navigateurs de tous les temps » ou même « le plus grand marin de tous les temps », mais « piètre politicien ». Il apparaît « comme un homme de grande foi, profondément attaché à ses convictions, pénétré de religiosité, acharné à défendre et à exalter le christianisme partout ».
Biographie simplifiée a voir en entier sur ... http://fr.wikipedia.org/wiki/Christophe_Colomb
Christophe Colomb serait né en 1451 dans la République de Gênes, il est l'aîné des cinq enfants de Domenico Colombo tisserand originaire de Lombardie qui s'est installé à Gênes puis, suite à des troubles politiques dans la cité, a déménagé à Savone en 1470 pour ouvrir un établissement de textile et une taverne. En tant qu'aîné, il devient probablement apprenti tisserand. Selon la biographie Historia del Almirante (hagiographie peu fiable) de son fils Fernand Colomb, son père aurait eu les moyens financiers suffisants pour l'envoyer à l'université de Pavie où il étudie notamment la cosmographie, l'astrologie et la géométrie. Il est très tôt influencé par le Livre des merveilles du monde, écrit par le chevalier anglais Jean de Mandeville entre 1355 et 1357 pendant la guerre de Cent Ans, à son retour de voyage en Extrême-Orient, à partir de ses propres observations et de récits de missionnaires franciscains et dominicains. Colomb avait aussi un exemplaire de l’Imago mundi du cardinal Pierre d'Ailly (1410) qu'il a abondamment commenté en marge.
Christophe Colomb prétend dans une de ses lettres avoir été matelot dès l'âge de dix ans. Toujours selon la biographie de Fernand Colomb, après avoir commandé un navire au service de René d'Anjou combattant le roi d'Aragon et opéré en tant que corsaire en 1472, Christophe Colomb commence l'année suivante son apprentissage en tant que marchand au service des familles génoises Centurion, Di Negro et de Spinola. Sa prétendue expédition commerciale sur l’île de Chios en 1474 lui permet de devenir financièrement indépendant de sa famille.
En 1476, il embarque sur un convoi en partance pour Lisbonne puis l'Angleterre. Le convoi est attaqué par les Français et Christophe Colomb se réfugie dans la ville portugaise de Lagos puis part chez son frère Bartolomeo Colomb, cartographe à Lisbonne. Il épouse en 1479 Filipa Moniz d'une famille de basse-noblesse portugaise, fille de Bartolomeu Perestrelo, capitaine-gouverneur de Porto Santo à Madère, avec qui commença la colonisation en 1425. Felipa meurt peu de temps après la naissance de leur seul fils, Diego Colomb, né en 1480 sur l'île Porto Santo (Colomb aura un second fils en 1488, Fernand, né d'une liaison avec Beatriz Enriquez de Arana). Christophe Colomb se perfectionne alors dans les sciences de la navigation, qui sait avec les cartes que son épouse peut-être avait apportées en dot : les cartes des vents et des courants des possessions portugaises de l'Atlantique qui, peut-être appartenaient à Bartolomeu Perestrelo.
Si Colomb est sans conteste le premier Européen connu pour avoir accosté sur des terres rattachées aujourd'hui à l'Amérique, il n'eut aucune idée de l'étendue du continent américain qui s'interposait entre les îles qu'il avait découvertes et les Indes qu'il s'était proposé de rallier. Amerigo Vespucci est le premier navigateur à affirmer avoir découvert un nouveau monde qui n'est pas les Indes. Sa découverte est reconnue par les cartographes du Gymnase Vosgien, qui publient en 1507 Universalis Cosmographia (aujourd'hui connu sous le nom de planisphère de Waldseemüller), où le nom America figure pour la première fois.

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Message par Charles d'Eon le Lun 1 Oct 2012 - 16:19

Charles d’Éon de Beaumont, Charles-Geneviève-Louis-Auguste-André-Timothée d'Éon de Beaumont, dit le Chevalier d'Éon né le 5 octobre 1728 à l'hôtel d'Uzès à Tonnerre, mort le 21 mai 1810 à Londres est un auteur, diplomate, espion français, capitaine de dragons. Il est resté célèbre pour son habillement qui le faisait passer pour une femme. A sa mort, cependant il fut reconnu par un concile de médecins, comme de sexe masculin et parfaitement constitué.
Il est le fils de Louis d'Éon de Beaumont, avocat au Parlement de Paris ayant fait fortune dans le commerce du vin en étant directeur des domaines du roi, et de Françoise de Charanton, fille d'un Commissaire Général des Guerres aux armées d'Espagne et d'Italie. D'Éon raconte dans son autobiographie Les Loisirs du chevalier d'Éon de Beaumont qu'il est né « coiffé », c'est-à-dire couvert de membranes fœtales, tête et sexe cachés et que le médecin de la ville a été incapable de déterminer son sexe.
Il naît à Tonnerre où son père nobliau de province est élu maire et y commence ses études, puis en 1743, les poursuit à Paris chez son oncle, au Collège Mazarin et obtient un diplôme en droit civil et en droit canon en 1749 à 21 ans. Dans la lignée de sa famille de noblesse de robe, il s'inscrit comme avocat au Parlement de Paris le 22 août 1748. Il montre également des talents en équitation et en escrime. Il se met à écrire, publie en 1753 plusieurs Considérations Historiques et Politiques. L’ouvrage étant remarqué, le jeune homme se crée un réseau de relations, dont le prince de Conti, cousin du roi Louis XV qui le nomme censeur royal pour l'Histoire et les Belles-Lettres.
Sollicité (selon la légende il aurait été remarqué par le roi lors d'un bal dans lequel le chevalier était costumé en femme), il est recruté dans le « Secret du Roi », cabinet noir de Louis XV qui mène une politique en parallèle des conseils officiels (le prince de Conti, le maréchal de Noailles, Beaumarchais, M. de Tercier en font également partie). Il est aussitôt dépêché à la Cour de Russie comme secrétaire d'ambassade en juin 1756, alors que débute la guerre de Sept Ans, pour obtenir de la tsarine Élisabeth une alliance avec la France. Il racontera plus tard, dans la publication romancée de ses Mémoires en 1836, y avoir été « lectrice » de la tsarine sous le nom de Lia de Beaumont. Celle-ci aurait percé à jour le déguisement et aurait tenté de consommer, mais il serait resté mou et aurait été traité de fou. En fait, le poste n'existait pas à la cour de Russie, et l'histoire n'apparaît qu'à l'époque où il est en Angleterre.
A la cour russe, la tsarine donnant des bals costumés où l'on inversait les rôles (les hommes devaient être vêtus en femme et les femmes en homme), il prend sans doute plaisir à se travestir, sa faible corpulence lui permettant de mystifier tout le monde.
Il est de nouveau à Saint-Pétersbourg comme secrétaire d'ambassade de 1758 à 1760.
Il porte le texte du traité d'alliance au roi à Versailles où il arrive deux jours avant le courrier dépêché par la tsarine.
Le roi le récompense en lui donnant un brevet de Capitaine de dragons en 1760. Il participe aux dernières campagnes de la guerre de Sept Ans où il est blessé et quitte l'armée en 1762 pour redevenir agent secret. Il est envoyé à Londres en 1762, où il collabore, en tant que « Secrétaire de l'Ambassade de France pour la conclusion de la paix générale » auprès de l’ambassadeur le duc de Nivernais, à la rédaction du traité de paix de Paris qui sera signé le 10 février 1763. Sa grande habileté diplomatique et la subtilisation des documents préparatoires au traité, alors que la France est vaincue par l'Angleterre qui veut s'emparer de tout l'empire colonial français, lui vaut de recevoir une des plus rares distinctions du temps : l'Ordre royal et militaire de Saint-Louis.
Parallèlement, il est chargé par le Secret du Roi de la composition d’un plan d’invasion sur la Grande-Bretagne, plus précisément d'un projet de descente sur l'Angleterre et le Pays de Galles dont il a reconnu les côtes avec le marquis Carlet de la Rozière. Il est nommé alors ambassadeur par intérim lorsque duc de Nivernais malade retourne à Paris. Dans l'attente d'un nouvel ambassadeur, il mène grand train et le ministre des Affaires Étrangères Étienne François, duc de Choiseul ne veut plus régler les dettes dues à ce train de vie fastueux. A l’arrivée du nouvel ambassadeur, Claude Louis François Régnier, comte de Guerchy, il en devient le secrétaire en tant que ministre plénipotentiaire. Les deux hommes n’arrivent pas à s’entendre. Ce dernier, imbu de l’estime du Roi et redescendu secrétaire après avoir été ministre plénipotentiaire, accepte difficilement les remarques de son supérieur qu'il juge incompétent. Une guerre ouverte s’installe alors à l’ambassade de France, deux camps se forment et une guerre de libelle voit le jour. Le 4 novembre 1763, Louis XV demande l’extradition du chevalier mais la législation anglaise l’interdit. Redevenu simple particulier, il continue par provocation d’aller à l’ambassade de France et divulgue en 1764 des secrets d’État et une partie de sa correspondance personnelle, étant prêt à saborder sa carrière afin de discréditer Guerchy et de faire chanter le roi en révélant notamment l'ordre de mission du roi pour le débarquement.
Le conflit est marqué par plusieurs procès devant la Cour de sa Majesté Britannique. Lors d'un autre procès, un témoin surprise accuse l’ambassadeur de France d'avoir tenté d’empoisonner son ex-secrétaire lors d'un repas. Le dernier procès, en septembre 1767, donne raison au chevalier d’Éon qui poursuit alors son métier d'espion et reçoit à nouveau sa pension. Devant comparaître à l'un de ses nombreux procès mais n'ayant ni avocat, ni témoins, il prèfère se dérober et se déguiser alors en femme et se réfugie chez un ami. En fait, disgracié et tombant dans l'oubli depuis qu'il a abandonné le chantage, il éprouve le besoin de provoquer en se travestissant en femme et de répandre la rumeur qu'il a toujours été une femme. Sa prétendue folie alimente les arguments de Treyssac de Vergy et d’Ange Goudar, deux hommes de plume aux ordres de l’ambassadeur. La rumeur se fait persistante, alimentée par l’attitude équivoque, non-conformiste du chevalier. Son changement de sexe n’y est pas non plus étranger. De fou, on le prétend hermaphrodite, puis femme. Les Britanniques réalisent de nombreuses caricatures du chevalier qu'ils baptisent Épicène d'Éon. Ils vont même jusqu'à ouvrir des paris sur son sexe, un parieur traînant en justice un autre parieur, le tribunal, avec de faux-témoins et en l'absence d'Éon, le reconnaît comme femme. Ce changement de sexe et ce travestissement supportent plusieurs interprétations, interprétations freudiennes (névrose, délire narcissique, schizophrénie, etc.) comme des lectures purement politiques ou stratégiques. A cette même époque, d'Éon est en liaison avec le libelliste français Charles Théveneau de Morande. En 1775, Pierre-Augustin Caron de Beaumarchais est envoyé à Londres par le roi de France Louis XVI pour récupérer auprès du Chevalier d'Éon la correspondance échangée avec le feu roi Louis XV (notamment ses projets de débarquement et les Mémoires de Mme du Barry écrites par Théveneau de Morande). Après maintes péripéties, une transaction de plus de vingt pages est conclue entre eux deux qui stipule notamment la remise intégrale des documents et que la chevalière ne quittera plus jamais ses vêtements féminins, se faisant désormais appeler Mlle Éon. En échange de quoi la rente viagère lui était accordée. Les négociations ont duré quatorze mois. D'Éon quitte Londres le 13 août 1777 et se présente à la Cour en capitaine de dragons. Une ordonnance est prise le 27 août 1777 par le roi Louis XVI qui, par vengeance ou parce qu'il croyait que c'était vraiment une femme, lui donne ordre « de quitter l'uniforme de dragons qu'elle continue à porter et de reprendre les habits de son sexe avec défense de paraître dans le royaume sous d'autres habillements que ceux convenables aux femmes » : habillée par Rose Bertin aux frais de Marie-Antoinette, il est présenté à la Cour en robe à panier et corset le 23 novembre 1777. Il devient la coqueluche de la capitale mais voulant participer à la guerre d'indépendance des États-Unis, il se réhabille en dragons.
Arrêté le 20 mars 1779, il est exilé à Tonnerre où il se résout à s'occuper de son domaine familial.
En 1783, le roi le laisse revenir à Paris. En novembre 1785 muni d'un passeport, il regagne la Grande-Bretagne où le propriétaire londonien de son appartement lui réclame ses loyers alors qu'il ne bénéficie plus de sa rente. Bien qu'ayant accueilli favorablement la Révolution française et proposé à l'Assemblée nationale de conduire une unité d'Amazones, il perd en effet sa pension. La déclaration de guerre du 1er février 1793 et de lourdes dettes le contraignent à demeurer sur le sol britannique. Il se retrouve dans une demi-misère, doit survivre par des duels en escrime et vendre sa bibliothèque en mai 1791. Il est finalement recueilli par une dame britannique de son âge, la veuve Mrs Cole. Il continue de se battre en escrime, toujours en habits de femmes (gardant une agilité malgré une forte corpulence), jusqu'à l'âge de 68 ans. Il est gravement blessé lors d'un dernier duel en août 1796. En 1804, il est emprisonné pour dettes, libéré, il signe un contrat pour publier une autobiographie mais est paralysé suite à une chute due à une attaque vasculaire. Grabataire, il vivra encore quatre ans dans la misère, avant de mourir à Londres le 21 mai 1810 à l'âge de 82 ans.
En effectuant la dernière toilette de la "défunte", on découvre avec stupéfaction que cette vieille dame est un homme. Le chirurgien M. Copeland accompagné de plusieurs membres de la Faculté médicale de la Grande-Bretagne déclare dans un rapport médico-légal, le 23 mai 1810 : « Par la présente, je certifie que j'ai examiné et disséqué le corps du chevalier d'Éon en présence de M. Adair, de M. Wilson, du père Élysée et que j'ai trouvé sur ce corps les organes mâles de la génération parfaitement formés sous tous les rapports ».
Le chevalier d'Éon habillé quarante-neuf ans en homme et trente-trois en femme, est enterré au cimetière de la paroisse Saint-Pancrace dans le comté de Middlesex.

_________________
NOM COMPLET ET TITRES

Charles d'Eon
serf
serf

Nombre de messages : 74
Pays/dates : né en 1728 à Tonnerre mort en 1810 à Londres
Titres : chevalier
Fonctions : diplomate et espion français recruté par Louis XV, capitaine de dragons décoré de l'Ordre royal et militaire de Saint-Louis
RDG : 1737
Date d'inscription : 23/08/2012

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Message par Léopold Ier de Lorraine le Lun 8 Oct 2012 - 21:24

Léopold Ier de Lorraine ou Léopold Ier dit le Bon né le 11 septembre 1679 à Innsbruck, mort le 27 mars 1729 à Lunéville est duc titulaire de Lorraine et de Bar de 1690 à 1697 et duc effectif de Lorraine et de Bar de 1697 à 1729. Fils de Charles V, duc titulaire de Lorraine et de Bar, et d'Éléonore d'Autriche (1653-1697), reine douairière de Pologne et sœur de l'empereur Léopold Ier, le jeune Léopold est le filleul de ce dernier, dont il reçoit le prénom. Les duchés de Lorraine et de Bar sont alors occupés militairement par les troupes françaises et Charles V ne peut y résider réfugié à la cour d'Autriche, il a été nommé gouverneur du Tyrol par l'Empereur son beau-frère. Le petit Léopold passe son enfance auprès de sa mère à Innsbruck, la capitale, tandis que son père s'illustre dans les combats des armées impériales contre les Turcs. En 1690 Charles V meurt, Léopold, qui a 10 ans, reçoit le titre de duc de Lorraine et de Bar, alors que les duchés restent occupés par la France. Sa mère Éléonore, femme d'un esprit supérieur et rigoureux, devient la régente en titre des duchés lorrains. Il a pour précepteur un irlandais catholique ayant fui l'oppression britannique, le comte de Carlingford.
Léopold est envoyé à Vienne pour recevoir une éducation militaire auprès de son oncle l'Empereur. Il y est élevé avec ses deux cousins, Joseph, héritier du trône d'un an son aîné, et Charles qui, bien qu'étant son cadet de six ans, sera plus proche de lui. Les deux jeunes archiducs ceindront successivement la couronne impériale en devenant les Empereurs romains Joseph Ier et Charles VI. Léopold se sentira toujours proche de ses cousins, tant sur le plan personnel que politique et religieux. Il est fait chevalier de la Toison d'or en 1690.
Comme son père avant lui, Léopold s'engage dans l'armée impériale et prend une part active au siège de Temesvár en 1694. Il reçoit un commandement dans l'armée du Rhin en 1697. La guerre de la ligue d'Augsbourg touche à sa fin et les négociations commencent à Ryswick, le pape souhaite une paix définitive entre les deux maisons catholiques de France et d'Autriche et propose vainement d'unir Élisabeth Charlotte d'Orléans, nièce de Louis XIV, et Joseph, fils de Léopold Ier du Saint-Empire. Les rancœurs et la rivalité entre les deux familles étant encore trop fortes, il n'est pas écouté. De son côté, Louis XIV veut assurer la couronne d'Espagne pour son petit-fils Philippe, duc d'Anjou. Pour y parvenir, il accepte entre autres de restaurer la suzeraineté impériale sur les duchés de Lorraine et de Bar que ses armées occupent. Le traité de Ryswick, signé le 30 octobre 1697 et ratifié le 13 décembre, rend ses duchés à Léopold alors que sa mère, qui avait tant lutté pour la restauration de son fils, décède.
Le jeune duc arrive à Nancy, pour la première fois de sa vie, le 17 août 1698. Il a presque 19 ans. Il épouse celle-là même que devait auparavant épouser l'archiduc Joseph de Habsbourg, la nièce du roi de France, Élisabeth Charlotte d'Orléans, fille de Philippe, duc d'Orléans et de Charlotte-Élisabeth de Bavière, princesse Palatine. Le mariage par procuration, a lieu à Fontainebleau le 13 octobre 1698, puis de vivo à Bar-le-Duc le 25 octobre. Le mariage est consommé le soir même. Le couple a quatorze enfants, dont son successeur François-Étienne (1708 † 1765), duc de Lorraine et de Bar sous le nom de François III de Lorraine, puis grand-duc de Toscane et empereur germanique sous le nom de François Ier du Saint-Empire.
Ce que Louis XIV lâche d'une main à Ryswick, il tente de le reprendre en faisant du duc de Lorraine un neveu soumis voire un vassal. Il lui impose, en tant que descendant des ducs de Bar l'humiliante séance de prestation d'hommage pour la rive gauche de la Meuse, ainsi que l'avaient fait ses ancêtres quatre cents ans plus tôt en 1301. Les relations de Léopold avec la cour de France sont toujours polies voire guindées. Sa belle-mère la princesse Palatine, en tant qu'Allemande, se sent proche de son gendre, mais elle lui reproche assez souvent dans ses lettres le peu d'affection dont il témoigne.
Favorable par politique et par goût à l'Empire mais limité dans ses choix par la proximité d'une France qui encercle ses possessions, il songe, au début de son règne, à échanger avec Louis XIV la Lorraine et le Barrois contre le Milanais, mais le projet échoue. Ses sujets lui reprocheront cette tentative de « trahison ». Il reprend la politique de neutralité des anciens ducs, et ne participe pas aux guerres européennes. Léopold entreprend la reconstruction de ses États, afin d'effacer les traces des années de guerres et d'occupations qui avaient ravagé les duchés pendant trois quarts de siècle.
Il commence par réformer le gouvernement, s'inspirant de ce qui se faisait en France, alors première puissance absolutiste. Il renforce la centralisation, nomme quatre secrétaires d'État, et découpe les duchés en dix-sept bailliages et cinquante-huit prévôtés. En 1719, il achète le comté de Ligny-en-Barrois et les terres de son cousin le prince de Vaudémont afin de pallier le morcellement de ses états. Il réforme la fiscalité afin d'en améliorer le rendement. Pour repeupler les duchés, il encourage l'immigration et fait remettre en état le réseau routier avant de créer de nouvelles routes (les Ponts et Chaussées sont l'un des quatre secrétariats d'État créés). A la fin de son règne, on peut circuler dans les duchés sans encombre et en toute sécurité. Publié en 1703, le Code Léopold définit unilatéralement les relations du gouvernement avec le clergé. Ce texte fait très mauvaise impression à Rome et les relations entre le pape et le duc se tendent. Quand Léopold veut donner à sa fille aînée l'illustrissime abbaye de Remiremont, le pape s'y oppose.
En 1702, au début de la guerre de succession d'Espagne, Louis XIV fait de nouveau occuper les duchés et la ville de Nancy tout à fait illégalement, mais cette fois-ci sans violences. Pour ne pas risquer de résider dans une capitale occupée par une armée étrangère, Léopold fait reconstruire le vieux château de Lunéville, bientôt qualifié de « Versailles lorrain ».
Bien que d'origine politique, son union avec la duchesse commence par une véritable lune de miel. Néanmoins, vers 1706, le duc s'éprend de la marquise de Beauvau-Craon, née Anne-Marguerite de Ligniville. Il en fait « sa Montespan ». Issue de la très haute noblesse Lorraine, la jeune femme était l'épouse du prince Marc de Beauvau-Craon (1679-1754), ministre du duc à qui il dut sa fortune.
A partir de 1715, l'avènement sur le trône de France du jeune Louis XV détend les relations franco-lorraines, le régent Philippe d'Orléans (1674-1723) est le propre frère de la duchesse.
Nonobstant les liens de famille, l'opposition de la France à la création d'un évêché lorrain à Nancy ramène Léopold dans les bras de son cousin autrichien l'Empereur Charles VI. En 1721, il décide d'envoyer son fils aîné Léopold-Clément terminer son éducation à Vienne dans l'espoir qu'il y épouse la fille et héritière de l'Empereur, l'archiduchesse Marie-Thérèse. Mais l'adolescent meurt peu après et c'est son cadet, François, qui réalise les ambitions de leur père (1723).
En 1725, les relations entre les cours de Versailles et de Lunéville sont de nouveau glaciales. Cherchant une épouse pour Louis XV, le duc de Bourbon, premier ministre depuis la mort du Régent, à l'issue d'intrigues courtisanes et contre tout sens politique et dynastique, préfère marier le roi de France à une obscure princesse polonaise quasiment vieille fille (Marie Leszczyńska) plutôt qu'à la fille de Léopold, Elisabeth-Thérèse. En chargeant Louis XV du sort de son beau-père Stanislas, roi détrôné de Pologne, ce mariage favorisera pourtant l'acceptation par la France de la Pragmatique Sanction qui devait voir aboutir les efforts de Léopold au profit de son fils François III.
En mars 1729, le duc Léopold contracte une fièvre en se promenant au château que Craon était en train de construire à Ménil, près de Lunéville. Il meurt quelques jours plus tard, le 27 mars, âgé de 49 ans seulement et pleuré par ses sujets, l'indépendance des duchés était devenue symbolique, mais il avait su préparer à Vienne l'avenir de sa Maison.
Léopold a laissé le souvenir d'un souverain pacifique et généreux ayant redonné à ses sujets la paix et la prospérité.

_________________
duc effectif de Lorraine et de Bar de 1697 à 1729.

Léopold Ier de Lorraine
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Pays/dates : né en 1679 à Innsbruck mort le 27 mars 1729 à Lunéville
Titres : duc
Fonctions : Léopold Ier de Lorraine, dit Léopold Ier le Bon, duc de Lorraine et de Bar.
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Date d'inscription : 30/08/2012

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Message par César de Vendôme le Dim 14 Oct 2012 - 16:32

César de Vendôme ou César de Bourbon, né le 7 juin 1594 à Coucy-le-Château, mort le 22 octobre 1665 à Paris, duc de Vendôme (1598-1665), duc d'Étampes, duc de Beaufort, est un militaire et aristocrate français des XVIe et XVIIe siècles.
Il est nommé Grand amiral de France en 1651 et surintendant général de la Navigation en 1655.

Fils illégitime d'Henri IV, roi de France, et de Gabrielle d'Estrées, il est légitimé dès 1595, il est pourvu du duché de Vendôme par son père en 1598. Il reçut également le titre de duc de Beaufort. Conformément au traité signé entre son père et Philippe-Emmanuel de Lorraine, gouverneur de Bretagne, il est marié à Françoise de Lorraine (1592-1662) en 1609. En 1623 il fonda le collège de Vendôme dont il confia l'administration à l'ordre des Oratoriens.
Il passa une bonne partie de sa vie à intriguer, notamment contre Marie de Médicis, puis contre son demi-frère Louis XIII.
Impliqué dans la conspiration de Chalais, visant Richelieu, il fut emprisonné en 1626 avec son frère Alexandre au Château de Vincennes.
Il ne fut libéré qu'en 1630 et exilé en Hollande. Il en revint en 1632.
Soupçonné de conspiration, deux vagabonds l'accusèrent d'avoir été employés pour assassiner Richelieu, il fut convoqué devant le Parlement de Paris pour s'y expliquer mais préféra s'exiler en Angleterre, il n'en revint qu'en 1642 après la mort du cardinal de Richelieu. Il participa alors avec son second fils, François, à la Cabale des Importants.
Ce n'est qu'en 1651 avec le mariage de son fils Louis, duc de Mercœur avec Laure Mancini, nièce du cardinal Mazarin qu'il s'assagit et resta fidèle à Anne d'Autriche durant toute la Fronde.
Il est nommé grand amiral de France en 1651 et surintendant général de la Navigation en 1655.
César de Vendôme épousa la plus riche héritière du royaume, Françoise de Lorraine, comtesse de Penthièvre, fille de Philippe-Emmanuel de Lorraine, duc de Mercœur, et nièce de la reine Louise de Lorraine, veuve d'Henri III, qui lui donnera trois enfants :

Louis, son successeur sous le nom de Louis II de Vendôme (1612-1669), duc de Mercœur, puis duc de Vendôme épouse en 1651 Laure Mancini. Veuf en 1657, entre dans les ordres.
François (appelé François de Bourbon-Vendôme) (1616-1669), duc de Beaufort (1665), dit le Roi des Halles sans alliance.
Elisabeth (appelée Elisabeth de Bourbon-Vendôme) (1618-1664), mariée à Charles Amédée de Savoie, duc de Nemours (1624-1652).

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duc de Vendôme de Beaufort et d’Etampes

César de Vendôme
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Pays/dates : né en 1594 mort en 1665
Titres : duc et Grand amiral de France
Fonctions : Duc de Vendôme de Beaufort et d’Etampes, Grand amiral de France, surintendant général de la Navigation.
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Message par Jean Lannes le Lun 5 Nov 2012 - 21:59

Jean Lannes, né le 10 avril 1769 à Lectoure (Gers) et mort le 31 mai 1809 à Ebersdorf après la bataille d'Essling du 22 mai où il fut blessé à la fin des combats, est un général français, maréchal d'Empire, duc de Montebello, colonel général des Suisses en 1807.
Biographie :(résumé)
Ascension avant la rencontre avec Bonaparte.
Jean Lannes est né le 10 avril 1769, de Jean Lannes, trafiqueur, c'est-à-dire marchand de biens à une échelle modeste, et de Cécile Fouraignan. Cinquième enfant d'une fratrie de huit (il a quatre frères et trois sœurs). L'aîné, Bernard, fut doté d'une bonne instruction, entra au séminaire et devint prêtre. Jean fut mis en apprentissage chez un teinturier. Il apparaît dans l'histoire, officiellement, avec un grade de sous-lieutenant de grenadiers par élection, en 1792. Comme l'accès à des grades élevés ne se faisait qu'en fonction de la position sociale, il est peu probable qu'il l'ait obtenu d'emblée. On suppose donc qu'il a eu un engagement antérieur : soit qu'il se soit engagé dans l'armée, et qu'il l'ait quittée à la suite d'un duel, soit qu'il se soit engagé en 1791 dans la garde nationale de Lectoure. Ayant une première fois quitté l'armée, il fut exhorté par un marchand drapier nommé Guilhon, à y retourner.
Comme bon nombre de ses camarades, il rejoint rapidement le 2e bataillon de volontaires du Gers basé à Auch pour compléter son instruction, puis au camp du Mirail près de Toulouse, où il côtoie Augereau, alors adjudant-général, c'est-à-dire colonel d'état-major. Il est donc élu sous-lieutenant de ce bataillon le 20 juin de cette même année. Ce bataillon est affecté à l'armée des Pyrénées orientales. À la mi-mai 1793, le jeune sous-lieutenant se fait remarquer au poste de Saint-Laurent-de-Cerdans, proche du col de Coustouge. Les Gersois à peine arrivés sont délogés et mis en fuite par les Espagnols. Jean Lannes, dont c'est le baptême du feu, les harangue avec ardeur et réussit à rallier les fuyards pour retourner à l'offensive. Surpris, les Espagnols sont culbutés.
Il montre la même ardeur dans la suite des opérations, notamment à la bataille de Peyrestortes, et est promu lieutenant le 25 septembre 1793, puis capitaine à peine un mois après, le 31 octobre.
Il participe ensuite activement aux combats de Port-Vendres puis à Banyuls où il est blessé. Jean Lannes est envoyé en convalescence à Perpignan. Durant cette période, l'armée française subit de lourds revers ce qui conduira le général Basset à lui envoyer une dépêche.
Jean Lannes, qui n'appréciait pas spécialement l'inaction, accourt pour recevoir le commandement de l'avant-garde française à la prochaine bataille : Villelongue. Longtemps indécise, la bataille tourne à l'avantage des Français quand ceux-ci prennent d'assaut une redoute puissamment fortifiée sur laquelle butait l'armée française, et l'empêchait de prendre la ville.
Ce succès lui vaut d'être nommé chef de brigade (équivalent de colonel sous la Révolution) peu de temps après, le 23 décembre 1793. Sa blessure n'est cependant pas guérie et après ce succès il doit regagner Perpignan pour finir de la soigner. Il y rencontre sa première femme Jeanne-Joseph-Barbe Méric, souvent surnommée Polette, fille d'un riche banquier. Le mariage a lieu le 19 mars 1795.
Carrière après la rencontre avec Bonaparte.
Le 15 avril 1796, Bonaparte le remarque au cours de la bataille de Dego, où Lannes s'illustre dans un combat acharné à la baïonnette pour la prise de cette ville. Il est nommé peu de temps après chef de brigade par Bonaparte. Il prend le commandement d'un régiment de grenadiers et est le premier à passer le Pô, aux environs de Plaisance, puis à la bataille du Pont de Lodi, 10 mai 1796, s'avance en tête de ses troupes, sur le pont contre l'artillerie autrichienne. Il fait preuve encore une fois d'un courage exemplaire au cours de la bataille de Bassano du 7 septembre. Il est blessé le 15 septembre à Governolo et Bonaparte demande ensuite à ce que lui soit donné le grade de général de brigade.
Le 14 novembre 1796, Bonaparte remarque une nouvelle fois le courage de Lannes au cours de la bataille du Pont d'Arcole où celui-ci, bien que blessé, remotive les troupes mises en difficulté par les Autrichiens et lance une contre-attaque qui permet d'éviter que Bonaparte ne soit fait prisonnier. Il totalise lors de cette bataille trois blessures.

Voir suite sur Wikipédia http://fr.wikipedia.org/wiki/Jean_Lannes

Lannes a démontré des qualités d'attaquant (Saragosse, Montebello), de chef d'avant-garde (Friedland, Aspern-Essling) ou de manœuvrier (Ulm, Iéna) qui en font, avec Davout, l'un des meilleurs commandants dont ait disposé Napoléon. Son courage physique, ses capacités de meneur d'hommes, son attention au sort de ses soldats le faisaient adorer de ses troupes. D'un tempérament susceptible et coléreux, fier de son franc-parler, il a eu maintes disputes avec Napoléon à qui il a dès 1805 recommandé une politique de paix. Les deux hommes sont toutefois restés amis jusqu'au bout et Napoléon fut très attristé par la mort prématurée du Maréchal (qui n'avait que 40 ans). Selon un témoin, l'Empereur pleura lors du dîner.
Comme plusieurs maréchaux sortis du rang (Augereau, Oudinot, Lefebvre…), il déteste la Cour impériale qui le lui rend bien. Il demeure cependant d'une fidélité sans faille à la personne de Napoléon qui savait pouvoir compter sur celui que ses soldats appelaient le « Roland de l'Armée ». Lannes est jusqu'à sa mort le seul des maréchaux à tutoyer son Empereur.


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Maréchal d'Empire, prince de Sievers, duc de Montebello.

Jean Lannes
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Re: Liste des membres actifs

Message par Amédée VII de Savoie le Mar 11 Déc 2012 - 9:36

Amédée VII de Savoie dit le comte Rouge, né à Avigliana (Piémont) le 24 février 1360, mort au Château de Ripaille le 1er novembre 1391, fut comte de Savoie, d'Aoste et de Maurienne de 1383 à 1391.
Il était le fils d'Amédée VI dit le comte Vert, comte de Savoie, d'Aoste et de Maurienne, et de Bonne de Bourbon fille de Pierre Ier, duc de Bourbon et d'Isabelle de Valois.

Amédée VII épousa, à Paris, le 18 janvier 1377, Bonne de Berry, fille de Jean de France, duc de Berry et duc d'Auvergne, et de Jeanne d'Armagnac. Elle était petite-fille du roi de France Jean II le Bon.

De cette union sont connus trois enfants :
Son successeur Amédée VIII (1383 † 1439), comte puis 1er duc de Savoie.
Bonne de Savoie (1388 † 1432), mariée en 1403 à Louis de Savoie (1364 † 1418), seigneur de Piemont.
Jeanne de Savoie (1392 † 1460), mariée en 1411 à Jean-Jacques Paléologue (1395 † 1445), marquis de Montferrat, d'une branche cadette de la maison Paléologue, famille d'empereurs byzantins.

Amateur de joute et grand chef de guerre, on dit que le sang ennemi constellait souvent son armure d'où son surnom.
En réalité, ce surnom était dû au fait qu'il était le seul à toujours porter des vêtements rouges, comme son père, Amédée VI, portait des vêtements verts.
Il fut appelé par le roi de France au secours de Louis II de Flandre, se trouva à la bataille de Roosebeke, prit part à la deuxième expédition de Flandre avec « sept cents lances de purs savoisiens ». Ce fut vers la fin de son règne que le Comté de Nice fut réuni à ses États.
En effet, après la mort de la Reine Jeanne (1382), dans le cadre des conflits de succession et de la défaite de l'Union d'Aix, il négocie la "dédition" charte du 28 septembre 1388 qui scelle le rattachement de Nice à la Savoie avec le baron Jean Grimaldi de Bueil. Nice et les autres communautés de la Provence orientale (en rive gauche du Var), sous le nom de terres neuves de Provence, forment alors une nouvelle division administrative des États de la Maison de Savoie.
Nouvelle division administrative qui prendra en 1526 le nom de Comté de Nice.
Il mourut du tétanos le 1er septembre 1391 à la suite d'une grave blessure de chasse. Son médecin, Jean de Granville, et son apothicaire, Pierre de Lompnes, furent accusés de l'avoir empoisonné. Ce dernier fut exécuté à Chambéry au mois de juillet 1392. Granville, mis à la torture, accusa Bonne de Berry de l'avoir poussé au crime et lui donna comme complice le seigneur de Cossonay et Othon III de Grandson, seigneur d'Aubonne, qui jusqu'alors avaient été ses protecteurs. Cette accusation qui, selon toutes probabilités, était une calomnie, obligea Grandson à quitter les États de Savoie. Mais quand il revint, un de ses ennemis les plus ardents, Gérard, seigneur d'Estavayer, se porta en champion des accusateurs. Deux partis se formèrent et l'on put même craindre une guerre civile. Pour mettre un terme à l'agitation populaire, le conseil de régence qui gouvernait au nom du comte Amédée VIII, mineur, ordonna le jugement de Dieu. Ce duel judiciaire, qui fut le dernier en Savoie, eut lieu à Bourg-en-Bresse le 7 août 1397, en présence du petit comte et de toute sa noblesse. Grandson, vaincu, eut les mains coupées par son adversaire et périt. Il fut réhabilité ultérieurement.

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Maison de Savoie

Amédée VII de Savoie
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Fonctions : Amédée VII de Savoie dit le comte Rouge, comte de Savoie d'Aoste et de Maurienne, père de Amédée VIII de Savoie son successeur. Dynastie Maison de Savoie.
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Message par Maurice de Talleyrand le Jeu 27 Déc 2012 - 11:46

Maurice de Talleyrand, nom complet Charles-Maurice de Talleyrand-Périgord, communément nommé Talleyrand, est un homme d'État et diplomate français, né le 2 février 1754 à Paris, mort dans cette même ville le 17 mai 1838.
Issu d'une famille de la haute noblesse, boiteux, il est orienté vers la carrière ecclésiastique à la suite de son oncle, l'archevêque de Reims, il devient prêtre puis évêque d'Autun, avant de quitter le clergé pendant la Révolution pour mener une vie laïque.
Talleyrand occupe des postes de pouvoir politique durant la majeure partie de sa vie et sous la plupart des régimes successifs que la France connaît à l'époque : il est notamment agent général du clergé et député aux États généraux sous l'Ancien Régime, président de l'Assemblée nationale et ambassadeur pendant la Révolution française, ministre des Relations extérieures sous le Directoire, le Consulat puis sous le Premier Empire, président du gouvernement provisoire, ambassadeur, ministre des Affaires étrangères et président du Conseil des ministres sous la Restauration, ambassadeur sous la Monarchie de Juillet. Il assiste aux couronnements de Louis XVI (1775), Napoléon Ier (1804) et Charles X (1825). Il intervient fréquemment dans les questions économiques et financières, pour lesquelles son acte le plus fameux est la proposition de nationalisation des biens du clergé. Toutefois, sa renommée provient surtout de sa carrière diplomatique exceptionnelle, dont l'apogée est le congrès de Vienne. Homme des Lumières, libéral convaincu, tant du point de vue politique et institutionnel que social et économique, Talleyrand théorise et cherche à appliquer un « équilibre européen » entre les grandes puissances.
Réputé pour sa conversation, son esprit et son intelligence, il mène une vie entre l'Ancien Régime et le XIXe siècle. Décrit comme le « diable boiteux », un traître cynique plein de vices et de corruption, ou au contraire comme un dirigeant pragmatique et visionnaire, soucieux d'harmonie et de raison, admiré ou détesté par ses contemporains, il suscite de nombreuses études historiques et artistiques.
Le père de Charles-Maurice, Charles-Daniel de Talleyrand-Périgord (1734-1788), chevalier de Saint-Michel en 1776, lieutenant général en 1784, appartient à une branche cadette de la maison de Talleyrand-Périgord, famille de haute noblesse, même si sa filiation avec les comtes de Périgord est contestée. Il vit à Versailles, désargenté, avec sa femme Alexandrine de Damas d'Antigny (1728-1809). Talleyrand a surtout pour oncle Alexandre Angélique de Talleyrand-Périgord (1736-1821), archevêque de Reims, puis cardinal et archevêque de Paris. Il compte parmi ses ancêtres notamment Jean-Baptiste Colbert et Étienne Marcel.
Né le 2 février 1754 au numéro 4 de la rue Garancière à Paris, Charles-Maurice de Talleyrand-Périgord est baptisé le même jour.
Avant la parution de ses mémoires, plusieurs versions circulent déjà sur l'enfance de Talleyrand, en particulier sur l'origine de son pied-bot. Depuis leur divulgation en 1889, ces mémoires sont la source d'informations la plus exploitée sur cette partie de sa vie ; la version donnée par Talleyrand est cependant contestée par une partie des historiens.
Selon la version donnée par ses mémoires, il est immédiatement remis à une nourrice qui le garde quatre ans chez elle dans le faubourg Saint-Jacques, ce qui n'est pas le cas de ses frères. Toujours selon l'intéressé, il serait tombé d'une commode à l'âge de quatre ans, d'où son pied-bot : cette infirmité lui vaut de ne pas pouvoir accéder aux fonctions militaires et d'être destitué de son droit d'aînesse par ses parents qui le destinent alors à une carrière ecclésiastique.
Son frère cadet, Archambault, prend sa place (l'aîné des fils étant mort en bas âge).
Selon Franz Blei, dans ses mémoires, Talleyrand « évoque ses parents avec une surprenante antipathie ».
Une partie des biographes, comme Jean Orieux, donnent raison à Talleyrand, qui laisse entendre que ses parents ne l'aimaient pas, ne tolérant pas qu'il fût « simultanément pied bot et Talleyrand ». De leur côté, ses deux frères cadets, Archambaud (1762-1838) et Boson (1764-1830), se marient avec de riches héritières de la noblesse de finance.
Il séjourne de 1758 à 1761 chez sa bisaïeule et « femme délicieuse », Marie-Françoise de Rochechouart, au château de Chalais, période dont il garde un souvenir ému. Il est ensuite envoyé au collège d'Harcourt (futur lycée Saint-Louis) de 1762 à 1769, puis chez son oncle archevêque, où on l'incite à embrasser la carrière ecclésiastique, il obtempère.
Cette version de son enfance est contestée par plusieurs biographes. Si Michel Poniatowski parle d'un pied-bot de naissance, Emmanuel de Waresquiel va plus loin et affirme que Talleyrand souffre d'une maladie héréditaire (un de ses oncles en étant affecté), le syndrome de Marfan. Toujours selon Emmanuel de Waresquiel, Talleyrand est devenu prêtre non pas à cause d'un manque d'affection de ses parents, mais de la volonté de le placer dans la succession du richissime et puissant archevêché de Reims promis à son oncle, perspective susceptible de vaincre ses réticences, son âge le plaçant comme le seul en mesure de le faire au sein de sa fratrie.
Ainsi, Talleyrand n'aurait blâmé ses parents que dans le contexte de la rédaction de ses mémoires, où il devait faire apparaître sa prêtrise comme ayant été contrainte.
C'est ce qui amène Georges Lacour-Gayet à parler d'un « prétendu abandon ». Pour Franz Blei, s'il est exact qu'il « n'a pas eu de maison paternelle pleine de sécurité et d'affection », il se montre injuste envers sa mère, qui n'a fait que suivre les usages d'éducation de l'époque, avant la mode de l’Émile de Jean-Jacques Rousseau, ses parents ont aussi des charges très prenantes à la cour.

Désolé le texte sera trop long, suite de la biographie sur ... http://fr.wikipedia.org/wiki/Charles-Maurice_de_Talleyrand-P%C3%A9rigord

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Prince de Talleyrand (le roi signa le brevet qui accorda à Talleyrand le titre de prince le 6 décembre 1814)

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Pays/dates : né le 2 février 1754 a Paris, mort a Paris le 17 mai 1838.
Titres : evêque, prince, homme d'État et diplomate
Fonctions : nom complet Charles-Maurice de Talleyrand-Périgord, homme d'État et diplomate, prince de Talleyrand, evêque d'Autun etc...
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Message par Victor-François de Brogli le Sam 29 Déc 2012 - 11:56

Victor-François de Broglie, duc de Broglie, né le 19 octobre 1718 à Paris à l'hôtel de Broglie, rue Saint-Dominique, mort le 30 mars 1804 à Münster en Allemagne, est le fils aîné du maréchal de France François-Marie de Broglie (1671-1745).
Il avait épousé en premières noces en 1736 Marie Anne du Bois de Villiers dont il a eu trois enfants, tous morts en bas âge et en 1752 Louise Crozat qui lui donne douze autres enfants dont Charles (1756-1794), Auguste (1762-1795), Aglaé (1762-1795), Maurice Jean Madeleine (1766-1821) et Victor Amédé (1772-1851) dont descendent les actuels Broglie.

Etats de service :
1734 : colonel du régiment de Luxembourg
1742 : brigadier
1745 : maréchal de camp
1748 : lieutenant-général des armées
1759 : maréchal de France
1771 : gouverneur de Metz et du Pays messin
1789 : maréchal général des camps et armées du roi
1789 : Secrétaire d'État français à la Guerre
1797 : feld-maréchal de Russie

Décorations, titres :
1759 : chevalier des Ordres du roi (Saint-Michel et Saint-Esprit)
1759 : prince de Broglie et du Saint-Empire romain germanique

Après avoir combattu, âgé de quinze ans, en Italie comme capitaine de cavalerie en 1734 aux batailles de Parme et de Guastalla, il commanda le régiment d'infanterie de Luxembourg jusqu'en 1736. En 1741, il participe à la campagne de Bohême sous les ordres du maréchal de Saxe et fut fait le 1er mars de cette année aide-major général de l'infanterie.

Promu brigadier le 26 avril 1742, puis major général de l'infanterie le 1er avril 1743 suite à deux blessures, il servit dans les armées de Bavière, de Haute-Alsace, et du Rhin, pour être finalement promu maréchal de camp le 1er mai 1745. A la mort de son père, il lui succéda au titre de duc de Broglie, s'étant fait appeler jusque-là comte de Broglie. Il servit ensuite en Flandres et, la paix revenue, fut nommé lieutenant-général le 10 mai 1748.

Au début de la guerre de Sept Ans, il combattit sous les ordres du maréchal d'Estrées à Hastenbeck, pour être ensuite détaché dans l'armée du prince de Soubise, où il eut l'infortune d'être battu au désastre de Rossbach, mais, ayant pu garder ses troupes réunies, il put se retirer à Hanovre.

Bien qu'il commandât à Hesse et qu'il fût à la tête de l'avant garde de Soubise, l'inimitié du maréchal de Belle-Isle l'empêcha de recevoir le commandement d'une armée. Bien au contraire, il servit sous les ordres du marquis de Contades en Allemagne où il remporta la victoire de Bergen le 3 avril 1759. Suite à la seconde bataille de Minden où Contades fut battu, le roi le remplaça par Broglie, et il fut créé maréchal le 16 décembre.

L’empereur François Ier le fait alors prince du Saint-Empire romain germanique en 1759, titre qui s’est conservé dans la famille, en reconnaissance des services qu'il lui avait rendus dans la guerre contre la Prusse. Il est néanmoins disgracié suite à la défaite de Vellinghausen le 13 juillet 1761.

Durant les années 1770, Broglie fut gouverneur des Trois-Évêchés, puis d'Alsace (d'où la place de Broglie à Strasbourg). Il est commandant des troupes que Louis XVI a rassemblées autour de Versailles au début de la Révolution. Louis XVI le nomme secrétaire d'État à la Guerre le 11 juillet 1789. Il n'y reste que quelques jours. Il émigre lors du rappel de Jacques Necker (16 juillet 1789) et commande l'armée contre-révolutionnaire de Condé en 1792 qui opère en Champagne pendant l'invasion austro-prussienne.

En 1797 il va en Russie, puis à Rīga en 1798, et finalement à Munster où il meurt en ayant refusé de retourner en France.

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Message par Jayavarman VII le Ven 11 Jan 2013 - 16:41

Jayavarman VII est le dernier grand roi de l'empire khmer. Il régna de 1181 à 1201 ou 1218.
Son nom posthume est Mahā Paramasangata Pada.

Biographie : (merci Wikipédia)
Il était le fils de Dharanindra Varman II. Il était également un parent proche, frère cadet ou cousin du roi Yaçovarman II qui avait succédé à son père et dont il était un fidèle, ainsi que son propre fils aîné.

Après le meurtre de Yaçovarman II en 1165 il s'exile avec sa famille au Champa.

Il quitte ce pays lorsque les Chams après avoir vaincu et tué l'usurpateur Tribhuvanâditya-Varman occupent le Cambodge.

Il chassa les Chams qui avaient envahi le Cambodge et Angkor et rétablit la puissance de la dynastie khmère. Un texte chinois dit de lui qu'il "avait juré de tirer de ses ennemis une vengeance éclatante, ce qu'il parvint à exécuter après dix-huit années de patiente dissimulation".

Les troupes khmères s'emparent de la capitale cham vers 1190. Le roi vaincu est fait prisonnier et son royaume devient en 1203 une province khmère.

Jayavarman VII hisse le bouddhisme Mahāyāna au rang de religion d'État et les grands visages du Bouddha souriant font leur apparition pour orner sa nouvelle capitale Angkor Thom.

Il y réhabilite le Palais royal et remanie le Phimeanakas, élève le Bayon, son temple d'État, au centre de la cité, puis, à proximité des remparts, les temples Banteay Kdei et Ta Prohm à l'Est et Preah Khan au Nord.

Unions et postérité :
Jayavarman VII épousa trois sœurs, filles de la princesse Hirani-Laskhmi et d'un prince de la famille royale inconnu.
1) La princesse Jayarajadevî sa 1re épouse était réputée pour sa piété. Elle accompagna son époux au Champa lors de son exil. Ils eurent trois garçons :
Crîndrakumara officier du roi Yaçovarman II.
Suryakumara prince héritier qui fit rédiger l'inscription de Ta Prohm.
Un troisième fils (ou peut-être le même que le précédent) lui succéda sous le nom de Indra Varman II.
2) La princesse Rajendradevî dont l'inscription de Preah Khan précise qu'elle fut son épouse principale. De cette union est né :
Vîrakumâra qui rédigea le texte de la grande stèle du Preah Khan d'Angkor Thom.
3) La reine Indradevî épousée après la mort de la précédente.
Jayavarman VII fut également le père de :
Tamalinda qui se fit moine et vécut à Sri Lanka alors foyer d'une importante réforme bouddhique.

Statue de Jayavarman VII dans le cloître du That Luang de Vientiane. (Laos)


_________________
Armoiries royales du Cambodge actuel.

Jayavarman VII
serf
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Pays/dates : Né vers 1120 mort vers 1218
Titres : roi
Fonctions : dernier grand roi de l'empire khmer. Il régna de 1181 a environ 1218.
RDG : 1473
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Re: Liste des membres actifs

Message par Wolfgang de Bavière le Sam 12 Jan 2013 - 12:16

Wolfgang de Bavière, fut duc palatin des Deux-Ponts de 1532 à 1569, comte palatin de Neubourg et de Soulzbach de 1559 à 1669, né le 26 septembre 1526 à Zweibrücken, mort le 11 juin 1569 à Nexon, fils de Louis II de Bavière né en 1502, décédé en 1532, Il fut duc palatin des Deux-Ponts de 1514 à 1532.

Il épouse, à Kassel, en 1545, Anne de Hesse, fille de Philippe Ier de Hesse. Onze enfants sont issus de cette union :

Christine des Deux-Ponts (1546-1619)
Philippe des Deux-Ponts (1547-1614), comte palatin de Neubourg.
Dorothée des Deux-Ponts (1551-1552)
Élisabeth des Deux-Ponts (1553-1554)
Anne des Deux-Ponts (1554-1576)
Élisabeth des Deux-Ponts (1555-1625)
Othon des Deux-Ponts (1556-1604), comte palatin de Soulzbach, en 1582 il épousa Dorothée de Wurtemberg.
Frédéric des Deux-Ponts (1557-1597), comte palatin de Vohenstrauss, en 1587 il épousa Catherine de Liegnitz.
Barbara des Deux-Ponts (1559-1618), en 1591 elle épousa Gottfried d'Oettingen.
Charles Ier de Birkenfeld (1560-1600)
Jean Ier (1569-1604), duc palatin des Deux-Ponts.

Il conduit les protestants allemands dans la guerre de religion des années 1560. En 1569, à la tête d'une armée de mercenaires, il conduit une expédition destinée à venir en aide aux protestants français. Cette armée traverse la Bourgogne et les provinces du centre de la France, détruisant sur son passage beaucoup d'églises et d'abbayes. Elle fera la jonction avec les troupes de Coligny à Châlus en juin 1569, quelques jours après son décès à Nexon, le 11 juin 1569.

Jacques Ier des Deux-Ponts est un ascendant d'Élisabeth Amélie Eugénie de Wittelsbach, duchesse en Bavière, née le 24 décembre 1837 à Munich assassinée le 10 septembre 1898 à Genève, fut impératrice d'Autriche et reine de Hongrie. (conjoint, empereur François-Joseph Ier d'Autriche)
Elle est universellement connue sous le surnom de Sissi.

_________________
armoiries duc palatin des Deux-Ponts

Wolfgang de Bavière
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Pays/dates : né le 26 septembre 1526 à Zweibrücken, mort le 11 juin 1569 à Nexon
Titres : duc
Fonctions : Duc palatin des Deux-Ponts, comte palatin de Neubourg et de Soulzbach.
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Re: Liste des membres actifs

Message par Alexandre Ier d'Ecosse le Sam 2 Fév 2013 - 10:29

Alexandre Ier d'Écosse en gaélique : Alaxandair mac Maíl Choluim dit le Féroce, né vers 1080 † avril 1124 est un roi d'Écosse régnant de 1107 à 1124. Né autour de l'an 1080, il est le cinquième fils du roi Malcolm III d'Écosse et de Sainte Marguerite d'Écosse. Il doit sans doute son nom à Alexandre II qui était Pape à l'époque du mariage de ses parents. Alexandre Ier eut pour épouse Sybille († juillet 1122), fille illégitime du roi Henri Ier d'Angleterre dont il ne laisse pas de descendance.
Le roi Alexandre Ier d’Écosse, laisse toutefois un fils, sans doute illégitime, Máel Coluim mac Alaxandair qui sera prétendant au trône contre son oncle David Ier d’Écosse. Il s'agit d'un personnage relativement obscur en raison des rares documents le concernant. Il apparaît seulement dans des sources anglo-normandes favorables à David Ier qui le qualifie de « bâtard ».
Sous le règne de son frère Edgar Ier à qui il succède le 8 janvier 1107, il contrôle l'Écosse au sud du Forth et du Solway. En 1113 il doit concéder à son frère cadet David un large territoire comprenant le Northumberland, le Lothian et la Cumbria du Lennox à la Solway à l'exception de la region de Carlisle annexée en 1092 par Guillaume II d'Angleterre. David règne sur son domaine avec les titre de « princeps et dux » ou de « Cumbrensis regionis princeps ».
Sous le règne d'Alexandre Ier, l'Écosse se modernise et la féodalité se développe. Le roi est à l'origine de la construction du château de Stirling. Il reste pendant tout son règne un fidèle allié du roi d'Angleterre. C'est à ce titre qu'Alexandre sert en 1114 avec un contingent lors de la campagne du roi Henri Ier d'Angleterre dans le nord du pays de Galles.
En 1115 le roi Alexandre Ier installe un prieuré de Chanoines réguliers de saint Augustin dans l'abbaye celtique de Scone, lieu de couronnement des rois d'Écosse, situé près de la résidence royale de Perth.
C'est dans la charte de donation liée à cet évènement que pour la première fois six des sept nobles témoins sont désignés par le vocable « Comes », à l'exception d'un Gospatrick qui pourtant comme comte de Dunbar contrôlait bien la partie du Lothian soumise au roi. Il s'agit de Malise (comte de Strathearn), Madach (comte d'Atholl), Rothri (comte de Mar) Gartnach (comte de Buchan) l'identité de deux signataires demeure incertaine : Dufagan i.e Dubican (comte d'Angus) et Beth.
Peu après sans doute à la suite du meurtre en 1116 par les « Hommes de Moray » de son parent Lodmund ou Ladhmann mac Domnaill, le « petit-fils du roi d'Alba » (i.e de Malcolm III d'Écosse) il mène une violente expédition punitive contre les habitants de Moray et de Ross qui est à l'origine de son surnom.
Alexandre Ier d'Écosse meurt sans héritier en avril 1124, âgé d'une quarantaine d'années, au château de Stirling. Il est inhumé à l'abbaye de Dunfermline, comme les autres membres de sa famille.
Le siège de Saint Andrews qui était le seul évêché du domaine royal écossais était vacant depuis la disparition en 1093 du dernier évêque celtique Fothudh. dès la première année de son règne Alexandre Ier veut lui donner un successeur en la personne de Turgot ancien confesseur de sa mère Marguerite et désormais prieur de Durham qui est élu le 20 juin 1107. Du fait des liens de Turgot et de son église avec l'archevêché d'York c'est là qu'il est consacré le 1 août 1109. Six ans après Turgot décide de se rétirer à Durham où il meurt le 31 août 1115. Afin de s'affranchir de la tutelle réligieuse d'York le roi Alexandre Ier demande alors à Radulf archevêque de Canterbory de lui recommander un successeur. Cet appel ravive les disputes entre les deux métropoles religieuses et ce n'est qu'en 1120 qu'un moine de Canterbory nommé Eadmer devient archevêque de Saint Andrew. Devant les difficultés rencontrées Eadmer quitte l'Écossse pour Canterbory mais lorsqu'il veut revenir sur son siège Alexandre Ier refuse de le recevoir et le siège demeure de nouveau vacant. Et ce n'est qu'après la mort d'Eadmer en 1124 et celle du roi la même année que Robert prieur du monastère de Scone devient évêque et reçoit sa consécration de l'archevêque d'York.

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Re: Liste des membres actifs

Message par David IV de Georgie le Lun 11 Fév 2013 - 15:26

David IV de Géorgie, roi connu aussi sous le nom de David II et surnommé le Bâtisseur ou Reconstructeur en géorgien : დავით აღმაშენებელი, « Davit' Aghmachenebeli » ; né en 1072 ou 1073 et mort à Tbilissi le 24 janvier 1125 est le cinquième roi de la Géorgie unifiée (Roi de Géorgie, des Abkhazes, des Kartvels, des Rans, des Kakhs et des Arméniens).
Il règne de 1089 à sa mort, en 1125, et appartient à la dynastie des Bagrations.
Il est fêté comme saint le 26 janvier par l'Église orthodoxe.
Biographie résumée voir suite sur http://fr.wikipedia.org/wiki/David_IV_de_G%C3%A9orgie
Arrivé sur le trône à la suite d'un changement de pouvoir imposé à son père, le faible Georges II, il parvient à restaurer le calme dans son pays en expulsant les colons dévastateurs turcs et en se libérant du joug musulman. Sur le plan intérieur, il reste célèbre pour une série de réformes qu'il entreprend avec succès, avec l'aide de son conseiller Georges de Tchkondidi, mais aussi pour avoir réduit à néant la puissance des grands nobles, jusque-là influents au sein de la cour royale. En politique étrangère, David le Reconstructeur est connu pour avoir conclu un accord avec les Qiptchaks et soumis les tribus de Ciscaucasie en 1118, tout en se déclarant indépendant de l'influence byzantine. Commandant des troupes géorgiennes durant une série de campagnes militaires contre les occupants musulmans connues sous le nom de « croisade géorgienne », sa plus importante victoire reste la bataille de Didgori, en 1121, durant laquelle il mène une armée de croisés européens et géorgiens pour infliger aux Seldjoukides musulmans une importante défaite inaugurant l'« âge d'or » de l'histoire de la Géorgie. Roi chrétien, il est également reconnu comme saint par les Églises orthodoxe et catholique pour avoir développé la foi chrétienne dans son pays et promu d'autres travaux, dont la constitution d'une importante société académique. Enfin, David IV le Bâtisseur est le premier monarque à avoir unifié toutes les parties de la Géorgie, constituant un royaume s'étendant de la mer Noire à la mer Caspienne et du Grand Caucase au mont Ararat.
David Bagration est né entre 1072 et 1073. Fils unique du roi Georges II de Géorgie (r. 1072 - 1089) et de son épouse, la reine Hélène, il est probablement éduqué par le religieux Georges de Tchkondidi, membre de la cour royale. Le futur roi grandit en temps de guerre et de désolation, en raison des ravages des Seldjoukides et des nombreuses défaites de son père contre ces envahisseurs. Face à une telle situation, une importante opposition voit le jour contre Georges II et entraîne un changement de pouvoir au profit du jeune David ; Georges de Tchkondidi aurait fait partie de ces opposants.
La Vie de David, roi des rois ne raconte pas les détails de la passation de pouvoir entre Georges II et son fils. Nodar Assatiani qualifie l'événement de « révolution de palais » impliquant plusieurs dignitaires, en 1089. D'autres historiens parlent plutôt d'une pression sur le roi géorgien en vue de son abdication au lieu d'un coup d'État. Le chroniqueur contemporain de David IV se limite à mentionner le changement de pouvoir comme un couronnement du jeune prince par son père, ce qui pousse certains kartvelologues comme Cyrille Toumanoff à suggérer un co-règne entre Georges II et David IV, au moins jusqu'en 1112, tandis que des fresques retrouvées dans l'église d'Ateni de Sion le représentent en habits de moine, ce qui signifierait que son abdication aurait été forcée. Marie-Félicité Brosset émet l'hypothèse au XIXe siècle d'une mort immédiate de Georges II après son renversement.
L'arrivée au pouvoir de David IV est accueillie par plusieurs factions du pays comme un signe libérateur du royaume de Géorgie, souffrant politiquement, économiquement, culturellement et même religieusement. Ainsi, des expressions tel qu'un couronnement venant de Dieu apparaissent dans les récits contemporains.
Devenu monarque à l'âge de 16 ans, le jeune David IV se trouve à la tête d'un royaume ayant perdu une grande partie de ses territoires initiaux de 1010. Le royaume de Géorgie, s'étendant au début du XIe siècle du Chirvan à la côte est de la mer Noire, se limite désormais à l'Abkhazie et au Karthli. Les ravages saisonniers causés par les raids des Turcs depuis les années 1080 constituent un danger économique pour le pays qui est contraint de se reconnaître vassal des Seldjoukides et de payer un tribut aux envahisseurs. À l'intérieur, les fondations de l'État géorgien, basées sur l'orthodoxie et le pouvoir central royal, sont sapées, conduisant un royaume supposé unifié au bord de la destruction. Plusieurs historiens comparent la tâche du jeune souverain à celle de David III d'Ibérie et Jean Marouchidze, les princes à l'origine de la première unification du pays.
David IV doit donc profiter de la situation internationale mais aussi de son influence et de sa force pour parvenir à restaurer la Géorgie de Bagrat III. Ainsi, les accomplissements de David le Reconstructeur peuvent être divisés en trois étapes : la réforme de l'État intérieur (1089-1103), la reconquête des territoires perdus (1107-1118) et l'assurance d'une sécurité extérieure (1120-1125).
La première étape entreprise par David IV pour rétablir l'économie géorgienne est la cessation des raids turcs en Géorgie. Depuis 1080 et la prise de Koutaïssi par l'émir Ahmed, le royaume de Géorgie était contraint d'accepter la suzeraineté seldjoukide et de payer un tribut annuel. Malgré ces mesures, les musulmans n'arrêtent cependant pas leurs dévastations saisonnières et plusieurs tribus nomades turques s'établissent en Géorgie aux dépens de la population géorgienne, causant l'effondrement du système féodal local. L'historiographie contemporaine rapporte qu'à l'avènement de David le Bâtisseur, la Géorgie intérieure n'avait plus de population rurale, les habitants étant tous réfugiés dans les citadelles locales.
Pour expulser les Turcomans hors de ses territoires, le roi David commence par réorganiser une armée dont le moral est au plus bas en raison de ses nombreuses défaites ; il forme alors plusieurs petits détachements militaires composés de la petite noblesse et de paysans venant des domaines royaux. Bientôt, des dizaines de tels détachements sont créés et une nouvelle stratégie, consistant en des attaques surprises sur les colonies musulmanes, est élaborée. En quelque temps, le monarque parvient non seulement à arrêter les incursions seldjoukides, mais attaque par la même occasion les nomades turcomans.
Un armistice est bientôt établi entre les Géorgiens et les Turcs. D'après les termes du traité, David IV s'engage à payer honnêtement le tribut établi sous le règne de son père en échange d'un arrêt total des raids seldjoukides. Cela n'arrête pas pour autant certains Turcs, dont les troupes sont massacrées par les unités géorgiennes, tandis que les Turcomans établis dans les campagnes sont progressivement renvoyés du pays, permettant aux Géorgiens de retourner dans leurs villages. Petit à petit, les conditions de la vie sociale des locaux s'améliorent, faisant revivre l'économie nationale et augmenter la population.
L'historiographie géorgienne dépeint aujourd'hui David IV comme un roi que peu de souverains géorgiens parviennent à égaler. En fait, la majorité des historiens actuels s'accorde à qualifier David comme le plus prestigieux des monarques géorgiens de l'histoire et font de son règne le début de l'âge d'or du royaume de Géorgie, une époque qui ne s'achève que sous le règne de Roussoudan (r. 1223-1245). D'après son biographe contemporain, ses actes lui valent le qualificatif de Reconstructeur ou Bâtisseur dès sa mort.
Les souverains succédant à David IV lui portent un grand respect et ses actions lui permettent de conserver une réputation internationale pendant plusieurs décennies : par exemple, alors que le roi Bagrat V (r. 1360-1395) est retenu captif par Tamerlan, il offre à l'émir turco-mongol une côte de mailles d'un travail précieux ayant appartenu à David le Bâtisseur, à la suite de quoi Timour-Lang, appréciant ce présent, libère le roi et en fait son favori. Plus récemment, le souvenir de David IV est ravivé en 1995 durant le discours d'inauguration d'Edouard Chevardnadze, qui le cite avec d'autres rois comme le bâtisseur de la nation géorgienne. De plus, le président Mikheil Saakachvili déclare que son modèle est le roi David IV ; en commémoration de l'unité nationale du pays, Saakachvili organise une cérémonie d'inauguration dans la cathédrale de Guelati où il est béni par le Catholicos-Patriarche de toute la Géorgie Ilia II en janvier 2004.
David IV de Géorgie possède plusieurs monuments, bâtiments et rues à son nom à travers la Géorgie. Le sculpteur russo-géorgien Merab Berdzenichvili fait édifier un important monument à David le Reconstructeur, qu'il offre à la municipalité de Tbilissi. En outre, une université portant le nom de l'ancien roi est ouverte en 1991. On peut également trouver une importante avenue dans la capitale géorgienne portant le nom de David IV de Géorgie. Une décoration militaire est enfin dédiée au roi géorgien.
Par ailleurs, David IV de Géorgie est considéré comme un saint par les Églises orthodoxes tout comme par les confessions occidentales. Toutefois, il n'a jamais été canonisé et sa sanctification a été le résultat d'un processus historique et populaire. Cité comme le protecteur de la nation géorgienne, il est célébré le 24 janvier en Occident et le 26 janvier en Orient. De nombreuses églises portent actuellement son nom, dont une église géorgienne consacrée en 2009 en Pennsylvanie (États-Unis).

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Étendard de David IV

David IV de Georgie
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Pays/dates : né en 1072, mort à Tbilissi le 24 janvier 1125
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Message par Batu Khan le Mar 12 Fév 2013 - 16:20

Batu ou Batu Khan en mongol Bat Xaan, Khan de la Horde Bleue et de la Horde d'Or, né vers 1205, mort en 1255 à Saraï dans l'actuelle Russie, petit-fils de Gengis Khan, est le premier khan de la Horde Bleue ou khanat de Kiptchak, après avoir dirigé, sous le règne de son oncle, le grand khan Ogodeï, la conquête des principautés russes (1237-1240).
Batu Khan est le fils de Djötchi (mort en 1227), fils aîné de Gengis Khan (mort lui aussi en 1227) et de Börte.
Il succède à son père dans l'apanage des steppes de l'Oural et du Tourgaï, que Djötchi avait reçu de Gengis Khan vers 1220.
En 1236, il reçoit de son oncle et suzerain, le grand khan Ogodeï, de concert avec le grand général Subotaï, le commandement, d'une armée mongole de peut-être 150 000 cavaliers, parmi lesquels se trouvent plusieurs princes Gengiskhanides : Güyük et Kadan, fils d’Ögödei, Qaïdu, petit-fils d'Ogodeï, Mongke, fils de Tolui, Baïdar, fils de Djaghataï, Buri petit-fils de Djaghataï, ainsi que les trois frères de Batu Khan : Orda, Berké et Chayban.
Leur objectif est la conquête de l'ouest. Le khanat bulgare de la Volga est soumis durant l'automne 1236 et Bolgar est incendiée, ce qui permet aux Mongols de passer la Volga gelée durant l'hiver 1236-1237. Au printemps, Batu Khan soumet les Kiptchaks qui se rallient. Seul le khan Batchman résiste un peu plus longtemps, vaincu, il est exécuté sur l'ordre de Mongke.
Durant l'hiver 1237-1238, les Mongols marchent contre les principautés russes divisées. Le 21 décembre 1237, ils dévastent Riazan. Sa population est exterminée et la ville incendiée. Batu Khan prend Kolomna, Moscou, Vladimir (7 février 1238), Souzdal (8 février), massacrant ou réduisant en esclavage la population de ces villes.
Le 4 mars, le prince Iouri II Vladimirski est vaincu et tué sur la rivière Sit. Batu Khan marche le lendemain sur Tver et Torjok, qu’il assiège.
Au printemps, Novgorod est sauvée des Mongols par le dégel qui empêche la cavalerie de manœuvrer dans les bourbiers. Batu Khan met alors le siège devant Kozelsk qui résiste sept semaines, puis sa population est massacrée.
Batu Khan retourne ensuite vers le sud où il établit définitivement l’ordre dans les steppes Coumans. Le khan Kotian, vaincu à nouveau, se présente aux frontières orientales de la Hongrie avec 40 000 de ses sujets et obtient l'asile du roi Béla IV.
En 1239, Batu Khan mène une seconde campagne en Russie. Il rejoint Möngke dans la vallée du Don, puis occupe Pereiaslav et Tchernikov en Ukraine à la fin de l’année. Mongke réduit les Alains pendant l’hiver 1239-1240.
Batu Khan reprend l'offensive au début de l’été 1240. Il met à sac Pereïaslav, Tchernigov et les principautés de la Russie méridionale. Kiev est détruite le 6 décembre. En novembre 1240, les Mongols entrent en Pologne.
Le 13 février 1241 les troupes d'Orda franchissent la Vistule gelée et incendient Cracovie désertée par ses habitants, puis ravagent la Silésie, dont le duc Henri II le Pieux est tué lord de la bataille de Legnica (Liegnitz) le 9 avril.
Dans le même temps, celles de Chayban ravagent l'actuelle Roumanie avant de rejoindre les troupes de Batu Khan. Le 11 avril les armées de Batu Khan et de Chayban réunies battent les Hongrois à la bataille de Mohi sur la rivière Sajó et prennent Pest. Les Mongols pillent la Hongrie et massacrent une partie de la population. Il atteignent Neustadt près de Vienne en juillet.
En mars 1242, il lance des raids en Croatie. L’avant garde de Batu Khan, commandée par Kadan, atteint Spalatto et Cattaro sur la mer Adriatique. A l’annonce de la mort d’Ögödei, Batu Khan et ses troupes refluent vers l’orient pour participer au quriltay organisé pour l’élection de son successeur. L’Europe est sauvée. Batu Khan traverse la Bulgarie jusqu’à la mer Noire, puis la Moldavie pendant l’hiver 1242-1243 et rentre dans ses campements installés le long du cours inférieur de la Volga.
En 1243, Batu Khan établit sa capitale à Saraï sur la basse Volga et fonde la Horde d'Or ou khanat de Qiptchaq. Les khans de la Horde d’Or règneront sur la Sibérie occidentale et le sud de la Russie jusqu’à la fin du XVe siècle (1241-1480).
L’oulous de Batu se divise en trois parties indépendantes. Batu Khan et sa cour s’établissent en été sur le territoire central dans la région de la Volga, près de la Kama et de l’ancienne Bolgar. En hiver, ils établissent leurs campements plus au sud, autour de Saraï. Le frère de Batu Khan, Orda, reçoit en apanage la région située à l'Est de la mer d'Aral jusqu’au villes de Sugnak et d’Otrar et au nord jusqu’aux montagnes Oulogtag. Un autre frère de Batu Khan, Chayban, reçoit les territoires au sud et au sud-est de l’Oural.
Batu Khan reçoit l'hommage des princes russes dont les États n'ont pas été annexés, comme Alexandre Nevski, prince de Novgorod. Les coutumes, les lois et le gouvernement des Tatars sont partout imposés en Russie. La région de Kiev est presque complètement dépeuplée en raison des massacres et de la fuite vers l’ouest des survivants. Un groupe, influencé culturellement par les Polonais et les Lituaniens, devient les Biélorusses (Russes Blancs). Un deuxième groupe, formé par la population slave de Kiev et des régions environnantes, devient les Malorusses (Petits-Russes). La région de la Kiévie, influencée par des langues et coutumes étrangères qui se superposèrent aux traditions initiales, est appelée Ukraine. Les habitants de la Russie du Nord deviennent les Grands-Russes, le principal groupe de Russes, principalement influencés par les diverses branches de la population finno-ougrienne.
En 1250, Batu Khan favorise son parent Möngke pour accéder au titre de grand khan.
Au moment de sa mort en 1255, Sartak, son fils et successeur désigné, séjourne à Karakorum près du grand khan Möngke en qualité de plénipotentiaire. Möngke le nomme à la tête du l’oulous kiptchak, mais il meurt brusquement c’est son fils, Ulakchi, qui est désigné comme khan de la Horde d'Or, sous la régence de Boraktchik, veuve de Batu.


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Message par Charles de Schwarzenberg le Jeu 14 Fév 2013 - 11:24

Nom complet : Charles Philippe de Schwarzenberg, en allemand : Karl Philipp fürst zu Schwarzenberg ou le prince Charles-Philippe de Schwarzenberg, né le 18 avril 1771, Vienne et mort le 15 octobre 1820 à Leipzig, est un ministre d'État et de conférence, feld-maréchal autrichien, Généralissime des armées alliées en 1814, président du conseil suprême de la guerre, chevalier du Saint-Esprit et de la Toison d'Or. Il avait épousé le 28 janvier 1799 à Vienne, la comtesse Marie-Anne de Hohenfeld, veuve du prince d'Esterhazy. Il laisse trois fils :
Frédéric-Charles (1799-1870), 2e prince de Schwarzenberg.
Charles (1802-1858), 3e prince de Schwarzenberg.
Edmond (1803-1873).
Fils puîné du prince Jean de Schwarzenberg, Charles fait ses premières armes lors de la guerre contre les Turcs en 1789 où il se signale par sa bravoure. Après la Révolution française et les guerres qui éclatent entre l'Autriche et la France, sa réputation de grand militaire est mise en évidence. Aide de camp du général Clairfait au début des guerres de la Révolution française, il se distingue sous ses ordres en plusieurs occasions, notamment lors de l'affaire de Quiévrain, le 1er mai 1792.
Pendant la campagne de 1793, il commande une partie de l'avant-garde du prince de Cobourg et se signale de nouveau près de Valenciennes, à Oisy, à Estreux-lès-Landrecies. Il contribue lors de la campagne de 1794 à repousser les attaques sur Cateau-Cambrésis. En 1795, il reçoit l'ordre militaire de Marie-Thérèse pour la bravoure dont il fait preuve aux combats qui ont lieu entre Bouchain (Nord) et Cambrai, le 27 avril 1795. En 1796, il est nommé colonel, commandant le régiment des cuirassiers de Zerschwitz, il se signale à Wurtzbourg, puis est promu au grade de général-major.
En 1799, il est nommé feld-maréchal-lieutenant et obtient le commandement d'un régiment de uhlans qui, depuis cette époque, porte son nom l'année suivante à la bataille de Hohenlinden, une manœuvre hardie sauve son corps d’armée de la capture.
Lorsque les hostilités reprennent contre la France en 1805, le feld-maréchal de Schwarzenberg est chargé du commandement de l'aile droite de l'armée autrichienne devant Ulm. Le général Mack ayant capitulé, Schwarzenberg se fraie un passage à travers les lignes françaises, accompagné de l'archiduc Ferdinand. Il fait preuve de son intrépidité habituelle à la bataille d'Austerlitz, qui débute, malgré son opposition, avant l'arrivée du corps de Bennigsen et de l'archiduc Charles.
Ambassadeur à la cour de Russie en 1808, il quitte Saint-Pétersbourg en 1809 pour reprendre sa place dans l'armée et combat à Wagram, d'où il se retire à la tête de l'arrière-garde.
La paix conclue, il devient ambassadeur auprès de Napoléon Ier, et conduit les négociations relatives au mariage de l'empereur avec l'archiduchesse Marie-Louise. A cette occasion, il organise un bal à l'ambassade qui se conclut par un tragique incendie où Pauline d'Arenberg, sa belle-sœur, trouva la mort.
Pendant la campagne de Russie, le prince Schwarzenberg reçoit le commandement du corps de 30 000 hommes mis à la disposition de Napoléon par l'Autriche. Au mois d'août, Napoléon lui confie le commandement de sa droite et du septième corps, avec lequel il dirige plusieurs opérations de cette campagne. Mais l'Autriche ayant retourné ses armes contre la France, il prend la tête de la grande armée formée en Bohême, participe aux batailles de Dresde, de Wachau et de Leipzig, puis entre en Suisse. Il opère sa jonction avec Blücher et, nommé généralissime des armées alliées, concourt au combat de Brienne, s'empare de Troyes et dirige les opérations de cette campagne qui finit par la reddition de Paris.
Le retour de Napoléon de l'île d'Elbe provoquant la constitution d'une nouvelle coalition alliée, le feld-maréchal Schwarzenberg est nommé commandant en chef des armées alliées du Haut-Rhin, et passe le Rhin le 22 juin, après la bataille de Waterloo.
Comblé d'honneur et de distinctions par les souverains alliés et par son souverain qui l'autorise à adjoindre à son écusson les armes d'Autriche, il est nommé président du conseil aulique de guerre, poste qu'il occupe jusqu'à sa mort, le 15 octobre 1820.
Titres et décorations :
1er prince de Schwarzenberg (1804, nouveau majorat érigé en faveur du cadet).
Comte de Sulz.
Comte de Klettgau.
Chevalier de l'ordre autrichien de la Toison d'Or (n°887, 1809).
Grand-croix de l'ordre militaire de Marie-Thérèse.
Ordre de Saint-Georges de Ire classe (n° 14, 1813).
Grand-croix de l'ordre militaire de Maximilien-Joseph de Bavière (1815).
Grand aigle de la Légion d'honneur (vers 18111).
Chevalier du Saint-Esprit (1816).

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Message par Michel Ier de Russie le Sam 23 Fév 2013 - 17:16

Michel Ier de Russie ou Michel Ier Fiodorovitch Romanov (21 juin 1596—23 juillet 1645) tsar de Russie (1613—1645), élu par le zemski sobor (assemblée représentative), est le fondateur de la dynastie des Romanov.
En 1624, Michel Romanov épouse la princesse Maria Dolgorouki (née en ?, morte en 1625?).
En 1626, Michel Ier Romanov épouse Eudoxie Strechnieva (1608-1645) ils eurent 10 enfants, dont un fils (qui lui succédera en 1645)
Alexis Ier (1629-1676) dit le tsar très paisible.
Michel Ier est le fils de Fédor Romanov (patriarche Philarète de Moscou) et de Maria Ivanovna Saltykov (?-1631) et petit-neveu d'Anastasia Romanovna Zakharine (première femme de Ivan IV le Terrible). Il eut un frère, Nikita Romanov. L'enfance de Michel Romanov a été dure. A cinq ans, il est séparé de son père et emmené avec sa mère dans un couvent où celle-ci est obligée de prendre le voile sous le nom de Marfa. Il passe sa jeunesse à suivre des offices religieux interminables. Son état mental s'en ressentit et il subit toute sa vie l'influence de sa mère dont il fut incapable de se séparer. Au début de 1613, le zemski sobor, convoqué par le conseil des villes, décide d'élire un tsar qui ne serait pas étranger à la Russie. Le pays vient de subir une période interminable de conflits que l'on appela plus tard le Temps des troubles. Depuis 1611, il n'y a plus de tsar ou plutôt le sobor de l'époque a élu comme souverain Ladislas Vasa, fils du roi polonais Sigismond III Vasa, mais cette élection a été contestée par une bonne partie de la population. Le sobor de 1613 arrive vite à la conclusion que Michel Romanov est le plus digne pour être le prochain tsar. Fédor Romanov, le métropolite Philarète, est vivant mais prisonnier des Polonais depuis 1610. La famille Romanov est la plus proche de l'ancienne dynastie des Riourikides. Anastasia Romanovna Zakharine a été la première épouse d'Ivan le Terrible et la mère de Fédor Ier qui lui a succédé. Son frère Nikita a été un conseiller écouté d'Ivan IV. Il est le grand-père de Michel. C'est au monastère Ipatiev, à Kostroma, que l'on va chercher Michel, où il est toujours relégué avec sa mère. Après quelques hésitations, il accepte et est couronné le 22 juillet à la Cathédrale de l'Assomption du Kremlin. Il doit cependant s'engager par un acte écrit à restreindre son pouvoir, ce qu'il fait sans arrière-pensée car il s'intéresse peu aux affaires publiques. Ce jeune homme de 17 ans sait d'ailleurs à peine lire.
Sous son règne, le zemski sobor obtient un rôle très important car il est convoqué presque annuellement. Il a beaucoup à faire car l'élection de 1613 n'a pas mis fin aux troubles. Les brigands sillonnent impunément la Russie, se souciant de l'autorité comme d'une guigne. Au sud, Ivan Zarucki, ataman des cosaques du Don qui soutient les prétentions au trône du fils du second faux Dimitri et de l'ex-tsarine Marina Mniszek, sème la terreur dans la région d'Astrakhan. A l'ouest, la Russie est toujours en guerre contre la Suède et la Pologne.
En 1614, l'armée russe défait les troupes de Zarucki, qui est capturé. Il est ramené à Moscou et exécuté. Marina Mniszek est envoyée au cachot, son fils est pendu. En 1617, la Russie signe la paix de Stolbovo avec la Suède. Celle-ci évacue Novgorod mais Moscou lui abandonne la Livonie et la Carélie, perdant ainsi son accès à la mer.
Le conflit avec la Pologne est plus compliqué du fait que Ladislas - le fils du roi Sigismond III - se considère toujours comme le souverain légitime de la Russie. En 1618, avec son armée et des milices cosaques, il assiège Moscou en vain. On entame des négociations et la paix est signée à Deulino le 1er décembre 1618. Smolensk reste entre les mains de la Pologne, Ladislas n'abandonne pas ses droits sur la couronne, mais Fédor Romanov, père de Michel, est libéré. Le métropolite est de retour dans la capitale en 1619.
Fédor est un homme plus ambitieux et plus capable que son fils. Il exige de lui la mise en place d'un gouvernement bicéphale, une diarchie qui fut acceptée par le zemski sobor. Dès lors et jusqu'en 1633, il est le véritable maître de la Russie. Michel Ier, lui, ne s'intéresse qu'à l'horlogerie. Il fait importer plus de 20 000 horloges au Kremlin afin d'embellir les palais. Il convoque également des spécialistes afin de construire de gigantesques horloges jouant des cantiques religieux du haut des tours du Kremlin.
En politique intérieure, Fédor établit un cadastre général, brossant un tableau de l'état général du pays et favorisant la collecte de l'impôt. Il entreprend de créer des industries, dont une importante fabrique d'armes à Toula. Il réorganise la bureaucratie et lutte contre la corruption. Il commence à ouvrir la Russie sur le monde occidental et noue des liens commerciaux avec l'Angleterre, la Hollande et le Danemark. Les frontières de la Sibérie sont repoussées. La Léna est atteinte en 1630. Iakoutsk est fondée en 1632. On parvient sur les rives de l'Amour (fleuve) en 1636. Fédor entreprend également une réorganisation de l'armée et, pour ce, il fait appel à des étrangers : le baron Aston, le colonel Leslie, l'affairiste hollandais Coète et le lieutenant Fandam.
En 1632, Sigismond III Vasa meurt et son fils, qui n'a toujours pas abandonné ses droits sur Moscou, lui succède sous le nom de Ladislas IV. Fédor et Michel ne digèrent toujours pas la perte de Smolensk. La guerre est déclarée et une armée, sous les ordres de Michel Chéine, est envoyée pour reprendre la ville. Elle y subit une sanglante défaite. Chéine, de retour à Moscou, est exécuté, mais la Russie n'a plus les moyens de continuer la guerre.
La paix de la Polionovska est signée en 1635. Moscou accepte de rendre pour toujours les terre de Tchernihiv, de Novgorod-Severski, de Smolensk et de Iaroslavl. Elle donne 20 000 roubles de compensation à la Pologne. De son côté, Ladislas IV renonce définitivement à ceindre la couronne moscovite. Les pertes paraissent sévères mais, en fait, on entérine le statu quo ante.
Entre-temps, Fédor Romanov est mort. Certains boyards ont tenté de prendre sa place mais, en 1634, Michel Ier convoque un zemski sobor où tous les États de la Moscovie sont représentés de même que des serfs. Il annonce alors qu'il gouvernera seul. Jusqu'à sa mort, en 1645, ce fut la famille de sa mère, les Saltykov, qui déterminèrent les grandes lignes de sa politique.
A cette époque, les relations avec l'Empire ottoman et le khanat de Crimée commencent à tourner au vinaigre à cause des incursions des cosaques en terres tatares. Michel Ier les laisse faire. En 1637, ils s'emparent d'Azov, à l'embouchure du Don. Cette ville empêchait l'accès des Russes à la Mer Noire et voilà qu'on la lui offre gratuitement.
Les Ottomans négocient un retour d'Azov dans leur giron. Ils menacent de faire la guerre si on ne la leur rend pas. En janvier 1642, le tsar préside un sobor qui doit prendre une décision. La Russie est dans une position telle qu'elle ne peut pas soutenir une autre guerre. La population est déjà trop accablée d'impôts et il est impossible de leur en soutirer plus. Azov est finalement rendu aux Turcs.
Lorsque Michel Ier décède, en 1645, il laisse à son fils un pays dans une position encore difficile, mais qui est moins catastrophique que lorsqu'il hérita du pouvoir.

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Message par Baron de Münchhausen le Jeu 7 Mar 2013 - 13:18

Baron de Münchhausen de son vrai nom, Karl Friedrich Hieronymus, baron de Münchhausen (ou Münchausen avec un seul « h » selon une graphie répandue) est un officier allemand, mercenaire à la solde de l'armée russe né le 11 mai 1720 et mort le 22 février 1797. Le récit romancé de ses exploits en a fait un des héros les plus populaires de la littérature allemande.
Karl Friedrich Hieronymus Freiherr von Münchhausen naît à Bodenwerder dans le Weserbergland, région relevant de l'électorat de Brunswick-Lunebourg. Il est dans sa jeunesse, page du prince Antoine-Ulrich de Brunswick-Wolfenbüttel, qu'il suit en 1740 pour devenir mercenaire de l'armée russe. Il combat pendant dix ans dans l'armée d'Élisabeth Ire de Russie contre les Turcs de l'Empire ottoman, en Crimée. Il épouse Jacobine von Dunten en 1744 en Lettonie.
Il est nommé, en 1750, capitaine de cavalerie, avant de quitter l'armée russe. Lors de son retour en Allemagne, il confie à l'écrivain Rudolf Erich Raspe ses « extraordinaires » aventures avant de se fixer à Hanovre. Surnommé le « baron de Crac » « baron du mensonge », selon l'expression « raconter des craques », il aurait voyagé sur la lune sur un boulet de canon et aurait dansé avec Vénus. Veuf en 1790, il se remarie en 1794, union qui s'achève par un divorce. Il meurt le 22 février 1797 de la fièvre typhoïde, ruiné.
Son destin et sa faconde devinrent aussi légendaires que celles de son homologue d'outre-Rhin Cyrano de Bergerac, lui assurant une réputation d'affabulateur hors pair, voire de fou.
Son nom a été donné à une maladie psychiatrique grave : le syndrome de Münchhausen. Les victimes de ce syndrome simulent tous les symptômes d'une maladie afin d'attirer sur elles l'attention des médecins. Elles peuvent également provoquer l'apparition de symptômes chez l'un de leurs proches (syndrome de Münchhausen par procuration, appelé aussi « syndrome de Meadow »).
Les récits extraordinaires du baron constituent la reprise d'un imaginaire collectif amplifié par le merveilleux et la truculence d'un militaire nostalgique d'exploits, à la manière de Tartarin de Tarascon.
Les œuvres de fiction mettant en scène le baron sont nombreuses, il convient de distinguer :
l'œuvre originale, les suites apocryphes ou nouvelles aventures, les pastiches et parodies.
En 1785, l'écrivain allemand Rudolf Erich Raspe recueille, ordonne et publie ces récits du vivant du baron de Münchhausen en anglais, sous le titre Baron Münchhausen's Narrative of his Marvellous Travels and Campaigns in Russia.
Un an plus tard, les Aventures sont traduites en allemand par Gottfried August Bürger (1747-1794), professeur à l'université de Göttingen, sous le titre Abenteuer des berühmten Freiherrn von Münchhausen. Plus qu’une traduction, il remanie les histoires et fournit une version plus poétique et satirique que le livre de Raspe.
Le livre sera traduit de l'allemand en français par Théophile Gautier (fils), avec des illustrations de Gustave Doré. Cette traduction est très agréable, bien qu'amputée de certains passages jugés trop politiquement incorrects pour ses contemporains.

Ce livre fut souvent réédité et illustré par de nombreux illustrateurs tels que :
George Cruikshank (1792-1878)
Alfred Croqwill (1804-1872)
Théodore Hosemann (1807-1875)
Gustave Doré (1832-1883)
William Strang (1859-1921)
Peter Sheaf Newell (1862-1924)
Willy Plonck (1870-1956)
Alfred Kubin (1877-1959)
René Giffey (1884-1965)
Daniel Maja (né en 1942)
Quentin Faucompré (né en 1979)

Des auteurs ont imaginé de nouvelles pérégrinations du baron, épiques et rocambolesques, qui s'inscrivent parfaitement dans la longue tradition littéraire du personnage.
Dans trois bandes dessinées, Les Aventures oubliées du baron de Münchhausen, Olivier Supiot réutilise le personnage du baron pour plonger son lecteur dans de nouvelles aventures.

Au cinéma les aventures extraordinaires du baron ont été l'objet de nombreuses adaptations plus ou moins fidèles à l'original.
1911 : Les Aventures du baron de Münchausen, film de Georges Méliès (Pathé frères) ;
1943 : Les Aventures fantastiques du baron Münchhausen, film allemand de Josef Von Baky réalisé pour les 25 ans de la UFA ;
1961 : Le Baron de Crac (Baron Prášil), film tchèque de Karel Zeman ;
1979 : Ce Münchhausen-là (Tot samyj Mjunxgauzen) , film soviétique de Mark Zakharov ;
1988 : Les Aventures du baron de Münchhausen, film britannique de Terry Gilliam.

En 1978, Jean Image réalise un long métrage d'animation, Les Fabuleuses Aventures du légendaire baron de Münchausen. Les compagnons du Baron sont : Cavallo, plus rapide que le vent, Hercule, un homme très fort, Ouragane dont le souffle surpasse celui d'un ouragan, Jécoute qui peut entendre l'herbe pousser, Nemrod qui possède une adresse au tir inouïe. Les traits du Baron rappellent ceux du baron de Crac de Cami. Il sera suivi en 1985 d'une série d'animation en 13 épisodes, Le Secret des Sélénites.

Le 18 juillet 2005 a été inauguré dans le parc central de Kaliningrad (Russie) un monument, à l'initiative du club Enkel Münchhausens en cadeau de la ville jumelée, Bodenwerder. La statue représente le baron sur un boulet de canon.

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affiche de film. Les Aventures fantastiques du baron Münchhausen. Les aventures extraordinaires du baron ont été l'objet de nombreuses adaptations plus ou moins fidèles à l'original. Son livre fut souvent réédité et illustré par de nombreux illustrateurs.

Baron de Münchhausen
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Pays/dates : allemagne, né le 11 mai 1720 mort le 22 février 1797.
Titres : romancier, baron et capitaine de cavalerie
Fonctions : nom complet, Karl Friedrich Hieronymus baron de Münchhausen.
RDG : 1603
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Message par Charles II d'Anjou le Sam 13 Avr 2013 - 18:37

Charles II d'Anjou, dit le Boiteux, né vers 1254, mort le 6 mai 1309 à Naples, est le fils de Charles Ier d'Anjou et de Béatrice de Provence. Il est titré dès sa naissance prince de Salerne, puis, après la mort de ses parents, roi de Naples (ou Sicile Péninsulaire, prédécesseur Charles Ier d'Anjou, successeur Robert Ier de Naples dit le Sage) roi de Jérusalem, comte de Provence, d'Anjou, de Forcalquier et du Maine de 1285 à 1309.

Mariage et descendance :

Il épouse en 1270 Marie de Hongrie (v. 1257-1323), fille d'Étienne V2, roi de Hongrie et d'Élisabeth, fille de Sheihan, khan des Coumans. Ils ont eu quatorze enfants :

Charles Martel (1271 † 1295), roi titulaire de Hongrie.
Marguerite (v.1273 † 1299), comtesse d'Anjou et du Maine, mariée en 1290 à Charles de Valois. (1270 † 1325)
Louis (1274 † 1297), franciscain, évêque de Toulouse.
Robert le Sage (1277 † 1343), roi de Naples.
Philippe Ier de Tarente (1278 † 1332), prince de Tarente et d'Achaïe.
Blanche (1280 † 1310), mariée en 1295 à Jacques II (1267 † 1327) roi d'Aragon.
Raymond Berenger (1281 † 1307) comte d'Andria.
Jean (1283 † ), prêtre.
Tristan (1284 † 1286)
Éléonore (1289 † 1341), mariée en 1302 à Frédéric II (1272 † 1336), roi de Sicile.
Marie (1290 † 1347), mariée en 1304 à Sanche Ier (1276 dagger; 1324), roi de Majorque, puis en 1326 à Jacques de Ejerica (1298 † 1335)
Pierre (1292 † 1315), comte de Gravina.
Jean de Durazzo (1294 † 1336), duc de Durazzo, prince d'Achaïe.
Béatrice (1295 † 1321), mariée en 1305 à Azzo VIII d'Este († 1308), puis en 1309 à Bertrand des Baux († 1351), comte d'Andria.

Biographie :

A la mort de sa mère, il devient comte de Provence. Après les Vêpres siciliennes, il rejoint son père à Naples et assume la régence pendant que son père se rend en France pour armer une flotte. En 1284, au cours d'un engagement contre la flotte aragonaise, commandée par Roger de Lauria, il est fait prisonnier et reste captif à Barcelone pendant quatre ans. A la mort de son père, il est toujours en captivité. Libéré le 8 novembre 1288 grâce au traité de Canfranc, il se fait couronner roi de Naples le 29 mai 1289 en la cathédrale de Rieti. Malgré les pressions belliqueuses du pape Nicolas V et du comte d'Artois, il conclut une trêve avec l'Aragon en 1289.

La guerre contre la Sicile reprend à partir de 1296.

Par le traité de paix de Caltabellotta, signé le 31 août 1302, il abandonne la Sicile à Frédéric d'Aragon et lui donne sa fille Éléonore en mariage.

Il meurt en 1309, laissant le trône à son fils Robert, dit le Sage. Un autre de ses fils, Charles Martel de Hongrie, dispute le trône de Hongrie à André III.

_________________
Armes d'Anjou et Jérusalem

Charles II d'Anjou
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Nombre de messages : 3
Pays/dates : né vers 1254 mort le 6 mai 1309 à Naples
Titres : roi
Fonctions : Charles II d'Anjou dit le Boiteux, roi de Naples, roi de Jérusalem, prince de Salerne, comte de Provence, de Forcalquier, d'Anjou et du Maine.
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Message par Manuel Ier le Dim 14 Avr 2013 - 13:12

Manuel Ier ou Emmanuel Ier ou Manuel Ier d'Aviz ou Manuel Ier de Portugal, dit le Grand ou le Fortuné, 14e roi de Portugal, Dynastie d'Aviz branche de Beja, naît le 31 mai 1469 à Alcochete et meurt le 13 décembre 1521 à Lisbonne. Fils du prince Ferdinand de Portugal, duc de Viseu et de son épouse Béatrice de Portugal, il est donc le cousin germain du roi Jean II auquel il succède en 1495.
Titre complet : Roi de Portugal et des Algarves, de chaque côté de la mer en Afrique, duc de Guinée et de la conquête, de la navigation et du commerce d'Éthiopie, d'Arabie, de Perse et d'Inde par la grâce de Dieu.

La peste noire qui touche alors Lisbonne, capitale du royaume, pousse la cour et la noblesse des XIVe et XVe siècles à s'installer à Alcochete, c'est là que naît D. Manuel en 1469, fils de D. Ferdinand, duc de Viseu et de Béatrice de Portugal.
Pendant son enfance et sa jeunesse, Manuel assiste à une guerre d’intrigues et de conspirations entre l'aristocratie portugaise et le roi Jean II, particulièrement jaloux de son autorité. Certains hommes de son proche entourage sont tués ou exilés : son frère aîné, le duc Diogo de Viseu, en particulier, est assassiné par le roi en personne, en réponse à une tentative d'assassinat. En 1493, il reçoit donc avec inquiétude l'ordre du roi de se présenter à la cour. Jean II veut en réalité le désigner comme héritier de la couronne après la mort de son fils Alphonse de Portugal et ses tentatives infructueuses de légitimation de son fils bâtard Georges.

Il monte sur le trône le 27 octobre 1495. Digne successeur de Jean II, il appuie les découvertes portugaises et développe les monopoles commerciaux. Durant son règne, Vasco de Gama découvre la route des Indes (1498), Pedro Alvares Cabral, découvre le Brésil (1500), Francisco de Almeida devient le premier vice-roi des Indes et l'amiral Afonso de Albuquerque contrôle les voies commerciales de l'océan Indien et du golfe Persique pour le Portugal. Tout cela contribue à la construction de l'empire colonial portugais qui fait du Portugal un des pays les plus riches et plus puissants du monde.

Manuel utilise la richesse obtenue par le commerce pour construire des édifices royaux en style manuélin (le monastère des Hiéronymites de Belem en est un exemple) et attirer artistes et hommes de sciences à la cour de Lisbonne. Durant son règne, des liaisons commerciales et diplomatiques sont établies avec la Chine et la Perse et, pour impressionner le pape, il envoya une somptueuse ambassade à Rome.
Sur le plan intérieur, Manuel suit les traces de Jean II et devient pratiquement un roi absolu. Les Cortes ne sont réunies que trois fois durant son règne de vingt-six ans. Manuel s’occupe de modifier les tribunaux et le système fiscal pour les adapter au progrès économique du Portugal.

Homme fort religieux, il consacre une bonne partie de la fortune du pays à la construction d’églises et de monastères, ainsi que dans l'évangélisation des nouvelles colonies par des missionnaires catholiques.
Après un début de règne favorable aux Juifs (suppression d'une taxe et libération des esclaves), le roi doit rapidement infléchir sa politique pour plaire aux Rois catholiques et appliquer une des clauses de son contrat de mariage avec Isabelle d'Aragon, devenue l'héritière du trône d’Espagne après la mort de son frère Jean. Selon cette clause, tous les habitants du Portugal doivent obligatoirement être chrétiens. Un décret d'expulsion est promulgué le 5 décembre 1496. Ne souhaitant aucunement le départ des Juifs, le roi les contraint à la conversion. En compensation, ces nouveaux chrétiens reçoivent la garantie (limitée dans le temps) qu'aucune enquête ne serait menée au sujet de leur vie privée. Durant tout le règne de Manuel Ier, ceux qui le souhaitent peuvent ainsi continuer à pratiquer leur ancien culte clandestinement sans risque d'être inquiétés par les autorités.

La distinction entre les Anciens et les Nouveaux Chrétiens (les convertis) occasionne des tensions entre les deux communautés. Les choses dégénérèrent à Lisbonne, en 1506, lors d'une épidémie de peste. Profitant de l'absence du roi et de ses troupes, deux moines dominicains incitent la foule à s'en prendre aux convertis. Au début, seuls ces derniers sont brûlés mais très vite, la folie meurtrière se généralise et, lors du pillage aveugle des maisons, les habitants sont tués ou violés sans distinction entre Anciens ou Nouveaux chrétiens. Ces émeutes provoquent 2 300 morts. Le roi réagit fermement, fait exécuter plusieurs dizaines de coupables et ferme le couvent des dominicains. Le 1er mars 1507, Manuel élimine les différences juridiques entre les Anciens et les Nouveaux Chrétiens, qui obtiennent ainsi le droit de quitter le pays, ce qu'ils font en masse.

Son règne est riche en réalisations car il sait s'entourer de gens brillants. Citons les réalisations suivantes :

la révision des chartes
la découverte de la route des Indes
la découverte du Brésil
la conquête de l’orient et l’œuvre de Magellan
le code de lois Ordenações Manuelines
la réorganisation judiciaire
un essor des lettres et de la culture

Descendance :

Isabelle d'Aragon, veuve d’Alphonse de Portugal, fils de Jean II de Portugal, meurt en 1498, mettant au monde un fils qui meurt en bas âge, mettant fin au vieux rêve de Jean II de réunir les couronnes ibériques entre les mains portugaises. La deuxième femme de Manuel, Marie d'Aragon, également fille des Rois catholiques, n’est pas la princesse héritière (Jeanne la Folle, mariée avec l’héritier des Habsbourgs, succède à leur mère Isabelle). Veuf une seconde fois, il épouse Eléonore d'Autriche, infante d'Espagne, fille aînée de Jeanne la Folle et nièce de ses deux précédentes épouses dont il a un fils qui meurt au berceau puis une fille. Manuel meurt le 13 décembre 1521 et est enterré au Monastère des Hiéronymites à Lisbonne.

Enfant issu du mariage (octobre 1497) de Manuel Ier de Portugal et d'Isabelle d'Aragon:

Michel de la Paix (né le 23 août 1498- † 20 juillet 1500), prince de Portugal et héritier de Portugal, de Castille et d'Aragon.

Enfants issus du mariage (30 octobre 1500) de Manuel Ier de Portugal et de Marie d'Aragon :

Jean III, roi de Portugal.

Isabelle de Portugal (1503-1539), épouse de l'empereur Charles Quint.

Béatrice de Portugal (1504-1538), épouse de Charles III de Savoie.

Louis de Portugal (né le 3 mars 1506- † 27 novembre 1555), 5e duc de Beja et père d'Antoine Ier, roi de Portugal.

Ferdinand de Portugal (né le 5 juin 1507- † 7 novembre 1534), duc de Guarda, époux en 1529 de Guyomar Coutinho, comtesse de Loulé. (morte en 1534)

Alphonse (1509-1540), cardinal.

Henri Ier, cardinal, puis roi de Portugal.

Antoine de Portugal (né en 1516- † 9 novembre 1516)

Édouard de Portugal (né le 7 septembre 1515- † 20 octobre 1540), 4e duc de Guimarães, époux d'Isabelle de Bragance.

Enfant issu du troisième mariage (7 mars 1519) de Manuel Ier de Portugal et d'Éléonore de Habsbourg :

Charles de Portugal (né le 18 février 1520- † 15 avril 1521)

Marie de Portugal (1521-1577)

_________________
Armoiries de Manuel Ier de Portugal, Livro do Armeiro-mor, 1509.

Manuel Ier
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Pays/dates : naît le 31 mai 1469 à Alcochete, meurt le 13 décembre 1521 à Lisbonne.
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Fonctions : Manuel Ier de Portugal ou Manuel Ier d'Aviz ou Emmanuel Ier, dit le Grand ou le Fortuné, 14e roi de Portugal et des Algarves, dynastie d'Aviz.
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Message par Pisistrate le Mar 23 Avr 2013 - 8:43

Pisistrate (en grec ancien Πεισίστρατος / Peisistratos), né vers 600 av. J.-C., mort en 527 av. J.-C., est un tyran d'Athènes.
Fils de l'eupatride Hippocrate, Pisistrate s'empara du pouvoir par la ruse, en occupant l'Acropole (561 av. J.-C.), et fut le premier tyran d'Athènes, ainsi que le fondateur de la dynastie des Pisistratides, dynastie qui ne lui survivra que dix-sept ans.
Par son œuvre d'homme politique et d'homme d'État, il a arraché définitivement Athènes à la domination de l'antique oligarchie aristocratique et préparé, par une politique extérieure nouvelle et audacieuse, la domination militaire et commerciale d'Athènes en mer Égée, condition préalable à l'instauration de la démocratie et à l'apogée de la puissance athénienne au Ve siècle, le siècle de Périclès.
La conquête du pouvoir par Pisistrate s'inscrit dans un mouvement général des cités grecques, où se généralise la tyrannie. À Corinthe, Milet, Sicyone, Samos, Mytilène, dans les colonies d'Asie Mineure, des tyrans et des dynasties de tyrans prestigieux liquident la domination oligarchique, enrichissent et renforcent leurs cités, mais aussi développent le commerce et son corollaire, les conquêtes.
Après les grandes réformes des VIIe et VIe siècles av. J.-C., dues à Dracon et à Solon, la domination de l'aristocratie terrienne et son système politique, l'oligarchie, sont menacés à la fois par les nouveaux riches, aristocrates ou non, dont la fortune est mobilière, et par les petits propriétaires paysans, dont le mécontentement va croissant.
La crise agraire est particulièrement sensible à Athènes. Trois factions de partisans se constituent, avec un chef à leur tête :
Les Paraliens (riches modérés), faction soutenue par les Alcméonides, Mégaclès est leur représentant.
Les Pédiens (oligarchie) ; leur représentant est Lycurgue.
Les Diacriens, qui représentent la paysannerie pauvre et particulièrement celle des montagnes du nord-est de l'Attique. Pisistrate à leur tête obtient la tyrannie.
Aristocrate d'origine, issu d'une famille qui prétendait descendre de Nestor, Pisistrate devient le chef des Diacriens grâce à son prestige militaire acquis lors d'une bataille d'Athènes contre Mégare. Allié aux Alcméonides par son mariage, Pisistrate sait l'art d'exciter les passions populaires : il organise un attentat simulé contre lui pour se faire attribuer des gardes du corps. Blessé accidentellement par son barbier, il montre son visage ensanglanté dans les rues affirmant qu'on vient de tenter de l'assassiner. On lui accorde les gardes du corps avec comme seule restriction qu’ils soient munis seulement de gourdins, d'où leur nom de « porte-matraque ». Avec cette milice, il prend le pouvoir et s'installe sur l'Acropole, ancienne demeure des rois légendaires (-561). Chassé par l'opposition conjuguée de Lycurgue, chef des Pédiens, et de Mégaclès, chef des Alcméonides, Pisistrate revient onze ans plus tard. Vers 554 Mégaclès s’allie à Pisistrate et manipule le dèmos athénien pour légitimer Pisistrate : Hérodote rapporte qu'il se serait affiché sur un char en compagnie d'une jeune femme portant le costume d'Athéna, et que les Athéniens y crurent. Une fois au pouvoir, Pisistrate est de nouveau écarté car il rompt son alliance avec Mégaclès en 552.
De là, il gagne la région du mont Pangée, riche en minerais précieux, comme d’autres aventuriers athéniens, il exploite les richesses naturelles du pays, s’y procurant assez d’or et d’argent pour pouvoir ensuite y rassembler une armée de mercenaires, qu’il fera débarquer en Attique en 542. Vainqueur de ses adversaires dans une bataille qui se déroule près du temple d’Athéna Pallènis, il rentre à Athènes, définitivement cette fois. La tradition unanime a gardé le souvenir de la bienveillance du tyran, de sa modération dans l'exercice du pouvoir et de ses bienfaits. Les auteurs anciens affirment d'abord que Pisistrate gouverna en respectant les lois existantes. Cela supposait qu'il maintînt la législation solonienne et que les magistrats fussent élus comme par le passé. Tout au plus, le pouvoir de fait qu'il exerçait lui permettait de réserver les fonctions politiques à ses partisans et aux membres de sa famille. Il condamna à l'exil ses adversaires ou leur confia des missions en de lointains pays : ainsi, il confia à Miltiade le Jeune la charge de diriger une expédition visant à conquérir et coloniser la Chersonèse. Il n'eut donc pas à craindre une opposition venant de l'intérieur.
Homme d'État prudent, Pisistrate est l'instigateur d'une vaste réforme politique et sociale qui prolonge l'œuvre de Solon : il s'attaque aux privilèges des riches, résout la question agraire en instaurant dans l'Attique une sorte de crédit agricole, favorise l'industrie et le commerce maritime : les finances sont assainies grâce aux mines d'or du Pangée et à la mise en valeur des mines d'argent du Laurion ; de surcroît, un impôt de 5 % sur le revenu permet de financer les conquêtes en mer Égée. Il tend à se concilier les paysans par des mesures destinées à porter remède à leur misère par la distribution monétaire, et la vente de grains à bas prix, sans toutefois procéder à ce partage des terres qu'avait, avant lui, rejeté Solon. La population rurale de l’Attique lui en témoigne beaucoup de sympathie ; on citait d'innombrables anecdotes sur ses visites personnelles dans les campagnes, ses conversations avec les simples paysans dont il avait conquis le cœur en particulier par la modicité des taxes. En même temps, ses revenus augmentent quand la campagne est cultivée. Pour payer le blé, il encourage le développement de la céramique athénienne. À la fin de son règne (530 ou un peu avant), il fait frapper les premières monnaies de l'Attique connues sous le nom de monnaies à blasons. Soucieux d'affirmer l'unité de l'Attique, il favorise également le développement des cultes autour desquels pouvaient se rassembler les Athéniens, celui d'Athéna et celui de Dionysos.
Il crée des tribunaux ambulants et commence par abroger toutes les lois de Dracon, excepté celles qui regardaient le meurtre : excessivement sévères dans les punitions, elles ne prononçaient qu'une même peine pour toutes les fautes : c'était la peine de mort. Ceux qui étaient convaincus d'oisiveté, ceux qui n'avaient volé que des légumes ou des fruits, étaient punis avec la même rigueur que les sacrilèges et les homicides. Héraclite du Pont rapporte que Théophraste a écrit que la loi contre les gens oisifs que l'on dit être de Solon est de Pisistrate. En matière de politique extérieure, il est le premier à orienter la politique d'Athènes vers la mer Égée et la région des Détroits. En cela, il permet l'établissement de colonies militaires sur l'Hellespont, entreprend la conquête des Cyclades, de Naxos, où Pisistrate établit la tyrannie de son ami Lygdamis, et de Délos, centre religieux et commercial. Ainsi, il s’assure l'approvisionnement en blé qui, aux Ve et IVe siècles av. J.-C., alimentera Athènes. Par là, il devient le prototype des futurs hommes d'État, en ce sens qu'il montre que gouverner une cité, c'est prévoir et calculer des fins et des moyens à long terme.
L'époque des Pisistratides est celle des grands travaux d'adduction d'eau et des premières grandes constructions sur l'Acropole, avec l'Olympiéion, le Lycée, le temple d'Apollon Pythien. Pisistrate ouvre la première bibliothèque publique, fait rassembler et publier les rhapsodies homériques et les œuvres de plusieurs anciens poètes. Les récitations d'Homère sont incorporées dans les Panathénées, ces grandes fêtes nationales que Pisistrate réorganise avec magnificence. Il contribue de toutes les manières à préparer la grandeur politique et artistique d'Athènes. La concentration de la culture et du mécénat à la cour de Pisistrate intensifie remarquablement la vie intellectuelle et esthétique d'Athènes. Le poète Simonide devient le membre le plus influent du cercle d'artistes, au sens plein du terme, qu'il favorise, aux côtés de musiciens et de poètes comme Anacréon, Ibycos, Lasos, Onomacritos et Pratinas.
À sa mort, en -527, Pisistrate lègue à ses deux fils, Hippias et Hipparque, une Athènes prospère et puissante, qui connaît un essor culturel sans précédent. Longtemps après sa mort, sa tyrannie était encore appelée « le règne de Cronos », c'est-à-dire l’Âge d’Or. Mais l'aristocratie marchande (les Alcméonides en particulier), qu'il a pourtant enrichie, va tenter de se débarrasser d'une tyrannie devenue particulièrement policière après l'assassinat d'Hipparque par les tyrannoctones. Pour en finir avec la dictature d'Hippias, ils font appel à l'intervention militaire de Sparte, qui met fin au règne des Pisistratides et ouvre la voie à la réforme démocratique dont Pisistrate avait jeté les bases économiques et militaires.
La famille de Pisistrate, les Néléides, prétendait descendre de Nélée, elle devait son installation en Attique à la poussée des Doriens et le retour des Héraclides, qui envahirent le Péloponnèse. Un descendant de Nélée, Mélanthos, devint roi d'Athènes pour avoir mené son armée à la victoire contre les Béotiens de Xanthos, et fut le père de Codros.

Pisistrate
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Pays/dates : né vers 600 av. J.-C. mort en 527 av. J.-C.
Titres : Hommes d'État de l'Athènes antique
Fonctions : Pisistrate premier tyran d'Athènes fondateur de la dynastie des Pisistratides
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Message par Maurice de Nassau le Dim 28 Avr 2013 - 19:42

Maurice de Nassau, prince d'Orange en néerlandais Maurits van Nassau, né le 14 novembre 1567, mort le 23 avril 1625.
Il était le fils du prince Guillaume Ier d’Orange-Nassau (1533-1584) et d'Anne de Saxe (1544-1577), fille du prince-électeur Maurice de Saxe (1521-1553).
Il étudiait à Leyde quand son père Guillaume Ier d'Orange-Nassau fut assassiné en 1584. Il fut aussitôt élu président du conseil d'État de l'Union, et, deux ans après, quoiqu'à peine âgé de 20 ans, fut nommé, par l'influence de Oldenbarneveldt, stathouder des provinces de Hollande et de Zélande, il obtint les mêmes titres de celles de Gueldre, d'Utrecht, d'Overijssel, en 1589 et 1590. Il justifia cette confiance par les brillantes campagnes de 1590, 1591 et 1592 contre les troupes espagnoles et conclut en 1596 avec la France et l'Angleterre l'alliance offensive et défensive dite de La Haye.

Il sut s'entourer de collaborateurs précieux, au premier rang desquels il y a lieu de citer Simon Stevin. Maurice de Nassau n'étant pas l'aîné des héritiers de son père, la principauté d'Orange lui échappa pour échoir à Philippe-Guillaume d'Orange.
Les contours actuels des Pays-Bas sont pour l'essentiel ceux issus des guerres menées par Maurice de Nassau, par les victoires de Turnhout (1597), de Nieuport (1600), par la prise de Rheinberg (1597 et 1601), de Grave et de L’Écluse (1601 et 1604), il contribua puissamment, malgré quelques avantages concédés à l’Espagne, au triomphe de l’indépendance hollandaise, mais il fut arrêté dans ses succès par le Traité d'Anvers (1609), conclu à l’instigation de Johan van Oldenbarnevelt.

Maurice aspira dès lors au pouvoir absolu, malgré la vive résistance de Oldenbarnevelt et de Hugo de Groot, il fit sanctionner, par le synode de Dordrecht (1618), toutes les mesures favorables à son ambition, et condamner à la mort, à l'exil ou à la perte de leurs biens les chefs de l'opposition (1619), entre autres Oldenbarnevelt, qui périt sur l'échafaud. À la mort de son frère plus âgé, Philippe-Guillaume d'Orange, en février 1618, il obtint le titre de Prince d'Orange.
II reprit en 1621 la guerre avec l'Espagne, mais ne put ni faire lever le blocus de Bréda par Ambrogio Spinola (1624), ni prendre Anvers (1625). Maurice était un des premiers capitaines de son époque, mais il a laissé la réputation d'un homme ambitieux et froid.
Maurice de Nassau et l'île Maurice : C'est de son prénom que vient le nom de l'île Maurice.

Titres :
Stadhouder (gouverneur général) de Hollande, Zélande, Utrecht, Gueldre, Overijssel et Groningue.
Marquis de Veere et Vlissingen.
Comte de Nassau-Dillenburg, Buren, Leerdam, Katzenelnbogen et Vianden.
Vicomte d'Anvers.
Baron de Aggeris, Bréda, Cranendonck, Pays de Cuijk, Daesburg, Eindhoven, Grave, De Lek, IJsselstein, Diest, Grimbergen, Herstal, Warneton, Beilstein, Bentheim-Lingen, Moers, Arlay et Nozeroy.
Seigneur de Dasburg, Geertruidenberg, Hooge en Lage Zwaluwe, Klundert, Montfort, Naaldwijk, Niervaart, Polanen, Steenbergen, Sint-Maartensdijk, Willemstad, Bütgenbach, Saint-Vith et Besançon.

Principauté d'Orange :
La principauté d'Orange était une principauté souveraine, presque entièrement enclavée dans le Comtat Venaissin et ayant sa capitale dans la ville d'Orange, dans l'actuel département de Vaucluse, en France.
Le titre de prince d'Orange est actuellement porté par le prince Guillaume-Alexandre des Pays-Bas de la maison d'Orange-Nassau.
Le nom de Guillaume d'Orange a été rendu célèbre par le Roman de Guillaume d'Orange, chansons de geste du IXe siècle qui met en scène, lors de la prise d'Orange au IXe siècle, Guillaume Corb Noz ou le Pieux (752-812), duc d'Aquitaine.
Le plus fameux des princes d'Orange fut Guillaume Ier de Nassau, dit le Taciturne. Au XVIe siècle, lors des guerres de religion, il s'allia avec les protestants français lorsqu'il prit la tête du soulèvement des Grands Pays-Bas (qui englobaient la Hollande, la Belgique et une partie du Nord de la France dite France romane) contre Philippe II d'Espagne, qui voulait restreindre les droits acquis par les vieilles chartes pour mieux combattre le protestantisme.

_________________
Stadhouder de Hollande, Zélande, Utrecht, Gueldre, Overijssel et Groningue, Marquis de Veere et Vlissingen, Comte de Nassau-Dillenburg, Buren, Leerdam, Katzenelnbogen et Vianden, Vicomte d'Anvers, Baron de Aggeris, Bréda, Cranendonck, Pays de Cuijk, Daesburg, Eindhoven, Grave, De Lek, IJsselstein, Diest, Grimbergen, Herstal, Warneton, Beilstein, Bentheim-Lingen, Moers, Arlay et Nozeroy, Seigneur de Dasburg, Geertruidenberg, Hooge en Lage Zwaluwe, Klundert, Montfort, Naaldwijk, Niervaart, Polanen, Steenbergen, Sint-Maartensdijk, Willemstad, Bütgenbach, Saint-Vith et Besançon.

Maurice de Nassau
manant
manant

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Pays/dates : né le 14 novembre 1567, mort le 23 avril 1625.
Titres : prince
Fonctions : prince d'Orange, marquis de Veere et Vlissingen, comte de Nassau-Dillenburg, Buren, Leerdam, Katzenelnbogen et Vianden. Chef d'armée.
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Message par Galiot de Genouillac le Sam 11 Mai 2013 - 12:46

Jacques Ricard de Genouillac, dit Galiot de Genouillac né au château d'Assier a Quercy en 1465, mort au château de Végennes dans le Limousin le 15 octobre 1546, Grand maître de l'artillerie de France en 1512, Grand Ecuyer de France en 1526, seigneur d'Assier-en-Quercy, de Reillanet, de Caune et de Montrichard, baron de Capdenac, et de Foissac, du Plomb et de Lilleu est un militaire et diplomate français de la Renaissance.
Issu d'une vieille famille de la noblesse quercinoise, les Ricard de Genouillac, il est passé à la postérité principalement en raison du rôle décisif joué par l'artillerie, dont il avait la charge en tant que Grand maître de l'artillerie de France, au cours de la bataille de Marignan. Serviteur zélé, il gagna la confiance des rois, qui firent appel à lui en mainte occasion durant sa longue vie. Ses missions d'inspection et ses missions diplomatiques, notamment auprès d'Henri VIII et de Charles Quint, l'amenèrent à parcourir inlassablement les provinces de France et une partie de l'Europe. Personnage influent, habile négociateur et aimant le faste, il accumula les charges et les honneurs sans pour autant s'aliéner durablement les Grands du royaume.

Charges, campagnes, missions :

Sous Charles VIII:

1480 - débuts à la cour comme page
1491 - admis parmi les écuyers du roi
1492 - Grand Ecuyer du Dauphin, Viguier et Juge Royal en la ville et viguerie de Figeac
1493 - Capitaine et viguier du château de Najac, succède à Guinot de Lauzière comme Sénéchal d'Armagnac
1494 - Curateur de Charles d'Armagnac (avec Jean d'Albret)
1495 - début de sa participation aux campagnes militaires, premiers coups d'essai avec une pièce d'artillerie

Sous Louis XII:

1498 - Capitaine de francs-archers
1499 - s'illustre au siège d'Alexandrie
1504 - Capitaine du château de Penne d'Albigeois, Garde et Forestier à cheval de la forêt de la Grésigne
1506 - participe à la prise de Tirlemont
1509 - se distingue à la bataille d'Agnadel
1512 - participe à la bataille de Ravenne (16 mai) - Maître et Capitaine Général de l'Artillerie, succédant à Paul de Benserade, tué à Ravenne

Sous François Ier:

1515 - victoire des armées françaises à Marignan, en grande partie grâce à l'artillerie commandée par Galiot et dotée de 60 canons de bronze
1517 - Sénéchal du Quercy
1518 - Gouverneur des Forêts Royales en Angoumois
1520 - organise l'entrevue du Camp du Drap d'Or, entre François Ier et Henri VIII d'Angleterre
1521 - participe à la campagne contre les Impériaux
1525 - capturé lors de la bataille de Pavie, avec François Ier qui reconnaît avoir tout perdu « fors l'honneur et la vie », relâché, il s'emploie à la libération du roi
1526 - (2 mars) - Grand Ecuyer de France, ce qui le range au nombre des grands officiers de la couronne
Chevalier de l'Ordre de Saint-Michel
de 1526 à 1530 - négocie le retour de captivité des enfants de France, le dauphin François et son frère Henri
1541 - (12 août) Lieutenant général de Guyenne
1542 - blessé au siège de Perpignan
1544 - dirige le siège de Luxembourg où son fils est tué
1546 - Gouverneur du Languedoc

Par héritage, par mariage, par achat ou par cession en récompense de ses hauts faits, Galiot de Genouillac accumule les terres.

Quercy: La plus belle demeure du Grand Maître est le château d'Assier, dans le Lot. Le manoir, démoli en 1524, fait place, en 1535, à une habitation plus grande, plus confortable et décorée au goût de l'époque. A Assier, il fait également construire l'église, commencée en 1540. A proximité, il achète la baronnie de Capdenac, Livernon, Lunegarde, Reillac, Le Bastit, Fontanes, le Bourg, Grèzes, Ginouillac, Lugasso, Fargues, Reilhaguet, Bouyssou et Caniac pour moitié.
Saintonge: Lonzac, où il fait construire l'église de la Nativité de la Sainte Vierge, pour servir de tombeau à sa première épouse, Catherine d'Archiac, décédée à l'âge de 29 ans, Boisseguin, les Rousiers.
Aunis: l'Houmeau, le Plomb, Laleu
Limousin: châtellenie du Chaylar, avec Salviac, le Treuilh et la Chaulme (qu'il fait céder à son fils)
Poitou: Chizé, don de la duchesse d'Angoulème
Bailliages de Meaux et du Valois: Puiseux et les Tournelles
Orléanais: Montrichard, la Ferté-Nabert
Berry: Magnet, Presle et Vaux
Auvergne: La Queille
Paris: François Ier lui cède une portion de l'hôtel Saint-Paul et l'hôtel du Petit-Bourbon.
Lyon: une maison


_________________
Armoiries de Jacques Ricard de Genouillac, Grand Maître de l'artillerie et Grand Ecuyer de France.
Spoiler:

Galiot de Genouillac
manant
manant

Nombre de messages : 149
Pays/dates : né en 1465 mort en 1546
Titres : baron
Fonctions : Jacques Ricard de Genouillac dit Galiot de Genouillac, Grand maître de l'artillerie de France, baron de Capdenac, et de Foissac, du Plomb et de Lilleu.
RDG : 1567
Date d'inscription : 25/04/2013

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Message par Dimitri IV Donskoï le Jeu 30 Mai 2013 - 9:49

Dimitri IV Donskoï ou Dimitri IV de Russie, né à Moscou le 12 octobre 1350 et mort à Moscou le 19 mai 1389, fils d'Ivan II de Russie, est grand prince de Moscou de 1359 à 1389 et grand prince de Vladimir de 1363 à 1389. Dynastie des Rurikides.
Il est considéré par l'Église orthodoxe russe comme saint et vénéré le 19 mai.

Postérité :
De son union avec Eudoxie de Souzdal morte le 7 juin 1427, il laisse 12 enfants dont :
Vassili Ier de Russie, grand prince.
Iouri IV de Russie, grand prince.
André, prince de Mojaïsk mort en 1432.
Pierre, prince de Dimitrov, mort en 1438.
Constantin, prince d'Ouglitch, mort en 1433.

Biographie :
Il se fait céder la couronne de Vladimir par Dimitri III Constantinovitch, puis il épouse sa fille Eudoxie le 18 janvier 1367. Il fait la guerre aux princes de Tver et de Riazan, qui lui disputaient le trône, fortifie Moscou (1367), construit le Kremlin.

Mettant à profit l'anarchie dans laquelle s'enfonçait la Horde d'Or, les princes russes cessent en 1371 de venir rendre hommage à la cour de Saraï et même de payer le tribut. Le prince Dimitri IV résiste en 1373 à une invasion de représailles. Le 11 août 1378 il bat une premier fois les armée de Mamaï à la Voja. Le 8 septembre 1380 il remporte sur le même Mamaï la bataille de Koulikovo, près des bords du Don (d'où son surnom de Donskoï) sur les Mongols.

Mais deux ans après, un nouveau Khan, l'énergique Tokhtamych, qui a unifié la Horde d'Or et la Horde Blanche, exige de nouveau l'hommage des Russes. Devant le refus de Dimitri IV, Tokhtamych envahit les principautés et saccage les villes de la Souzdalie, Vladimir et Youriel avant de prendre et de dévaster la capitale Moscou qui est prise et pillée le 13 août 1382. Dimitri IV est forcé de payer tribut et de donner son héritier en otage au khan.

En 1389, il fait son testament avant de partir pour la Horde d'Or. Il partage ses terres entre ses fils. Pour la première fois, il donne le trône à son aîné Vassili sans consulter le khan et le charge de le transmettre à son tour à son fils aîné. Dimitri Donskoï meurt à Moscou le 19 mai 1389. Il est inhumés à la cathédrale de l'Archange-Saint-Michel à Moscou.


_________________
armes des monarques de Russie

Dimitri IV Donskoï
serf
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Pays/dates : né à Moscou le 12 octobre 1350 et mort à Moscou le 19 mai 1389
Titres : grand-prince
Fonctions : Grand-Prince de Moscou, Grand-Prince de Vladimir, Dynastie des Rurikides. Il est considéré par l'Église orthodoxe russe comme saint et vénéré le 19 mai.
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