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Message par Juan d'Autriche le Jeu 6 Juin 2013 - 9:25

Juan d'Autriche ou Don Juan d'Autriche. L'infant don Juan d'Autriche, né le 24 février 1545 ou 1547 à Ratisbonne (Allemagne) et mort le 1er octobre 1578 à Bouge, près de Namur (Belgique), est un prince espagnol de la famille des Habsbourg fils illégitime de Charles Quint, il a fait une carrière militaire de général en chef dans les armées de son demi-frère Philippe II et est gouverneur des Pays-Bas de 1576 à 1578. Il est notamment le commandant de la flotte européenne lors de la célèbre bataille de Lépante, victoire navale décisive des Européens contre l'Empire ottoman.
Fruit de la relation illégitime de Charles Quint et de Barbara Blomberg, une femme issue d'une famille de notables de Ratisbonne, en 1547, Don Juan d'Autriche est baptisé, en réalité, sous le prénom de Jérôme (Jerónimo ou Jeromín). En 1550, l'empereur charge un de ses proches, le maître d'hôtel Luis Quijada, de l'éducation du jeune garçon. Pendant cette période, Quijada est tenu de faire croire que l'enfant est son propre bâtard. Il est élevé en Castille, dans la ville proche de Madrid de Leganés, dans la rue qui porte actuellement son nom (Jeromín), puis à Villagarcía de Campos à côté de Valladolid et enfin à Cuacos de Yuste.
Il ne connait pas son père jusqu'à l'âge de neuf ans, lorsque celui-ci le fait venir en 1556 après son abdication au monastère de Yuste (Estrémadure), où il s'est retiré. L'empereur avait déjà inséré, en 1554, un codicille à son testament, demandant à son fils légitime, Philippe II, de recevoir le jeune bâtard comme son propre frère de sang. Philippe II, respectant la volonté de leur père, le reconnait comme membre de la famille royale et lui attribue le nom de « Don Juan d'Autriche », avec les honneurs et les revenus dignes de son rang (1559). Don Juan est en outre doté d'une maison en 1562, c'est à dire d'une suite de familiers et de domestiques chargés de sa vie quotidienne. Luis Quijada, son ancien tuteur, en est désigné comme gouverneur. Il ne reçoit cependant ni titre, ni terre, ni le prédicat d'altesse. Il n'est donc que son excellence Don Juan d'Autriche, ce qui le met davantage au rang d'un Grand d'Espagne que d'un infant. Il vit son adolescence à la cour d'Espagne avec son demi-frère Philippe II. Il fait ses études à la prestigieuse université d'Alcalá de Henares, mais refuse de se consacrer à la carrière ecclésiastique à laquelle on l'a destiné.
En 1566, son frère lui octroie un des cinq colliers de l'ordre de la Toison d'or que le chapitre général avait laissé à sa disposition en 1559.
Ayant manifesté son désir de faire une carrière militaire, il est nommé par le roi au commandement d'une escadre chargée de combattre les pirates barbaresques en Méditerranée (1568). Il démontre dans cette expédition de réelles capacités militaires, aussi est-il chargé, l'année suivante, de diriger la répression de la révolte des Morisques, ces descendants des Musulmans du royaume de Grenade restés en Espagne après la fin de la Reconquête en 1492, convertis officiellement au catholicisme, mais qui continuaient à pratiquer leur religion (1569). Ce soulèvement commencé en 1567 contre la violation des droits qui avaient été accordés à l'époque aux Morisques encore appelé guerre des Alpujarras dure quatre ans et se termine par leur défaite devant Don Juan d'Autriche.
Ces succès lui permettent aussi d'obtenir ce qui est le sommet de sa carrière militaire, le commandement suprême de la flotte de la Sainte Ligue formée par l'Espagne, Venise et le pape Pie V contre les Turcs (1570). Face à la stratégie défensive que préconisent ses conseillers plus prudents, Don Juan d'Autriche impose son choix d'aller à la rencontre de la flotte turque d'Ali Pacha et de la vaincre, ce qu'il fait à la bataille de Lépante (7 octobre 1571). Lors de cette expédition il a sous ses ordres, parmi les soldats, un certain Miguel de Cervantes, le futur auteur de Don Quichotte qui y perd l'usage de sa main gauche, ce qui lui vaudra plus tard le surnom de « manchot de Lépante ». Cette victoire vaut à Don Juan de recevoir du pape, en 1576, la rose d'or, d’abord réservée exclusivement au préfet de Rome, puis, plus tard offerte à un fidèle catholique qui avait rendu un service important à l'Église.
Le retentissant succès de Lépante accroit les ambitions de Don Juan d'Autriche. Philippe II a prudemment rejeté ses plans de profiter de la situation pour se lancer dans une grande expansion territoriale en Méditerranée. Il a également repoussé ses demandes d'être officiellement reconnu comme infant avec traitement d'altesse. Peut-être est-ce pour mettre fin à ses ambitions que le roi l'envoie comme gouverneur aux Pays-Bas (1576), poste extrêmement difficile dans lequel ont déjà échoué le duc d'Albe et Luís de Zúñiga y Requesens, incapables de mettre fin à la rébellion protestante. Pour convaincre son demi frère d'accepter ce poste périlleux, où Don Juan va remplacer le gouverneur Requesens mort au siège de Zierikzee, Philippe II insinue la possibilité de lui confier plus tard le commandement d'une invasion de l'Angleterre destinée à placer sur le trône britannique une reine catholique, Marie Stuart.
Pour gagner son poste à Bruxelles, don Juan n'hésite pas à traverser une France hostile déguisé en valet. Mais, arrivé à Marche-en-Famenne, il est empêché d'aller plus loin par la présence des forces des États Généraux.
Très rapidement, Don Juan comprend le caractère irréaliste des projets du roi d'Espagne Philippe II. À son arrivée, il trouve toutes les provinces rassemblées, sinon contre le pouvoir, du moins contre les armées espagnoles qui ravagent le pays. Profitant de la vacance du pouvoir entraînée par la mort du gouverneur Requesens, les États Généraux ont pris l'initiative de se réunir et de proclamer la « Pacification de Gand ». Cet acte, d'abord accepté par le nouveau gouverneur, est rapidement remis en cause par le noyau dur des orangistes qui prennent alors le nom de « Patriots ». Réunis à Bruxelles, ils concluent l'Union de Bruxelles établissant les modalités pratiques de la Pacification de Gand. Il s'agit de suspendre les édits du roi d'Espagne, de rendre les biens spoliés aux rebelles et d'établir la liberté religieuse en Zélande et en Hollande, toutes exigences incompatibles avec celles du roi d'Espagne.
Don Juan d'Autriche croit pourtant qu'il peut parvenir à amadouer ses adversaires en offrant un compromis, l'« Édit perpétuel » de Marche-en-Famenne de (1577) par lequel il offre de retirer les forces espagnoles et de respecter les libertés dans les dix-sept provinces. Pour le reste, Don Juan continue à maintenir les exigences fondamentales de la couronne espagnole. En vertu de quoi les rebelles sont sommé de reconnaître la foi catholique ainsi que la souveraineté espagnole tout en renonçant au protestantisme. Mais ces exigences sont rejetées par le duc Guillaume d'Orange et les États Généraux des Dix-sept provinces. La continuation de la guerre devient donc inévitable.
Les intrigues qu'organise à la Cour Antonio Pérez placent Don Juan dans une situation délicate envers le roi. Les ressources dont il a besoin tant en hommes qu'en argent arrivent avec parcimonie. Mais si la monarchie espagnole se montre insuffisante dans l'emploi des moyens matériels, elle croit pouvoir l'emporter sur le plan diplomatique et Philippe II charge Don Juan d'établir des contacts avec la France, les Anglais et les factions rebelles en vue de régler la situation insurrectionnelle, tâche bien trop grande pour le piètre diplomate qu'il est.
Le 31 mars 1578, son secrétaire et plus proche collaborateur, Juan de Escobedo, est assassiné.
Le 31 août 1578, don Juan bat l'armée des États généraux à Gembloux près de Bruxelles.
Il meurt du typhus, maladie contractée au cours d'une campagne militaire, le 1er octobre 1578.
Mourant, il est revêtu de son armure complète, de son collier de la Toison d'or et l'on place à ses doigts dix-sept bagues avant de les couvrir de ses gantelets. Le nombre de dix-sept a fait croire à certains qu'il s'agissait d'une évocation des dix-sept provinces des Pays-Bas, mais la légende la plus tenace raconte qu'elles sont un hommage à ses dix-sept maîtresses. Ses soldats en larmes insistent pour déposer sur sa tête une couronne de drap d'or ornée de pierreries, signe qu'ils estimaient avoir perdu leur prince. Son corps est déposé ainsi paré à la cathédrale Saint-Aubain de Namur. Un an plus tard, les autorités espagnoles décident de transférer ses restes à l'Escorial. Pour faciliter le convoi, on démembre le cadavre et on fait passer les ossements par la France, dans trois coffrets. Arrivés en Espagne, on fiche les os sur des tiges de métal avant de les revêtir de l'armure et des signes du commandement. Le corps ainsi mis est exposé debout quelques jours à Burgos avant d'être finalement placé dans un cercueil et transféré en grande pompe à l'Escorial. Après une nouvelle cérémonie funèbre, il est placé dans une crypte spéciale, à part du panthéon des souverains et de la salle des infants. Son tombeau se compose d'un gisant plus grand que nature reposant sur une vasque de marbre blanc. Le capitaine est figuré en armure, portant à ses mains fermées sur une épée de bronze les fameuses bagues. Le gisant, œuvre du sculpteur Giuseppe Galeotti date du XVIIIe siècle.

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Armoiries de L'infant Don Juan d'Autriche

Juan d'Autriche
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Nombre de messages : 127
Pays/dates : né en 1545 et mort en 1578
Titres : prince espagnol
Fonctions : Infant Don Juan d'Autriche, dynastie Habsbourg (bâtard), capitaine général, gouverneur général des Pays-Bas.
RDG : 1526
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Message par Conrad IV du Saint-Empire le Mer 19 Juin 2013 - 13:32

Conrad IV du Saint-Empire, Conrad IV (1228-1254), roi des Romains de 1237 à 1254, roi de Sicile (1250-1254), roi de Jérusalem (1228-1254), duc de Souabe (1235-1254). Dynastie Hohenstaufen.

Biographie :
Fils de Frédéric II Hohenstaufen et de Yolande de Brienne, il épouse Élisabeth de Bavière (1227-1273) en 1246. Ils ont un fils, Conradin (1252-1268), futur duc de Souabe.
À sa naissance, Conrad est destiné à la succession de la Sicile, le pape souhaitant séparer les couronnes de Germanie et de Sicile. C'est son demi-frère aîné Henri qui est donc élu roi des Romains en avril 1220.
En 1228, à la mort de sa mère, il devient titulaire du Royaume de Jérusalem, où il ne se rendit jamais. Les représentants impériaux sur place parlent en son nom, en pratique suivant les ordres de Frédéric II. Duc de Souabe, élu roi des Romains en 1237, suite à la déposition de son frère Henri VII, il se voit opposé un anti-roi, le landgrave de Thuringe Henri le Raspon, qui le vainc à la bataille de la Nidda en 1246, mais décède en 1247. Guillaume II de Hollande devient le nouvel anti-roi. Conrad IV n'arrive finalement pas à dominer la Germanie. Son règne en tant que roi des Romains fut contesté par Guillaume II de Hollande puisque le pape Innocent IV combattit son élection en soutenant Guillaume II. Il fit d'ailleurs prêcher une croisade contre lui.
En tant que seul fils survivant et légitime de Frédéric II, Conrad hérite à la mort de son père en 1250 du royaume de Sicile tandis que son frère illégitime, Manfred est fait prince de Tarente. Toutefois, Conrad ne fut pas reconnu et dut passer en Italie afin de se faire reconnaître roi de Sicile : il prit Naples, Capoue, Aquino ; mais il mourut au milieu de ses conquêtes, 1254. On accusa son frère naturel Manfred, qui convoitait sa succession, de l'avoir empoisonné. À Conrad succéda son fils Conradin, âgé de deux ans, sous la régence d'un capitaine allemand, Berthold de Hohenbourg. Ce dernier vit toutefois sa régence usurpée par l'oncle de Conradin : Manfred. Le pape confirma ensuite Manfred en tant que vicaire de Conradin.
Sceau de Conrad IV du Saint-Empire :  

Successeur de Conrad IV du Saint-Empire :
Roi de Jérusalem : Successeur Conradin de Hohenstaufen.
Duc de Souabe : Successeur Conradin de Hohenstaufen.
Roi de Sicile : Successeur Conradin de Hohenstaufen.
Roi des Romains : Successeur Guillaume Ier du Saint-Empire.

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Dynastie Hohenstaufen

Conrad IV du Saint-Empire
manant
manant

Nombre de messages : 95
Pays/dates : date de naissance 1228 date de décès 1254 à 26 ans
Titres : roi
Fonctions : roi des Romains de 1237 à 1254, roi de Sicile (1250-1254), roi de Jérusalem (1228-1254), duc de Souabe (1235-1254). Dynastie Hohenstaufen.
RDG : 1382
Date d'inscription : 26/05/2013

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Message par Guillaume IV Luxembourg le Ven 5 Juil 2013 - 9:35

Guillaume IV de Luxembourg, nom de naissance Wilhelm Alexander van Nassau, né le 22 avril 1852 à Biebrich et mort le 25 février 1912 à Colmar-Berg, régna sur le grand-duché de Luxembourg de 1905 à sa mort.
Guillaume IV de Luxembourg est le fils du grand-duc Adolphe et d'Adelaïde de Anhalt-Dessau. Le 21 juin 1893, il épousa Marie-Anne de Bragance, infante du Portugal (1861-1942) (fille de Michel Ier de Portugal et d'Adélaïde de Loewenstein-Wertheim-Rosenberg).
De cette union naissent :

   Marie-Adélaïde (1894-1924) qui lui succède.
   Charlotte (1896-1985) qui succède à sa sœur, épouse en 1919 Félix de Bourbon-Parme (1893-1970).
   Hilda (1897-1979), elle épouse en 1930 Adophe de Schwarzenberg (1890-1950).
   Antoinette (1899-1954), elle épouse en 1921 Robert, prince royal de Bavière (1869-1955), d'où postérité.
   Élisabeth (1901-1950), elle épouse en 1922 Louis de Thurn et Taxis (1901-1933).
   Sophie (1902-1941), elle épouse en 1921 Ernest-Henri de Saxe (1896-1971).

A sa naissance, Guillaume est l'héritier du duché de Nassau. L'annexion de celui-ci par la Prusse en 1866 affecta profondément l'adolescent.
En 1884, le prince qui avait 32 ans, s'éprit de la princesse Marie-Anne de Bragance, fille cadette de l'ex-roi Michel Ier de Portugal. Le duc Adolphe s'opposa au mariage de son fils, les Nassau étaient luthériens et les Bragance catholiques.
Lorsqu'en 1890 le duc Adolphe monta sur le trône grand-ducal de Luxembourg, il devint le souverain d'une population catholique. Plus rien ne s'opposait au mariage de Guillaume et de Marie-Anne et même, celui-ci était souhaitable.
Le mariage eut lieu en 1893. Lors du contrat de mariage, il fut décidé que les garçons à naître seraient élevés dans la religion protestante et les filles dans la foi catholique. Comme le couple n'eut que six filles, ceci faisait coïncider la religion des futur(e)s souverain(e)s du Luxembourg avec celle de leurs sujets.
Cependant, le Luxembourg étant régi par la loi salique, les filles ne pouvaient pas accéder au trône luxembourgeois.
En 1905, l'oncle du grand-duc, Nicolas Guillaume de Nassau, décède. Il ne reste alors qu'un seul héritier légitime par les hommes, son fils Georges Nicolas de Merenberg. Mais celui-ci est le fruit du mariage morganatique de ses parents. En 1907, gravement malade, Guillaume IV déclara son cousin et les comtes de Merenberg non-dynastes, il choisit pour lui succéder, sa fille Marie-Adélaïde qui avait 13 ans. Il confia la régence à son épouse Marie-Anne de Bragance.
Guillaume IV de Luxembourg appartient à la huitième branche (branche cadette de Nassau-Weilburg), elle-même issue de la septième branche (branche aînée de Nassau-Weilburg) de la maison de Nassau. Cette lignée cadette appartient à la tige valmérienne qui donna des grands-ducs au Luxembourg.
Guillaume IV de Luxembourg fut le dernier héritier direct par la lignée masculine de la branche cadette de Nassau-Weilburg. Par sa fille Charlotte, il est l'arrière-grand-père de l'actuel grand-duc Henri.

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Armoiries des Grands-ducs de Luxembourg

Guillaume IV Luxembourg
serf
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Nombre de messages : 5
Pays/dates : né le 22 avril 1852 et mort le 25 février 1912
Titres : grand-duc
Fonctions : 5e grand-duc de Luxembourg dynastie Maison de Nassau, régna sur le grand-duché de Luxembourg de 1905 à sa mort.
RDG : 1267
Date d'inscription : 20/06/2013

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Message par Bayinnaung le Dim 21 Juil 2013 - 10:23

Bayinnaung, en birman bəjɪ̰ɴ nàʊɴ, en portugais Braginoco, en thaï พระเจ้าบุเรงนอง Burinnaung ou Burengnong, né le 16 janvier 1516 – 10 novembre 1581, fut le troisième roi de la dynastie Taungû, dans l'actuelle Birmanie (règne de 1551 à 1581). Vénéré dans le pays, il est surtout connu pour avoir achevé son unification et conquis l'État Shan, ainsi qu'une partie de la Thaïlande et du Laos. Il est aussi bien connu en Thaïlande grâce à une chanson populaire titrée Pu Chanah Sip Tit, signifiant "Conquérant des Dix Directions."
Bayinnaung est le nom que lui avait donné son beau-frère, le roi Tabinshwehti (règne de 1530 à 1550), après la bataille de Naungyo. Après le meurtre de Tabinshwehti par des Môns de sa cour de Pégou en 1550, Bayinnaung eut fort à faire pour récupérer le royaume. Il reprit Taungû et Prome en 1551, Pégou, Martaban et Pathein en 1552, et finalement l'ancienne capitale Ava en 1555.
S'étant ainsi ressaisi de la Haute comme de la Basse-Birmanie, il lança une expédition contre les Shans du Nord-Ouest. Il s'empara de Mong Mit, Thibaw, Yawnghwe, Mong Yang et Mogaung en 1557.

L'année suivante, il marcha sur Mong Nai et Chiang Mai (Zin Mè), capitale du royaume de Lanna, il s'empara des deux cités (1558). En 1563 il soumit l'état sino-thaï de Mong Mao.

La même année, il lança aussi une campagne contre le royaume d'Ayutthaya. Il rencontra une farouche résistance, mais réussit finalement à prendre sa capitale en 1569. Des milliers de captifs furent déportés en Birmanie et le Siam devint un état vassal du Royaume Taungû (il se libéra en 1584, sous Maha Tammaratchathirat Ier).

A la fin des années 1560, plusieurs voyageurs européens comme Cesar Fedrici et Gaspero Balbi visitèrent Pégou, et laissèrent des descriptions détaillées du royaume de Bayinnaung.
Dans les années 1570, Bayinnaung attaqua le royaume de Lan Xang (Lin Zin, ou Million d'éléphants) dans le Laos actuel. Son roi Setthathirat et les habitants de la capitale Vientiane s'enfuirent dans la jungle où ils poursuivirent la lutte.

Bayinnaung les y poursuivit, mais le combat se transforma en guérilla, face à un ennemi insaisissable, et en l'absence de victoire décisive, Bayinnaung dut quitter le pays.

De retour au Lan Xang en 1574, il essaya de faire revenir les habitants à Vientiane pour reconstruire le royaume avec un souverain de son choix.

Il dut également lancer une expédition pour réaffirmer son contrôle sur l'état Shan de Mogaung en 1576.

Au moment de son décès en 1581 Bayinnaung était sur le point de lancer une attaque contre le royaume d'Arakan. Son fils Nandabayin lui succéda.

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armoiries Birmanie

Bayinnaung
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Pays/dates : né le 16 janvier 1516 mort le 10 novembre 1581, règne de 1551 à 1581.
Titres : roi de Birmanie
Fonctions : troisième roi de la dynastie Taungû du 2e Empire birman
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Re: Liste des membres actifs

Message par Francesco Sforza le Jeu 8 Aoû 2013 - 17:56

Francesco Sforza, parfois francisé en François Sforza, né le 23 juillet 1401 à San Miniato en Toscane, mort le 8 mars 1466 à Milan en Lombardie était un chef de guerre italien, devenu duc de Milan, qui a marqué le XVe siècle.
Francesco Sforza est le fils naturel de Muzio Attendolo Sforza et de Lucia Terzani de Marsciano. Son père était un condottiere originaire de Pescara, qui avait tour à tour combattu au service des Visconti, puis de Florence, enfin des ducs d'Anjou de Naples. Lorsqu'il meurt en 1424, François lui succède à la tête de ses mercenaires et continue sa carrière de condottiere, se vendant au plus offrant.

Il se met au service de Jeanne II de Naples pour qui il assiège Naples. Puis il se met au service des Visconti de Milan contre Venise et le pape Eugène IV auquel il enlève la marche d'Ancône. En 1434, celui-ci lui offre le titre de vicaire pontifical et de gonfalonnier de l'Église en échange de son service contre Milan.

Battu par les troupes coalisées de Florence et de Rome, le duc de Milan, Philippe Marie Visconti, signe la paix à Crémone en 1441, paix qui le réconcilie avec Sforza. Celui-ci épouse sa fille illégitime Blanche Marie Visconti et obtient la promesse de succéder à son beau-père lorsqu'il décèdera. Au cours des années qui suivent, cependant, le vieux duc tente le plus possible d'écarter son gendre du pouvoir.

Philippe Marie Visconti meurt en 1447. Les prétendants sérieux se multiplient, le duc de Savoie (beau-frère du décédé), le marquis de Montferrat, Charles d'Orléans (fils de Valentine Visconti), Alphonse V d'Aragon et bien sûr, François Sforza. Les Milanais font fi de tout ce beau monde et proclament la République ambrosienne qui entraîne, malheureusement pour elle, la défection des principales cités du duché. Pavie et Parme revendiquent leur indépendance, Lodi et Plaisance se donnent aux Vénitiens.

Voulant éviter la division du duché, la République fait appel à Francesco Sforza, qui reconquiert Lodi et Plaisance et s'impose seigneur de Pavie. Puis il conclut un pacte avec Venise. Sforza consent à lui céder Brescia et Crema en échange de sa reconnaissance comme seigneur de tous les territoires qu'il réussira à conquérir. Il s'empare alors de Pavie, Novare et Alexandrie avant d'assiéger et de prendre Milan le 26 février 1450. La population milanaise le proclame seigneur et duc de la ville.
Francesco Sforza consacre ses premières années de gouvernement à négocier une paix à long terme avec ses voisins. Le compromis de Lodi de 1454, signé par Milan, Florence et Venise, et la Ligue italique, formée la même année et comprenant ces trois villes plus les États pontificaux et le royaume de Naples, apportent une paix relative en Italie qui va durer plus de 25 ans.

En 1463, il signe un traité avec Louis XI de France qui lui cède la ville de Gênes.

Sforza est alors considéré comme l'homme le plus puissant d'Italie. En politique intérieure, il a mis en place un gouvernement très centralisé à Milan et c'est lui qui fait entrer sa ville de plain-pied dans la Renaissance. Ses enfants sont éduqués par des humanistes célèbres. L'écrivain et poète Antonio Cornazzano écrira, en 1454, la Sforziade, poème épique qui célèbre la geste du duc ainsi qu'un Libro sull'arte del danzare (Livre sur l'art de danser) pour Ippolita Maria Sforza, fille du duc.
Après sa mort en 1466, sa dynastie se maintiendra en place tant bien que mal avec des successeurs moins compétents que lui.

Son fils aîné, Galéas Marie, prendra sa suite.
La première épouse de Francesco Sforza est la comtesse de Montalto, Polissena Ruffo de Calabria (1400-1420), morte empoisonnée, qui lui donne une fille, Polissena ou Antonia, morte jeune avant sa mère en (1419-1420).

De sa seconde épouse, Blanche Marie Visconti (1425-1468), on lui connaît sept enfants :

   Galéas Marie (1444-1476), duc de Milan de 1466 à 1476, mort assassiné.
   Ippolita Maria (1445-1488), mariée à Alphonse II d'Aragon roi de Naples.
   Filippo Maria (1448-1492), comte de Corse.
   Sforza Maria (1449-1479), duc de Bari.
   Ludovic (1452-1508), duc de Bari à la mort de son frère Sforza puis duc de Milan de 1494 à 1508.
   Ascanio Maria (1455-1505), abbé de Chiaravalle, évêque de Pavie, de Crémone, de Pesaro et de Novare, cardinal le 6 mars 1484.
   Elisabethe Marie Sforza (1456–1473), épouse de Guillaume VIII de Montferrat.
   Ottaviano Maria (1458-1477), comte de Lugano.

Francesco eut par ailleurs un nombre important d'enfants illégitimes :

   Isolea/Isotta (1425-1485) épousa en 1440, Andrea Matteo II d’Acquaviva, duc d'Atri puis en 1446, Giovanni Mauruzi da Tolentino, comte de Stacciola.
   Polissena (1426-1449) épousa en 1443, Sigismondo Pandolfo Malatesta, seigneur de Rimini qui mourut étranglée sur ordre de son mari.
   Tristano (1429-1477) épousa, en 1457, Béatrice d'Este (1427-NC), fille de Nicolas III d'Este, seigneur de Ferrare et de Modène.
   Sforza Secondo (1435-1491), seigneur puis comte de Borgonovo, gouverneur de Plaisance, qui épousa, en 1451, la comtesse Antonia Dal Verme.
   Drusiana (1436-1474), née de Giovana d'Acquapendente, qui épousa, en 1445, Giano Ier Fregoso, doge de Gênes puis, en 1464, Jacopo Piccinino, prince de Sulmona.
   Polidoro (1445-1475).
   Fiordelisa (1447-1522) épousa, en 1462, Guidaccio Manfredi de la famille des seigneurs d'Imola et Faenza.
   Bianca Francesca (1448-1516) qui fut abbesse de Santa Monica à Crémone.
   Griselda (1452-1501).
   Beatrice (1455-1493).
   Bona Francesca (1456-1498).
   Giovanni Maria (1461-1520) qui fut archevêque de Gênes.
   Ottaviana (1461-1513).
   Giulio (1463-1495) qui fut abbé de Santa Maria della Scala à Milan.

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Francesco Sforza
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Pays/dates : né le 23 juillet 1401 à San Miniato en Toscane et mort le 8 mars 1466
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Fonctions : duc de Milan, Dynastie Sforza, chef de guerre italien.
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Re: Liste des membres actifs

Message par Sigismond Ier le Vieux le Sam 17 Aoû 2013 - 20:33

Sigismond Ier le Vieux ou Sigismond Ier de Pologne, né le 1er janvier 1467, † le 1er avril 1548, en polonais Zygmunt I Stary et lituanien Zygimantas Senasi, roi de Pologne et grand-duc de Lituanie de 1506 à 1548.
Cinquième fils de Casimir IV de Pologne et d'Élisabeth de Habsbourg. Il est nommé par son frère aîné Vladislas roi de Bohême : duc de Głogów (1498-1506) et d'Opole (1501-1506) en Silésie.
Le 19 août 1506 son frère Alexandre Ier Jagellon meurt. Sigismond devient grand-duc de Lituanie puis est élu roi de Pologne le 20 octobre et couronné le 20 janvier 1507 à Cracovie. La succession ne crée aucune contestation. Le règne des derniers Jagellon (1506-1572) est marqué par une vive lutte entre le pouvoir royal et la noblesse (szlachta) pour la définition des privilèges de cette dernière. Les souverains rêvent d’une monarchie absolue, comparable à celle de François Ier en France, mais on assiste à une lente évolution vers une monarchie parlementaire entièrement dominée par les nobles. Sigismond Ier, soutenu par sa femme, qui lui apporte l’appui financier de sa famille, tente d’échapper au statut nihil novi de 1505. Le conflit dure jusqu’en 1569.
L’épanouissement de la Renaissance et le développement économique et culturel des villes polonaises sous Sigismond Ier amènent la Pologne à l’apogée de sa grandeur.

Chronologie du règne :

   1507 à 1527, travaux de transformation du château royal du Wawel à Cracovie.

   1507 à 1508, première guerre conte la Grande-principauté de Moscou.

   1512, défaite des Tatars de Crimée à Wiśniowiec.

   1512 à 1522, deuxième guerre contre la Grande-principauté de Moscou: défaite des Russes à Orcha en 1514.

   1515, rencontre à Vienne entre les rois Jagellon Sigismond Ier et Vladislas II Jagellon roi de Hongrie et de Bohême, et l'Empereur Maximilien Ier du Saint-Empire, en vue d'une nouvelle union matrimoniale entre les Jagellon et les Habsbourg.

   1519 à 1521, guerre contre la Prusse terminée par un armistice de 4 ans.

   1520, les diètes de Toruń et de Bydgoszcz, décrétent une corvée paysanne obligatoire d'un jour par semaine.

   1525, Albert de Brandebourg sécularise l'État de l'Ordre Teutonique dont il était le Grand Maître, passe au protestantisme et le 10 avril rend hommage à Cracovie au roi de Pologne son oncle, en tant que duc de Prusse.

   1525 et 1526, soulèvement paysan en Prusse ducale et révoltes sociales et religieuses à Gdańsk.

   1527, Après la mort en 1524 de Stanislas de Czersk, duc de Varsovie et celle en 1526 de son frère Janusz III incorporation du duché Piast de Mazovie à la Pologne.

   1529, son seul fils Sigismond II est roi élu de Pologne.

   1544, le 6 octobre son fils, Sigismond II, est élu grand-duc de Lituanie.

   1534 à 1537, troisième guerre avec la Moscovie.

   1548, le 1er avril le vieux roi Sigismond Ier meurt.

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Sigismond Ier le Vieux
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Message par Henri II de Bourbon-Condé le Dim 18 Aoû 2013 - 14:11

Henri II de Bourbon-Condé, né à Saint-Jean-d'Angély en 1588 et mort à Paris en 1646, IIIe prince de Condé, gouverneur de Bourgogne, gouverneur du Berry (1612-1615), duc de Montmorency, duc d'Albret, duc d'Enghien, et de Bellegarde, premier prince du sang, comte de Sancerre (1640-1646), pair de France, grand veneur et grand louvetier de France.
Fils posthume du prince Henri Ier de Condé, Henri II est né dans des circonstances particulières. Sa mère Charlotte de La Trémoille a été accusée d'avoir fait empoisonner son mari et a été emprisonnée. On la soupçonne d'avoir voulu cacher une relation adultérine avec un page. Le prince naît donc en prison, le 1er septembre 1588, avec de forts soupçons d'illégitimité. Lorsque son oncle Henri IV monte sur le trône de France quelques mois plus tard, son statut n'est toujours pas défini. Il est en principe le premier prince du sang et l'héritier de la couronne, mais sa légitimité n'est pas reconnue par ses oncles. Mis en nourrice à Mazeray non loin de la prison de sa mère à Saint-Jean-d'Angély, son sort reste précaire pendant quelques années.

En 1595, le roi le prend officiellement sous sa tutelle. Le pape exigeait que Condé soit élevé dans la religion catholique. Le petit prince est donc enlevé à son entourage protestant et emmené au château de Saint-Germain-en-Laye. Jusqu'à la naissance du dauphin Louis (futur Louis XIII) en 1601, il est officiellement l'héritier du trône de France.

Il grandit ensuite dans l'indifférence. Le roi Henri IV n'a jamais apprécié ses cousins Condé et ne portait que peu d'affections pour le jeune Henri. Espérant qu'il serait un mari complaisant (Henri était réputé homosexuel), il le marie à celle qu'il convoitait, Charlotte de Montmorency déjà promise au marquis de Bassompierre. Le roi, déjà âgé, poursuivit Charlotte avec tant d'assiduité qu'Henri s'enfuit avec son épouse à Bruxelles, provoquant le début des tensions entre la France et l'Espagne.

Henri revient en France sous la régence de Marie de Médicis. Comme d'autres grands aristocrates, il jalouse la présence au pouvoir de la régente et l'influence de ses favoris, dont l'Italien Concini, au détriment de celle des princes de sang. Il fomente des coalitions princières contre le gouvernement à partir de 1613, lorsque les largesses de la couronne se tarissent par manque d'argent. Les premières prises d'armes des grands se concluent avec le traité négocié par Condé avec la régente à Sainte-Menehould, le 15 mai 1614, par lequel de nouvelles pensions sont accordées par la couronne, l'alliance matrimoniale avec l'Espagne est suspendue et la convocation des États généraux est prévue.

Les États généraux ne donnent aucune satisfaction à la noblesse, donnant libre champ à Marie de Médicis. Les "mariages espagnols" sont célébrés en 1615 dont celui de Louis XIII avec l'infante Anne d'Autriche. La colère des grands reprend flamme. Condé obtient un nouveau traité avec la régente qui accepte, par le traité de Loudun du 3 mai 1616, son entrée dans le conseil royal mais, le 1er septembre, il est arrêté. Il séjournera à la Bastille et au château de Vincennes jusqu'en 1619, année où il recouvre sa liberté.

Une fois libéré par Louis XIII, il se conduit comme un fidèle serviteur du roi, participant aux nombreuses campagnes menées par celui-ci. En 1622, il mène campagne dans le sud, prend Nègrepelisse, met le siège devant Montpellier mais doit le lever au bout de six semaines, une épidémie s’étant déclarée dans son camp.

En 1638, il commande une des armées luttant contre l’Espagne sur la frontière pyrénéenne, mais échoue au siège de Fontarabie.
À la suite d'une nouvelle altercation avec Henri IV à propos de sa bâtardise et probablement des assiduités d'Henri IV pour sa femme, il fuit avec elle et la conduisit de château en château pour finalement se réfugier en Belgique. Mais craignant une invasion française, le gouvernement des Pays-Bas espagnols n'autorisa le séjour que de Charlotte. Il dut donc poursuivre sa fuite jusqu'à Cologne. La situation dégénéra à tel point qu'Henri IV entreprit de mener la guerre à l'Espagne comparant même la situation à celle d'Hélène de Troie. Mais c'est sans compter l'assassinat du Roi par Ravaillac en 1610 qui sans s'en douter avait derrière lui tout le parti espagnol qui ne voulait pas de cette guerre. Henri reviendra en France à la mort du roi. Il fut un temps pressenti par le parti espagnol pour monter sur le trône mais ce projet était absurde car la régente Marie de Médicis, seconde femme d'Henri IV, était elle-même à la tête de ce parti.
En 1611, il est nommé vice-roi de la Nouvelle-France par la régente. Entré au conseil de régence il y exige tous les honneurs. Mais lorsque Louis XIII dut épouser Anne d'Autriche, il se posa en protecteur des protestants. Il s'oppose avec les Princes révoltés à Concini et à la clique italienne qui à la faveur de la Régente étaient couverts d'honneurs. En 1612, il reçoit de Louis XIII l'Hôtel de Gondy qui depuis lors s'appelle Hôtel de Condé. Celui-ci se trouvait adossé à l'ancienne enceinte à la rue des Fossés. C'est aujourd'hui le Théâtre de l'Odéon. Ce sera d'ailleurs son arrière-petit-fils qui rasera l'Hôtel pour en faire un lieu d'art et de culture.
En 1613, il franchit le pas et lance un violent manifeste contre le pouvoir et provoque la convocation des états généraux. Le pouvoir n'ayant pas le courage de prendre les mesures qui s'imposent cède aux princes qui ont rejoint l'opposition. Privé du soutien des autres princes, Condé ne sait pas s'allier au Tiers pour se faire confier le pouvoir. Afin de le contrer, la régente limoge les ministres trop faibles et appelle le cardinal de Richelieu, tout en gardant Concini. Ayant reçu de la régente le gouvernement du Berry, il se réfugie dans ses terres. Il veut alors se faire oublier pour que les horreurs du gouvernement Concini le détruisent de l'intérieur. Mais la manœuvre est découverte, la régente le rappelle à la cour en lui promettant tant et plus. Il fait bonne figure au conseil mais ne cesse pas ses manœuvres contre la légitimité du roi, ni ses débauches, ce qui lui vaut de contracter la syphilis. En 1614, il fait reconstruire l'église de Vallery qui verra l'inhumation de la plupart des membres de la famille dans un caveau sous le maître autel.
Suite à la paix de Loudun entre Marie de Médicis et les nobles rebelles (3 mai 1616), Condé devient chef du Conseil. Opposant farouche à la politique mais surtout à la personne de Concini, il se heurte aux autres membres du conseil de régence. Richelieu se méfie de lui et le fait arrêter en plein Conseil en 1616. Il restera 3 ans en prison à La Bastille puis à Vincennes. Il demande à y être rejoint par son épouse Charlotte. Peu de temps après, celle-ci accoucha par deux fois d'enfants morts-nés. Ce n'est que deux mois après un nouvel accouchement, qui donna la vie cette fois à une fille, Anne-Geneviève, que les Condé furent remis en liberté par le roi grâce à l'intervention du duc de Luynes.
La mort du roi Louis XIII le touche et il en pleure beaucoup, il en avait reçu le château de Chantilly (qui restera propriété des Condé jusqu'à leur extinction en 1830.) Le Château ne lui fut pas donné à lui personnellement, ni en remerciement des actions de son fils, le Grand Condé, mais en raison de l'amitié retrouvée entre la régente, Anne d'Autriche, et sa propre femme, Charlotte de Montmorency. Le château avait en effet toujours été la propriété des Montmorency et leur avait été confisqué lors de l'exécution de son beau-frère le duc Henri II de Montmorency.

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Message par Louis de Buade le Sam 24 Aoû 2013 - 12:08

Louis de Buade ou Louis de Buade de Frontenac, comte de Frontenac et de Palluau, né le 12 mai 1622 au château de Saint-Germain-en-Laye et mort le 28 novembre 1698 à Québec Nouvelle-France, est un militaire et administrateur français, gouverneur et lieutenant-général en Canada, Acadie, Île de Terre-Neuve et autres pays de la France septentrionale. Nommé à deux reprises gouverneur de la Nouvelle-France par le roi de France Louis XIV, il développe la colonie et la défend contre les attaques anglaises, notamment lors de la bataille de Québec en 1690. Louis de Buade, comte de Frontenac et de Palluau, est une des figures les plus importantes de l'histoire de la Nouvelle-France. Il est aujourd'hui très connu au Québec pour avoir défendu la colonie contre les attaques anglaises et iroquoises.

L'origine de sa famille se situe très certainement dans le Sud-Ouest de la France.
Le grand-père et le père de Louis, Antoine de Buade de Frontenac et Henri de Buade de Frontenac, sont gouverneurs de l'actuel château de Saint-Germain-en-Laye (« château vieux ») et sont très proches de la famille royale. C'est à Saint-Germain-en-Laye que naît Louis de Frontenac le 12 mai 1622. Il est baptisé dans la chapelle le 30 juillet 1623, le roi Louis XIII, roi de France, devenant son prestigieux parrain, sa marraine étant Catherine Henriette de Bourbon (1596-1663), épouse du duc d'Elbeuf.

L'acte de baptême de Frontenac, conservé aux archives municipales de Saint-Germain-en-Laye, est rédigé de la façon suivante :

   « Le dit jour 30 juillet 1623 furent administrées les cérémonies du sacrement de baptême par Monseigneur l’Archevêque de Tours, en la chapelle du Vieux Château, à Louis, né le douzième mai 1622, fils de feu noble homme Henri de Buade, de son vivant comte de Palluau gouverneur pour sa majesté des châteaux de Saint-Germain-en-Laye et premier maître d’hôtel dudit seigneur, et de Madame Anne Phélipeaux. Le parrain Louis, par la grâce de Dieu, roi de France et de Navarre. La marraine très haute princesse Henriette de Bourbon, femme de très haut Prince Monseigneur le Duc d’Elbeuf. »

Deux autres exemplaires de cet acte sont conservés aux Archives départementales des Yvelines.

À l'âge de dix-sept ans, Louis de Frontenac se joint à l'armée française. Il participe à plusieurs campagnes de la guerre de Trente Ans. Au siège d'Orbitello en 1646, il est blessé au bras droit, blessure dont il ne guérira jamais. Le 28 octobre 1648, en l'église Saint-Pierre-aux-Bœufs à Paris, Frontenac épouse Anne de la Grange-Trianon, célèbre pour sa beauté physique et dont le portrait se trouve à Versailles. Elle est l'héritière d'une immense fortune. Le père d'Anne s'oppose violemment à ce mariage et quand il apprend que les noces ont quand même eu lieu, il déshérite sa fille. Le 7 mai 1651, à Clion-sur-Indre, Anne donne naissance à François-Louis, le seul enfant du couple Frontenac. L'une des sœurs de Louis, Henriette-Marie, est l'épouse de l'érudit et homme de lettres, Henri Louis Habert de Montmor.
Le 7 avril 1672, Louis de Frontenac obtient du roi de France Louis XIV la charge de gouverneur général de la Nouvelle-France. Le 28 juin 1672, il embarque sans sa femme à La Rochelle à destination de sa nouvelle mission américaine. Il est assermenté le 23 octobre. La Nouvelle-France est gérée comme une province métropolitaine, même si l'éloignement nécessite des aménagements importants. Frontenac, en sa qualité de gouverneur, a alors pouvoir absolu sur les affaires militaires, il possède même le droit de véto à l'égard des décisions des autres dirigeants. Le départ de l'intendant Jean Talon en novembre 1672 donne au gouverneur encore davantage de pouvoirs.

L'entreprise la plus glorieuse a lieu au début du gouvernement de Frontenac : il s'agit de la découverte du Mississippi par Louis Jolliet (originaire de Québec) et le père Jacques Marquette (originaire de Laon en France). Puis est construit un immense fort sur le Lac Ontario, auquel on donne le nom de Fort Frontenac (aujourd'hui Kingston dans l'Ontario). Le gouverneur nomme La Vallière commandant de l'Acadie, il entretient des relations avec les Bostonnais, il assure l'alliance avec les Abénaquis et il maintient la paix avec les Iroquois. Mais un complot mené contre Frontenac par un sous-ministre français désireux de prendre le contrôle de la traite des fourrures, entre 1672 et 1682, entraîne en 1682 son rappel vers la France.
Après un interrègne de sept ans, le comte revient en Nouvelle-France en 1689, alors que la France et l'Angleterre sont officiellement en guerre (guerre de la Ligue d'Augsbourg). Devant affronter les Anglais alliés à la Confédération Iroquoise, il fait réoccuper le Fort Frontenac (qui avait entre temps été pris par les Anglais) et entreprend des travaux de fortifications à Québec et à Montréal.
En 1690, les Anglais organisent un plan de campagne par terre et par mer contre la Nouvelle-France. L'amiral William Phips s'empare du Fort Pentagouet et de Port-Royal (Acadie), alors que l'expédition partie de New York contre Montréal échoue sur les bords du Lac Champlain. Toutefois, la flotte de Phips remonte le Saint-Laurent et vient assiéger Québec le 16 octobre 1690. Louis de Frontenac organise la défense. L'amiral anglais envoie au gouverneur un parlementaire portant une sommation rédigée par avance. Frontenac ruse pour faire croire au délégué qu'il y a beaucoup plus de soldats à Québec qu'il n'avait en réalité. Le délégué présente à Frontenac un ultimatum « au nom de leurs majestés Guillaume III et Marie, roi et reine d'Angleterre » où il invite les Français à se rendre sans combats et termine en disant : « Votre réponse positive dans une heure, rendue par votre trompette avec le retour du mien, est ce que je vous demande sur le péril qui pourra s'ensuivre ». Là, le parlementaire anglais tire une montre de sa poche et fait voir l'heure au gouverneur.

Frontenac répond sans délai : « Je ne connais pas le roi Guillaume, usurpateur qui a violé les droits les plus sacrés du sang en voulant détrôner Jacques II, son beau-père, quant à votre général, qu'il sache que je n'ai point de réponse à lui faire que par la bouche de mes canons et à coups de fusils ».
Le lendemain, des renforts dirigé par M. de Callières arrivent de Montréal. Mais le 18 octobre, les Anglais de Phips débarquent à Beauport, pendant que quatre de leurs navires bombardent Québec. L'attaque dure trois jours, elle est un échec et Phips quitte définitivement la Nouvelle-France.

Durant son deuxième gouvernement, il s'oppose fortement avec l'intendant Jean Bochart de Champigny (qui fut intendant de 1687 à 1702) en raison de leurs caractères très opposés et d'oppositions d'ordre politiques.
Suite à leur lourde défaite, les Anglais n'organisent plus eux-mêmes d'autres attaques contre la colonie française, ils préfèrent armer les Iroquois pour attaquer les Canadiens à leur place. En 1689, les guerriers Iroquois, armés par les Anglais, à l'embouchure de la rivière des Outaouais, à Lachine, près de Montréal, commettent le massacre de Lachine. En 1693 à nouveau, les Anglo-Iroquois reviennent devant Montréal.

Les Iroquois s’abouchèrent avec les Outaouais afin de faire la paix et l’empire commercial des Français se trouvait ainsi menacé. Les hauts fonctionnaires de Montréal et de Québec demandèrent à Frontenac de lancer une grande attaque contre les villages iroquois. Frontenac ne lança la campagne que lorsqu'il en eut reçu l’ordre exprès du ministre de la Marine.
En juillet 1696, l’armée, formée des troupes régulières, de la milice et des alliés indiens, forte de 2 150 hommes, quitta Montréal pour la marche finale vers le village des Onontagués mais n’y trouva plus que des cendres : l’ennemi avait fui dans les bois après avoir tout incendié. L’armée détruisit le maïs dans les champs et toutes les vivres qu’elle put trouver, cachées dans le village et les environs.

Dans le même temps, Frontenac continue à encourager l'établissement de nouveaux postes de traite à l'Ouest. Ainsi, des forts sont bâtis dans la région du Mississippi et dans les Prairies, permettant ainsi aux coureurs des bois d'échanger avec les Sioux et les Amérindiens des plaines. En 1697, la paix est signée entre la France et l'Angleterre (traité de Ryswick). Le gouverneur continue alors ses projets d'expansion de la Nouvelle-France. Mais à l'automne 1698, sa santé se dégrade rapidement. À la mi-novembre, sentant sa fin proche, il fait la paix avec l'intendant et l'évêque, et meurt le 28 novembre 1698. Il est inhumé en l'église des Récollets de Québec.

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Louis de Buade
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Message par Yi Sun-sin le Jeu 29 Aoû 2013 - 17:40

Yi Sun-sin est un amiral coréen, né le 28 avril 1545 et mort le 16 décembre 1598 au cours de la bataille de No-Ryang, qui conclut la guerre Imjin. Ayant sauvé deux fois son pays au cours de cette guerre, en mettant ses qualités de courage, de compétence technique, de droiture, de hauteur de vue et de culture raffinée au service d'un patriotisme sans faille, il est considéré en Corée comme un héros national à l'égal d'une Jeanne d'Arc ou d'un amiral Nelson. Il est aussi connu par son nom posthume Chungmu.

À la fin du XVIe siècle, la Corée des Chosŏn est un pays prospère, dont l'administration efficace obéit aux principes du confucianisme. Né à Séoul, dans le quartier de Gonchong dong, Yi Sun-sin mène une carrière de fonctionnaire tout à fait banale jusqu'à la guerre Imjin. Fils d'un fonctionnaire, il fait des études et entre à 31 ans dans l'armée après avoir passé les concours d'entrée dans la fonction publique. Il commence sa carrière en 1576 par un poste en garnison dans les fortifications de la frontière du nord-est, qui protègent le pays contre les incursions de nomades de Sibérie. Après avoir gravi les échelons de la hiérarchie un à un, il est nommé amiral de l'escadre basée à Yeosu, dans le sud du pays, en 1591.
La Corée possède à cette époque une flotte de guerre depuis deux siècles. Elle avait été constituée pour éliminer la menace des pirates japonais, et depuis toujours entretenue. Cette marine se tenait à jour des progrès techniques, et était notamment équipée de diverses armes à feu. Les principaux navires étaient les pan'ok-sòn, de gros navires pontés, lourds à la manœuvre. Ils avaient toutefois permis une évolution du combat marin : l'éperonnage et l'abordage pouvaient être avantageusement remplacés par le combat d'artillerie.

Craignant une agression japonaise, l'amiral Yi fait réparer et améliorer les 24 présents dans l'escadre du sud-ouest. Il fait notamment faire des essais sur l'artillerie. Il entreprend un programme de réparation des fortifications des arsenaux, intensifie l'entraînement et prépare un navire d'un nouveau type, le bateau-tortue (Kòbuk-Sòn). Ce navire, dont les plans ont été perdus, est le premier cuirassé de haute-mer de l'histoire navale, deux siècles et demi avant la Gloire, lancée en 1859 à Toulon. Navire à voile lorsqu'il naviguait, il escamotait ses mats lors des combats et marchait alors à la rame. Très manœuvrable et bien dessiné, il était très rapide, ce qui lui donnait un avantage immédiat sur les lourds et maladroits navires japonais. Il était armé de douze pièces d'artillerie, faisant feu par des sabords ouverts dans la cuirasse, et vingt-deux meurtrières permettaient la mise en œuvre de mousquets, fusées et flèches à feu.
La guerre Imjin (du nom de l'année où elle a été déclenchée suivant la nomenclature du cycle sexagésimal) commence en avril 1592, soit un an à peine après la nomination de Yi Sun-sin à la tête de l'escadre du sud-ouest. L'invasion japonaise, qui visait la Chine, est minutieusement préparée de longue date. Une grande flotte de transport a été réunie pour le débarquement et le ravitaillement d'une armée de plus de deux cent mille hommes.

Cette armée écrase la résistance de l'armée coréenne et occupe la capitale Hanyang (proche de l'actuelle Séoul) en moins de trois mois. La flotte sert aussi à transporter le produit du pillage de la Corée vers le Japon : biens, vivres, esclaves livrés aux Portugais, mais aussi les artisans qui sont déportés. Cet afflux de main-d'œuvre qualifiée revivifie l'artisanat japonais.

Yi Sun-sin ne dispose donc que de son escadre, composée de 24 pan'ok-sòn et de 80 navires légers, dont quelques dizaines de navires légers et rapides destinés à la patrouille côtière. Ces navires étaient tous en parfait état de marche, mais avaient à faire face à la flotte japonaise, composée de 500 navires de guerre, dont les plus gros étaient les atake, équipés de teppo (mousquets fabriqués au Portugal), et de 700 navires réquisitionnés pour l'occasion.
Yi Sun-sin harcèle les lignes de communication japonaises, et met ainsi en danger le ravitaillement de l'armée d'invasion. Tout au long de la guerre, il utilise habilement ses navires et ses hommes, les ménageant afin de durer, profitant de leur année d'entraînement pour battre les Japonais, utilisant les succès obtenus afin de maintenir la motivation de ses marins.

La première grande victoire est remportée dans un archipel, à Sacheon. Il met en embuscade ses bateaux-tortues (Kòbuck-Sòn) dans les îles, puis calcule le moment de la bataille afin d'être aidé par la marée. Il attire ensuite une forte flotte japonaise à l'ancre (environ 400 navires) en se montrant avec quelques navires. Tous les navires ennemis qui le suivent sont coulés grâce à sa supériorité en artillerie. Blessé à l'épaule au cours des combats, Yi Sun-sin attend la fin de la bataille pour extraire lui-même la balle de mousquet.

À la bataille de Tangp'o, il attaque avec son Kòbuck-Sòn l'atake amiral japonais, qui avait un château de dix mètres de haut. L'amiral japonais Kurushima Michiyuki est tiré de l'eau, décapité et sa tête utilisée pour orner le mât porte-drapeau de Yi Sun-sin.

La bataille de Han-San (ou Han-San-do) est considérée comme la Salamine d'Orient. À la bataille d'Angolpo, vingt et un atake japonais sont surpris et envoyés par le fond. Parmi ces navires, figure le Nihon-Maru, navire amiral de la flotte japonaise. Ce succès est poursuivi dans la baie de Pusan, où 130 navires japonais s'étaient réfugiés, pensant être protégés par les batteries côtières installés par les Coréens. La flotte coréenne subit cependant de grosses pertes lors de cette bataille. Environ 31 morts lors de l'attaque de la baie de Pusan.

La tournure de la guerre est cependant différente à partir de ce moment. Les troupes du suzerain chinois affrontent désormais l'envahisseur japonais. Celui-ci est alors affaibli car Yi Sun-sin réussit à couper également la route de ravitaillement maritime entre l'armée japonaise stationnée près de Pyongyang et ses dépôts situés dans le sud de la péninsule. À l'arrivée de l'armée chinoise à Pyongyang les Chinois n'ont aucune envie de se battre contre l'armée japonaise. Ils commencent à piller les ressources de la Corée ou Choson et négocient même avec les Japonais, leur laissant le sud de la péninsule. L'amiral Yi Sun-sin doutera et ne comptera pas sur les Chinois pour finir la guerre. Il devait finir la guerre de ses propres mains. Il est aussi nommé le dieu de la guerre par les Japonais, car il fut toujours vainqueur dans les 23 batailles navales qu’il livra.
Les Japonais n'ont donc pas tout perdu, puisqu'ils conservent une tête de pont sur le continent, avec le sud de la péninsule. Le roi de Corée conserve sa cour à Hanyang (incluse dans l'actuelle agglomération de Séoul). Quant à Yi Sun-sin, il conserve l'île fortifiée de Hansan, mais sa popularité provoque des haines parmi les courtisans. Il est accusé de trahison, et destitué. Il aurait pu rester sur son île, mais préfère se livrer. Il est emmené à Hanyang enchaîné. Il est ensuite jugé et acquitté, mais est rétrogradé au rang de soldat en sortant de prison.
Cependant, en juin 1597, les Japonais repassent à l'attaque. Ils battent la flotte coréenne et prennent l'île de Hansan.

Le roi fait alors appel en catastrophe à Yi Sun-sin, qui dispose des trois bateaux-tortue de 1592 et de 10 pan ook san. Il vainc le 16 septembre 1598 la flotte japonaise dans la passe de Myong-Yang. Les 333 navires japonais sont gênés par la marée, et la tête du commandant Kurushima Michifusa monte orner le mât du bateau-tortue amiral. Les Coréens considèrent cette bataille comme un miracle, car il a vaincu 333 navires japonais avec seulement 13 bateaux. Lors de cette bataille il y eut 2 morts et 3 blessés et aucun bateau coulé du côté coréen contre 18 466 morts et 113 bateaux coulés dans le camp japonais. Cette victoire regonfle le moral des soldats coréens et empêche l'invasion de la capitale (Séoul ou Do Sang) par les mers.

C'est alors que l'utilisation du renseignement permet à Yi Sun-sin de tendre une embuscade. Il avait en effet appris que la flotte japonaise se portait, en difficulté à Suncheon. Le combat a lieu le 16 décembre entre l'île de Namhae et la péninsule, dans le détroit de Noryang. La flotte coréenne donne le coup de grâce à une armée japonaise rembarquée et s'estimant heureuse de pouvoir revenir au Japon. Touché d'une balle au corps au cours du combat, Yi Sun-sin cache sa blessure pour ne pas décourager ses hommes. Il meurt à la fin de la bataille de No Ryang, après avoir coulé trois cent navires japonais sur cinq cent, et surtout deux cent des deux cent cinquante navires de guerre. Seuls 7 navires de guerre retournent au Japon.
Yi Sun-sin est le héros national de Corée, par toutes les qualités démontrées au cours de sa vie se terminant par une apothéose. Il fut nommé à titre posthume Seigneur de Loyauté et de Chevalerie, titre repris dans un ordre militaire coréen, le Cordon de Chungmu de l'ordre du Mérite et de la valeur militaire. Une avenue du centre historique de Séoul est aussi appelée ainsi : Chungmuro. La ville de Tongyeong fut fondée en son honneur sur le site de son quartier général, et nommée initialement Chungmu. On dit toujours de lui qu'il n'a jamais perdu un navire, et qu'il en a coulé plus de mille à ses ennemis, chiffre démontré par des preuves écrites.

Il suscita une telle admiration chez les Japonais, qu'il devint la divinité officielle de la flotte impériale japonaise jusqu'au début du XXe siècle.

Le journal qu'il tenait, comme les rapports qu'il rédigeait à destination de la Cour, ont été édités dans de nombreuses langues. Ce journal, le Nanjung Ilgi (journal intime de guerre) décrit les combats, les champs de bataille, la météo et la vie des gens ainsi que le ressenti de l'amiral. Il est maintenant inscrit au registre Mémoire du monde.

Une statue lui est élevée sur l'une des principales artères de Séoul, l'avenue Séjong, non loin du palais Gyeongbok, en plein centre du quartier historique. Un mausolée, le Hyeonchungsa lui est dédié, à 6 km de Onyang.

Il est possible de voir une reproduction d'un bateau-tortue grandeur nature, au mémorial de la guerre, à Séoul.

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Message par Horatio Nelson le Jeu 19 Sep 2013 - 16:40

Horatio Nelson, 1er vicomte Nelson, duc de Bronte, né le 29 septembre 1758 à Burnham Thorpe et mort le 21 octobre 1805 au large du cap de Trafalgar, est un vice-amiral britannique. Il s'est illustré pendant les guerres de la Révolution française et napoléoniennes notamment à la bataille de Trafalgar, où il remporte une victoire décisive pour la Grande-Bretagne, qui inaugure la suprématie de la Royal Navy, mais y perd la vie. Il est couramment appelé l’amiral Nelson par les Français et Lord Nelson par les Anglo-Saxons.

Résumé de sa biographie : (suite sur Wikipédia http://fr.wikipedia.org/wiki/Horatio_Nelson)

Horatio Nelson est né à Burnham Thorpe dans le comté de Norfolk en Angleterre. Fils de bonne famille, il est le sixième des onze enfants du révérend Edmund Nelson et de Catherine Suckling, dont certains sont morts en bas âge. Sa mère, qu'il perd à l'âge de neuf ans, était la petite-nièce de Lord Robert Walpole, comte d'Orford, considéré de facto comme le premier Premier ministre du parlement du Royaume-Uni. Catherine vivait dans le village de Barsham dans le comté du Suffolk et se maria avec Edmund le 11 mai 1749. Le nom de Horatio provient de son parrain, Horace Walpolea.
Nelson étudie à la Paston Grammar School de North Walsham, où il se lie d'amitié avec plusieurs condisciples, comme Levett Hanson, correspondant de Nelson jusqu'à sa mort. Nelson étudie également à la Norwich School et il apprend la navigation à Barton Broad avant de s'engager dans la Royal Navy. En effet, son oncle maternel, l'officier de marine Maurice Suckling avait décidé de s'occuper de l'avenir de Horatio pour aider Edmund à la mort de Catherine.
Nelson saura utiliser un large éventail de tactiques, sans rester prisonnier de schémas traditionnels au contraire de nombre de ses collègues, ce qui lui vaut une réputation d'officier insubordonné. Son coup d'œil et sa faculté d'adaptation lui permettent d'agir très rapidement, prenant souvent de vitesse ses adversaires. Il a le don d'inciter ses hommes à donner le meilleur d'eux-mêmes. Il attire le dévouement et la loyauté de ses subordonnés et en retour leur laisse une grande liberté d'action. Son courage physique dans les combats et l'image d'héroïsme que lui valent ses nombreuses blessures en font de son vivant même une figure vénérée par la population britannique.
En 1798, alors qu'il est marié depuis 1787, Nelson a une liaison passionnée avec Emma Hamilton, l'épouse de l'ambassadeur britannique à Naples, William Hamilton. Emma devient sa maîtresse, vit ouvertement avec lui à son retour en Angleterre et lui donne une fille, Horatia.
Au moment de sa mort en 1805, Nelson est considéré comme un héros et reçoit des funérailles nationales. De nombreux monuments célèbrent sa mémoire, notamment la colonne Nelson au cœur de Trafalgar Square à Londres.

Titres :
Sur son cercueil est marqué son titre complet : « The Most Noble Lord Horatio Nelson, Viscount and Baron Nelson, of the Nile and of Burnham Thorpe in the County of Norfolk, Baron Nelson of the Nile and of Hilborough in the said County, Knight of the Most Honourable Order of the Bath, Vice Admiral of the White Squadron of the Fleet, Commander in Chief of his Majesty's Ships and Vessels in the Mediterranean, Duke of Bronte in Kingdom of the Two Sicilies, Knight Grand Cross of the Sicilian Order of St Ferdinand and of Merit, Member of the Ottoman Order of the Crescent, Knight Grand Commander of the Order of St. Joachim ».
Plus simplement, il est appelé « Horatio Nelson, 1st Viscount Nelson », d'après le titre de noblesse créé pour lui et qu'il possède à sa mort. Ce titre est complété par une désignation territoriale : « of the Nile and of Burnham Thorpe in the County of Norfolk », « Nile » faisant référence à l'appellation britannique de la bataille d'Aboukir et Burnham Thorpe étant le lieu de naissance de Nelson. Il est également fait « duke of Bronte », en juillet 1799, pour son soutien aux troupes royalistes de Ferdinand Ier des Deux-Siciles.
Il est colonel des Royal Marines et reçoit les honneurs (« Freeman ») des villes de Bath, Salisbury, Exeter, Plymouth, Monmouth, Sandwich, Oxford, Hereford et Worcester. L'université d'Oxford décerne à Nelson le grade de docteur en droit civil honoraire (« Doctor of Civil Law ») en 1802. Après avoir brièvement utilisé « Brontë Nelson of the Nile » comme signature, il signe « Nelson & Brontë » le restant de sa vie. Ses titres sont en partie récupérés par son frère aîné William, faute de descendance légitime et masculine.
La devise de Nelson est « Palmam qui meruit ferat » (« Que celui qui a mérité la palme la porte »).

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Horatio Nelson
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Message par Radama Ier le Lun 7 Oct 2013 - 9:46

Radama Ier, né vers 1793 et décédé le 27 juillet 1828 est un monarque malgache. Il a régné sur le royaume de Madagascar de 1810 à 1828. Cette période est marquée par une consolidation du jeune royaume et une affirmation diplomatique vis-à-vis des puissances européennes et locales. Radama naît sous le nom de Ilaidama (ou Laidama) à Ambohimanga, vers 1793. Il est le fils cadet du roi Andrianampoinimerina, lequel le préféra à son frère aîné Ramavolahy pour lui succéder. Très tôt en effet, son père remarque ses qualités de meneur d'hommes, au point qu'il n'hésite pas à lui confier le commandement de la première expédition contre le royaume d'Andrantsay, dans le futur Vakinankaratra, alors qu'il n'est encore adolescent.
Aussitôt sur le trône, après le décès de son père en 1810, Radama doit mener plusieurs expéditions qui se révèlent victorieuses contre les Bezanozano, les Sihanaka et des principautés betsileo qui, pensant pouvoir profiter de son inexpérience politique, tentent de retrouver pleinement leur indépendance. La preuve est donc faite que l’hégémonie de l'Emyrne est solide et il ne reste plus à Radama qu’à chercher les moyens d’accomplir le testament politique de son père, lui enjoignant de « faire de la mer la limite de son royaume ». Autrement dit, d’étendre son autorité jusque dans les régions côtières afin de pouvoir traiter directement avec les puissances européennes. L’occasion de passer à l’action va lui être fournie par le Royaume-Uni lui-même. Il fixe la capitale du royaume à Tananarive.
En effet, lors de la signature du traité de Paris de 1814, la question de la possession de Madagascar par les puissances européennes avait été laissée en instance. Ceci incite Robert T. Farquhar, le gouverneur britannique de l’île Maurice à chercher l’alliance d’une puissance locale pour l'aider à contrecarrer les ambitions françaises. Ayant compris alors que le royaume d'Emyrne avait seul la possibilité de répondre à ses attentes, il dépêche auprès de Radama des missions pour le convaincre de prendre possession des principautés de la côte est, pour la plupart tenues en main par des Malato proches de la France et dont la principale activité économique semble avoir été le commerce des esclaves. Ceci paraît d’autant plus légitime à Farquhar que le Royaume-Uni avait aboli la traite négrière et s’était donnée pour mission d’empêcher les autres nations européennes de poursuivre cette pratique.
C’est ainsi que Radama se rue à la tête de ses troupes sur la côte est pour neutraliser partout la résistance des chefs locaux. Ensuite, le 23 octobre 1817, il signe avec les émissaires britanniques un accord où, en échange de l’abolition du commerce des esclaves avec les Européens, il reçoit une assistance pour moderniser son royaume. Il est en outre reconnu d’avance comme le roi de tout Madagascar.
Depuis lors, malgré un malheureux contretemps dû à l’absence momentanée de Robert Farquhar dont les engagements n’avaient pas été respectés par son remplaçant, Radama Ier peut s’assurer du soutien britannique pour l’aider à accomplir ses grands desseins.
Pour répandre l’éducation européenne parmi ses sujets, il met à contribution les missionnaires protestants qui s’installent à Tananarive pour ouvrir des écoles (la première commence les cours le 8 décembre 1820 au sein du palais même) et, par la suite, introduire l’imprimerie. A cette occasion, le 26 mars 1823, il décrète les règles de l’orthographe de la langue merina (devenu le « malgache » pour les Européens) en caractères latins. Il peut d’autant plus participer lui-même directement aux travaux avec les missionnaires qu’il maîtrise l’écriture arabico-malgache depuis longtemps et peut aussi communiquer en français et un peu en anglais.
Cependant, en dépit de son étroite collaboration avec les missionnaires, Radama Ier lui-même n'a adhéré et n'adhèrera jamais à leurs enseignements religieux et de son vivant, aucun de ses sujets ne s'est ouvertement converti au christianisme. Tout ce qu'il recherche auprès des Européens était la diffusion de leurs « connaissances profanes ».
Outre l’éducation de base, Radama fait aussi venir nombre d’artisans européens pour ouvrir des écoles professionnelles. Le Roi tient tellement à encourager le développement de l’enseignement que, à l’occasion, il n’hésite pas à faire passer lui-même les examens et offrir des récompenses aux plus méritants. Si bien qu’en une dizaine d’années à peine, le nombre des élèves passés par les bancs de l’école dépassent 20 000. Plusieurs dizaines d'étudiants sont même envoyés à l'île Maurice et au Royaume-Uni pour poursuivre leurs études.
Entre 1817 et 1820, les troupes de Radama Ier subissent de lourdes pertes (25 000 hommes, soit un homme sur trois, selon la tradition, lors de la deuxième campagne contre le Menabe), ce qui conduit le roi à moderniser son armée qui devient la meilleure de l’île jusqu’à l’invasion française.
En 1820, Radama Ier renouvelle le traité avec les Britanniques et reçoit l’assistance de trois sergents étrangers promus généraux : James Hastie, un écossais de l’armée des Indes, Brady, un mulâtre de Jamaïque et Robin, un Français déserteur de la Réunion. Il réduit les effectifs à 15 000 soldats et instaure un double système de recrutement : le volontariat, réservé aux plus riches qui peuvent acheter un fusil et un équipement moderne importé, la conscription dans certaines provinces, permettant de mobiliser 50 % des hommes valides et de renouveler régulièrement les effectifs. Il institue une fiscalité nouvelle imposant les civils et une taxe annuelle. Il fait importer des fusils récents datant des guerres de la Révolution et de l’Empire, des canons et même des chevaux. Il instaure une hiérarchie en dix grades et un règlement militaire strict.
Avec l'aide des instructeurs européens et son armée modernisée, il peut bientôt multiplier les campagnes pour obliger les autres souverains de l’île à reconnaître son autorité, afin notamment qu'ils s'abstiennent désormais de traiter directement avec les puissances extérieures. Les seuls princes qui réussirent à s’y soustraire sont ceux des Tanala de l’Ikongo, au territoire enclavé dans la forêt, ceux du pays bara et des régions semi-désertiques de l’extrême-sud, et enfin ceux de l’Ambongo, région également très peu peuplée, sans beaucoup d’intérêt stratégique. L’essentiel de Madagascar, et en particulier tous les ports présentant quelques intérêts, étaient tombés sous le contrôle du royaume d'Emyrne, achevant l'oeuvre de son père.
Malheureusement, suite à des infections contractées lors de ses multiples expéditions dans les régions insalubres du littoral, selon les uns, d'excès d'alcool, selon les autres, Radama meurt subitement à Antananarivo le 27 juillet 1828, à l’âge de trente-six ans. En l’absence d’un héritier direct susceptible de prendre sa succession, c’est son épouse que l’on fit monter sur le trône sous le nom de Ranavalona Ire.

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Radama Ier
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Message par Jeffery Amherst le Ven 11 Oct 2013 - 10:24

Jeffery Amherst (29 janvier 1717 – 3 août 1797), 1er baron Amherst, est un officier de l'armée britannique (grade Field marshal et commandant en chef de l'armée britannique) et administrateur colonial. Il a été anobli par le roi George III. Son prénom est parfois orthographié Geoffrey ou Jeffrey. Jeffery Amherst est né à Sevenoaks, dans le Kent. Il a été page du duc de Dorset.
En 1731, il s'enrôle dans l'armée et, en 1741, devient aide de camp du général John Ligonier (1680-1770). Au cours de la Guerre de succession d'Autriche, il participe à la bataille de Fontenoy en 1745. Il est promu au grade de lieutenant-colonel. Après la signature du traité d'Aix-la-Chapelle en 1748, il repasse en Angleterre, et la période de paix qui suit réduit ses chances d'avancement.
Lorsqu'éclate la Guerre de Sept Ans, Jeffery Amherst voit sa fortune changer: il sert d'abord en Allemagne et participe à la bataille de Hastenbeck en juillet 1757. Son protecteur le général Ligonier ayant été nommé commandant en chef de l'armée britannique, Amherst se voit confier le grade temporaire de « major général en Amérique » avec la mission particulière de prendre la forteresse de Louisbourg. Il a entre autres sous ses ordres le futur général James Wolfe.
Il commande l'expédition contre la forteresse et en obtient la capitulation le 27 juillet 1758.
Nommé commandant en chef en Amérique du Nord en remplacement de James Abercromby, il passe l'hiver suivant à New York à faire des plans pour la campagne de l'été suivant. Il remonte en 1759 le lac Champlain avec une armée de 11 000 hommes, et se rend jusqu'à Crown Point où il construit un fort. Il lance quelques attaques sur l'île aux Noix sur la rivière Richelieu, où s'est réfugié le commandant français Bourlamaque. Cette tactique reste néanmoins sans effets notoires et est abandonnée après la prise de Québec par Wolfe en septembre.
Durant l'hiver suivant, Amherst planifie l'attaque de trois armées contre Montréal: James Murray remontant le Saint-Laurent à partir de Québec, William Haviland venant du lac Champlain et Amherst lui-même attaquant à partir du lac Ontario. Au début de septembre 1760, la jonction des trois armées fonctionne parfaitement et aboutit à la capitulation des Français le 8 septembre. Amherst nomme alors trois gouverneurs militaires pour les trois districts du Canada : James Murray, confirmé dans le poste qu'il occupait déjà à Québec, Ralph Burton à Trois-Rivières et Thomas Gage à Montréal.
Cependant, la guerre n'est pas terminée et Amherst à titre de commandant en chef, organisa au cours de 1761 et 1762 des expéditions à la Dominique, en Martinique et à Cuba.
En 1762, il nomme son frère William Amherst commandant des forces de reconquête de l'île de Terre-Neuve. Depuis New York, Jeffery Amherst supervise cette opération militaire. La bataille de Signal Hill et la capitulation du fort de Saint-Jean mettent fin à l'aventure française en Amérique du Nord.
Mais dès mai 1763 le soulèvement de Pontiac oblige Amherst à reprendre les armes contre les Amérindiens, qu'il méprisait.
Amherst rentre définitivement en Grande-Bretagne en novembre 1763. Il fut le premier gouverneur sous l'occupation militaire de la Nouvelle-France, de 1760 à 1763.
Une correspondance avec son subalterne, le colonel Henri Bouquet, mercenaire d'origine suisse, nous révèle qu'en 1764, Amherst suggéra d'utiliser la variole (petite vérole) comme arme de guerre en contaminant des couvertures qui furent distribués à des membres de la tribu des Delaware qui assiégeaient le fort.
Cette idée a-t-elle été réellement mise en œuvre ? Une épidémie de variole s'est effectivement répandue parmi les Amérindiens à cette époque et comme le phénomène s'est produit dans plusieurs autres régions sur d'autres continents (entre autres en Nouvelle-Zélande) dans des conflits impliquant l'armée britannique, certains pensent qu'elle a été causée volontairement. Cette épidémie, si elle a bien été causée par les couvertures infectées de variole, serait alors le premier cas de guerre biologique recensé en Amérique du Nord.
Voici un extrait de cette correspondance: « Vous feriez bien d'essayer d'infecter les Indiens avec des couvertures, ou par toute autre méthode visant à exterminer cette race exécrable. ».
Amherst a été gouverneur de Virginie de 1759 à 1768, fonction qu'il n'exerçait pas réellement mais qui lui procurait un revenu. Il a été fait chevalier de l'Ordre du Bain en 1761. Il fut titré, en 1776, baron Amherst of Holmesdale, titre qui s'éteignit avec lui parce qu'il n'avait pas de descendance. En 1775, puis en 1778, le roi lui demanda de reprendre le commandement en Amérique, où la guerre avec les colonies menaçait, mais Amherst refusa. De 1778 à 1782, il fut tout de même nommé commandant en chef des forces armées britanniques, après neuf années de vacance du poste. Brièvement remplacé dans cette fonction, en 1782-1783, par Henry Seymour Conway, il reprit du service dans la même fonction de 1783 à 1795. Il se retire alors avec le titre de maréchal (Field marshal).
Il fut gouverneur de Guernesey de 1770 à 1794. En 1788, une autre baronnie lui fut conférée avec le titre de « baron Amherst of Montreal », qui échut à son neveu William Pitt Amherst (1773-1857), second baron Amherst (1797-1826) puis premier comte Amherst (1826-1857).
Jeffery Amherst est décédé le 3 août 1797 à Sevenoaks dans le sud de l'Angleterre, à sa résidence appelée Montréal.

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Message par George Tupou le Sam 26 Oct 2013 - 16:30

George Tupou I, premier roi de Tonga, né vers 1793 ou 1797 mort en 1893, était initialement connu sous TAUFA Ahau I, ou Tupou Maeakafaua Ngininginiofolanga en orthographe moderne à l'origine Tubou Maeakafaua Giniginiofolaga. Il a adopté le nom Siaosi. Son surnom était Lopa-ukamea ou Lopa-Aione, ce qui signifie câble de fer. Le lieu et la date exacte de sa naissance est inconnu.

Attention ce texte est une traduction de Wikipédia en anglais.

La date souvent citée du 4 Décembre, un jour férié aux Tonga, est en fait imputable à la date de son couronnement en 1845 comme Tu i Kanokupolu, quand il a pris le nom de Tupou. Il est probablement né vers 1797. Le berceau généralement cité Tongoleleka ou, plus précisément, l'emplacement de l'hôpital Niu ui, jusqu'à sa destruction dans le tremblement de terre de Tonga en 2006, est simplement inventé. Au cours des dernières années, il a été affirmé qu'il était né sur l'île de Lifuka, Tongoleleka et non Kahoua, un autre berceau présumé est Tongatapu. Son père était Tupouto'a, qui aspirait à devenir le 17e Tu i Kanokupolu, mais n'a pas été reconnu comme tel par les grands chefs de Tongatapu, comme il a été considéré comme un usurpateur de Ha apai. Sa mère, Hoamofaleono, sentait que sa vie était en danger sur Tongatapu, elle s'enfuit avec l'enfant à Ha apai, probablement dans l'année de la naissance de son fils. Son histoire, ainsi que l'histoire de son fils Maeakafaua, est la plus fiable suivi à l'île de Ha'apai, comme elle était sur le point de donner naissance à un enfant dont le père Tupouto'a était l'adversaire principal de son clan. Tupouto'a était droit de tuer Tupounia et 'Ulukalala pour venger l'assassinat de son père, Tuku'aho. Tuku'aho était cruel et redouté par tous, compte tenu des actes tels que la destruction par le feu de Fangale'ounga, une colonie Vaini de Ma'afutuku'i'aulahi. Niukapu a fuit vers Ha'apai sous la protection de Tu'ipelehake Ha'atalafale. Ces chefs soutenu par Tupou Moheofo, installé comme Tu'i Kanokupolu, à la place du père de Tuku'aho, Mumui. La rétribution par Tuku'aho sur Ha'a Havea a été considéré en dépit du fait Niukapu ne faisait pas partie du clan, une rétrogradation de la puissance et un affichage de non-respect des limites territoriales. Depuis lors, les frères et soeurs et descendants de Tuku'aho ont eu des sentiments antagonistes à ceux de Ha'a Havea.  George Tupou I a été établi comme le Tu i Ha apai avant la mort de son père en 1820. Il a hérité des conflits avec les seigneurs de Tongatapu, en particulier avec Laufilitonga, le dernier Tu i Tonga, qui a tenté d'étendre son rôle en tant que chef spirituel en un système politique et contesté. Le point culminant de cette lutte était la bataille de Velata, près de Tongoleleka en 1826, dans lequel Laufilitonga a été défait. Un allié important dans cette bataille était le chef Ha afeva.
Pendant les années 1830, il résidait dans Veitatalo, qui est maintenant la résidence de Ulukalala. Il était en paix et il a prospéré. Tongatapu, en revanche, a souffert sous une guerre civile cruelle avec les chefs locaux. TAUFA Ahau a lancé des raids sur Tongatapu avec ses guerriers féroces avant 1845. Les chefs n'avaient pas d'autre choix que de lui obéir, et il a été installé comme Tu i Kanokupolu dans Kolovai le 4 Décembre. Niuafo ous et Niuatoputapu suivraient plus tard. Eua n'a jamais été conquis par le nouveau roi de Tonga.
En 1852, le dernier chef indépendant, Takai Mo Fa'e est tombé et alors seulement TAUFA est devenu le leader incontesté de l'ensemble des Tonga. Son règne a vu de nombreux changements dans la politique des Tonga. Il a aboli le servage en Vava en 1835, et a publié le code u Vava en 1838, les premières lois écrites à Tonga. Pourtant, il ne sera pas aboli jusqu'au 4 Juin 1862, il a aboli le servage officiellement partout au Tonga et a ouvert le premier parlement. Le 4 Juin, journée de l'émancipation, est encore un jour férié, à Tonga.
Il a fait de Pangai Ha'apai la première capitale de son royaume en 1845. Il a ensuite déménagé la capitale à Nuku Alofa en 1851. Le 4 Novembre 1875 (également un jour férié), la constitution a été promulguée et Tonga est devenu officiellement un royaume. Siaosi prit alors le nom de George Tupou I, roi de Tonga. Pour cette raison, à la fois 1845 et 1875 sont cités comme le début de son règne.
Il est décédé en 1893 à l'âge de 100 ans, après une baignade dans la mer près de son palais.
Il a été enterré dans le cimetière de New Royal, Mala Ekula. Ses enfants l'avaient précédé dans la tombe, et son successeur, George Tupou II, était le fils d'une fille (Fusipala) de son fils (Tevita AGNU).
En raison de la nature du leadership du roi Siaosi I, l'histoire de Tonga est très différente de celle des autres îles polynésiennes. Il était un homme avec lequel les puissances étrangères pouvaient parler sur un pied d'égalité, qui protégeait Tonga de la colonisation.
Lors de son voyage en Australie et en Nouvelle-Zélande en 1853, en demandant au sujet de mendiants qu'il a vu, il a été dit que ces pauvres gens ne pouvaient pas travailler parce qu'ils n'avaient pas de terres. Cela est devenu la motivation dans sa constitution que les terres à Tonga ne pouvait être accordée qu'aux Tongiens nés et n'est pas vendu à l'extérieur, comme c'est encore le cas aujourd'hui.

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Message par André Le Nôtre le Ven 15 Nov 2013 - 12:55

André Le Nostre, ou Le Nôtre, né à Paris le 12 mars 1613 où il meurt le 15 septembre 1700, fut jardinier du roi Louis XIV de 1645 à 1700 et eut notamment pour tâche de concevoir l'aménagement du parc et des jardins du château de Versailles, mais aussi celui de Vaux-le-Vicomte (pour Nicolas Fouquet) et Chantilly. Il était un très fameux courtisan et réussit à s'acquérir une grande faveur auprès de Louis XIV. Sous une bonhomie probablement travaillée en présence même du roi, qui lui valut le surnom de son vivant de « bonhomme Le Nôtre », il sut se placer à l'écart des intrigues de la Cour et s'attirer les bonnes grâces d'un roi passionné de jardins. Il fut l'auteur des plans de nombreux jardins à la française. André Le Nôtre a contribué dès son vivant à véhiculer l'image d'une bonhomie naturelle.
Son histoire a été également réécrite et manipulée par Jules Hardouin-Mansart dont il fut l'ami et le parrain d'un des enfants avant qu'ils ne deviennent concurrents.

André Le Nôtre est baptisé le 12 mars 1613 en l'église Saint-Roch à Paris. Il a pour grand-père Pierre Le Nôtre, jardinier fruitier puis jardinier du roi au Tuileries, office prestigieux qu'il transmet à son fils. Son père Jean Le Nôtre (1575-1655) est « jardinier ordinaire du roi chargé de l'entretien du jardin des Tuileries » de Catherine de Médicis et porte, depuis 1625, le titre de dessinateur des plants et jardins. Sa mère Marie Jacquelin (1587-1675) est fille de jardinier. Il reçoit le prénom de son parrain, André Bérard de Maisoncelle, contrôleur général des jardins du Roi sous Henri IV et Louis XIII. Sa marraine, Claude de Martigny, est l'épouse de Claude Mollet, également jardinier du roi aux Tuileries.
Le jeune André Le Nôtre entre comme pupille dans l'atelier de Simon Vouet, peintre de Louis XIII, où il apprend le dessin. Il étudie également la sculpture auprès de Louis Lerambert et l'architecture et la perspective auprès de François Mansart. Les artisans et artistes notamment des peintres, qu'il rencontre au château où travaille son père, lui permettent de se familiariser aux usages de la cour qui lui seront utiles pour sa carrière.

En 1635, Le Nôtre devient premier jardinier de Gaston de France, frère du roi Louis XIII, qui lui confie ses jardins de Saint-Cloud et du Luxembourg. Le premier grand jardin français portant la marque distinctive de Le Nôtre est le jardin du château de Wattignies (sud de Lille), terminé en 1640 et construit par le seigneur de Wattignies, Philippe de Kessel. On estime que le jardin fut dessiné vers 1635-1637, quand Le Nôtre avait entre 22 et 24 ans. On y retrouve les allées en angle aigus, l'exposition Sud Est (classique), le dégradé des essences d'arbres en perspective, les grands pots Médicis sculptés dans la pierre, le Théâtre de verdure. Cette première réalisation lui apportera ses premiers grands revenus et surtout la première référence qui lancera sa réputation. En janvier 1637, le roi lui garantit la survivance de la charge de son père comme premier jardinier du roi aux Tuileries.
Le 16 janvier 1640, André Le Nôtre épouse à Paris Françoise Langlois, fille du gouverneur des pages de la Grande Écurie9, qui lui survivra et avec qui il aura eu trois enfants, tous morts jeunes. L'importance de la dot témoigne de la situation sociale non négligeable de la famille Le Nôtre11. Trois ans plus tard, André Le Nôtre est nommé « dessinateur des plants et parterres » de tous les jardins du roi. Il met ainsi au goût du jour les jardins du château de Gagny, ceux du château de Maisons et ceux du château de Fontainebleau. C'est probablement lui qui assure la restauration des jardins de Meudon et Saint-Cloud après la Fronde.
En 1656, Le Nôtre dessine les nouveaux jardins du château de Vaux-le-Vicomte pour Nicolas Fouquet. Il travaille alors en coordination avec Louis Le Vau et Charles Le Brun entre 1656 et 1661, réalisant parterres, plans d'eau, bosquets et un renversement de perspective. Ce chantier lui assure une renommée internationale. En mai 1657, il a acquis les moyens d'acheter la charge de conseiller du roi et contrôleur général des bâtiments du roi.

Après l'arrestation de Fouquet en 1661, André Le Nôtre se met au service de Louis XIV pour restaurer les jardins de Versailles : son intervention commence par le parterre de l'Amour à la fin de l'année 1662 et se poursuivra jusqu'en 1687. Il en dessine les plans et supervise leur exécution, assurée par une équipe de jardiniers en chef eux-mêmes assistés de compagnons, aides et apprentis.
Il dessine et réalise de nombreux projets en France et à l'étranger : Greenwich pour Charles II d'Angleterre en 1662 - 1684 : Le Nôtre transforme pour le Grand Condé les jardins du château de Chantilly, et dessine les jardins du château de Saint-Germain-en-Laye entre 1663 et 1672 (son projet de perspective déviée l'emportant sur celui de Le Vau), les jardins du Château de La Chaize entre 1664 et 1676 pour le compte de Francois de La Chaise d'Aix, frère du Père La Chaise et lieutenant du roi à Beaujeu, ainsi que les jardins du château de Saint-Cloud pour Philippe d'Orléans entre 1665 et 1693. Par ailleurs, en construisant un pont traversant la Seine, il achève partiellement la voie royale dont Louis XIV avait besoin, entre Saint-Germain-en-Laye et Paris, notamment après la Fronde. Il s'agit de l'origine de l'Axe historique. En 1664, Colbert charge Le Nôtre d'embellir le jardin des Tuileries qu'il transforme en profondeur, ouvrant plusieurs perspectives dont l'une servira de tracé à la future avenue des Champs-Élysées. Entre 1670 - 1683, il travaille sous les ordres du même Colbert au remaniement des jardins de son château de Sceaux. Il conçoit un projet pour le château de Racconigi en Italie en 1670 et refait les jardins de Venaria Reale en Italie en 1674-1698.

Le Nôtre est anobli par Louis XIV en 1675 : il reçoit à cette occasion l'ordre de Saint-Michel, suivi en 1681 de l'ordre de Saint-Lazare. Quand Louis XIV lui impose des armoiries, il se moque en disant qu'il a déjà « trois limaçons couronnés d’une pomme de chou ». Le roi lui fait composer un blason « de sable à un chevron d'or accompagné de trois limaçons d'argent, les deux du chef adossés et celui de la pointe contourné ». Il forme de nombreux disciples, dont son neveu, Claude Desgots. Par le mariage de sa sœur Élisabeth Le Nôtre avec Pierre Desgots, il se trouvait en effet en lien avec cette famille de jardiniers du roi, ayant notamment travaillé avec Pierre II Desgots qui est certainement l'auteur de variantes d'ouvrages commandés à son oncle André.

Au début de l'année 1679, il se rend à Rome avec l'autorisation du roi. Colbert écrit à l'ambassadeur de France à Rome que Le Nôtre voyage « non pas tant pour sa curiosité que pour rechercher avec soin s'il trouvera quelque chose d'assez beau pour mériter d'être imité dans les Maisons Royales, ou pour lui fournir de nouvelles pensées sur les beaux dessins qu'il invente tous les jours, pour la satisfaction et le plaisir de Sa Majesté. » S'il admire les fontaines de la Villa Aldobrandini et d'autres jardins, il estime que les jardins italiens ne s'approchent pas des français. L'influence du voyage en Italie sur l'œuvre de Le Nôtre reste encore mal connue.

Le Nôtre visite également le Bernin, chargé de sculpter une statue équestre du roi, et à l'académie de France à Rome. Ayant appris sa présence à Rome, le pape Innocent XI demande à rencontrer Le Nôtre. Selon Saint-Simon, le pape veut lui confier le tracé des jardins pontificaux. A la fin de leur entrevue, Le Nôtre déclare « Je ne me soucie plus de mourir puisqu'à présent j'ai devisé familièrement avec les deux plus grands hommes du monde, Votre Sainteté et le Roi mon maître ». Le pape répond « Votre roi est un grand prince victorieux, moi je ne suis qu'un pauvre prêtre. Il est encore assez jeune, moi je suis vieux ». Le jardinier rétorque « Mon révérend Père, vous vous portez bien, vous enterrerez tout le Sacré Collège ». Les deux hommes éclatent de rire et, sous le coup de l'émotion, Le Nôtre embrasse sur les deux joues le pape avant de baiser sa mule. Le duc de Créquy parie avec le roi Louis XIV mille louis que cette scène est une baliverne, il perd son pari qui confirme le surnom du jardinier le « bonhomme Le Nôtre ». La véracité de cette anecdote est toutefois contestée par Voltaire, qui se fonde sur le témoignage d'un disciple de Le Nôtre et ajoute : « on n'a pas besoin de ce témoignage pour savoir qu'un intendant des jardins ne baise point les papes et les rois des deux côtés. »

Le Nôtre entre en 1681 à l'Académie royale d'architecture. Il intervient dans l'aménagement des jardins du château de Meudon pour Louvois en 1679-1691 et participe aux aménagements du château de Marly-le-Roi, dernière résidence voulue par Louis XIV, en 1692. Il est cependant agacé par les velléités du Roi-Soleil à vouloir concevoir ses propres jardins. Il cesse donc de travailler pour ce dernier tout en lui offrant ses plus belles œuvres d'art en 1693. Il fait encore des projets : il envoie par lettre ses instructions pour les châteaux de Charlottenburg et Cassel en Allemagne en 1694 et adresse à Guillaume III d'Angleterre des plans pour le château de Windsor en 1698. Dyslexique, il compense ce trouble par une extraordinaire vision en trois dimensions.

En 1693, André Le Nôtre se retire dans sa maison près du pavillon de Marsan dans le palais des Tuileries, auprès de son épouse et de ses nièces et neveux qu'il a adoptés après la mort de ses trois enfants. Sa maison était entourée d’un jardin qu’il entretenait lui-même. Il continuait cependant pendant cette fausse retraite (provoquée notamment par la concurrence de François Mansart) de travailler pour les particuliers et souverains étrangers. Il y meurt le 15 septembre 1700 à l'âge de 87 ans, laissant une fortune estimée à un million de livres. Ses obsèques sont célébrées en l'église Saint-Germain-l'Auxerrois puis il est inhumé en l'église Saint-Roch. Selon ses désirs, il est inhumé sans cérémonie. La chapelle qui accueille son tombeau est ornée d’une peinture de Jean Jouvenet, intitulée "le martyre de Saint-André". Sa veuve, Françoise Langlois, commanda peu après au sculpteur Pierre Cotton un monument funéraire pour honorer la mémoire de son mari. Réalisé avant 1707, il prit place face au maître-autel, sous une grande arcade. Se détachant sur un fond de marbre veiné de couleur, il se composait d’une allégorie en marbre blanc tenant l’épitaphe du jardinier, en lettres d’or sur un marbre noir, le tout surmonté des armoiries du défunt, avec les fameux trois limaçons et le collier de l’ordre de Saint-Michel, au-dessous à hauteur du spectateur, était placé sur une console le buste du défunt, la tête légèrement tournée vers la droite, commandé spécialement à un des maîtres de la sculpture funéraire du temps, Antoine Coysevox.
La sépulture est profanée lors de la Révolution, il ne subsiste que le buste d'Antoine Coysevox.

Il n'a laissé cependant aucun écrit pédagogique, ni journal ni mémoires. Il reste quelques courriers adressés aux grands de son siècle. L'un des premiers à théoriser son apport est Antoine-Joseph Dezallier d'Argenville qui écrit en 1709 la Théorie et la pratique du jardinage, reprenant ainsi ses principales œuvres. Ayant chiné depuis les années 1650 auprès de brocanteurs et antiquaires, il lègue les œuvres importants de sa collection (tableaux de peinture, sculptures, porcelaines, médailles modernes et estampes) au roi en 1693.
Il laisse derrière lui de nombreux jardins aménagés à la française reconnaissables par leurs perspectives et leurs géométries parfaites, connus et renommés partout dans le monde.
Le Nôtre avait accumulé une vaste collection de tableaux de maîtres, de porcelaines, de statues antiques, d'estampes et de médailles. Le médecin et géologue anglais Martin Lister témoigne en 1698 que son cabinet de curiosités « vaut la peine d'être vu ». Le marquis de Sourches estime la valeur de sa collection à plus de cent mille livres, un montant considérable.

Un « Prix international André Le Nôtre » a été fondé en 2013 à l’occasion du 400e anniversaire de la naissance d’André Le Nôtre. Il a été présenté dans le cadre des Rencontres André Le Nôtre de Versailles. Il est destiné à récompenser des architectes-paysagistes du monde entier, pour la totalité d'une œuvre de la conception à la réalisation en passant par la qualité de la maîtrise d’œuvre, des recherches & publications ou encore de l'activité d'enseignement et de transfert de connaissances, de savoirs et savoir-faire.

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André Le Nôtre
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Pays/dates : né à Paris le 12 mars 1613 où il meurt le 15 septembre 1700
Titres : architecte, chevalier
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Message par Ramire Ier d'Aragon le Jeu 5 Déc 2013 - 11:28

Ramire Ier d'Aragon né en 1006 ou 1007 - mort le 8 mai 1063 à Graus est considéré comme le premier roi d'Aragon, mais aussi roi de Ribagorce et de Sobrarbe.
Il est le fils illégitime du roi Sanche III de Navarre et de sa concubine Sancha d'AibarRamire nait en 1006, ou 1007 au plus tard. Il est le fils aîné du roi de Pampelune Sanche III, qui n'est cependant pas marié. Sa mère, Sancha d'Aibar, est issue de la noblesse navarraise. Son origine illégitime est connue par une histoire disant que Ramire est le seul des fils de Sanche III qui aide son épouse, Munia Mayor de Castille, qui l'aurait adopté comme son propre fils. Il est d'ailleurs élevé à la cour avec les autres enfants royaux.

Son éducation est confiée à Jimeno Garcés, seigneur de Sos, Boltaña et Uncastillo. Durant le règne de son père, Ramire apparait comme témoin dans des chartes royales dès 1011. Il reçoit plusieurs propriétés dans le comté d'Aragon.. Quoique n'ayant jamais porté le titre de roi, il est considéré comme le premier roi d'Aragon. Doté par son père d'un territoire correspondant approximativement à l'ancien comté d'Aragon, il agrandit son domaine en se battant d'abord contre son frère Garcia IV, le roi de Pampelune, puis en récupérant le royaume de Sobrarbe et de Ribagorce après la mort de son frère Gonzalve Ier entre 1043 et 1045. Il institua un « évêque d'Aragon », qui avait son siège dans la vallée de Hecho, principalement à Saint-Adrien de Sasabe.
En 1035, Sanche III meurt. Dans son testament, il donne son trône à l'aîné de ses fils légitimes, Garcia, qui devient le nouveau roi de Pampelune et est investi de toute la potestas royale. Ses deux autres fils légitimes sont également possessionnés : Gonzalve reçoit les comtés de Sobrarbe et de Ribagorce, tandis que Ferdinand conserve le comté de Castille et le León, qui lui a été donné par son oncle, le comte de Castille Garcia en 1029.

Ramire, quant à lui, reçoit les terres comprises entre Matidero et Vadoluengo, un espace qui recouvre approximativement l'ancien comté d'Aragon, annexé au royaume de Pampelune en 925. Ramire reçoit ces terres en fief, avec l'obligation de jurer fidélité au roi de Pampelune, son frère Garcia. Ramire ne devient donc pas roi d'un nouveau royaume d'Aragon. Il porte seulement le titre de baiulus, ou apparaît dans les chartes comme « Ramire, fils du roi Sanche » Ranimirus Sancioni regis filius. Dans un acte, il affirme être roi par la grâce de Garcia.

Cependant, la pratique du pouvoir amène rapidement à considérer Ramire comme un roi, investi certes de la propriété (honor), mais aussi de la puissance royale. Il reçoit des seigneurs aragonais, qui lui jurent fidélité, le nom de « roi » (regulus).
Les relations se détériorent rapidement entre Ramire et son frère, Garcia IV. Entre 1036 et 1043, Ramire soutient l'invasion du royaume de Pampelune par le roi musulman de Tudèle. Lors de la bataille de Tafalla, Garcia vainc Ramire et ses alliés, Ferdinand Ier de Castille, et les rois musulmans des taifas de Saragosse, Tudèle et Huesca.

Cette défaite n'empêche pas Ramire d'étendre son territoire : il s'empare de Sos, Uncastillo, Luesia, Biel et Sanguesa peu de temps après.
En 1054, suite à la mort de Garcia IV, défait à la bataille d'Atapuerca par Ferdinand Ier, Ramire Ier pactise avec son neveu, le nouveau roi de Pampelune Sanche IV. Il reçoit, en échange de son aide, la vallée d'Escá et celle d'Onsella.
Cherchant à garantir le plus rapidement la continuité de son lignage, Ramire épouse en 1036 Ermesinde, fille de Bernard Roger, comte de Foix et de Bigorre.

Il développe une véritable cour royale autour de lui. Structurée sur le modèle de la cour royale navarraise, elle comporte plusieurs offices : sénéchal (mayordomo), connétable (kaballeriço), chambrier (taliatore), bouteiller (votiller) et échanson (skançano). La chancellerie royale utilise dans ses documents la lettre wisigothique et la datation hispanique. La justice est rendue par le roi et ses représentants.

La cour est principalement composée de seigneurs, qui tiennent des charges civiles ou militaires, commandent les châteaux et servent l'armée royale. On trouve également des clercs, comme les abbés des principaux monastères et l'évêque d'Aragon (aragonensis episcopus), qui installe son siège dans le monastère Saint-Adrien de Sasabe. Il faut d'ailleurs souligner l'amitié entre Ramire Ier et l'abbé Odilon de Cluny, qui intervient afin de ramener la paix avec son frère Garcia IV. Ramire s'efforce d'ailleurs de relever les églises et les monastères et fonde une abbaye à Samitier, sur la rive occidentale du Cinca, et Saint-Jean de Pano, sur la rive orientale.
En 1043, 1044 ou 1045, le roi de Sobrarbe et de Ribagorce Gonzalve Ier est assassiné. C'est Ramire Ier qui reçoit l'héritage de son frère. Il a alors accès aux riches territoires de la vallée du Cinca, sous domination musulmane du roi taïfa de Saragosse, al-Muqtadir. Celui-ci verse chaque année de substantiels parias pour éviter d'être attaqué : Ramire Ier entre alors en concurrence avec le comte d'Urgell Armengol III, le comte de Pallars Raymond III et le comte de Barcelone Raimond-Bérenger Ier.

Afin de freiner les ambitions du comte de Barcelone, Ramire Ier organise un double mariage avec Armengol III d'Urgell : la fille du roi aragonais, Sancha, épouse le comte d'Urgell, tandis que son fils, Sanche, épouse la fille du comte, Isabelle. L'union des forces des deux entités permet à Ramire Ier d'avancer ses pions : en 1062, il conquiert Benabarre et les villages situés entre le Guart et la Noguera : Laguarres, Lascuarre, Capella, Caserras, Falces, Luzás, Viacamp, ce qui lui permet de couper au comte barcelonais l'accès à la vallée du Cinca. La région est rattachée à la juridiction de la Ribagorce. Le château de Benabarre est quant à lui confié au vicomte de Tost Arnal Mir, un des plus proches fidèles du roi.
En 1063, Ramire Ier décide d'assiéger la puissante forteresse de Graus, tenue par le roi de Saragosse, al-Muqtadir. Ce dernier vient en personne défendre sa cité, à la tête de troupes qui comptent un contingent de Castillans dirigés par le fils du roi, Sanche, accompagnés d'un jeune chevalier, Rodrigo Díaz de Vivar. Al-Muqtadir perd tout d'abord les places de Torreciudad et de Fantova, au nord de Barbastro.

Finalement, Al-Muqtadir et ses alliés rencontrent les Aragonais devant Graus et les repoussent. Ramire Ier meurt au cours de la bataille, tué par un soldat arabe du nom de Sadaro ou Sadada qui, en parlant roman, s'est approché suffisamment du roi pour l'abattre d'un coup de lance. Il meurt au cours du siège de Graus, le 8 mai 1063.

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Ramire Ier d'Aragon
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Message par Nicolas de Mercœur le Ven 27 Déc 2013 - 21:39

Nicolas de Mercœur ou Nicolas de Lorraine, fils d’Antoine le Bon, duc de Lorraine et de Bar, et de Renée de Bourbon-Montpensier, né à Bar-le-Duc en 1524, mort le 12 juin 1577, fut d’abord évêque de Metz de 1543 à 1548 et de Verdun de 1544 à 1547, puis comte de Vaudémont 1548 à 1577, seigneur de Mercœur de 1563 à 1569, puis duc de Mercœur de 1569 à 1577 mais surtout, de 1552 à 1559, régent des duchés de Lorraine et de Bar pendant la minorité de son neveu Charles III.
Il est également le père de la reine Louise de France épouse du roi Henri III.
Âgé de 21 ans à la mort de son frère aîné, le duc François Ier en juin 1545, le jeune évêque assuma la régence au nom de son neveu Charles III conjointement avec sa belle-sœur, la duchesse douairière née Christine de Danemark, mais les États de Lorraine décidèrent en novembre 1545 de laisser Christine seule régente.
Nièce de l’Empeur Charles Quint, la jeune douairière de 28 ans adopta évidemment une politique favorable à l’Empire, ce à quoi s’opposait Nicolas. Nicolas commença à renoncer à ses évêchés en 1548, à se faire relever de ses vœux et prit le titre de comte de Vaudémont. L’année suivante, il se maria.
La guerre reprit entre l’Empire de Charles Quint et la France de Henri II alliée aux princes protestants de l’Empire (Ligue de Smalkalde) en 1550. Au printemps 1552, le roi de France en profita pour imposer sa « protection » aux principautés épiscopales enclavées dans les territoires ducaux sous le prétexte, incongru pour l’époque, que leurs habitants étaient de langue romane (les futurs Trois-Évêchés). Nonobstant, il mena ses troupes jusqu’à Strasbourg, ville germanophone, mais en vain.
Le 15 avril 1552, de passage à Nancy, il destitue arbitrairement la régente, nomme le francophile Nicolas à sa place et, d’autorité, emmène le jeune duc Charles III, âgé de 9 ans, terminer son éducation à Paris afin de le soustraire à l’influence de la duchesse-douairière. Nicolas exercera la régence jusqu’au retour de son neveu et duc légitime uni à une épouse française en 1559.
Veuf en 1554, il épousa l’année suivante Jeanne de Savoie-Nemours. Il se retira ensuite de la vie publique et collectionna les tableaux, les livres et les armes de prix mais bientôt, ayant perdu sa seconde épouse, il se remaria, âgé de 45 ans, à une cousine de la branche française des Lorraine-Guise, Catherine de Lorraine-Aumale qui avait 19 ans.
En 1575, il fit encore et sans l’avoir cherché parler de lui : sa fille aînée Louise épousa le roi Henri III de France.
Nicolas s’éteint deux ans plus tard dans son château de Nomeny à l’âge de 53 ans.

Mariages et enfants :
Il avait épousé en premières noces à Bruxelles le 1er mai 1549 Marguerite d’Egmont (1517 † 1554) et avait eu :

   Marguerite (1550 † jeune)
   Catherine (1551 † jeune)
   Henri (1552 † jeune), comte de Chaligny.
   Louise (1553 † 1601), mariée à Reims le 15 février 1575 avec Henri III (1551 † 1589), roi de France.

Il se remarie en secondes noces à Fontainebleau le 24 février 1555 avec Jeanne de Savoie (1532 † 1568), fille de Philippe de Savoie, duc de Nemours et de Charlotte d’Orleans-Longueville, et eut :

   Philippe Emmanuel (1558 † 1602), duc de Mercœur et de Penthièvre, épouse Marie de Luxembourg, vicomtesse de Martigues, d’où postérité
   Charles (1561 † 1587), cardinal, évêque de Toul et de Verdun.
   Jean (1563 † jeune)
   Marguerite (1564 † 1625), mariée :
           en 1581 avec Anne (1561 † 1587), duc de Joyeuse.
           puis en 1599 avec François de Luxembourg († 1613), duc de Piney.
   Claude (1566 † jeune)
   François (1567 † 1596)

Il se remarie en troisièmes noces le 15 mai 1569 avec Catherine de Lorraine (1550 † 1606), fille de Claude II de Lorraine, duc d’Aumale, et de Louise de Brézé et eut :

   Antoine (1572 † 1587)
   Henri de Lorraine (1570 † 1600), comte de Chaligny.
   Christine (1571 † jeune)
   Louise (1575 † jeune)
   Éric de Lorraine (1576 † 1623), évêque de Verdun (1595-1611)

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Nicolas de Mercœur, évêque de Metz et de Verdun, duc de Mercœur de Lorraine et de Bar, comte de Vaudémont, régent des duchés de Lorraine et de Bar pendant la minorité de son neveu Charles III. Il est également le père de la reine Louise de France épouse du roi Henri III.

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Message par Emmanuel de croy le Dim 26 Jan 2014 - 18:47

Emmanuel de croy ou Emmanuel de Croÿ-Solre, prince de Solre, de Mœurs et du Saint-Empire est un militaire français élevé à la dignité de maréchal de France le 13 juin 1783, né le 23 juin 1718 à Condé-sur-l'Escaut et mort le 30 août 1784 à Paris.

Emmanuel avait épousé, le 18 février 1741, Angélique-Adélaïde d'Harcourt (30 août 1719-7 septembre 1744), fille de François (1689-1750), duc d'Harcourt, maréchal de France, et de Marie-Madeleine (1698-1735), fille de Louis-François-Marie Le Tellier de Barbezieux, sa seconde femme. Ensemble, ils ont :

   Adélaïde (6 décembre 1741-25 avril 1822), mariée le 20 février 1762, avec Joseph-Anne-Maximilien de Croÿ d'Havré (1744-1839), duc d'Havré et seigneur de Tourcoing (1761-1789), chevalier de la Toison d’Or, colonel du régiment d'infanterie de Flandre française, maréchal de camp (1784), député aux États Généraux de 1789, pair de France (1814), lieutenant-général des armées et capitaine des gardes-du-corps (1814), dont postérité :
   Anne-Emmanuel (Paris, 10 novembre 1743- Le Rœulx, 15 décembre 1803), duc de Croÿ, prince de Solre, grand d'Espagne, maréchal-de-camp (1784), chevalier du Saint-Esprit (1786), marié le 11 octobre 1764 avec Auguste Friederike zu Salm-Kyrburg (1747 † 1822), dont postérité.

Biographie :
Fils unique de Philippe-Alexandre-Emmanuel de Croÿ (1676 † 1723), prince de Solre et de Mœurs, etc… et de Marie-Marguerite-Louise (1681-1768), comtesse von Millendonk, Emmanuel naît le 23 juin 1718 à Condé-sur-l'Escaut. Il est en naissant prince du Saint-Empire.

Le prince de Solre entre aux mousquetaires à l'âge de dix-huit ans, en 1736. Il reçoit en 1738 le commandement du régiment Royal-Roussillon, et fait sa première campagne à l'armée rassemblée en Westphalie en 1741.

Il est au siège et à la prise de Prague, et assiste en 1743, sur le banc des princes de l'Empire, à l'élection et au couronnement de l'empereur Charles VII. Il se trouve la même année à la bataille de Dettingen, et sert en Flandre, sous les ordres du roi, depuis l'année 1744 jusqu'au siège de Maastricht (1748). Il avait été fait brigadier en 1745, et est promu après ce siège, en 1748, au grade de maréchal de camp.

Après l'attentat de Robert-François Damiens en janvier 1757, il est envoyé en Artois pour y enquêter et reconstituer l'itinéraire de l'assassin. Ses rapports figurent en tête des Pièces originales du procès fait à Robert-François Damiens, publié par Simon quelques semaines après le supplice de Damiens.

Chevalier des Ordres du roi et lieutenant général des armées du roi en 1759, il fait en Allemagne les campagnes de 1760 et 1761.

Élevé à la dignité de maréchal de France le 13 juin 1783, il meurt à Paris le 30 août 1784, à l'âge de soixante-six ans.

Il employa une partie de sa fortune à la restauration du port de Dunkerque et des fortifications de Calais, et laisse son nom à la Tour de Croy à Wimereux (nord de Boulogne sur Mer). Le prince est le principal personnage du livre de Marion Sigaut, Mourir à l'ombre des Lumières. L’Énigme Damiens. Utilisant largement son journal, ses rapports envoyés lors de son enquête en Artois et ses archives personnelles conservées à Dülmen, l'auteur a fait du prince Emmanuel de Croÿ le héros d'un polar historique qui livre la clé du mystère d'un attentat jusqu'alors jamais expliqué.

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